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Archives de août, 2012

Neil Armstrong, premier homme à avoir marché sur la Lune, est mort

L’astronaute américain Neil Armstrong, premier homme à avoir marché sur la Lune le 20 juillet 1969 en prononçant la phrase célèbre « c’est un petit pas pour l’homme mais un bond de géant de l’humanité », est mort à l’âge de 82 ans.

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                                 Photographe :  :: Les astronautes américains Neil Armstrong et 'Buzz' Aldrin sur la Lune, le 20 juillet 1969          
                                                       photo : AFP

L’astronaute est mort de complications après une opération cardiovasculaire, a annoncé samedi sa famille qui a salué « un héros américain contre son gré » qui a « servi sa nation avec fierté, comme pilote de la marine, pilote d’essai, puis astronaute ».

Embarqués à bord de la navette Apollo 11, Neil Armstrong et son co-équipier Buzz Aldrin avaient marché sur la Lune le 20 juillet 1969 (02H56 en heure GMT le 21 juillet), sous les yeux admiratifs de 500 millions de téléspectateurs. Le troisième membre de l’équipage Michael Collins était resté dans le module de commande, en orbite autour de la Lune.

« A tous ceux qui pourraient se demander comment lui rendre hommage, nous avons une simple requête. Honorez son exemple de service, de réussite et de modestie et la prochaine fois que vous marchez un soir de nuit claire et que vous voyez la Lune, souriez en vous-même, pensez à Neil Armstrong et faites-lui un clin d’oeil », a suggéré sa famille.

  • Le président des Etats-Unis Barack Obama, se disant « profondément attristé », a salué la mémoire de l’astronaute : « Neil était parmi les plus grands héros américains, pas seulement de l’époque actuelle, mais de tous les temps ».

Son rival républicain à l’élection présidentielle américaine Mitt Romney a affirmé que « la Lune pleurait son premier fils terrien ».

Neil Armstrong avait été chargé de commander la première mission lunaire américaine à bord de la capsule Apollo 11. Il s’était posé sur la Lune à bord du module Eagle en juillet 1969, et avait assuré sa place dans l’Histoire en déclarant, alors qu’il foulait le sol lunaire : « C’est un petit pas pour l’homme mais un bond de géant de l’humanité ».

« Il n’y avait pas de poussière »

Cet homme modeste était instantanément devenu une icône de l’odyssée de l’espace.

Il avait ensuite peu parlé en public, fuyant micros et caméras, et vivait depuis des dizaines d’années dans une ferme reculée de l’Ohio (nord).

L’an dernier, au cours d’un entretien filmé en Australie, cet homme discret avait dit : « Je pensais que nous avions 90% de chances de retourner sains et saufs sur Terre à l’issue de ce vol mais seulement 50% de chances de nous poser (sur la Lune) lors de cette première tentative ».

L’astronaute était né le 5 août 1930 à Wapakoneta, dans l’Ohio (nord).

Le jeune Armstrong est fasciné dès son enfance par les avions. Il prend des cours de pilotage à 15 ans et obtient son brevet de pilote un an plus tard.

Plus tard, il devient pilote de l’aéronavale et effectue 78 missions pendant la guerre de Corée.

Armstrong étudie aussi l’ingéniérie aéronautique à l’université de Purdue (Indiana, nord) et obtient une maîtrise dans cette même discipline à l’université de Californie du Sud.

En 1955, il devient pilote d’essai et vole sur 50 différents types d’avion.

Sept ans après, il est sélectionné par la Nasa, l’agence spatiale américaine, pour devenir astronaute.

En septembre 1966, il effectue un vol avec David Scott pour la mission Gemini 8. Le vaisseau s’amarre à un autre véhicule non habité, réalisant le premier amarrage orbital de deux modules spatiaux.

Puis ce sera la mission Apollo 11 et l’entrée de Neil Armstrong dans l’Histoire.

Il y a quelques années, il était revenu sur ses pas légendaires : « il n’y avait pas de poussière quand on donnait un coup de pied ».

Modeste, il poursuivait : « Nous n’avons pas fait un très bon boulot, moi en particulier, pas aussi bon que je l’aurais souhaité pour la collecte des échantillons de roches (…) Je pensais, puisque nous n’avions pas de temps pour le faire, que le mieux était de simplement ramasser toutes les différentes sortes d’échantillons possibles aussi vite que possible, de les jeter dans le sac, les rapporter au vaisseau, et de fermer boutique ».

En 2009, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins avaient saisi l’occasion d’une de leurs rares apparitions communes en public au Musée de l’Air et de l’Espace à Washington, pour plaider en faveur de futures missions sur Mars, la planète rouge.

 

Le robot Curiosity ouvre avec succès une nouvelle ère d’exploration de Mars

Le robot Curiosity s’est posé lundi avec succès sur Mars, un exploit et un soulagement pour la Nasa, qui n’avait jamais envoyé un robot aussi perfectionné sur une autre planète, ouvrant ainsi une nouvelle ère d’exploration de la planète rouge.

 
                          Photographe :  :: Les membres de la mission de contrôle du Jet Propusion Laboratory ont explosé de joie à l'annonce de l'atterrissage du robot Curiosity sur Mars, le 6 août 2012 à Pasadena
                                            photo : AFP

Le robot s’est posé à 05H32 GMT lundi. « Le contact (avec le sol) est confirmé », a annoncé un membre de le mission de contrôle, au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena (Californie), à l’est de Los Angeles.

Les membres de la mission de contrôle ont explosé de joie à l’annonce de l’atterrissage du robot, au terme d’une descente de sept minutes extrêmement délicate, qui semble s’être déroulée exactement selon le plan prévu.

Le président américain Barack Obama a immédiatement salué dans un communiqué l’atterrissage de Curiosity, « le plus perfectionné des laboratoires mobiles à se poser sur une autre planète », comme « un exploit technologique sans précédent qui restera comme un jalon de fierté nationale à l’avenir ».

Peu avant O5H30 GMT (22H30 dimanche soir en Californie), la mission de contrôle avait annoncé avoir reçu un premier signal du robot, juste avant son entrée dans l’atmosphère de la planète rouge, avant de confirmer qu’il avait déployé correctement son parachute — deux signes extrêmement encourageants.

Juste après l’atterrissage du robot, entre les rires et les applaudissements, un des responsables de la mission a distribué des barres chocolatées Mars à ses équipes, dont les membres s’embrassaient et se félicitaient les uns les autres.

Le soulagement a été suivi d’une seconde explosion de joie lorsque le robot a envoyé une première photo d’une de ses roue posée dans le cratère de Gale, puis une seconde immédiatement après, d’une étonnante clarté, de son ombre portée sur la terre martienne, juste après son atterrissage.

Charles Bolden, l’administrateur de la Nasa a estimé que c’était « un grand jour pour la nation (américaine), un grand jour pour tous nos partenaires qui ont (du matériel) sur Curiosity et un grand jour pour le peuple américain ».

Le conseiller scientifique du président Obama, John Holdren, interrogé sur par le canal de TV interne de la Nasa, a affirmé pour sa part que l’arrivée de Curiosity sur Mars — une mission d’un coût de 2,5 milliards de dollars — constituait « un énorme pas en avant dans l’exploration des planètes ».

« Personne n’avait fait quelque chose comme cela. Nous sommes de fait le seul pays à avoir fait atterrir (des robots) sur une autre planète », a-t-il ajouté.

Curiosity — si tout continue à se passer comme prévu — s’ajoute en effet à la liste des missions martiennes américaines réussies, après Viking 1 et 2 (1976), Pathfinder (1997) Mars Exploration Rovers (2004) ou Phoenix (2008).

Débordants de joie, les employés ayant travaillé sur la mission, vêtus de d’un polo bleu avec la date du 5 août brodée sur le coeur, ont fait irruption dans la salle où les responsables de la mission allaient tenir leur première conférence de presse, en brandissant des petits drapeaux américains, semant une joyeuse pagaille pendant plusieurs minutes.

Adam Seltnzer, responsable de la phase de l’atterrissage, est apparu en larmes et a remercié « les polos bleus »: « Je serai satisfait si cela reste comme la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie », a-t-il dit lors d’une conférence de presse aux accents résolument patriotiques.

La tâche qui attend maintenant ce robot de 900 kg, de la taille d’une voiture et à la vague allure de cyclope — avec le large objectif de l’une de ses 17 caméras monté sur un mât à deux mètres du sol — est colossale.

Alimenté par un générateur nucléaire, il tentera de découvrir si l’environnement martien a pu être propice au développement de la vie.

« Curiosity va étudier les roches » qui l’entourent, a expliqué à l’AFP Dr Randii (bien Randii) Wessen, ingénieur sur la mission. « Il pourra les évaluer de loin, avec son laser, il pourra aussi prendre des roches et étudier leur composition, et nous avons une foreuse qui pourra creuser dans la roche et l’apporter dans le laboratoire de bord » du robot, a-t-il poursuivi.

« C’est vraiment un pas de géant dans l’éventail de possibilités qu’on a pu avoir à ce jour sur Mars. C’est énorme », a-t-il ajouté.

Avant de prendre la route, Curiosity va néanmoins vérifier avec ses concepteurs terriens que tous ses appareils sont en ordre de marche — un processus qui prendra plusieurs jours, voire semaines.

 

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