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Archives de la catégorie ‘Voyages’

Le tour du Monde, notre planète à travers ces différents pays.

> > > > > Je vous propose le tour du Monde, non pas en 80 jours, mais assis confortablement devant votre ordi à admirer notre planète à travers ces différents pays.
> > > > > Qu’en pensez vous ???? Il y a tous les ingrédients,musiques,images,
sensations découvertes; je pense que vous allez vous régaler.

> > > > > Cliquez sur le pays, puis sur la ville …… et c’est merveilleux !                           
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LA REUNION : l’ île des merveilles

 

 

                                                   Couché de soleil

                                 

                                               

                                

 

                                         La Réunion

 

                                

                                 

 

                                                    Cascade


Comme l’Ile Maurice ou les Maldives, la Réunion est une île de l’Océan Indien. Mais que les amateurs d’eaux limpides et de sable blanc soient prévenus : si cette île est un petit paradis, cela tient sutout à son volcan et à sa végétation exceptionnelle. Destination idéale pour les amateurs de marche, la Réunion recèle nombre de curiosités géologiques : le Piton de la Fournaise bien sûr, mais aussi des cirques ou encore d’extraordinaires récifs, tel le Souffleur qui crache des gerbes d’écume. Au programme : nature, trekking et nonchalance créole…

 

La Réunion : l’île des merveilles

 

                             

Située au large de Madagascar dans l’Océan Indien, la Réunion est une île volcanique apparue il y a environ 2 millions d’années. La densité, la richesse et l’exubérance de sa végétation sont, avec son volcan, le Piton de la Fournaise, les points forts de l’île.

 

                           

 

Découverte par des navigateurs européens au XVIe siècle. L’île ne commence à être habitée qu’au XVIIe siècle, elle sert alors d’escale aux bateaux de commerce qui naviguent en direction de l’Inde.

 

Avancée de lave dans l’océan

                             

 

                       
                          le Souffleur

 

Etonnement, les premières populations de l’île ont donc été Européennes. Les Français en prennent possession en 1642, et la nomme Île Bourbon en hommage à la famille royale. Elle est renommée Île de la Réunion au moment de la Révolution de 1793, en l’honneur de la réunion des fédérés de Marseille. 

 

De belles plages… mais pas seulement

 

                    

 

Si les rivages réunionnais sont ponctués de jolies plages comme on les rêve, ils ne sont pas l’attrait principal de l’île.

Une île volcanique active

                  

C’est le Piton de la Fournaise, redoutable volcan actif qui attire aujourd’hui la majorité des voyageurs. La partie ouest de l’île, appelée massif du Piton des Neige, a été constituée il y a environ 2 millions d’années. Les éruptions du volcan sont à l’origine du reste de l’île. Ici, une coulée de 2004.

Après le passage

                   

Ce volcan est l’un des plus actifs du monde, il entre en éruption plusieurs fois par an sous forme de coulées et de projections de lave.

L’éruption d’avril 2007

 

                   

                   

 

L’île de la Réunion n’est que le sommet d’un massif montagneux sous-marin et gigantesque. On estime qu’elle ne représenterait que 3% de la totalité.

 Deux fleurs jaunes

 

                

 

Connue pour son volcanisme, la Réunion accueille également plus de mille espèces de végétaux. Les fleurs de l’île rivalisent d’originalité et d’exubérance. Ici, des alamandas.

Etrange alignement de vacoas

 

            

 

Autre espèce propre aux îles de l’Océan Indien : le vacoa. Il est cultivé pour des raisons artisanales et alimentaires. Ici, ils poussent à même la lave, au Cap Méchant.

Nuage descendant

 

            

Avec une altitude de plus de 3 070 mètres, le piton des Neiges est le plus haut sommet de l’Océan Indien.

Rivages écorchés

          

Dans le sud de l’île se trouve le Cap Méchant ; les roches volcaniques y sont mises à mal par la houle de l’Océan Indien. Le nom de l’endroit ne doit pas rebuter les voyageurs. Ce site se caractérise en effet, par l’épaisseur de son herbe. Un endroit idéal pour les pique-niques

La luxuriance réunionnaise

 

 

           

                Variété de plantes et de fleurs.

Près du Piton des neiges

 

 

          

 

 

Très vite les populations se mélangent. Le 20 décembre 1848, lorsque l’esclavage est officiellement aboli, les colons blancs sont déjà devenus minoritaires sur l’île. Peu à peu les plantations de café disparaissent, elles sont remplacées par des champs de cannes à sucre. Ici, le cirque de Cilaos.

Pélerinage hindou

         

Imprégnés de croyances créoles et de catholicisme, les rites hindous se sont métissés, les déesses ont changé de nom et les traditions se sont modifiées. Ici, un pèlerinage

 

Un temple hindou à Saint Pierre

 

         

 

Pour apprendre et parfaire la culture de la canne à sucre, les cultivateurs Réunionnais se tournent  vers l’Inde et plus précisément vers les états du Kerala et du sud qui la pratiquent déjà. Une nouvelle main d’oeuvre est amenée sur l’île. Les Tamouls emportent avec eux l’hindouisme et ses temples haut en couleurs. Ici, un temple à Saint Pierre.

Dôme de lave

 

          

 

Haute d’environ deux mètres et d’origine volcanique, la Chapelle de Rosemont marque le chemin qui mène au Piton de la Fournaise.

Un arbre géant

 

            

Le tronc tressé de liannes puissantes et droites d’un arbre de la famille des ficus.

Une cascade dans la forêt

 

          

  Parmi les beautés naturelles de l’île à ne pas manquer, les multiples cascades. Nul besoin d’être un grand randonneur pour accéder à la plupart d’entre elles. Ici, celle de Grand Galet sur la rivière Langevin.

Le jogger sur la plage

 

           

 

Difficile, en effet, de surpasser la beauté des couchers de soleil sur l’Océan Indien…

Jaillissement de lave

 

                
 

Un jaillissement de lave, au pied du Piton de la Fournaise.

Du piquant et des couleurs !

 

            

 

Exotiques et piquantes, les fleurs réunionnaises sont à l’image de leur île.

Les mouvements de la terre

 

           

On remarque parfaitement ici, les mouvements de la coulée de lave cordée à l’Enclos Fouqué. Il faut plusieurs mois pour que la chaleur de lave se dissipe.

Petites fleurs jaunes

 

           

 

La lave tout juste refroidie laisse à nouveau place aux fleurs et à la végétation. Ici la plaine des Sables au Piton de la Fournaise.

La côte

         

Les BERMUDES

                                     

                           

 

                                    

 

 

 

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Bermudes

1
PRÉSENTATION

Bermudes, archipel dépendant du Royaume-Uni situé dans l’Atlantique Nord, au nord-est des Bahamas.

2
GÉOGRAPHIE

Les Bermudes sont composées de 300 petites îles, îlots et rochers, dont seulement 20 sont habités. Les îles plus importantes sont la Grande Bermude (Great Bermuda, ou Main Island), qui s’étend sur 23 km de long, suivie des îles Somerset, Ireland, Saint George, Saint David et Boaz. Hamilton, la capitale, est située sur la Grande Bermude. C’est le principal port et la plus grande ville de l’archipel (environ 6 000 habitants en 1990). La superficie totale des îles Bermudes est de 53 km².

D’origine volcanique, les îles sont entourées de récifs coralliens, pour la plupart sous-marins, et séparées par des chenaux étroits, des lagons et des détroits ; les plus importants sont le détroit d’Harrington et de Castle Harbour. Les îles sont vallonnées mais ne dépassent pas 80 m d’altitude au-dessus du niveau de la mer.

L’eau de pluie, que l’on recueille dans des citernes, permet de pallier l’absence totale de sources dans les îles. Le climat est doux, avec une température moyenne de 7,2 °C en hiver et de 26,1 °C en été. Les alizés sont tempérés par la tiédeur du Gulf Stream, mais lorsque les vents du sud dominent, l’humidité remonte, et de violents orages peuvent éclater. La flore est luxuriante ; les cèdres des Bermudes, les bambous, les palmiers, les papayers en sont les principales espèces. Les haies de lauriers roses et les massifs de palétuviers sont typiques du paysage des îles.

Après Hamilton, la capitale, la deuxième ville des Bermudes est Saint George, située sur l’île du même nom. La population des îles s’élevait à 65 365 habitants en 2005. Les Noirs constituent environ 60 p. 100 de la population. L’anglicanisme est la principale religion du pays. L’éducation est gratuite et obligatoire pour tous les jeunes âgés de 5 à 16 ans. Le collège universitaire des Bermudes (1974) assure l’enseignement supérieur.

3
ÉCONOMIE

Les très beaux paysages et le climat chaud et ensoleillé des Bermudes en font une destination touristique prisée. Le tourisme, la réparation navale et l’entretien des bases militaires louées aux États-Unis procurent l’essentiel de leurs revenus aux îles. Les produits manufacturés comprennent les produits pharmaceutiques, les parfums et les essences concentrées. On cultive des bananes, des légumes et des fleurs. Les importations principales du pays sont les produits alimentaires et les carburants. Le taux d’imposition y étant très faible, les Bermudes sont devenues une importante zone franche. La devise nationale est le dollar des Bermudes.

4
INSTITUTIONS ET VIE POLITIQUE

Les Bermudes sont gouvernées selon une constitution adoptée en 1968. Un gouverneur, nommé par la Couronne britannique, est responsable des affaires étrangères, de la sécurité intérieure, de la défense et de la police, et reçoit l’appui d’un conseil exécutif pour les autres domaines. Le conseil exécutif est formé du Premier ministre, également chef du parti majoritaire à l’Assemblée, et d’au moins six autres membres du corps législatif. Celui-ci comprend l’Assemblée et le Sénat. Les quarante membres de l’Assemblée sont élus au suffrage universel pour cinq ans, tandis que les sénateurs sont désignés. Les principales formations politiques sont le parti des Bermudes unies (1964), vainqueur des élections générales de 1992, et le Parti travailliste progressiste (1963).

5
HISTOIRE

Les Bermudes ont été découvertes par le navigateur espagnol Juan Bermúdez. Cependant, elles ne sont colonisées qu’en 1609, quand des colons anglais dirigés par le navigateur sir George Somers, en route pour la Virginie, s’y échouent. En 1612, le groupe d’îles baptisé îles Somers est annexé par la Virginia Company, et de nouveaux colons anglais s’y installent. Lorsque la charte de la compagnie est révoquée, en 1684, la Couronne britannique prend possession des îles. Peu de temps après, les colons font venir des esclaves noirs et, plus tard, des manœuvres portugais originaires de Madère et des Açores. Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), les briseurs de blocus confédérés opèrent depuis les Bermudes. À la fin de la guerre, des Américains, essentiellement des Virginiens, s’implantent aux Bermudes. Lors de la guerre des Boers (1899-1902), l’archipel accueille des prisonniers de guerre boers envoyés par le gouvernement britannique.

Du fait de leur position stratégique, les Bermudes servent de base navale pour les escadrilles britanniques de l’Atlantique Nord et des Antilles. L’escadrille des Antilles y est toujours basée. En 1941, lors de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis louent des bases navales et aériennes aux Bermudes pour 99 ans. Les îles acquièrent l’autonomie interne en 1968. En août 1995, la population des Bermudes se prononce, par référendum, contre l’indépendance de l’archipel.

 

Bermudes, triangle des

Bermudes, triangle des, zone géographique également surnommée triangle du diable, s’étendant sur 3 900 000 km2 entre les Bermudes, Porto Rico et Melbourne (Floride), située par 55° et 85° de longitude ouest, 30° et 40° de longitude nord. Elle est connue pour les nombreuses disparitions inexpliquées de bateaux et d’avions dont elle a été le théâtre.

Le mystère remonte au milieu du XIXe siècle : depuis, plus de cinquante bateaux et vingt avions ont disparu dans le triangle des Bermudes. Le cas le plus célèbre concerne le fameux vol 19. Le 5 décembre 1945, cinq bombardiers américains quittèrent Fort Lauderdale pour une mission d’entraînement. Malgré d’excellentes conditions météorologiques, aucun ne regagna la base. L’hydravion parti à leur recherche disparut tout aussi mystérieusement. On raconte aussi que des bateaux furent retrouvés abandonnés, des aliments encore chauds sur la table, tandis que des avions s’évanouirent sans même émettre d’appel de détresse. Le caractère mystérieux du triangle est renforcé par l’absence d’épave.

Une multitude de raisons sont avancées pour expliquer ce phénomène, des rayons mortels émanant de l’Atlantide aux enlèvements perpétrés par des OVNI. Des analyses plus rationnelles mettent l’absence d’épave sur le compte des forts courants et de la profondeur élevée des fonds marins, et indiquent que plusieurs des disparitions qu’on lui attribue se sont produites jusqu’à quelque 600 km de cette zone. De plus, des avions et bateaux militaires et civils traversent quotidiennement cette région sans aucun problème.

DIEGO SUAREZ ( ANTSIRANANA )

 

Tonga Soa

         Bienvenue

                  Welcome

                                    

 

                                       

 

                                    

La ville d’Antsiranana, que l’on nomme encore Diégo Suarez, est située sur un promontoire au Sud d’une baie magnifique (la deuxième du monde pour sa superficie après celle de Rio de Janeiro). Troisième port de Madagascar, la ville compte 80 000 habitants environ. L’architecture générale de la ville rappelle plus d’un demi-siècle de présence de l’armée française. Bâtiments militaires, Hôtel de la Marine, arsenal, artères rectilignes et parallèles sont là pour témoigner de ce proche passé. Carrefour chargé d’histoire, la ville compte de nombreuses communautés pour la plupart commerçantes mais aux origines diverses : Yéménites, Somaliens, Comoriens, Arabes, Chinois, Indo-Pakistannais, Français cohabitent avec les populations Antankarana et Sakalava.
Le cimetière britannique
Cimetière situé en ville. Durant la seconde guerre mondiale, la bataille qui opposa les forces coloniales françaises, alors du côté du gouvernement de Vichy, aux forces anglaises qui devaient impérativement s’emparer de la base stratégique de Diégo Suarez, fit de nombreuses victimes. La plupart ont été enterrées à Diégo dans un cimetière créé à cet effet. Les stèles blanches alignées mentionnent l’identité et l’âge de ces soldats. Le cimetière est entretenu par une commission des pays du Commonwealth.
Le Pain de Sucre
Îlot rocheux d’origine volcanique situé au Sud de la baie de Diégo. On l’aperçoit de la route qui mène à Ramena. Des cérémonies traditionnelles (fijoroana) y sont pratiquées régulièrement.

 

                           

La plage de Ramena
20 Km. Cocotiers, cases traditionnelles de pêcheurs, barques et pirogues, filets en réparations, sable blanc, rien ne manque au cliché de la plage "carte postale". Un endroit sympa pour la baignade, la pêche et le farniente. Le week-end, l’animation s’intensifie avec l’arrivée des familles qui viennent pique-niquer et se détendre. Pour se rendre à Ramena on peut prendre un taxi ou le bus qui assure une liaison le dimanche seulement.
La mer d’Emeraude
Site d’une beauté presque surnaturelle. La faible profondeur d’eau conjuguée à un fond sablonneux donne une teinte turquoise à cette petite mer intérieure. Prévoir de partir de très bonne heure car il est difficile de passer à marée basse à la fausse passe (très faible tirant d’eau et patates de corail à fleur d’eau). Les pécheurs de Ramena se feront un plaisir de vous y conduire à bord de leur barque. (Bien négocier le prix auparavant…). Sortie à éviter par mer agitée.
La Baie des Dunes et la Baie des Pigeons
Un coin superbe et très peu fréquenté. Plage de sable blanc. Route de Ramena jusqu’au PK 17, puis bifurcation en direction de la baie, piste sablonneuse. La baie des Sakalava Un enchaînement de baies toutes aussi belles les unes que les autres, mer turquoise bordée de longues plages de sable blanc. Deux îlots sympas auxquels on peut accéder à pied à marée basse. Souvent ventée, la baie des Sakalava est le lieu de prédilection des "fun boarder" locaux qui s’éclatent dans de bonnes vagues.
Vers le Cap d’Ambre
La découverte des sites au Nord de Diégo nécessite en raison de l’état des pistes un 4×4, une moto ou pourquoi pas un VTT. Certains taxis-brousse s’engagent jusqu’au village d’Ambodimanga. La piste qui mène jusqu’au village d’Antsisikala traverse un relief calcaire très pittoresque (Cheminées de fées). La côte magnifique semble avoir été déchiquetée. On remarquera le long de la piste les imposants baobabs. Nourriture et gîte possible "chez l’habitant", mais prévoir tout de même de l’eau et quelques vivres.
Les salines
Situées à 15 Km env. de Diégo Suarez, les salines peuvent être visitées.
Contact : Compagnie Salinière de Madagascar – BP 29 Antsiranana 201 – Tél.: 82 213-73 ou 82 293- 74 – Fax : 82 293-94.
La baie du Courrier
(Baie d’Ampasindava, 30 Km environ à l’Ouest)
Accès par la route goudronnée jusqu’au croisement d’Antsahampano (à droite, la piste va au Cap d’Ambre). Ensuite suivre une piste jusqu’à Ampasindava, petit village côtier situé à l’extrémité Sud de la baie où les plages se succèdent sur une dizaine de kilomètres. A partir d’Ambodimanga desservi régulièrement par les taxis-brousse, un chemin permet de gagner le Nord de la baie en quelque deux heures de marche et par la même occasion de se rendre au "Windsor Castle". Possibilité de gagner la petite île de Nosy Hara en pirogue.
Le Windsor Castle
(40 Km env. au nord-ouest)
Important monolithe que l’on peut apercevoir de Diégo (plus élevé que la Tour Eiffel), du haut de ses 391 m. Le point de vue vaut largement le déplacement. À l’ouest, le bleu du canal du Mozambique et les deux petites îles Nosy Hara et Nosy Hao, à l’est des villages, la baie et la ville de Diégo, au Nord la pointe du Cap d’Ambre, au Sud la baie du Courrier. Des traces de fortification sont encore visibles et témoignent de son occupation par les Forces de Vichy durant la 2e guerre mondiale. Les Anglais s’en emparèrent lors de la libération de Diégo.

 

                                   

 

                                    

                                     

Petra, le secret de la route des caravanes

 

                                  

Sculptée dans la roche, secrètement cachée à l’abri des montagnes, dans un dédale de failles granitiques, Petra a longtemps tu son existence. La cité caravanière nabatéenne se laisse désormais admirer, pas à pas, à la lumière vaporeuse du soleil de Jordanie.

 

Habitée depuis la préhistoire, cette cité située entre la mer Rouge et la mer Morte fut dans l’Antiquité un carrefour important entre l’Arabie, l’Égypte et la Phénicie. Construite dans le roc, à l’intérieur d’un cirque de montagnes percé de couloirs et de défilés, Petra est un site archéologique des plus célèbres, où se mêlent les influences de traditions orientales anciennes et de l’architecture hellénistique.

Petra l’oubliée
Bâtie dans un cirque rocheux en aval de la route du désert, sur l’ancienne voie du Hedjaz qu’empruntaient les caravanes entre Damas et la Péninsule Arabique, Petra est l’héritage des Nabatéens. Ce peuple arabe s’établit au sud de la Jordanie, il y a 2 000 ans, et choisit ce poste stratégique en retrait pour dominer les routes commerciales de l’ancienne Arabie. La ville qu’ils bâtirent était admirée pour sa culture raffinée, son architecture massive et son ingénieux réseau de barrages et de canaux.

Toutefois, son influence et sa prospérité grandissantes furent perçues comme une menace par Rome, qui annexa le royaume Nabatéen à la province romaine en l’an 106 après J.C. Invisible, tapie dans son canyon, Pétra disparu totalement de la circulation pendant plusieurs centaines d’années.

Des siècles plus tard, un certain Johann Burckardt entendit parler de Pétra. Sur le chemin de la Mecque, cet aventurier suisse voulu croire à l’existence de cette fabuleuse cité disparue et rangée dans l’ordre du mythe, et réussit à convaincre les bédouins de l’y accompagner. Il est, en 1812, le premier occidental, depuis le départ des croisés, à parcourir le défilé du Siq et à découvrir la sublime façade du Khazneh. Il faudra toutefois attendre 1924 pour que les premières fouilles archéologiques soient entreprises, et 1985, pour que le site soit classé Patrimoine Mondial par l’Unesco.

Un trésor de roc
Au fond d’une gorge étroite, entre d’immenses parois rocheuses, se niche le fameux "Trésor" de Pétra, cœur d’un ensemble de bâtiments taillés dans la pierre comprenant des monastères, des tombes et des thermes.

Invisible depuis la route, la faille, appelée Siq, s’enfonce dans le roc, comme seule voie d’accès pour entrer dans la ville. Ce long corridor de plus d’un kilomètre, large de seulement quelques mètres, se fraie un chemin entre des falaises pouvant atteindre 100 mètres de haut, suivant l’ancien lit du cour d’eau Wadi Moussa. Ici ou là, d’étranges sculptures de grès rose, formées par l’érosion, apparaissent.

Au bout du Siq se distingue, dans l’entrebâillement de la falaise, entre les formes découpées de la roche, le Khazneth. Image la plus célèbre de Petra, celui qui signifie "trésor" en arabe dévoile une façade d’inspiration corinthienne avec deux niveaux de colonnes, entièrement intégrée à la roche, s’ouvrant sur des salles intérieures vastes et travaillées.

Au-delà du Khazneth, la route s’élargit peu à peu pour déboucher sur la ville basse, dont les parois révèlent quelques six cents tombeaux édifiés dans la falaise. Parmi eux, le tombeau Corinthien, le tombeau à l’Urne, qui servit de cathédrale, et le tombeau à Etages, qui présente le plus grand mur travaillé du site sur cinq niveaux. Parmi les nombreux monuments cultuels, un théâtre se découpe plus loin sur un paysage majestueux, tandis que le Cardo Maximus déroule une grande avenue pavée, bordée d’un Arc de Triomphe et des ruines du temple de Qasr el Bint.

La route s’élève ensuite dans une interminable ascension de 800 marches. Le légendaire "Deir", dont le nom signifie monastère, peut se découvrir à dos d’âne. Il ouvre une voie sur des corniches vertigineuses aux panoramas spectaculaires et débouche sur une vaste esplanade d’où se distingue un édifice monumental, rappelant le Khazneth, de plus de 40 mètres de haut sur 45 mètres de large. Là, une vue dégagée sur les montagnes de la Araba achève une visite étourdissante.

Une inscription nabatéenne trouvée à l’entrée du Siq semble indiquer que le nom sémitique de Pétra était "reqem", renvoyant au caractère multicolore des blocs de grès. Les blancs, les mauves, les stries ocre embellissent celle que l’on nomme la "cité de grès rose", et lui rendent, malgré les siècles d’oubli et de silence, une atmosphère étonnamment vivante, comme si elle avait su garder, mystérieusement, le secret de la route des caravanes.

Discussion sur OLYMPIE

 

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OLYMPIE

 

 

Les Jeux Olympiques dans l’Antiquité



la légende

le roi Oenomaos fut battu dans une course de chars par Pélops, qui célébra sa victoire en organisant des jeux sportifs à Olympie (Pindare , Olympiques, Apollonios de Rhodes, Argonautiques) ; selon d’autres sources, c’est Héraklès qui créa les Jeux (Pindare, Olympiques).

la trêve sacrée

durant le mois sacré ( celui des jeux, sans doute juillet/août ), toutes les hostilités doivent cesser dans le monde grec.

calendrier

l’ère officielle des Olympiades s’ouvre en 776 avant J.C. Une olympiade est l’espace de quatre ans séparant deux sessions de jeux. A partir de 776 (Iere Olympiade) les Grecs ont une chronologie commune : ils datent les événements en les situant en telle ou telle année de telle Olympiade ; l’an 767, par exemple, est la deuxième année de la troisième olympiade.

organisation des Jeux

des ambassadeurs sacrés ( les théores) partent dans toutes les directions pour annoncer les jeux ; ceux-ci regroupent des athlètes et des spectateurs venus de tout le monde hellénique ; les athlètes doivent être des hommes libres n’ayant jamais subi de condamnation grave.

les différentes épreuves

un jury de dix membres ( les hellanodices) surveille le déroulement des épreuves et attribue les récompenses (Pindare, Olympiques). Le nombre des épreuves varie selon les époques ; à l’époque classique on trouve : la course à pieds, simple ou double – la course en armes – la lutte – le pugilat – le pancrace – le pentathlon; les courses de chars dans l’hippodrome. En marge des compétitions sportives ont lieu des manifestations artistiques et intellectuelles : lectures, récitations, expositions.

les récompenses

les vainqueurs ne s’enrichissent pas ! ils reçoivent simplement une couronne de branches d’olivier ; quand ils rentrent dans leur patrie, on exécute souvent en leur honneur une ode triomphale (Pindare, Olympiques). Il y a donc beaucoup d’idéalisme dans ces Jeux : le vainqueur symbolise la force physique mais unie à une certaine beauté morale.

 

LES DIEUX DE  L’OLYMPE

Ces dieux sont les plus vénérés de la Grèce antique.Chacun d’entre eux possède un culte et des attributs bien    particulier. Ils vivent sur la montagne la plus haute et la plus majestueuse de la  Grèce antique : le mont Olympe (2917m) où chacun a sa propre demeure et où leur vie n’est : "qu’un perpétuel festin". Ils se réunissent dans la maison de leur roi, Zeus  ou Jupiter, et se nourrissent d’Ambroise et de Nectar servi par Hébé tout en écoutant Apollon jouer de sa lyre. Lorsqu’ils descendent sur terre, ils prennent une apparence humaine ou animale.

 

Le site antique d’Olympie

Dans le bois sacré d’Olympie, appelé Altis ,la vie apparaît dès l’aube des temps préhistoriques (2300-2100 av. J.-C.).

 

                                 

Olympie   

1. Le Gymnase

2. Le portique Est du Gymnase

3. L’entrée du Gymnase

4. Le portique Sud du Gymnase

5. La Palestre

6. Le Théokoléon (résidence des prêtres)

7. Le Temple d’Héra

8. Église byzantine, à l’origine atelier de Phidias

9. Les Thermes

10. Le Léonidaion (vaste auberge réservée aux officiels)

11. La Porte Sud de l’Altis

12. Le Portique Sud

13. Le Bouleutérion (assemblée0

14. Le Portique d’Echo

15. Le passage voûté menant au Stade

   Le site archéologique

16. Le Stade

17. L’Hippodrome

18. La digue Nord

19. Bases de statues de Zeus

20. Les Trésors

21. Le Mètrôon

22. L’Exèdre d’Hérode Atticus (citerne d’eau potable)

23. Le Temple d’Héra (Héraion)

24. Le Prytanée

25. Le Philippeion

26. Le Pélopeion

27. Le Temple de Zeus

28. Base de la statue de la Victoire de Paeonios

29. Enceinte Ouest

30. Enceinte Nord

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De monumentales habitations voûtées aux fondations de pierre se dressent à côté de tombes, dont l’une –celle de Pélops – devient un centre de culte.

Puis, peu à peu, du VIIIe siècle à la fin de l’époque romaine, le sanctuaire boisé d’Olympie voit s’organiser le complexe d’installations sportives et de lieux de culte le plus significatif du monde antique.

Il ne reste actuellement des innombrables ex-voto qui ornementaient le site qu’une quantité réduite, exposée dans le Musée archéologique d’Olympie ; sur le terrain même, quelques restaurations seulement ont été tentées pour des monuments de grande taille, comme le temple d’Héra, la palestre et le passage couvert menant au stade. Il n’en reste pas moins que le visiteur est encore aujourd’hui saisi de respect devant la beauté, la richesse et la splendeur du paysage et des bâtisses qui l’agrémentaient.

L’Altis était entourée d’une enceinte, qui séparait les temples et les édifices religieux des bâtiments à usage profane.

L’Altis était orné de nombreux temples, autels et statues, et en son centre s’élevait le plus important d’entre eux, le temple de Zeus. Il avait été construit par l’architecte éléen Libon, grâce au butin fait par les Éléens dans leurs guerres contre Pisa et la Triphylie. C’est un temple périptère, de style dorique, long de 64,12 mètres, large de 27,68 mètres, avec six colonnes en façade, treize sur les longs côtés, et un plan tripartite parfaitement classique. Le bâtiment, accessible à l’est par une rampe, était en calcaire coquillier local et recouvert de stuc blanc, hormis les métopes, les frontons et les sculptures, qui sont en marbre. Dans chaque fronton se logeait un ensemble de statues en marbre d’une exceptionnelle qualité qui sont en grande partie conservées. Il devait sa renommée à la statue chryséléphantine du dieu qui siégeait à l’intérieur, sur un trône, situé au fond de la nef centrale de la cella, haute de 12 mètres, l’une sept merveilles du monde, réalisée en huit ans par le grand sculpteur Phidias, celui qui avait réalisé la statue gigantesque d’Athéna qui ornait l’Acropole d’Athènes. La statue de Zeus rutilait d’or et d’ivoire ce qui fit dire à un certain Philo de Byzantium (il s’agit de la colonie grecque où, par la suite, fut fondée Constantinople) que si la nature avait crée les éléphants ce n’était que pour permettre à Phidias de réaliser cette statue

Réplique du CAFE FLORIAN ( VENISE ) sur l’ATLANTICA

                                Le Café Florian à Venise

 

                                             

                                                         Un salon                                    Le Café Florian fut fondé en 1720 par Floriano Francesconi. A l’origine le nom du Café Florian était “A La Venise Triomphante” (Venezia Trionfante) mais tout le monde l’appela assez rapidement du nom de son propriétaire : Le Florian.
Le Café Florian n’était en effet pas uniquement, comme l’avait souhaité son propriétaire et fondateur, un café, mais surtout un lieu de vie et de rencontre.
“Dans son temps, Florian était traité en camarade par les plus grands seigneurs vénitiens. Lorsqu’il tomba malade, on l’alla voir comme on eût fait pour un intime ou un haut personnage. Canova, qui n’oublia jamais quels services il en avait reçus aux débuts de sa carrière, l’entoura des soins les plus attentifs et les plus délicats.
Le pauvre homme, au déclin de la vie, souffrait horriblement de la goutte. Il fallait faire faire un appareil qui lui permît de marcher et des chaussures qui ne blessassent point ses pieds malades. Ce fut le grand artiste qui voulut sculpter lui-même le modèle, sur lequel appareil et chaussures furent plus tard fabriqués. La jambe de Florian après celle de Thésée! C’est le bon coeur complétant le génie !”
Henry Harvard – Amsterdam et Venise 1876
Après le décès de Floriano Francesconi, le Café Florian est repris par son neveu, Valentino qui lui donne une orientation plus dans le sens de l’époque… à savoir libertine et on le fréquente aussi pour y fixer des rendez-vous galants.

Une soirée au Café Florian

 

                                         

                                                   Un salon

Hippolyte Taine dans son livre A Venise, nous décrit une soirée au Café Florian en avril 1864 :
“Les guirlandes de lumières commencent à s’allumer sous les arcades des Procuraties. On s’assoit au café Florian, dans de petits cabinets lambrissés de glaces et de liantes figures allégoriques les yeux mi-clos, on suit intérieurement les images de la journée qui s’arrangent et se transforment comme un rêve; on laisse fondre dans sa bouche des sorbets parfumés, puis on les réchauffe d’un café exquis, tel qu’on n’en trouve point ailleurs en Europe ; on fume du tabac d’Orient, et on voit arriver des bouquetières en robes de soie, gracieuses, parées, qui posent sans rien dire sur la table des narcisses ou des violettes.
Cependant la place s’est remplie de monde ; une foule noire bourdonne et remue dans l’ombre rayée de lumières; des musiciens ambulants chantent ou font un concert de violons et de harpes. — On se lève, et derrière la place peuplée d’ombres mouvantes, au bout d’une double frange de boutiques éclairées et joyeuses, on aperçoit Saint-Marc, son étrange végétation orientale, ses bulbes, ses épines, sa filigrane de statues, les creux noircissants de ses porches, sous le tremblotement de deux ou trois lampes perdues.”

Une Journée au Café Florian

Paul de Musset, le frère d’Alfred, complète le tableau en décrivant les variations d’atmosphère au long de la journée dans les cafés de la Place Saint Marc :
“Pendant l’été, les dames viennent s’asseoir sur des chaises devant les deux établissements de Florian et de Suttile, pour écouter la musique de la garnison, qui donne concert de huit à dix heures du soir.
On trouve là toute la société réunie par groupes. On va de l’un à l’autre ; on s’assied près de qui l’on veut, aussi longtemps qu’on le désire, et l’on cause en prenant des glaces.
  A dix heures, l’aspect du salon se modifie : l’orchestre enlève ses pupitres et rentre à la caserne ; les dames se retirent peu à peu, la foule s’écoule lentement.
  On reconnaît alors ces amateurs de la vie nocturne qui semblent détester le lit ; pour eux les cafés restent si bien ouverts qu’on eu supprime les portes depuis. La Fête-Dieu jusqu’à la Toussaint ; pour eux les garçons veillent à tour de rôle.
A minuit on mange et on cause; à trois heures du matin on bavarde encore; enfin, à quelque heure de la nuit que, vous descendiez à Saint-Marc, vous y trouvez des gens attablés, des promeneurs, des mangeurs de glace, des joueurs d’échecs, et surtout des flâneurs oisifs, qui ne font rien, ne s’ennuient jamais, et restent là, parce qu’ils s’y trouvent bien.”

                 Réplique du café  FLORIAN  sur le navire COSTA ATLANTIQUA

                                   

    

  

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