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LE JOUR OÙ LE MONDE SE RETROUVERA À COURT D’ÉNERGIE

 

 

Un véritable séisme énergétique pourrait mettre fin pour toujours à l’ère du pétrole bon marché, effaçant plus de 150 ans de prospérité occidentale et oblitérant la richesse de millions d’investisseurs…

quasiment du jour au lendemain.

           LE JOUR OÙ LE MONDE SE RETROUVERA À COURT D’ÉNERGIE


 

Il y quelques mois environ, l’événement financier le plus dévastateur des 150 dernières années s’est produit.

On n’a entendu aucune sonnette d’alarme.

On n’en a pas parlé au journal de 20 heures… et on n’en parlera pas avant qu’il ne soit trop tard !

On commencera par montrer du doigt les politiciens qui ont ignoré cette terrible menace parce qu’ils savaient qu’elle ferait dérailler les élections.

Ensuite, on accusera les médias, qui ont laissé de côté des preuves effarantes, disponibles depuis des années — simplement parce que ce n’était pas assez "sexy" pour figurer en première page.
Puis on accusera l’OPEP, qui a délibérément dissimulé la vérité sur cette crise pendant plus d’une décennie… simplement pour pouvoir jouer sur les quotas d’exportation et engranger plus de pétrodollars.

Et on accusera les "grandes pétrolières" qui ont non seulement enterré ces preuves dans les années 50 — mais ont même utilisé d’autres fausses données pour faire grimper le cours de leurs actions.

Mais montrer tout le monde du doigt ne changera rien au séisme énergétique dont on voudrait vous parler.

Un séisme, quel séisme ?

Entre 3 et 4 euros pour un litre de carburant… d’énormes files dans les stations-service… des émeutes autour d’un jerrycan d’essence…

Des aéroports vides parce qu’il revient trop cher de faire voler les avions… des supermarchés vides parce que le transport des marchandises est trop coûteux !

Vous pensez que c’est impossible ? Détrompez-vous !

L’Occident — et le reste du monde — est en train de voir ses réserves de pétrole bon marché s’épuiser. Et lorsqu’on aura dépassé le point de non-retour, votre patrimoine… votre santé… et tout votre mode de vie seront mis en danger.

En fait, ça a déjà commencé. Selon certains experts, le point de rupture a eu lieu en juin 2006 , comme je vous le démontrerai dans quelques lignes. Malgré les apparences, nous sommes désormais dans ce qui pourrait devenir l’époque financière la plus cruelle et la plus imprévisible des 150 dernières années de l’histoire mondiale !

Une nouvelle Guerre froide sur les rives de la Mer Caspienne… un renouveau du terrorisme et des massacres en Arabie Saoudite… des conflits militaires concernant le pétrole offshore dans la Mer de Chine du Sud…

Nous SAVIONS tous que cette crise approchait,
mais nous ne l’attendions pas si tôt !

Ne nous voilons pas la face. Tout le monde savait que la "Panne Sèche" arriverait un jour. On ne peut pas consommer une ressource qui ne se renouvelle pas… sans envisager qu’on finira, un jour, par se retrouver à court.

Ce que des centaines de milliers de gens — et peut-être même des millions de gens — n’ont jamais réalisé, c’est que cela se produirait aussi tôt !

Même les soi-disant "experts" pensaient que nous nous trouverions un jour confrontés à une crise de ce genre… mais d’après eux, nous n’étions pas censés nous trouver à court d’énergie avant 25-30 ans ! Malheureusement, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme prévu…

La course folle a déjà commencé. Les rumeurs circulent. L’équilibre mondial est en train de basculer. Et les optimistes avec leurs lunettes roses doivent s’attendre au choc de leur vie.

Cet événement dévastateur… que personne n’attendait avant des dizaines d’années… est en fait déjà arrivé.

Selon moi, ses effets se feront sentir avant la fin de la décennie… mais vous n’avez pas autant de temps pour vous y préparer : la panique commencera bien avant… lorsque la foule et les marchés se rendront compte des changements historiques qui nous attendent.

Il ne s’agit pas d’un événement mineur !

Nous voyons déjà les symptômes d’un effondrement : le pétrole vient de franchir la barre historique de 100 $ le baril.

L’or noir devient de plus en plus précieux, indispensable et difficile à obtenir. Depuis le début des années 2000, le pétrole s’envole… et ce n’est pas près de s’arrêter.

Réfléchissez-y : la situation au Moyen-Orient est — c’est un euphémisme — explosive. La Russie commence elle aussi à faire jouer l’argument énergétique dans ses relations internationales. Les tensions autour du pétrole et du gaz se multiplient, entre des pays de plus en plus assoiffés d’énergie. A cela vient s’ajouter le fait que le Venezuela, le Nigeria, l’Arabie Saoudite… bref, les principaux producteurs pétroliers de la planète… sont plutôt hostiles aux pays occidentaux.

Et si l’on regarde les choses plus en profondeur, on voit bien vite que l’envolée du pétrole n’est pas seulement liée à l’idéologie… mais aussi et surtout à la géologie. En sous-sol, la source mondiale de pétrole bon marché est sur le point de s’épuiser.

 

Au commencement était la petra oleum

Il y a un millénaire, le pétrole était utilisé comme laxatif.

Puis, en 480 avant J.C., les Perses utilisèrent le pétrole pour y tremper leurs pointes de flèches, qu’ils enflammaient avant de les décocher au-dessus des murs ennemis. A l’époque — difficile à croire… — le pétrole n’avait pas beaucoup d’importance !

Le monde a vécu la Renaissance, les Lumières, la Révolution française… Et tout ça sans les avantages du pétrole. Puis quelque chose changea. Quelque chose que les gens ne pensaient pas voir prendre une telle importance au cours du temps.

Les villes s’agrandirent. Et les grandes villes ont besoin de meilleures lampes. Hop, le kérosène fit son apparition. En 1861, Nikolaus Otto inventa le premier moteur à gaz — et voilà pour le gaz !

Puis Ford démontra qu’il était possible de produire des voitures en masse. On construisit les usines qui vont avec. Grâce au pétrole, on put produire à grande échelle : des voitures, bien sûr… mais aussi de la nourriture, des vêtements, des appareils ménagers… et les consommateurs qui vont avec.

Durant tout le 20ème siècle, nous avons consommé du pétrole bon marché pour faire rouler nos voitures, chauffer nos maisons, allumer nos lampes… et alimenter nos tracteurs. Le pétrole nous a donné le plastique. Et la pétrochimie.

Le pétrole a formé l’Occident. Il nous a changés.

Les mutations qu’il a engendrées ont eu plus d’effet qu’internet…  que la bulle boursière des années 90… ou que le boom immobilier des années 80. Et c’est bien ce qui nous rend si vulnérables au choc qu’entraînera cette "méga-panne sèche planétaire"…

Accros au pétrole !

Sans pétrole, la France tombe en panne.

Les fermes sont paralysées. Les hôpitaux n’ouvrent pas. Les lampadaires ne s’allument pas. Les trains et les camions ne circulent pas. Les avions ne volent pas. Ce ne sont pas là des divagations apocalyptiques. Ce sont de simples faits.

A l’échelle planétaire, nous brûlons près de 88 millions de barils par jour. En une seule journée, l’humanité brûle une quantité d’énergie fossile équivalente à celle que Mère Nature a mis… 100 000 ans à fabriquer.

Certaines personnes parcourent une centaine de kilomètres tous les jours rien que pour aller travailler. Six milliards d’êtres humains. Conduisant 700 millions de voitures. Chaque jour, chaque voiture utilise quatre fois plus d’énergie en carburant que les gens en ont besoin en nourriture.

90% des produits chimiques utilisés pour l’agriculture, les médicaments et le plastique proviennent du pétrole.

Dans les aéroports, des milliers d’avions décollent et atterrissent chaque jour, consommant en moyenne 91 028 litres de carburant. Le tout récent Airbus A380 — qui est le troisième plus gros appareil de l’histoire de l’aviation — consomme à lui seul 1 800 litres de kérosène toutes les 7 minutes !

Les téléphones, internet, les télévisions, les machines à laver, les sèche-linge, les réfrigérateurs et les chaînes hi-fi dans nos foyers… les camions, les trains, les avions et les navires fournissant de la nourriture dans nos supermarchés… nos usines, nos tracteurs, nos turbines et nos compresseurs…

Rien de tout cela n’existerait, ou ne serait possible, sans le pétrole.

Comment pensez-vous que l’on puisse trouver des fraises au mois de décembre… des ananas en Alsace… ou des litchis dans le Pas-de-Calais ?

Tant que le pétrole continue de couler, il n’y a pas de problème. La vie continue. Mais si nos sources d’or noir bon marché disparaissent… la catastrophe ne fait aucun doute.
Et pourtant, avant la fin de la décennie, nous pourrions assister exactement à ce genre de désastre cataclysmique. C’est presque garanti — parce que comme je vous le disais, la page a été tournée il y a quelques mois .

Tout a commencé dans les années 30, dans un bureau de l’Université de Columbia…

Le Nouveau Pétrole —
"Bon marché" à 200 $ le baril ?!

A cette époque, un professeur de géophysique de l’Université de Columbia a fait une découverte qui valait des milliards de dollars pour les investisseurs et les entreprises dans le secteur du pétrole.

Il a découvert qu’un liquide sous pression — comme le pétrole — peut se retrouver piégé sous des roches. Il a découvert comment l’extraire. Et à ce jour, les compagnies pétrolières utilisent encore cette découverte pour trouver et récupérer des millions de litres de pétrole. Du pétrole qu’on aurait, sans cela, complètement manqué.

Puis le Dr. Marion King Hubbert a fait une autre découverte.

En 1956, Hubbert a découvert que les champs subissent un changement radical lorsqu’on en extrait le pétrole.

Au début, le brut jaillit littéralement du forage. Là, tout va bien. Mais après des années de pompage, la pression disparaît. Tout à coup, le reste du pétrole devient plus difficile — et plus cher — à extraire.

Lorsque votre entreprise tout entière dépend de la quantité de pétrole que vous avez en réserve, c’est un petit détail extrêmement important. Lorsqu’on arrive au point de rupture — aussi appelé le "pic" — le coût nécessaire pour extraire le reste du pétrole grimpe en flèche. L’offre entre dans une spirale baissière permanente. Et vous devez rapidement chercher ailleurs si vous ne voulez pas vous retrouver à court de pétrole.

En 1956, Hubbert travaillait pour Shell Oil.

Ses supérieurs l’ont supplié de ne pas publier le résultat de ses recherches sur le phénomène qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de Peak Oil. Mais durant un discours, il dressa néanmoins un tableau à donner des frissons… devant une salle remplie de dirigeants et d’ingénieurs pétroliers.

Il leur annonça que les Etats-Unis — qui étaient alors la première puissance pétrolière de la planète — atteindraient leur propre "pic" de production en 1970.

Il faut vous mettre à leur place.

A l’époque, les Etats-Unis pouvaient extraire plus de pétrole que n’importe quel pays au monde. Personne ne crut Hubbert. En fait, on le tourna en ridicule. Et la controverse qui s’ensuivit faillit ruiner sa carrière. Shell alla jusqu’à engager d’autres géologues acceptant de reporter la date du pic en 1990, voire en 2010… et Hubbert fut écarté par toutes les grandes pointures de l’industrie du pétrole.

Et devinez ce qui arriva ? C’était réglé comme du papier à musique…

Les Etats-Unis atteignirent leur pic de production en 1971 ! Puits après puits, le Texas et la Louisiane commencèrent à s’assécher. La production pétrolière américaine s’orienta à la baisse et ne se remit jamais.

En trois ans, les prix du gaz et du pétrole grimpèrent en flèche… et les importations pétrolières américaines triplèrent.

Tout à coup, l’OPEP avait un avantage sur les USA qu’elle n’avait jamais eu auparavant. Et le paysage politico-économique pétrolier changea du tout au tout.

Hubbert avait raison. De nombreuses personnes ont été financièrement ruinées durant la crise qui s’est ensuivie. Mais il s’avère que ce n’était qu’un début !

Il suffit de regarder ce graphique…

Pendant combien de temps encore pourrons-nous brûler plus de pétrole qu’on en trouve en remplacement ?

Pas longtemps !

Il n’y a pas de solution politique. Pas de quotas à doubler ou de contrats à signer. La "Panne Sèche" — le jour où le pétrole bon marché disparaîtra éternellement — est bel est bien en train d’arriver. Et c’est valable pour la planète entière.

Un réveil difficile :
la crise énergétique globale de 2008

Voyez-vous, les données qu’Hubbert avait découvertes pas moins de 14 ans avant le pic du pétrole aux Etats-Unis ne se limitaient pas aux Etats-Unis, justement…

Ces mêmes données prédisaient aussi des pics similaires pour le reste des pays pétroliers de la planète… jusqu’à ce que la production pétrolière de la planète entière entame une glissade permanente à la baisse !

Et aujourd’hui… il suffit de regarder ce qui est en train de se passer. L’un après l’autre, les pays producteurs de pétrole commencent à s’incliner.

La Libye a atteint son pic en 1970. L’Iran en 1974. La Roumanie — qu’on appelait autrefois "la plus belle conquête pétrolière d’Hitler" — a atteint son sommet en 1976. Le Brunei en 1979. Le Pérou en 1982. Le Cameroun en 1985. L’Indonésie en 1997. Idem pour Trinidad.

Jusqu’à présent, 51 pays producteurs au total ont déjà heurté de plein fouet le mur du pic pétrolier. C’est dramatique. En moyenne, pour la région européenne dans son ensemble, le zénith pétrolier a été atteint en 2000 ! Pour toute la région Asie-Pacifique, il est arrivé en 2002 ! Pour l’ancienne Union Soviétique, le pic pétrolier est survenu en 1987 !

Et là, permettez-moi de souligner un point essentiel : ce qui est vrai pour le pétrole l’est pour les autres matières premières — gaz, cuivre, zinc, nickel et tous les autres. L’Occident dépend tout autant de ces ressources indispensables… elles sont consommées avec autant de frénésie… et, à nouveau comme l’or noir, elles ne sont pas renouvelables.

Inutile de vous dire ce que cela signifie.

La réduction de l’offre signifie toujours une hausse en flèche des prix, même lorsque l’effondrement de l’offre est temporaire. Qu’est-ce cela signifiera lorsque cet effondrement deviendra permanent ? Quel effet cela aura-t-il sur les marchés… les petites entreprises en développement… le marché de l’emploi… et le prix de vos achats quotidiens ?

Dans le cas du pétrole, 16 grands pays producteurs n’ont pas encore atteint leur sommet… mais les dates sont elles aussi très très proches.

De nombreuses personnes seront prises au dépourvu. D’autres, cependant — et j’aimerais vous inclure dans cette catégorie — pourraient engranger des profits à deux, voire trois chiffres,  simplement en se positionnant sur les bonnes valeurs de l’énergie et des matières premières.

Je vous en dirai plus dans un instant — mais avant, j’aimerais vous faire une dernière mise en garde : la panne sèche pourrait arriver plus tôt encore que mes prévisions. Pourquoi ? Parce qu’il s’avère que même les pays qui ont encore du pétrole… pourraient en avoir bien moins qu’ils ne l’admettent !

Absolument. Depuis le début, certains mentent quant à la quantité de pétrole disponible. Je veux parler notamment de la famille royale d’Arabie Saoudite…

Le petit secret des princes saoudiens :
des champs de pétrole à l’agonie…
et des réserves en baisse !

Vous avez vu ce qui s’est passé en 2004 lorsque Shell Oil a choqué le monde des investisseurs en admettant avoir surestimé ses réserves pétrolières de 4,5 milliards de barils. Pensez-y. Parce que c’était une révélation bouleversante…

Lorsque Long Term Capital Management s’est effondré, la société a perdu environ 300 milliards de dollars. Lorsqu’Enron a lâché prise, pas moins de 60 milliards de dollars de capitaux d’investissement ont disparu.

Cependant, lorsque que Shell a admis un manque de réserves de 4,5 milliards de barils… si l’on se fie aux tarifs pétroliers de l’époque… cela représentait en fait une erreur de 189 milliards de dollars !

Pas étonnant que les actions Shell se soient effondrées de 9% en une journée…

Mais croyez-moi, comparé à ce que font les princes d’Arabie Saoudite, les déboires de Shell semblent dérisoires.

En ce qui concerne les réserves pétrolières restantes, voici le véritable scandale : l’Arabie Saoudite affirme qu’elle n’atteindra pas son pic pétrolier en 2011, et qu’il lui reste largement assez de pétrole. Selon ce que déclarait le ministre saoudien du pétrole, Ali Naimi, "les réserves pétrolières de l’Arabie Saoudite sont réelles… Il n’y aura pas de pénurie de pétrole dans les 50 années à venir".

MENSONGES !

Ont-ils autant de pétrole qu’ils l’affirment ? Absolument PAS. Ce que Naimi ne vous dit pas — pas plus que ses collègues — c’est la vérité sur Ghawar.

Le champ de Ghawar était la plus grande découverte pétrolière d’Arabie Saoudite. En 1948, il renfermait la quantité vertigineuse de 87 milliards de barils de pétrole. C’est incroyable.

Au début des années 70, les quatre plus grandes entreprises pétrolières de la planète — Exxon, Chevron, Texaco et Mobil — estimaient qu’il restait 60 milliards de barils de pétrole à Ghawar. C’est toujours incroyable.

Depuis, cependant, le Ghawar a produit 55 milliards de barils de brut. A vous de faire le calcul : 60 milliards moins 55 milliards… ça ne fait plus que 5 milliards de barils de pétrole restants ! Ca ne fait jamais 50 années de pétrole. C’est tout juste assez pour soutenir la demande mondiale pendant encore… trois semaines !

Les Saoudiens le savent parfaitement. Tous les jours, ils injectent en toute discrétion des millions de litres d’eau de mer sous le réservoir pétrolier de Ghawar afin de soutenir la pression de pompage.

Bien entendu, l’Arabie Saoudite a encore 300 autres réservoirs pétroliers où pomper. Mais ils obtiennent 90% du pétrole qu’ils vendent d’une petite poignée de ces réservoirs. Le reste a déjà commencé à s’assécher.

Et cela ne devrait pas vous surprendre, parce que 5 des champs de pétroles d’Arabie Saoudite sont si vieux qu’ils ont été découverts entre 1940 et 1965 ! Si les Saoudiens mentent sur leurs réserves rien que pour stimuler leur part de marché, peut-être que vous vous posez la question suivante…

Y’a-t-il d’AUTRES mensonges sur les réserves pétrolières ?

Qu’en est-il des autres membres de l’OPEP ? Nous mentent-ils aussi sur le total des réserves ?

Oui, absolument. Il suffit de regarder le graphique…

En 1986, l’OPEP a décrété une nouvelle règle pour ses membres : on ne pouvait pas exporter plus de pétrole qu’il n’y en avait dans les réserves. Quelques semaines à peine après cette règle de quotas, quasiment tous les pays de l’OPEP avaient "étendu" leurs réserves pour pouvoir accumuler plus de revenus pétroliers dans leurs coffres.

Voilà le problème : ces pays avaient gonflé leurs réserves du jour au lendemain… sans qu’une seule découverte pétrolière ait été faite… et sans qu’on ait construit un seul nouveau puit ! C’est un scandale qui a déjà coûté des centaines de milliards de dollars sur le marché de l’énergie.

Bien entendu, on ne peut pas consommer de "pétrole fantôme". On ne peut pas non plus le cacher éternellement. Inutile de voir le monde se retrouver à court de pétrole pour que le désastre se produise. Et plus tôt on découvrira la vérité sur le "pétrole fantôme"… plus les véritables réserves de pétroles s’épuiseront rapidement… et plus la Panne Sèche arrivera vite !

Rappelez-vous — c’est le point de rupture qui compte

Au cours de toute l’histoire de l’Age du Pétrole… qui a commencé en 1859… le monde a brûlé approximativement 950 milliards de barils de pétrole. Certains des géologues les plus respectés de la planète estiment que les réserves restantes se montent à 1 000 milliards de barils.

Cela peut sembler faire beaucoup de pétrole… sauf qu’il y a des chances pour que ces 1 000 milliards de barils représentent à peu près tout l’or noir qui nous reste — jusqu’à la fin des temps. Vous vous rappelez de l’événement dévastateur dont je vous parlais au début de ce message ? Eh bien, nous y voilà.

Accrochez-vous, parce que ce n’est pas agréable à entendre :

Lorsqu’on fait la moyenne des dates de pic de production pour tous les grands pays producteurs de pétrole… y compris l’Arabie Saoudite et le reste de l’OPEP n’ayant pas encore atteint leur sommet… on obtient une estimation de sommet de production arrivée à la mi-2006 !!

Autrement dit, il se pourrait que le point de rupture soit dépassé depuis plus d’un an !

Voilà pourquoi je pense que nous verrons des changements radicaux dans le domaine de l’énergie et des matières premières d’ici avant la fin de la décennie

Et voilà pourquoi j’espère que vous n’attendrez pas pour agir — parce qu’avec une telle estimation, vous devez vous préparer maintenant pour ce qui nous attend… tant qu’il en est encore temps !

Prenez par exemple le Dr. Kenneth Deffeyes, géophysicien et professeur à Princeton, qui travaillait avec Hubbert dans les années 50. Selon lui, le pic pétrolier mondial a été atteint il y a déjà quelques années.

A-t-il raison ? C’est possible. La courbe d’Hubbert prévoyait quelques années de production pétrolière stagnante, au plus haut du pic. Et depuis quelques années, selon le Professeur Deffeys, c’est bien ce qu’on constate.

Si le pic s’est déjà produit, la baisse des cours du pétrole que nous voyons actuellement n’est que temporaire.Dès le moment où ces nouvelles données atteindront les médias… ce sera comme si une  bombe avait explosé sur les marchés. Dans la crise qui nous attend, les entreprises seront confrontées à des choix importants. Des milliers d’investisseurs perdront des milliards de dollars.

"150 $ le baril", selon deux sénateurs français

Une offre en déclin rapide et une demande grimpant en flèche… c’est la loi économique sous sa forme la plus pure.

Pierre Laffitte et Claude Saunier sont sénateurs ; ils sont également les auteurs d’un rapport présenté en juin 2006 à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur le thème "Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise". Voilà ce qu’on pouvait y lire :

"… Le déséquilibre qui s’est amorcé en 2001 […] est trop fort pour que l’on n’aboutisse pas, dans un futur plus proche qu’on ne l’imagine, à un choc pétrolier de grande ampleur.

"Il est difficile de conjecturer sur le déroulement de ce choc : accroissement progressif, montée par à-coups plus violents, ou hausse très brutale. Mais on peut raisonnablement penser qu’il portera le baril de pétrole rapidement à 100 $, puis à un niveau proche ou supérieur à 150 $ le baril"…

Nos deux sénateurs ont déjà vu la première partie de leurs prédictions se réaliser. La seconde ne tardera sans doute pas… parce que la crise géologique ne sera pas la seule pression s’exerçant sur le prix du pétrole et les matières premières.

Regardez la Chine, par exemple…

  • La Chine ne comptait que 700 000 voitures en 1993. Elle en a désormais 7 millions. Il n’y avait également que 15 millions de motos, à l’époque. A présent, il y en a plus de 100 millions !
  • La consommation énergétique de la Chine a déjà doublé ces 20 dernières années. Imaginez que la Chine commence à brûler du pétrole au même rythme que le Mexique ?
  • Pour l’instant, la Chine n’utilise que 1,7 barils de pétrole par habitant. Le Mexique en utilise 7. Si la Chine en arrivait au même rythme, la demande quotidienne totale de la Chine grimperait à 24 millions de barils par jour. C’est plus qu’aux Etats-Unis… et cela représenterait près de 30% de la demande de pétrole mondiale !
  • Au cours des 15 prochaines années, la Chine a l’intention d’importer le DOUBLE de la quantité de pétrole importée par les Etats-Unis. Le taux de croissance de la demande pétrolière chinoise représente déjà le double de celle du reste du monde.

Selon l’Agence Internationale de l’Energie, ces dernières années, la demande a augmenté à son rythme le plus rapide depuis 1980. En moyenne elle est de 88,1 millions de barils par jour dans le monde. Là-dessus, environ 20 millions de barils de demande proviennent des Etats-Unis. C’est un chiffre difficile à envisager.

Imaginez une piscine olympique. Videz-la. Remplissez-la de pétrole brut. A présent, refaites cette opération 9 727 fois. Tous les jours de l’année. Ca fait beaucoup de pétrole ! Et rappelez-vous qu’une fois consommé, il a disparu pour de bon…

D’accord… mais une énorme découverte ne pourrait-elle pas se produire, et changer la donne ?

Absolument pas !

Quelles sont les chances de trouver un autre champ de pétrole de 90 milliards de barils ? Ou deux champs de 45 milliards de barils ? Proches de zéro. On pourrait se ruiner à en chercher — en fait, ça a déjà été le cas de nombreuses compagnies pétrolières !

(Dans les années 50, par exemple, George W. Bush Senior a gagné des millions grâce à ses activités pétrolières au Texas. Au début des années 80, George Junior a dû quitter ses propres activités… après que chaque forage lancé se soit révélé désespérément sec !)

La dynamique a complètement changé. Pourquoi ?

Parce qu’il n’y a eu aucune découverte pétrolière majeure depuis plus de 20 ans !

Dans le monde entier, les découvertes pétrolières nettes ont plongé tous les 5 ans depuis 1980.
Certains des champs les plus grands ont désormais entre 30 et 100 ans… et ils commencent aussi à s’assécher !

Il y a eu 16 grandes découvertes pétrolières en 2000, huit en 2001, trois en 2002, AUCUNE en 2003 — et à part un gisement de 5 à 8 milliards de barils potentiels découvert fin 2007 dans la baie de Santos, au Brésil, les chiffres actuels restent décevants. Dans le monde entier, le sommet des découvertes a été atteint dans les années 50. Dans les années 90, la moyenne était d’un sixième du total de l’époque… soit neuf milliards de barils par an !

Ce n’est presque rien, comparé à la demande mondiale de pétrole. Et même si l’on trouvait un autre Ghawar… cela ne ferait que retarder l’impact de moins de 24 mois.

Il faut se poser la question… S’il y a encore de l’énergie bon marché à découvrir, où est-elle ? La plupart des énergies alternatives (éolienne, hydrogène, solaire, hydraulique, etc.) présentent un potentiel parfois explosif — et qui pourrait d’ailleurs vous rapporter des gains eux aussi substantiels, au passage — mais elles sont trop longues à développer pour éviter totalement le choc pétrolier.

 Une pénurie mondiale de 50% de l’offre énergétique : après la panne sèche, le fossé entre la demande d’énergie et l’effondrement de l’offre ne fera que s’approfondir. Au rythme actuel, il devrait se creuser de 5% par an au moins. Cela signifie que dans une décennie, nous pourrions nous trouver confrontés à une pénurie d’énergie se montant jusqu’à 50% ! Les conséquences de tout cela seront graves. Cela signifie aussi une folle ruée vers des valeurs bien précises — je pense notamment aux entreprises de forage et aux parapétrolières : autant d’opportunités que je décortiquerai pour vous dans Matières à Profits.

  • Une nouvelle guerre froide est possible entre les Etats-Unis et la Russie : dans le cadre de leur Guerre contre la terreur, les Américains ont implanté pas moins de 19 bases dans les régions riches en pétrole entourant la Mer Caspienne, au nord de l’Afghanistan. Ces bases sont permanentes, elles ne bougeront pas… or la Russie veut elle aussi un accès libre à ces réserves. Il y a de l’électricité dans l’air — et qu’est-ce que cela sera lorsque tous ces pays commenceront à envisager sérieusement d’exploiter les réserves de pétrole qui seraient prisonnières sous les glaces du Pôle Nord !
  • On ne peut exclure une guerre ouverte avec la Chine : même avec une hausse des prix du pétrole, nous aurons toujours besoin de nos voitures, nos réfrigérateurs et nos ordinateurs. Mais il en ira de même pour les pays en voie de développement… qui sont prêts à se battre pour ce droit. Le Japon et la Chine commencent déjà se chamailler pour les droits pétroliers en Mer de Chine. Taiwan, l’Indonésie et d’autres suivront. Les pays développés ne pourront pas se contenter d’assister au spectacle. Que se passera-t-il si nous nous retrouvons en plein conflit ? Une guerre signifie une pression accrue sur le pétrole et d’autres ressources !

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SHTOCKMAN : l’aventure commence

                                                        

                                         

 

 

                                               

 

  Le 13 Juillet 2007, TOTAL a vu récompensées plus de dix années de travail avec la signature, à Moscou, d’un accord de partenariat avec GAZPROM ,la compagnie gazière russe.

  L’objet du contrat: la réalisation d’études pour le développement puis l’exploration du champ gazier géant de SHTOCKMAN, situé en mer de Barents .

  Loin d’être terminée, l’aventure ne fait que commencer : l’éloignement du gisement par rapport au littoral, près de 600 km , ainsi que son environnement " arctique" extrême, font du projet un défi technologique majeur pour TOTAL .

 Edmond Coche , spécialiste en océanographie et en météorologie à l’Exploration & Production, nous expose l’ampleur des défis qu’attendent le Groupe .

                        

                                    

 

                                              

                                      

                                      

Quels sont les caractéristiques de la zone ?    

  Shtokman se caractérise par un environnement trés sévère : le gisement  est situé à environ 900 kilomètres au nord du cercle polaire,sous 320 à 350 métres d’eau,dans une zone de la mer de Barents régulièrement prise par les  glaces  et battue par des vents violents (  comme en mer du Nord szeptentrionale,les vagues peuvent atteindre 27 m de haut ). Des champs de glace et des icebergs de près de 4 millions de tonnes peuvent y dériver, alors que la température de l’air en surface peut descendre à  – 25°C . 

                                     

Que représentent ces conditions extrêmes pour l’exploitation du gisement ?

  Travailler presque exclusivement dans le froid et la nuit va constituer un gros défi pour nos équipes.Mais la plus grande inconnue réside dans la dérive des icebergs . 

 

                                           

 

                                     

                                     

 

Pour y parer, il va falloir identifier ceux-ci à travers des campagnes aériennes, calculer leur trajectoire,pour ensuite les dévier en les remorquant. C’est une technique qu’utilisent déjà les Canadiens sur les champs de Terra Nova ou encore d’Hibernia . Au cas où ces icebergs ne pourraient être déviés , nous ferons sans doute à une plateforme déconnectable . ( La déconnection consiste à libérer la plateforme de ses ancrages et liaisons avec le fond marin pour la déplacer hors de la zone de risque ).

 

Quelles sont les autres inconnues du projet ? 

 De grandes  incertitudes subsistent concernant le climat de la zone.On constate de fortes variabilités interannuelles et interdécennales et le changement climatique,dont l’impact risque d’être beaucoup plus fort zn Arctique, ne va pas s’arranger . Y aura t’il moins de glace, plus d’icebergs, plus de tempêtes ???

 Nous manquons encore d’estimations fiables, d’où le lancement de campagnes de mesures in situ  qui vont nous permettre de mieux comprendre les processus physiques.

                                           

           Mesures de l’épaisseur des glaces et autres paramètres climatiques          

                                       EXPEDITION   TOTAL POLE AIRSHIP

Total Pole Airship : baptême du dirigeable



                    



Après la phase d’étalonnage de l’EM Bird en avril dernier qui fut couronnée de succès, le 12 octobre 2007 a lieu le baptême du dirigeable de Jean-Louis Etienne à l’aéroport de Marseille Provence.

Ce petit bijou de technologie, né en Russie, est arrivé en pièces détachées par containers le 18 septembre à Marseille. Il a été monté patiemment durant deux semaines dans le hangar Boussiron de l’aéroport par l’équipe de 7ème continent, la société de Jean-Louis Etienne, assistée par les techniciens de la compagnie russe RosAeroSystems. 

Le dirigeable de 54 m de long, 17 m de hauteur et 14 m de large, gonflé d’hélium, traversera, au Printemps 2008, le pôle Nord afin de mesurer l’épaisseur de la banquise de l’océan Arctique.

En attendant son départ pour le pôle Nord, prévu le 1er mars 2008, le dirigeable va effectuer de nombreux vols d’essais, notamment en Lorraine.

 

 

Tractactions autour du champ gazier de Shtokman
Article paru dans l’édition du 13/08/2007
Par Juliette LE DORE, doctorante à l’ULB spécialisée sur les relations UE-Russie à Bruxelles

Le feuilleton haletant entourant l’avenir du champ gazier russe de Shtokman, l’un des plus riches du monde, aurait-il enfin trouvé son épilogue ? Le 12 juillet dernier, un accord a été conclu entre le français Total et le russe Gazprom, propriétaire des réserves de Shtokman, et ce après une discussion téléphonique entre les présidents russe et français.

En lice avec l’américain ConocoPhillips et les norvégiens Norsk Hydro et Statoil – Chevron s’étant retiré de la course en mars dernier -, Total décroche, semble-t-il, le gros lot : ce champ offshore, situé à 544 km au nord de Mourmansk, renferme des réserves estimées à 3,7 milliards de mètres cube de gaz naturel. De quoi approvisionner l’UE ou la côte Est des Etats-Unis en gaz pendant sept ans.
Pourtant Total servira exclusivement, dans le cadre d’un consortium où Gazprom détiendra 75% des parts et Total 25%, à financer et à construire les infrastructures de production nécessaires à la première phase de développement de Shtokman. Gazprom gardera un contrôle exclusif sur les réserves du gisement et les destinations d’approvisionnement du gaz extrait.
Le feuilleton Shtokman a commencé en 1988, date de sa découverte. A l’époque, le ministère soviétique du pétrole et du gaz avait pour exploiter ses réserves, passé contrat avec un consortium de compagnies occidentales incluant Norsk Hydro, Conoco et trois compagnies finlandaises. Mais en 1992, Boris Elstine décide soudain de réattribuer le gisement à des compagnies russes, arguant qu’elle créeront plus d’emplois dans la région.
Le bras gazier du Kremlin
La valse autour de Shtokman a commencé. Elle durera quinze ans. Les plus grosses compagnies pétrolières du monde redoublent d’efforts pour essayer de convaincre les autorités russes de les laisser participer à l’aventure.
L’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine change la donne. Le nouveau président ne cache pas ses intentions de remettre la main sur le pétrole russe, cédé au milieu des années quatre-vingt dix à des compagnies étrangères dans des conditions qu’il juge désavantageuses. Il est vrai que les accords signés avec les compagnies occidentales à un moment où les cours du brut étaient au plus bas et où la Russie traversait une grave crise étaient loin d’être favorables aux intérêts russes.
Le Kremlin entreprend d’utiliser Gazprom, dont il détient 51% du capital, pour la reconquête de ces richesses. Début 2007, le géant gazier prend la majorité du projet Sakhaline 2 en Extrême-Orient, contre un versement de 7,5 milliards de dollars à Royal Dutch Shell – qui n’a pas vraiment eu le choix.
Fin juin, c’est la coentreprise TNK-BP qui se voit dans les mêmes circonstances obligée de céder à Gazprom sa participation dans le champ gazier sibérien de Kovytka, contre un montant compris entre 700 et 900 millions de dollars.
N’ayant pas la capacité de financer seul ces projets, Gazprom fait appel aux capitaux des compagnies occidentales mais en fixant des conditions très strictes, notamment l’impossibilité complète de mettre la main sur les richesses du sous-sol. Ainsi, à première vue, l’accord passé ne paraît pas si avantageux pour Total. La compagnie va en effet être mise sous intense pression financièrement et technologiquement pour tenir les délais que Gazprom lui imposera.
Course au pôle
Or, Shtokman constitue en effet un défi sans précédent en matière de technologie de développement de champs offshore. Le gisement se trouve loin en plein arctique, est plongé dans la nuit 6 mois par an et est soumis à des vents et à de violents courants marins qui charrient des icebergs.
Dans un contexte de compétition accru concernant les richesses du sous-sol arctique, ces difficultés sont loin de dissuader les firmes pétrolières de participer à de tels appels d’offre. Avec le réchauffement climatique qui fait fondre les glaces et permet de plus en plus le passage de tankers, la raréfaction des sources d’approvisionnements énergétiques et la découverte de la richesse souterraine arctique, c’est une véritable course au pôle qui est en train de se lancer.
Le 24 juillet 2007, les Russes ont d’ailleurs pris de l’avance en envoyant l’expédition scientifique « Arctique 2007 » vers le pôle Nord. Cette expédition est destinée à légitimer les revendications de la Russie sur plus d’un million de km2 de territoire arctique, contenant près de 25% des réserves de gaz mondiales. Total, en participant à l’aventure de Shtokman, devient pionnier dans une technologie qui va s’avérer très utile par la suite dans cette région.
Froid russo-américain
Pourquoi le contrat a-t-il échappé aux compagnies américaines longtemps favorites ? Le marché devait théoriquement se conclure lors du G8 de 2006 à Saint-Pétersbourg, l’adhésion russe à l’OMC étant dans l’autre plateau de la balance. Shtokman devait être attribué aux Américains en échange de la signature d’un traité commercial bilatéral, dernière étape avant l’adhésion à l’OMC. Après d’intenses négociations, les parties n’étant pas parvenues à un accord, les Etats-Unis sont repartis de Saint-Pétersbourg sans permettre au président russe d’apposer l’adhésion de la Russie à l’OMC à son palmarès.
Le refroidissement général des relations américano-russes, sur fond de bouclier antimissile, de diatribe antiaméricaine de M. Poutine à Munich et du Kosovo, n’a fait que dissiper un peu plus les chances américaines non seulement de participer au développement de Shtokman, mais aussi de bénéficier de son approvisionnement. A l’image des Etats-Unis, la France et l’Europe n’ont pas ménagé leur peine pour remporter le contrat. Le 26 septembre 2006, M. Poutine était invité, avec la chancelière allemande Angela Merkel à un sommet France-Allemagne-Russie organisé à Compiègne à l’initiative de Jacques Chirac. M. Poutine avait annoncé considérer la réorientation d’une partie des réserves de Shtokman vers l’Europe plutôt que vers les Etats-Unis. La veille, Jacques Chirac avait décerné à Vladimir Poutine les insignes de la Grand-Croix de la Légion d’honneur

 

Shtokman pourrait être trop gros pour Gazprom

 

 MOSCOU/LONDRES (Reuters) – Le monopole gazier russe Gazprom pourrait avoir des difficultés à exploiter seul le gisement géant de Shtokman, après avoir écarté des partenaires étrangers, estiment des analystes du secteur.

Gazprom a mis fin à des années de négociations en annonçant lundi qu’il ne recherchait plus de groupes étrangers pour développer ce projet de 20 milliards de dollars, le plus grand gisement gazier mondial inexploité, qui présente de nombreux défis techniques.

Cinq partenaires potentiels avaient été préselectionnés cet été : le français Total, les américains Chevron et ConocoPhillips et les norvégiens Statoil et Norsk Hydro.

Total a indiqué mardi ne pas avoir été informé de cette décision. "Nous n’avons pas été informés de la décision de Gazprom. Il est donc trop tôt pour réagir", a déclaré une porte-parole du groupe pétrolier français.

Le président russe Vladimir Poutine a cependant rouvert un peu la porte mardi en assurant que Moscou n’excluait pas d’inviter des firmes étrangères à participer à divers aspects du projet. "La Russie a décidé de développer ce gisement de façon indépendante. Nous serons le seul exploitant du sous-sol et propriétaire du gisement, mais nous n’excluons pas d’inviter des sociétés étrangères pour travailler en commun sur le développement, assurer une partie du processus de liquéfaction ou encore participer à la distribution dans des pays tiers", a-t-il déclaré après un entretien avec la chancelière allemande Angela Merkel.

UNE DECISION QUI ARRANGE L’ALLEMAGNE

La décision de lundi pourrait profiter à Berlin car Gazprom prévoit d’expédier le gaz de Shtokman à travers un nouvel gazoduc, Nord Stream, passant par l’Allemagne et réalisé par un groupe dirigé par le prédécesseur d’Angela Merkel, Gerhard Schröder.

Gazprom a décidé de destiner la production de Shtokman à l’Europe et non plus aux Etats-Unis comme initialement prévu.

Le géant russe, premier producteur mondial de gaz et fournisseur du quart des besoins de l’Europe, négociait depuis des années avec les firmes occidentales susceptibles de lui apporter des technologies pour pomper le gisement dans la mer de Barents et liquéfier le gaz en vue de son transport.

Selon l’analyste Adam Landes, de Renaissance Capital, "Gazprom doit encore convaincre qui ce projet fonctionne réellement sur le plan économique". "La technologie, l’investissement et les risques de calendrier sont extraordinaires. Sans partenaires avec le savoir-faire technologique, nous pensons que c’est deux fois plus risqué", ajoute-t-il.

Les analystes estiment aussi que la structure envisagée pour Shtokman, un accord de partage de production, avait peu de chance de rencontrer les faveurs du Kremlin alors que d’autres accords de ce type subissent des pressions de la part de responsables russes.

Cette décision fait suite au tollé diplomatique suscité par les pressions exercées par Moscou sur Royal Dutch Shell, Exxon Mobil et BP pour qu’ils acceptent des termes moins favorables, ou même cèdent le contrôle de projets dans l’île de Sakhaline en Extrême-Orient, après une baisse des recettes de ces gisements pour Moscou et des dépassements budgétaires.

Les accords de ce type ne relèvent du régime fiscal russe, limitent le contrôle du gouvernement sur l’utilisation du gisement et font peser la plupart des risques financiers sur le détenteur des ressources plutôt que sur les groupes les exploitant.

DES DEFIS ENORMES

Les énormes défis posés par Shtokman – qui est hors de portée d’hélicoptère dans une mer Arctique agitée – pourraient signifier que les cinq groupes étrangers présélectionnés s’en sont tirés à bon compte.

"Les partenaires potentiels, dont Norsk Hydro, Statoil et Total, auraient été confrontés aux risques importants du projet et à un contexte d’investissement détérioré pour les compagnies pétrolières étrangères en Russie", écrivent les analystes d’ABN Amro à leurs clients.

Stephen O’Sullivan, analyste chez Deutsche UFG, estime que la valeur nette actuelle de Shtokman n’est que de six milliards de dollars et que la volte-face de Gazprom ne changera la vie d’aucun de ces groupes.

Un banquier qui a conseillé un de ces groupes étrangers sur Shtokman a déclaré que le projet de Gazprom de lancer la production autour de 2011 relevait du "rêve".

Un responsable d’un des cinq groupes présélectionnés a lui estimé que même avec l’aide de groupes occidentaux, Shtokman ne devrait pas commencer à être productif avant 2013.

Les grands gagnants de la nouvelle stratégie concernant le gisement pourraient être les groupes indépendants d’exploitation et d’ingénierie que Gazprom prévoit à présent d’engager, sans participation capitalistique dans le projet, estime Merrill Lynch dans une note à ses clients.

Le gisement de Shtokman contient assez de gaz pour fournir plus d’une année de la consommation mondiale. Situé sous la mer de Barents, à 550 km de la Russie et de la Norvège, il renferme 3.700 milliards de mètres cubes de gaz.

Découvert en 1988, Shtokman devait commencer à produire du gaz dès 2000 mais est resté depuis à l’état de projet.

KURDISTAN ( ce n’est pas la joie !!! )

1999 : Ordre de mission : Kirkouk  !!  ( en moi même  que vas tu aller faire dans cette galère !! )  ; un puits en feu :  un puits  dévié à 1500 m du puits éruptif est en cours de forage pour aller diriger le train de tiges vers le tubage du premier en injectant une boue lourde et du laitier (ciment ) au niveau du réservoir pour  arréter l’éruption et le feu   ; on y est arrivé  .  Combien vous m’augmentez ??   la réponse :  Tu plaisantes j’espère !!

 Je ne suis pas étonné avec du recul d’avoir eu un malaise Juillet 2000 et me fracturer le crâne !! …. coma …trépanation … et maintenant  reste de séquelles ( vertiges )  .

  Des contacts de travail  :  AUCUN  !!

 

Le pétrole kurde, pomme de discorde en Irak

Le gouvernement autonome kurde signe de nouveaux contrats pétroliers.

Les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien ont approuvé la signature de quatre nouveaux contrats pétroliers dans cette partie du nord de l’Irak, au risque de précipiter une crise avec le gouvernement de Baghdad qui a déjà jugé un premier contrat illégal, a rapporté l’AFP.

 

« Le Conseil régional kurde du pétrole et du gaz a approuvé quatre contrats de production pétrolière et deux projets de raffinerie dans la région du Kurdistan », a annoncé hier dans un communiqué le ministère des Ressources naturelles du gouvernement autonome kurde. Un premier contrat de partage de production a été signé avec Heritage Energy Middle East Limited, filiale du groupe canadien Heritage Oil and Gas.

Le second contrat a été attribué à Perenco S.A., filiale du groupe franco-britannique du même nom. « La signature de deux prochains contrats PSCs avec des compagnies internationales expérimentées suivra très prochainement », selon le ministère kurde des Ressources naturelles. Les investissements nécessaires à la réalisation de ces quatre contrats et de deux raffineries sont d’environ 800 millions de dollars.

Tensions inutiles

Début septembre, les autorités du Kurdistan autonome avaient déjà annoncé la signature d’un contrat avec une filiale locale des compagnies américaines Hunt Oil Company et Impulse Energy Corporation (IEC), pour l’exploration de champs pétroliers dans la province kurde de Dahouk. Il s’agissait du premier contrat signé par le gouvernement kurde après l’adoption début août par le Parlement régional d’une nouvelle législation sur le pétrole et le gaz.

L’ambassade des Etats-Unis a critiqué ce premier accord qui a créé, selon elle, des « tensions inutiles » avec le gouvernement irakien. Le ministre irakien du Pétrole Hussein Chahristani a par la suite jugé ce contrat « illégal », suscitant le vif mécontentement des responsables kurdes.

Le Parlement irakien doit examiner par ailleurs un projet de loi controversé sur le pétrole, déjà approuvé en juillet par le gouvernement. Considérée par Washington comme un point essentiel pour la réconciliation nationale en Irak, cette loi vise à partager équitablement les revenus du pétrole entre les 18 provinces et à faciliter les investissements étrangers.

Elle constitue un dossier des plus sensibles dans ce pays qui abrite les troisièmes réserves mondiales d’or noir. Le gouvernement du Kurdistan irakien est hostile à ce projet de loi depuis qu’un amendement y a été ajouté « stipulant que les contrats d’exploration de pétrole seront du ressort du gouvernement central ». L’exécutif kurde y voit une perte de ses prérogatives et une menace à ses intérêts.

Aucune date n’a été fixée pour la discussion par le Parlement de cette loi qui doit mettre fin à la confusion sur les conditions juridiques et politiques de l’exploitation des ressources en hydrocarbures, secteur-clé de l’économie. En attendant la ratification de la nouvelle législation, la loi ancienne demeure en vigueur, mais ne permet pas la signature de nouveaux contrats, puisqu’elle prévoit, elle aussi, leur ratification par les députés.

Les grandes compagnies internationales comme BP, Shell, Total et Chevron sont toujours en position d’attente. Mais, au Kurdistan, les investisseurs de second rang se sont mobilisés, en profitant de la sécurité régnant dans cette région.

 

Le Kurdistan («le pays des Kurdes») est une région de montagnes et de hauts plateaux d’Asie centrale, dont la majeure partie se trouve en Turquie, en Irak et en Iran, mais également en Syrie. Le Kurdistan s’étend sur quelque 350 000 km², de la Turquie à l’ouest jusqu’en Iran (golfe Persique) en passant par l’Irak et la Syrie, avec quelques îlots en Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Kirghizie et Kazakhstan. 

                                

 

                            

Les Kurdes constituent une minorité ethnique d’environ 30 millions de personnes vivant depuis des siècles dans cette région du Kurdistan; ils n’ont pas d’État à eux. Bien qu’ils soient de confession musulmane (de rite sunnite), ils ne sont pas arabophones, mais d’origine aryenne, et parlent le kurde, une langue indo-iranienne de la famille indo-européenne. Les combattants pour l’indépendance kurde sont appelés Pershmegas, c’est-à-dire «ceux qui font face à la mort».  Pour ce qui est de l’écriture, les Kurdes de Géorgie et d’Arménie écrivent leur langue en alphabet cyrillique, ceux de Turquie en alphabet latin, ceux d’Irak, d’Iran et de Syrie en alphabet arabe ou arabo-persan. Les communautés kurdes sont davantage unifiées par la religion, car ils sont presque tous musulmans sunnites.

Répartition géographique de la population kurde en 2000 (hors diaspora)

États
Nombre d’habitants
Nombre de Kurdes
Pourcentage de Kurdes

Turquie
65 900 000
19 000 000
28,83 %

Iran
73 900 000
8 400 000
11,37 %

Iraq
22 600 000
5 600 000
24,78 %

Syrie
17 200 000
1 600 000
9,30 %

CIS
500 000

Total
35 100 000

 

Répartition géographique des Kurdes

Zones géographiques ; Superficie en km² ;Pourcentage du Kurdistan ; Pourcentage du pays de rattachement

Kurdistan du Nord (Turquie)
210 000
41,7 %
26,9 %

Kurdistan oriental (Iran)
195 000
38,7 %
11,8 %

Kurdistan du Sud (Irak)
83 000
16,5 % 
18,8 %

Kurdistan occidental (Syrie)
15 000
2,9 %
8,1 %

Grand Kurdistan
503 000
100 %

 

L’existence d’un peuple connus sous le nom de  «Kardaka», «Kurtie» ou «Guti» est attestée par des inscriptions sumériennes datant de 2000 ans avant notre ère, ainsi que dans les premières inscriptions assyriennes du XIe siècle. En somme, les Kurdes sont présents au Kurdistan depuis plusieurs milliers d’années. Les origines du peuple kurde remontent donc à l’histoire de touts les peuples indo-européens qui ont émigré au Kurdistan et se sont mêlés aux premiers habitants de la région.

                                           ———————————————-

Heritage Oil va partager l’extraction du pétrole, au Kurdistan irakien

mardi 2 oct, 17 h 40

La Presse Canadienne

 

CALGARY – La société Heritage Oil a fait part, mardi, d’une entente avec le gouvernement de la région du Kurdistan, en Irak, pour partager la production de pétrole et ajouté qu’elle souhaite participer à la construction d’une raffinerie dans ce territoire.

Pour près de 40 millions $ US, Heritage a obtenu cet accord de co-exploitation du secteur Miran Block, dans le sud-ouest du Kurdistan. La société d’hydrocarbures de Calgary devient aussi partenaire à 50-50 du gouvernement, dans un projet de raffinerie pouvant traiter 20 000 barils d’or noir par jour.

Les opérations de la raffinerie pourraient débuter d’ici deux ans.

   Enfin  laissez les  s’entendre avec leurs frères irakiens ; ce n’est pas pour demain !   avant d’envoyer vos ingénieurs au casse-pipe !! 

L’entente portant sur 1015 km carrés englobe aussi le très vaste gisement Miran, dont le potentiel est évalué à plus d’un milliard de barils de pétrole.

Heritage a précisé que son implication financière dans le projet Miran est de moins de 40 millions $ US pour le premier bloc de cinq ans, auquel pourront être greffées deux années supplémentaires.

Le chef de la direction de la compagnie, Tony Buckingham, affirme qu’Heritage est parmi les premières entreprises internationales à obtenir un permis d’exploitation dans la région du Kurdistan, après l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur l’énergie en août dernier.

"Nous considérons que ce permis est parmi les plus (prometteurs) dans cette région sous-explorée, avec un potentiel de plusieurs milliards de barils, a-t-il dit. Ce permis peut devenir un actif de classe mondiale qui générera un rendement important pour les actionnaires de Heritage."

Heritage est une entreprise internationale d’hydrocarbures. Son portefeuille comprend des propriétés à Oman et en Russie, ainsi que des projets d’exploration en Ouganda et au Congo.

Mardi à Toronto, le titre Heritage s’est apprécié de 3,70 $ pour terminer à 51,30 $.

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La "sale guerre" du Kurdistan racontée par les Soldats turcs…

Peu de guerres se sont poursuivies pendant quinze ans dans un tel secret. Les zones de combats de l’Est de la Turquie — le mot “Kurdistan” est hors la loi — étaient interdites à la presse étrangère. Et même la presse turque n’avait droit qu’à des visites cornaquées par des officiers des services spéciaux de l’armée turque. Seuls les porte-parole officiels des forces armées avaient le droit de faire des déclarations.

Le mot "guerre" est proscrit

Pour les autorités turques il s’agissait d’une opération des forces de l’ordre contre des terroristes manipulés de l’extérieur — en voie de liquidation depuis que leur chef, Abdoulla Ocalan, a été capturé au Kenya, jugé, et condamné à mort. Le mot “guerre” est proscrit. Même si ce conflit a fait près de 40.000 morts. Employer le mot “guerre”, c’est reconnaître que les adversaires contre lesquels on se bat sont en quelque sorte sur un pied d’égalité. Mais pour les autorités turques, il n’y a ni guerre contre une puissance étrangère, ni une guerre civile — ce serait reconnaître l’existence d’un peuple kurde. Les autorités turques poussent le paradoxe jusqu’à empêcher la création d’associations d’anciens combattants — puisqu’il n’y a pas de guerre, il n’y a pas d’anciens combattants. Les anciens de la guerre de Corée (1953) ou de l’intervention à Chypre (1974) peuvent se regrouper dans des associations, mais pas ceux qui sont allés se battre “à l’Est”.

Depuis le début du conflit, en août 1984, près de deux millions et demi de jeunes appelés du contingent, âgés d’une vingtaine d’année, ont été envoyés se battre contre le PKK. Que pensent de cette guerre cachée ces jeunes, pour la plupart des villageois ou des citadins issus des bidonvilles des grandes métropoles de l’ouest de la Turquie, qui y découvrent les Kurdes, et parfois la mort? La censure est totale. 

C’est une journaliste turque, Nadire Mater, qui a eu l’idée de les interroger après leur service militaire, quand ils sont redevenus civils et sont donc libres de parler. Nadire Mater a publié les récits de 42 anciens soldats ou officiers, originaires de toutes les parties de la Turquie, qui ont fait leur service “à l’Est” entre 1984, le début de la lutte armée du PKK, et 1998, quand Abdoulla Ocalan commence la cavale tragique qui le conduira dans une prison turque. Son livre, “Mehmedin, les soldats qui se sont battus dans le sud-est parlent”, est un document explosif, qui a été tiré à 14.000 exemplaires avant d’être interdit. Poursuivie pour “insulte” à l’honneur de l’armée, et risquant, selon l’article 159 du code pénal turc, d’être condamnée à 6 ans de prison, Nadire Mater a finalement été acquittée.

Qu’a-t-elle donc révélé? Qu’ont dit ces anciens militaires?

“Tout d’abord, dit Nadire Mater, cette guerre est une guerre des pauvres: le fils de Tansu Ciller, ancien premier ministre, ou celui de Dogan Gures, ancien chef d’état-major, ne font pas leur service à l’Est. Les gosses de riches se débrouillent, ils poursuivent leurs études pendant des années, ou ils vont chez un médecin auquel ils achètent un certificat  d’inaptitude, ou bien ils partent à l’étranger, et rachètent leur exemption”.

“Quand les appelés partent là-bas, ils ne se posent pas de questions: c’est leur devoir, ils le feront. Et puis, peu à peu, ils voient des choses, ils ressentent diverses émotions, et ils commencent à se poser des questions. La plupart du temps, ils sont assez confus: dans une même phrase ils critiquent l’armée, puis ils font son éloge. Ils s’en prennent au PKK, et comprennent ses raisons de se battre. Certains emploient le mot de “terreur”, d’autres parlent de “guerre”.

Faut-il parler de “guerre sale”? “C’est le moment le plus délicat de l’interview, raconte Nadire Mater. Quelque fois ils étaient très mal à l’aise, et je ne pouvais pas poser de questions. Ils racontent comment ils se battent, comment leurs amis sont morts à côté d’eux. Avec le temps certains se demandent si c’est bien de tuer des gens. Un membre des équipes spéciales m’a raconté qu’ils filment ce qu’ils font… Il a vu l’un d’eux couper les oreilles d’un combattant du PKK, les mettre dans un verre de coca-cola: l’acidité du coca fait pourrir la chair, et ils gardent le cartilage comme porte-clés. Cela m’a été raconté par un soldat originaire de la Mer Noire”…

Ce que révèle aussi le livre de Nadire Mater, c’est à quel point ces jeunes soldats sont traumatisés par cette expérience. Certains mettent des mois à s’en remettre, ne pouvant pas dormir normalement après leur retour à la vie civile: beaucoup ont un rythme du sommeil inversé, et dorment le jour… D’autres se livrent à des actes criminels.

Finalement, cette guerre cachée qui faisait rage dans l’Est de la Turquie — chaque semaine, les autorités turques annoncaient la mort d’une dizaine de combattants du PKK, et de deux ou trois soldats turcs — était aussi une guerre aveugle. Les simples soldats, si l’on croit leurs récits, ne voient pas grand chose: ils montent la garde, comme sentinelles, dans des fortins, ou le long des routes, ou dans la montagne. Ou ils empêchent les combattants du PKK de s’enfuir quand les commandos “nettoient” un secteur. La plupart du temps ces opérations se déroulent de nuit — et quand soudain des combats font rage, c’est dans l’obscurité, et la plupart du temps ils ne savent pas d’où vient le coup de feu qui emporte un de leurs amis. Ils ne voient pratiquement jamais face à face ces ennemis contre lesquels ils se battent — ces “terroristes” du PKK, à moins, se demandent certains, que ce ne soit des “combattants de la liberté” — mais parfois ils en voient les cadavres, et, rarement, les blessés, ou les prisonniers. C’est une guerre où l’on fait peu de prisonniers — la consigne est de tirer jusqu’au bout. La vraie guerre, la sale guerre, elle est faite par les commandos; et le sale boulot — les interrogatoires, la torture —  par les “équipes spéciales”, des équipes de policiers dépendant du ministère de l’intérieur, spécialement entraînés pour la contre-guerilla, souvent en civil, cagoulés.  

Les soldats ne tirent jamais dans le dos des combattants du PKK…

Nous avons pu retrouver plusieurs soldats qui ont fait leur service militaire “à l’Est”. Pour des raisons de sécurité, ce ne sont pas ceux qui ont été interviewés par Nadire Mater, et leurs prénoms ont été changés… Ils racontent à leur façon, la guerre du Kurdistan. Certains, sympathisants ou militants des Loups Gris, l’extrême-droite ultranationaliste turque, n’ont pas d’états d’âme sur les motivations qui les poussent à aller se battre à l’Est. Mais ils mentent effrontément à des journalistes français soupçonnés d’avoir une sympathie illimitée pour la cause du PKK, pour les Arméniens, et pour tous les ennemis de la Turquie…. Notamment Ahmet, qui affirme que les militaires “ne tirent jamais dans le dos des combattants du PKK” et que la première chose qu’ils font, quand ils en capturent vivants, c’est de leur “donner à boire et à manger sur leurs rations”! Mais ces mensonges évidents sont révélateurs, eux aussi, de cette sale guerre du Kurdistan. Aucun d’entre eux n’a osé nous dire qu’il avait commis une de ces violations des Droits de l’Homme si fréquentes dans ce conflit: torture, mutilations, etc. Certains en ont entendu parler, d’autres en ont vu, mais aucun n’a osé avoué l’avoir fait lui même: crainte de représailles des autorités militaires? crainte d’être jugé par leur entourage si jamais cet article est lu chez eux? remords tardifs? Tout cela se mêle sans doute.

Dernière révélation, enfin, de cette enquête: l’armée turque n’hésite pas à envoyer sur le front de l’Est de nombreux jeunes soldats d’origine kurde, avec le secret espoir, sans doute, de les “casser”, d’en faire, comme le raconte Gures, de “bons Turcs”… Un espoir manifestement déçu.

Il y a aujourd’hui en Turquie plus de 400.000 insoumis — des jeunes Turcs qui ne se sont pas présentés à la caserne le jour où ils y ont été appelés — pour la plupart parce qu’ils ne veulent pas se battre au Kurdistan. Le statut d’objecteur de conscience n’existe pas en Turquie; et les responsables des organisations qui soutiennent les insoumis et les déserteurs, comme “Initiative Anti-Militariste”, une petite organisation d’anarchistes aussi hostiles au PKK qu’à l’armée turque, sont condamnés à des peines de plusieurs mois de prison… avant d’être envoyés faire leur service militaire…

  • Ahmet

Ahmet a fait son service militaire en janvier 1997 dans la région de Van. Affecté au service pharmaceutique d’une division basée à Tatvan, il n’a pas participé personnellement à des opérations contre le PKK, mais son travail lui a permis de recueillir de nombreux témoignages  de blessés soignés dans l’hôpital militaire où il travaillait: “Souvent un hélicoptère amenait des morts et des blessés. Quand j’étais de garde la nuit, je pouvais parler avec les blessés; ils me racontaient leur vie; ils me disaient à quel endroit l’opération avait eu lieu, combien de morts et de blessés il y avait eu. Je prenais des notes: le 30 mars 1997, l’hélicoptère a apporté cinq blessés, dont un officier gravement blessé à la tête, qui est mort de ses blessures. Les blessés demandaient des poudres contre les puces et les poux car en opération ils ne pouvaient pas se laver et ils en étaient infestés. Ils souffraient souvent de problèmes psychologiques: ils parlaient des mauvais traitements qu’ils avaient fait subir aux combattants du PKK qu’ils avaient capturés, qu’ils frappaient sur leurs blessures; et des photos des terroristes tués qu’ils avaient prises. Jusqu’au jour où l’armée a interdit ces photos”…

“Une fois deux combattants du PKK gravement blessés ont été capturés encore vivants; l’un d’eux était originaire de Tatvan, l’autre de Syrie; on a coupé leurs oreilles, et leurs corps ont été exposés: toute la division est allée voir leurs corps, mais pas moi. Certains disaient que c’était une bonne chose qu’ils aient été tués; d’autres étaient choqués.

“Un officier m’a dit un jour: “Nous devons faire comme si nous, les Turcs, et eux, les Kurdes, nous nous aimons. Mais en fait nous ne nous aimons pas. Et peut-être que dans dix ans cet endroit ne sera plus une ville turque”.

  • Bulent

Bulent — nous ne savons pas son vrai prénom — Bulent est un personnage plutôt inquiétant; âgé de 33 ans, plein de tics, terriblement nerveux, il ne tient pas en place; il dit souffrir d’une sciatique à la suite des nombreux sauts au sol qu’il a faits à partir d’hélicoptères, mais sa nervosité explique sans doute le fait qu’il ne puisse rester deux minutes dans la même position… Franchement, Bulent n’est pas le genre de personnage qu’une femme souhaite rencontrer à minuit au coin d’une ruelle obscure. Mais rencontré par hasard dans un magasin du quartier touristique de SultanAhmet à Istabul, il accepte de raconter sa guerre.

Incorporé en mars 1997, il a suivi une période d’entraînement de trois mois dans les commandos à Foca. Entraînement classique: beaucoup d’exercices physiques, du maniement d’armes, des marches pendant une semaine en montagne, avec un gros sac à dos, un fusil… Après ses classes, Bulent tire au sort à la lotterie — et gagne…  une affectation à Eruh, dans un secteur très “chaud” en plein coeur du Kurdistan (les Turcs n’emploient jamais ce mot, mais parlent du “sud est”). “J’étais content, affirme Bulent; je voulais aller à l’Est, je voulais défendre mon pays contre les terroristes du PKK qui attaquent les villages, tuent les bébés; pour moi c’était un combat sacré!”

Bulent affirme ne jamais avoir vu ses camarades infliger de mauvais traitements aux combattants du PKK: “Quelque fois, des terroristes du PKK se rendent; ils sont couverts de puces, ils sentent très mauvais; nous les emmenons à la base et nous ne les battons pas… Les interrogatoires, cela, c’est le rôle des officiers: je ne vous dirai rien à ce sujet… Une fois j’ai perdu six amis qui roulaient dans une Unimog et ont sauté sur une mine, juste à la sortie d’Eruh”.

“Nous avons lancé une opération, avec cinq sections de commandos, juste avant la tombée de la nuit. En face de nous il y avait une groupe d’une vingtaine de combattants du PKK; on pouvait les entendre parler sur leurs radios quand nous allions sur leur fréquence. Nous leur avons dit de venir déposer leurs armes et de se rendre. Ils ont répondu en tirant: Nous leur donnions des roses, ils nous renvoyaient des balles. Nous nous sommes battus jusqu’à 4 heures du matin; à l’aube, les hélicoptères sont venus. Finalement nous en avons tué onze, dont deux femmes. Nous avons fait une prisonnière, une femme, blessée à la jambe. Nous n’avons pas le droit de leur tirer dans le dos quand ils se sauvent, ce n’est pas correct. Quand des terroristes sont blessés, nous leur donnons immédiatement à boire et à manger — sur nos rations; notre médecin les soigne et les envoie à l’hôpital”.

Envoyé successivement en opération à Hakkari, Ozalp, Muradiya, et deux fois au Kurdistan Irakien, Bulent a participé à Muradiya à une opération particulièrement meurtrière au cours de laquelle il a perdu douze camarades:

“les habitants d’un village nous ont téléphoné à la tombée de la nuit pour nous avertir que cinq ou six combattants du PKK étaient venus chercher des vivres. Nous sommes partis, trois sections dans trois Unimog. Et nous sommes tombés dans une embuscade: cinquante à soixante partisans du PKK nous attendaient, ils étaient armés de Kalachnikovs, de roquettes; c’était un enfer, sans possibilité de faire retraite. J’étais dans le premier véhicule; nous avons perdu tout de suite presque toute une section. Il était 19 h 30. Des hélicoptères Apache sont arrivés immédiatement, et ils ont lancé des bombes éclairantes… Quand quelque chose de pareil arrive, quand vous voyez vos amis morts, vos yeux se remplissent de sang, on n’a plus de cerveau, on ne pense plus à rien”. Bulent s’interrompt un instant, nous regarde, et conclut: “Je me suis senti coupable, j’aurais voulu être mort à la place de mes amis”.

Bulent raconte aussi une de ses deux opérations en Irak: elle a duré quelques jours, mais des jours qui ont été très longs. C’était une grosse opération, à laquelle ont participé des F-16 de l’aviation turque, des chars, et des troupes d’infanterie. L’objectif était une base du PKK au sommet d’une montagne.

“C’était une immense base, avec des dépots souterrains de vivres, d’armes et de munitions; Apo (Abdoulla Ocalan) avait dit que l’armée turque pouvait aller partout, mais qu’elle n’arriverait jamais jusqu’à cette base. Et bien nous l’avons fait, mais quand nous y sommes arrivés, le PKK n’était plus là: ils étaient tous partis en Iran. Comment ont-ils su que nous arrivions? Nous n’en savons rien, mais la géographie les avantage terriblement, avec des frontières communes avec l’Iran, la Syrie…Il n’y a pas eu de combats, mais nous avons perdu beaucoup de soldats, à cause des mines, des mines en plastique italiennes”.

Turc, mais originaire du Kurdistan, Bulent a des idées assez précises sur les causes de ce conflit: “Ma famille était très pauvre: quand j’étais gamin j’ai vendu des cartes postales aux touristes dans la rue: c’est comme cela que j’ai appris l’anglais; aujourd’hui je suis un simple employé dans ce magasin, et je suis payé uniquement à la commission.

Ma dernière vente date de trois semaines!

Les causes de ce conflit? “C’est économique. Si l’argent était partagé équitablement, si nous avions une bonne sécurité sociale… nous n’aurions pas ce conflit. Le gouvernement est responsable: l’éducation, c’est très important; on ne peut pas laver le cerveau de quelqu’un qui a été éduqué. La plupart de ces gens sont des victimes; quelques uns sont des terroristes. Ils ont des chefs de groupes qui sont instruits,qui sont vraiment intelligents… Pourquoi l’Est de la Turquie est-il si pauvre? Vous devriez poser cette question aux politiciens; nous n’avons pas les politiciens qu’il faut. Le gouvernement ne peut rien faire”.

Finalement, interrogé sur son retour à la vie civile, Bulent reconnaît volontiers que cela n’a pas été facile:

 “Il m’a fallu quelques mois pour me réadapter à la vie civile; je faisais des rêves, des cauchemars, je me réveillais en sursaut, en criant. Je me souvenais de choses pénibles, je voyais du sang, je perdais des amis.  C’est difficile d’oublier tout ce que j’ai vu. On partage pendant quinze mois le même destin, la même nourriture, la même gamelle, et à cause d’une seule balle, il y en a un qui meurt à côté de vous: ce n’est pas facile. Quand nous étions au repos, à la base, nous prenions des photos de groupes, en rigolant, en lançant nos casquettes en l’air… Je ne les montre à personne, même pas à ma famille: quand je parle de tout cela, c’est comme si mes camarades mouraient une nouvelle fois. Je suis allé voir un psychiâtre, mais…

 

BAGDAD (AFP) – 24/10/07 09:03

Rebelles kurdes: face à la pression turque, l’Irak interdit au PKK d’opérer sur son sol

 

L’Irak a interdit mardi les activités sur son sol du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’occasion de la visite d’un émissaire de la Turquie, pays qui a maintenu la pression sur les rebelles kurdes en évoquant la possibilité d’une action militaire "à tout moment".
"Le PKK est une organisation terroriste et nous avons pris la décision de fermer ses bureaux et de lui interdire d’opérer sur le sol irakien", a annoncé M. Maliki dans un communiqué, à l’issue d’un entretien avec le ministre turc des Affaires étrangères, Ali Babacan.
"Nous concentrons tous nos efforts pour éliminer ses activités terroristes qui menacent l’Irak et la Turquie", a-t-il ajouté, signalant "ne pas vouloir qu’une organisation terroriste utilise le sol irakien comme base et vienne "dégrader les relations avec le voisin" turc.
Le chef de la diplomatie turque, dépêché à Bagdad, avait auparavant rejeté l’offre de cessez-le-feu conditionnel faite la veille par le PKK.
La visite de M. Babacan intervient alors que la Turquie a menacé de conduire des incursions militaires, autorisées le 17 octobre par le Parlement turc, dans le Kurdistan irakien frontalier. Le PKK y est toléré par les autorités locales irakiennes kurdes et c’est de là que les séparatistes ont lancé leur dernière attaque en territoire turc dimanche.
Cette tension inquiète les Etats-Unis qui craignent qu’une telle intervention ne déséquilibre une des rares régions d’Irak relativement épargnée par la violence. Washington a appelé Bagdad à prendre "des mesures immédiates" pour donner un coup d’arrêt aux opérations des rebelles.
A Bagdad, Ali Babacan a prôné "la politique, le dialogue, la diplomatie, la culture et l’économie" pour régler la crise, assurant lui aussi refuser de "sacrifier nos relations culturelles et économiques avec notre voisin".
Mais il a rejeté l’offre du PKK qui s’est dit prêt sous conditions à observer un cessez-le-feu, estimant que cette question concernait "deux pays, deux armées, et pas une organisation terroriste".
A Londres, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a de son côté maintenu la pression sur le PKK, indiquant qu’une éventuelle intervention militaire turque en Irak ne viserait certes que les positions des séparatistes kurdes mais pouvait intervenir "à n’importe quel moment".
Ankara a demandé à Bagdad d’agir pour empêcher que le PKK ne lance des opérations à partir du Kurdistan irakien, mais l’armée irakienne n’est pas déployée dans cette région sous contrôle des autorités régionales kurdes.
Les tentatives de compromis suivent une embuscade du PKK dimanche près de la frontière irako-turque dans laquelle 12 soldats turcs ont été tués, et huit faits prisonniers, augmentant la crainte d’une riposte turque.
Mardi en Turquie, des dizaines de milliers de personnes en colère ont assisté aux obsèques des soldats tués.
La veille, le président américain George W. Bush avait assuré à son homologue turc Abdullah Gül de la coopération de Washington pour combattre le PKK. L’éventualité d’une opération militaire conjointe de la Turquie et des Etats-Unis contre les repaires du PKK a même été évoquée par Ankara.
Selon le quotidien Chicago Tribune citant de hauts responsables américains, les Etats-Unis pourraient envisager des frappes aériennes contre le PKK pour éviter toute intervention turque. "Nous travaillons à trouver une solution diplomatique", a toutefois rétorqué un porte-parole de la Maison Blanche.
Le PKK, créé en 1978, a lancé en 1984 sa lutte armée pour la création d’un Etat kurde indépendant dans le Sud-Est anatolien. Il a intensifié ses opérations après avoir mis fin en 2006 à une trêve unilatérale. Selon un bilan officiel, les violences liées au conflit ont fait plus de 37.000 morts. Il est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l’Union Européenne

L’observation des cuttings ( âge géologique;pétrole,etc)

La plupart des forages broient la roche en "cuttings" qui sont analysés  et collés sur des lames minces pour observer les fossiles  ( nombreux en sédimentation rapide, pour dater les couches traversées par le trépan de forage . 

On échantillonne tous les déblais récoltés sur les tamis vibrants  . 

                                                      

                          cuttings  ensachés( tous les pieds ou tous les métres)

                          

Approche préliminaire de la géologie pétrolière, exploration et production.

GEOLOGIE du PETROLE

Le charbon et le pétrole sont des roches sédimentaires biogéniques.

Le charbon est d’origine plutôt végétale et il ne s’est formé que dans la seconde moitié du carbonifère (le houiller). Le carbonifère inf (conglomérat dans les Alpes) est stérile.

Pour qu’il y ait formation de charbon, il faut des apports végétaux importants et des éléments détritiques pour recouvrir rapidement ces déchets dans un climat équatorial ou tropical humide. Les dépôts de charbon sont liés aux vestiges hercyniens : Appalaches, Oural, Massif central, Ardennes. Le charbon est de formation lacustre plutôt que maritime.

Toutes les périodes ont été plus ou moins favorables à la formation de pétrole. Il faut une quantité suffisante de matière organique qui en général se dépose dans les mers. Le pétrole lacustre est rare.

L’histoire d’un gisement pétrolier est complexe dans le temps et dans l’espace car il y a migration du pétrole.

 

                                        

L’enfouissement selon les régions doit atteindre de 1 à 10km mais surtout la température atteinte doit être restée dans la fenêtre à huile. L’histoire d’un champ de pétrole s’étale sur 5 à 400Ma.

1 – dépôt de matières organiques dans un bassin sédimentaire.

2 – Maturation de ce dépôt pour former du kérogène au sein d’une roche pétrolifère appelée roche mère. Il est nécessaire que l’enfouissement permette d’atteindre une température suffisante mais pas trop élevée (entre 65,5 et 150°C). Il y a beaucoup de roches mères dans la terre mais l’extraction du pétrole en est difficile car il y est très dispersé. La maturation par échauffement jusqu’à une température comprise dans la fenêtre à huile peut se faire des Ma après l’enfouissement.

3 – sous l’action de la pression, il y a migration du pétrole jusqu’à une roche magasin (migration primaire). C’est en général une roche poreuse dans l’environnement plus ou moins proche de la roche mère, c’est la véritable roche pétrolifère exploitable.

Pour la recherche des gisements, les étapes sont les suivantes :

a – rechercher s’il y a des roches mères dans une région.

b – l’histoire d’une éventuelle roche mère a-t-elle présenté des conditions favorables à la maturation ?

c – y a-t-il des roches magasin possibles dans l’environnement de la roche mère.

4 – Il y a ensuite une migration secondaire correspondant à une remontée du pétrole vers la surface sous l’effet de la pression. S’il parvient en surface on parle de dismigration et le pétrole s’altère en bitume. S’il rencontre une formation géologique qui le piège, il y reste et devient un champ pétrolifère exploitable.

En profondeur il y a compétition entre les écoulements d’eau et de pétrole, ce dernier est plus léger que l’eau.

Dans les Alpes, il n’y a pas de pétrole car l’orogenèse a porté les roches mères à plus de 200°C. Il reste des traces qui sont les terres noires et quelques sources naturelles de méthane sortant de terre comme à Meylan ou à Pélenfrey (fontaines ardentes). Lorsque la température dépasse la limite supérieure de la fenêtre à huile, le pétrole se transforme en gaz qui s’échappe.

Dans le kérogène, on retrouve de la matière organique gélifiée, des débris organiques et des microfossiles. Ce sont ces microfossiles qui sont recherchés par les pétroliers comme témoins de l’existence de roches mères. Ces microfossiles sont de très bons marqueurs de l’environnement et ils permettent de savoir si les conditions ont pu être favorables. Dans les Alpes on rechercherait dans les terres noires du jurassique.

Par exemple les conditions sont favorables lorsqu’il y a formation de blocs basculés ce qui crée des fosses marines assez profondes et isolées favorables à une maturation en l’absence d’oxygène (milieu réducteur). Les dépôts contemporains de la formation des rifts (synrifts) sont foncés à cause de la présence de résidus organiques alors que les dépôts post rifts sont clairs.

L’enfouissement des roches mères se fait par subsidence l’échauffement est fonction de la profondeur et de l’intensité du gradient géothermique ce qui fait que la fenêtre à huile 65,5°C<T< 150°C est atteinte ou non, dépassée ou non. Avec un flux géothermique de 30°C/km l’enfouissement est entre 1,5 et 4km, pour une zone volcanique comme Sumatra où le gradient est de 100°C/km, elle est peu profonde et plus étroite (entre 500m et moins d’1km).

 

On peut trouver du méthane lorsque la fenêtre n’a pas été atteinte ainsi que lorsque la température maximale a été longuement dépassée (gaz sec).

Pour la recherche pétrolière il faut donc trouver la roche mère et reconstituer son histoire pour savoir s’il y a eux maturation correcte ou non. On recherche ensuite de la roche magasin dans les roches environnantes (au-dessus, sur les cotés ou en dessous).

La roche magasin doit être perméable aux hydrocarbures, cette perméabilité varie avec les fluides concernés en fonction de leur tension superficielle. Par exemple la pierre ponce à une forte porosité mais les alvéoles ne sont pas connectées entre elles et cette roche est imperméable et c’est pour cette raison qu’elle flotte sur l’eau.

Dans une roche, il y a donc un certain taux de vide correspondant à des cavités plus ou moins connectées. Ceci définit un premier taux de porosité. Ensuite cette porosité peut être plus ou moins utilisable en fonction de la tension superficielle du fluide concerné.

On définit la porosité primaire qui est associée à la texture de la roche. Le sable est très poreux et a une bonne perméabilité, l’argile est très poreuse mais il n’y a pas de connexion, elle est imperméable. La porosité secondaire est associée à une diagenèse incomplète, une altération ou des fractures. Par exemple, dans la région grenobloise le calcaire tithonique aurait pu faire une roche magasin a condition qu’il soit suffisamment fracturé.

 

                                 

 

La migration secondaire se fait sous l’effet de la pression, le pétrole migrant vers des zones de plus faible pression. Elle se poursuit jusqu’à un obstacle qui piège le pétrole ou jusqu’à la surface.

Les pièges potentiels pour le pétrole sont d’origine soit tectonique soit sédimentaire.

 

                                  

Lors des premières recherches pétrolières, les gisements trouvés étaient tous associés à des diapirs de sel et pendant un certain temps la présence de pétrole et les diapirs ont été associés.

Parfois la roche mère est aussi le piège comme dans les lentilles sableuses ou les récifs

 

 

                                   

 

 Anecdote :

Le dinosaure qui venait des abysses de la Mer du Nord…

 

En 1997, deux géologues réalisant un forage dans la Mer du Nord, à la recherche de pétrole, extirpèrent des entrailles de la mer un bien étrange objet : une structure circulaire de quatre centimètres de large, creuse, nichée au cœur de sédiments. Cet échantillon les intriguèrent, mais ils ne parvinrent pas à en déterminer la nature.

Découragés, les géologues le laissèrent de côté, avant de le soumettre à des étudiants. En 2003, il arriva dans les mains de Jørn Hurum, qui sembla y reconnaître un os de dinosaure. Plus précisément, un fossile de Plateosaurus, retrouvé à 2.615 mètres de profondeur !

 

                                           
Le fragment d’os de 4 centimètres de large, retrouvé à l’occasion d’un forage

Il est rare de retrouver des macro fossiles à l’occasion de forages dans l’océan ou dans la mer. « C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin », dira le paléontologue Hurum.

Après qu’on lui eût confié l’échantillon, il le transmit à l’un de ses collègues, qui étudiait justement des os de Plateosaurus. Ensemble, ils vérifièrent si l’objet tiré des abysses de la Mer du Nord correspondait aux fossiles de dinosaures du même type déjà découverts. Une comparaison au microscope plus tard, et Hurum était convaincu d’être en présence d’un fragment d’os de Plateosaurus, le fragment le plus profond jamais découvert !

Plateosaurus

Le Plateosaurus (« reptile  plat ») est un dinosaure de la famille des Prosauropodes, qui foulait le sol de la Terre il y a 200 millions d’années, pendant le Trias supérieur. Il mesurait entre 6 et 8 mètres de long et pouvait peser près de quatre tonnes. Le Platéosaure se déplaçait à quatre pattes mais pouvait très bien courir sur deux pattes.Herbivore, il se nourrissait de plantes et de feuilles, qu’il déchiquetait à l’aide de ses dents. Il avalait également des pierres pour broyer sa nourriture

Si Hurum l’a reconnue dès le premier coup d’œil, l’identité du propriétaire n’est pas admise par certains de ses collègues paléontologues, pour lesquels une étude plus approfondie paraît nécessaire avant de se prononcer.

Le Plateosaurus foulait le sol de l’Europe il y a 200 millions d’années. A cette époque, le Groenland et la Norvège étaient reliés par des terres, et la Mer du Nord n’existait pas encore. Ce qui explique qu’on ait trouvé ce fossile dans les profondeurs de la Mer du Nord…

 

À partir de roches, de lames minces et de fossiles, reconstituer un paléo environnement

De tels échantillons permettent de quantifier la déformation. Cet ellipsoïde mesure 2 mm de long pour 0,5 mm de large dans les deux autres dimensions, soit un volume approximatif (si on l’assimile à un parallélépipède rectangle de 2 x 0,5 x 0,5 = 0,5 mm3. Les déformations géologiques s’effectuant à volume constant, l’oolite avait donc un volume initial de 0,5 mm3, donc un coté (si on l’assimile à un cube) de (0,5)1/3 = 0,8 mm. Cette roche a donc été étirée/allongée de 2/0,8=2,5 fois, dans une direction, et ses deux autres dimensions ont été réduites d’un facteur 0,8/0,5= 1,6.

On peut observer la porosité intergrannulaire . 

Le pendage des couches peut être visualisé  sur des carottes  de forage  .

Lorsqu’on décide la fin d’un forage  d’exploration.On extrait toujours une carotte  de 8m à 16 m voire plus si  indices…

Les carottes sont analysées de deux façons différentes.

Tout d’abord, les géologues examinent en détail chacune d’entre elles pour déterminer les roches dont elles sont constituées. Ils font ainsi l’inventaire minutieux des minéralisations qu’ils observent sur toute la longueur dont ils disposent. Ceci leur permettra par la suite de reconstituer les coupes géologiques de la région, et de déterminer quelles sont les types de roches porteuses d’indice pétrolier ou gaz ou ( mal-chance:   EAU ) 

L’ERUPTION ( la pire des catastrophes !!)

Un tragique accident, survenu au début des travaux de prospection en mer, a révélé à quels dangers les travailleurs s’exposent quand ils travaillent dans des conditions aussi difficiles.  En février 1982, le mauvais temps et certains autres facteurs ont causé le pire désastre qui soit survenu dans l’histoire canadienne de l’industrie pétrolière et gazière au large des côtes.  Le 15 février 1982, la plate-forme de forage Ocean Ranger a coulé à une profondeur de 85 mètres à 280 kilomètres au sud-est de St. John’s (Terre-Neuve).  Les 84 membres d’équipage ont perdu la vie dans ce tragique accident.  Selon les statistiques météorologiques, des vagues de 26 mètres (85 pieds) de hauteur et des vents de 90 nœuds (104 mi/h) ont battu la plate-forme le jour où elle a coulé.

«Un accident rarissime»

La catastrophe indonésienne est probablement liée à un forage pétrolier. Y a-t-il des précédents ?Il arrive qu’on perde le contrôle d’un puits, mais aucun forage n’a provoqué, directement ou indirectement, un désastre de l’ampleur de cette éruption de boue. En 1979, le forage du puits X-Tox1 a provoqué une pollution mémorable dans le golfe du Mexique. La plateforme offshore a été balayée, 560 millions de litres de pétrole se sont échappés et un cratère sous-marin s’est formé avant que le puits soit maîtrisé, plusieurs mois plus tard. Un peu comme en Indonésie, on y a versé des billes denses pour le colmater. Mais c’est un accident rarissime. Autre type de pollution possible : que le forage mette en communication un aquifère d’eau potable avec un aquifère d’eau salée, qui se trouve en dessous. Dans toutes les zones où il y a des gisements d’eau douce, comme le Bassin parisien, le forage est très réglementé et les programmes de forage sont établis pour prévenir ces risques.

Quelles sont les sources de problèmes ? 

Le principal risque, c’est de rencontrer une zone de pression anormale qu’on n’a pas su prévoir. On peut alors perdre le puits par éboulement et ne plus rien pouvoir en sortir. Ou avoir à l’inverse une sortie brutale de fluides (gaz, pétrole, eau, boue), une éruption via le puits. Tout l’art du foreur est de faire qu’il n’y ait pas une trop grande différence entre la pression à l’intérieur du puits et celles du milieu traversé.

Si la pression dans le puits est trop forte, elle peut fracturer les roches traversées. Il peut arriver que deux couches à des pressions très différentes soient mises en communication par le puits. Le gaz, le pétrole ou l’eau qu’elles renferment peuvent alors entrer dans ces fissures et provoquer une éruption interne. Classiquement, ça se termine par l’éboulement du puits. Mais si les roches de la couche supérieure ont en outre une faible résistance, la fracture peut se poursuivre plus haut, et provoquer une éruption de surface. C’est ce qui semble s’être produit à Java.

A l’inverse, si la pression dans le puits est trop faible, les fluides vont y entrer massivement. Et si le foreur ne stoppe pas à temps cette entrée de fluide, on a une éruption. Si c’est du pétrole ou du gaz, ça peut prendre feu. C’est un risque connu et, aujourd’hui, ce genre d’accident est rare sur les dizaines de milliers de forages réalisés chaque année.

Comment éviter ces accidents ? 

En essayant de prévoir les pressions dans les roches : c’est le travail du géologue qui va explorer l’histoire du bassin, comprendre comment se sont formés les fluides et les roches réservoirs, ausculter le sous-sol en captant les ondes sismiques qui peuvent permettre de connaître les zones en suppression, utiliser des logiciels pour modéliser les pressions. La règle de base, c’est que plus on descend profond, plus la pression des fluides est forte du fait du poids des terrains qui sont au-dessus. Mais il y a des variations selon la nature des sous-sols, et, lors d’un forage, on ajuste en permanence la pression dans le puits en y injectant une boue à base d’eau ou d’huile qui va être plus ou moins dense selon la roche traversée. Il est toutefois des contextes que l’on peut difficilement prévoir : par exemple, des poches de gaz à quelques mètres de la surface, redoutables en forage sous-marin ou dans des régions complexes comme les zones proches des montagnes.

 En cours de forage  ; on calcule en permanence la Pression  de Fond ( c’était le travail le plus assidu  de notre équipe .( pour éviter le BLOW-OUT ) .

Cm par cm foré, pied par pied  On devait évaluer la PF  ; surveiller en continue la moindre venue et la moindre perte .

 

La demande de pétrole et de gaz ne pousse-t-elle pas à faire des forages plus risqués :

Il est certain qu’on a exploité les gisements les plus accessibles et qu’aujourd’hui, on prospecte des zones très enfouies, avec des réservoirs sous de très hautes pressions. Mais vu que ces forages coûtent dans les 100 millions de dollars, les compagnies essaient de tout mettre en oeuvre pour que l’opération ne tourne pas mal, et qu’elle soit rentable.

 

Un accident majeur par éruption de puits ou un acte de guerre y ajoutent occasionnellement une grave marée noire.Une de celles-ci occupe la seconde place de la liste des records mondiaux de marées noires.

La prévention dans ce domaine passe par deux mesures complémentaires : une sécurité renforcée pour les accidents et des contrôles rigoureux pour les rejets de boues de forage et de fluides d’exploitation.
Les champs de la mer du Nord, implantés au milieu d’une des plus riches zones de pêche du globe, sont particulièrement en pointe dans les domaines de la prévention et la sécurité.

Les plates-formes opèrent là, sous la surveillance constante de satellites, d’avions de télédétection et de navires spécialisés, principalement norvégiens et britanniques. Des réunions périodiques rassemblent services de contrôle et industriels pétroliers pour rechercher les voies d’une meilleure sécurité, tandis que des laboratoires financés par l’industrie pétrolière étudient les effets potentiels à long terme de l’exploitation sur les peuplements marins.

Arabie :  1980-2-10 Ron Tappmeyer ; éruption gaz, pétrole : 19 †.

Brésil :  1984-16-8 Enchova PCE-1 » ; gaz, incendie, explosion : 37 †. 2001-20-3 P36 de Petrobras : 32 000 t, haut. 120 m. Coût : 500 millions de $. Pompait 80 000 barils/j (8 % de la production nationale) depuis mars 2000. Gît par 1 360 m de fond dans le bassin de Campos (2 †, 8 disparus).

Chine :  1979-25-11 Pohai-2 ; effondrement au large de Tianjin : 72 †. 1983-26-10 Glomar Java Sea ; chavirement : 81 †.

Égypte 1974-8-10 Gemini ; auto-élévatrice, chavirement : 18 †.

Golfe du Mexique :  1976-16-4 Ocean Express ; naufrage : 13 †. 1989-mars incendie de 2 pl.-f., 7 † ; -juillet écroulement d’une pl.-f., 11 †.

Louisiane :  1964-30-6 C.-P.-Baker, navire de forage ; incendie, chavirement : 22 †.

Mer du Nord :  1975-nov. Ekofisk, pl.-f. Alfa ; explosion : 3 †. 1976-mars échouage au large de la Norvège : 6 noyés. 1977-22-4 Ekofisk, Bravo ; explosion : 12 000 t de pétrole répandues. 1978-févr. Statfjord ; incendie : 5 †. 1980-27-3 Ekofisk, Alexander-Kielland ; rupture d’un longeron, d’où rupture de 1 des 5 pieds et retournement : 123 †, 89 rescapés. 1981-24-11 Philipps-SS et Transworld-58 rompent leurs amarres et sont évacuées. -Déc. Écosse, Borgland-Dolphin ; fissure, évacuation. 1988-6-7 Piper Alpha ; explosion : 167 †, 6 MdF de dégâts [mise en place 1976 (coût : 5,5 MdF), produisait 10 % du pétrole de mer du Nord (perte annuelle pour G.-B. 3,3 MdF)]. 1989-18-4 Cormorant Alpha ; pas de victimes.

Nigéria :  1995-janv. explosion pl.-f. Mobil, 7 †.

Qatar :  1956-30-12 Qatar 1 effondrement : 20 †.

Terre-Neuve :  1982-15-2 Odeco Ocean Ranger coule (tempête) : 84 †.

Ex-URSS :  1987 effondrement en mer Caspienne (Bakou).

 

                                    

Le 3 juin 1979, dans le golfe du Mexique, en baie de Campêche, à 80km au large de la ville de Carmen, une éruption de pétrole souffle la plate-forme de forage offshore Ixtoc 1, mise en ouvre par la société Perforaciones Marinas del Golfo pour le compte de la société nationale Petroleos Mexicanos (Pemex). Un incendie se déclare. C’est un accident rare, mais pas exceptionnel. De telles éruptions ont affecté en particulier la plate-forme Ekofiske bravo en mer de Norvège en 1977, le puits de l’île Laban (Iran) en 1971, le puits 21 de Santa Barbara (Californie) en 1969. Dans tous ces cas, l’éruption a pu être stoppée en une dizaine de jours.

 

                                      
                                       La plate-forme offshore Ixtoc 1 en feu

Cette éruption va durer beaucoup plus longtemps : elle ne sera stoppée que le 23 mars 1980, après 295 jours d’efforts, au cours desquels le jaillissement aura d’abord été réduit des 4200-4300 tonnes/jour initiaux à 1400-1500 tonnes/jour, par le creusement de conduits de dégagement abaissant la pression dans le puits en cause.

La quantité totale de pétrole déversée ainsi ne sera jamais exactement connue : 470 000 tonnes selon les estimations les plus prudentes, peut-être jusqu’à 1 500 000 tonnes. Entre le tiers et la moitié de ce pétrole a brûlé, provoquant une vaste pollution atmosphérique. Le reste s’est répandu à travers le golfe du Mexique sous forme de nappes dérivantes.

 

Aux Etats-Unis : 

Depuis que l’on fore des puits de production, au large des côtes, la rupture des puits ou les éruptions incontrôlées de pétrole, en cours de forage, prennent une importance toute particulière. L’éruption, en 1969, d’un puits à Santa Barbara, aux États-Unis, constitue l’exemple classique du danger que comporte le forage des puits dans des couches géologiques sujettes aux failles. Aux heures de pointe, la fissure du sous-sol laissait s’échapper environ 5000 barils de pétrole par jour. Un deuxième exemple démontre que, même s’il n’y a pas de faille dans les couches géologiques, une rupture peut très bien transformer un puits en un foyer de pollution. Il s’agit d’un puits de la Chevron Oil qui se brisa à 30 milles au large des côtes dans le golfe du Mexique. La nappe de pétrole se répandit sur une surface de 50 milles carrés.

Sur les Grands Lacs, dans le golfe du Mexique, dans les eaux côtières du sud de la Californie, en Alaska et sur la côte est de l’Amérique, les plates-formes et les puits de production surgissent à une effrayante rapidité. Malgré les règlements et les précautions, l’incident de Santa Barbara, ou du golfe du Mexique, deviendra bientôt monnaie courante. Au nom du progrès et de la prospérité, nos plus jolis paysages, nos plus célèbres plages, nos côtes les plus sauvages disparaîtront sous l’horrible masque des plates-formes. La soif des profits apportés par l’or noir est plus forte que les droits des citoyens à un environnement sain. Le parc de Long Beach, sur la côte ouest de l’Ile de Vancouver en Colombie-Britannique, témoigne déjà de cette insouciance. Ce parc est doté d’une plage de 12 milles de longueur qui ferait l’envie des Hawaïens et des Tahitiens, tellement elle est superbe. Les 65 milles de côte de ce parc offrent aussi aux visiteurs une faune et une flore d’une incroyable variété. Malheureusement, les plates-formes des compagnies pétrolières risquent de tout gâter. Des puits d’exploration font déjà leur apparition et l’écrasante force d’une société de consommation prendra bientôt le dessus. Ce paradis connaîtra alors, à son tour, le sort de Santa Barbara.

Les oléoducs!

Devant l’évidente pollution des eaux par les pétroliers sinistrés, on a tendance à croire que là où la chose est physiquement réalisable, les oléoducs pourraient les remplacer. Malheureusement, les oléoducs sont aussi sujets aux accidents. Le problème des pipe-lines prend toute sa dimension quand on sait que, pour le transport d’un milliard de tonnes de pétrole et autres substances dangereuses pour l’environnement, ces pipe-lines couvrent déjà une distance de prèsde 200 000 milles.

En mai 1969, à Houston aux Etats-Unis, un oléoduc, propriété de la Humble Pipe-line Co., laissait échapper 800 barils d’huile. Heureusement on put récupérer l’huile avant qu’elle n’atteigne le lac Clair. En juin 1970, un autre oléoduc, situé à Fort Chipewyan, en Alberta, perdit des milliers de gallons d’huile. Cet accident amena les autorités à interdire temporairement la pêche commerciale dans le lac Athabasca.

Dans le Grand Nord, la bataille entre les superpétroliers du type Manhattan et les oléoducs ne fait que commencer. Le Manhattan vient de prouver la possibilité de franchir le passage du Nord-Ouest; mais des études menées parallèlement ont démontré la possibilité du transport du pétrole de l’Alaska via un oléoduc de 800 milles de longueur reliant la baie de Prudhoe, dans le nord, à Valdez dans le sud. Lequel des deux, le superpétrolier ou l’oléoduc, aura gain de cause?* Difficile à dire. Mais le véritable perdant sera certainement l’environnement.

Scénarios du réchauffement; missions scientifiques .

Prévision climatique : de l’importance sous-estimée des pôles…


 Les nouvelles prévisions du GIEC : un réchauffement de 1,8 à 4°C d’ici 2100.

Aujourd’hui, faute de données suffisamment fiables et de consensus sur leur amplitude, certains phénomènes ne sont pas pris en compte dans les prévisions d’évolution future du climat. C’est le cas de la fonte des calottes glaciaires du Groenland au nord et de l’Antarctique au sud. Or, contrairement à la fonte de la banquise, la fonte des glaces d’eau douce a un impact sur le niveau de la mer*. Autre phénomène écarté des modèles : la vitesse d’écoulement des glaces du Groenland et de l’Antarctique. Pourtant, c’est une information clé qui permettrait de mieux évaluer la vulnérabilité des calottes glaciaires au réchauffement et de mieux prévoir le climat de demain.

Afin de préciser l’importance de ces deux phénomènes, plusieurs campagnes de mesure vont être effectuées sur le terrain durant l’Année polaire internationale. Ces mesures permettront de mieux comprendre le fonctionnement des calottes polaires et leur réaction face au changement climatique. L’enjeu, à terme, est d’inclure l’évolution des calottes polaires dans les prévisions d’évolution climatique.

* Insistons sur ce point : la banquise, eau de mer gelée, flotte sur la mer ; si elle fondait, l’eau de fonte ainsi produite occuperait le volume de sa partie immergée et le niveau de la mer ne changerait pratiquement pas.



 

2006, le pôle Nord touché !

Quand la banquise arctique aura disparu

Si l’on en croit les modèles climatiques, la fonte de la banquise, due au réchauffement de la planète, va se poursuivre en Arctique au cours des prochaines décennies. La banquise pourrait même disparaître totalement durant l’été d’ici 2040. Un phénomène qui s’accompagne déjà d’un rétrécissement des territoires de vie pour les animaux polaires, de modifications des territoires de chasse et donc de bouleversements dans les modes de vie des communautés humaines arctiques.





De nouvelles routes maritimes au pôle Nord

Mais la fonte de la banquise offre également de nouvelles perspectives. Elle va permettre l’ouverture de voies maritimes qui raccourciront les distances entre l’Europe et l’Asie ou entre la côte est des États-Unis et l’Asie avec, pour corollaire, des économies de fuel et de salaires d’équipage. De plus, elle laisse entrevoir la possibilité d’exploiter une nouvelle région du monde riche de promesses halieutiques et énergétiques.


Nouveau gisement de gaz dans la mer de Barents: Au large d’Hammersfest,l’une des villes les plus au nord du globe,la Norvège a construit une plate-forme d’exploitation de gaz naturel qui devrait entrer en fonctionnement dans le courant de l’année 2007 ( les compagnies françaises TOTAL et Gaz De France détiennent une participation de 18.4 % et12 % dans ce projet .Pour éviter les émissions de gaz à effet de serre , le dioxyde de carbone ( CO2 )sera séparé du gaz extrait et réinjecteé dans le sol .

Nouveau gisement de gaz dans la mer de Barents


L’Arctique, futur fournisseur mondial de gaz et de pétrole ?

Les fonds sous-marins de l’Arctique renfermeraient de nombreux gisements pétrolifères et gaziers, ainsi que de nouvelles mines de plomb, zinc, or et uranium. Actuellement, ces ressources sont encore peu exploitées ou restent à découvrir, du fait de conditions d’accès difficiles. Mais la fonte des glaces liée au réchauffement du climat ouvre de nouveaux horizons. Et plusieurs pays s’y préparent.

Par exemple, le Canada prévoit plusieurs forages au Groenland d’ici à 2008, la Norvège est à la tête d’un projet d’exploitation du gaz dans la mer de Barents, et les États-Unis sont prêts à ouvrir à l’exploration leur domaine maritime en Alaska, pourtant réserve protégée depuis 1960. Deux facteurs stimulent la prospection dans ces zones éloignées et glaciales : la hausse du prix du pétrole et l’appauvrissement des réserves en hydrocarbures. Selon certaines estimations, l’Arctique détiendrait plus de 20% des réserves de pétrole et de gaz naturel dans le monde (Source : US Geological Survey).



La fin des éleveurs de rennes ?

Les peuples du Grand Nord en danger immédiat

Les contacts avec l’Occident ou avec l’ex-URSS (pour les minorités sibériennes) ont fait perdre à la plupart des communautés arctiques leurs particularismes et leurs savoirfaire traditionnels.

Plus vulnérables, certains peuples du Grand Nord vivent désormais des subventions des États. Une dépendance et une fragilité qu’il faut toutefois nuancer : les gouvernements locaux mis en place au Groenland et au Canada – notamment au Nunavut – permettent aux populations inuit un certain degré d’autonomie et de gestion locale. Suite à l’effondrement du bloc soviétique, des petites populations de Sibérie – tels les Youkaghirs, Evènes, Koriaks, Tchouktches – doivent faire face aujourd’hui à des problèmes matériels graves, dans des domaines aussi cruciaux que la médecine, l’éducation et les transports, au point que leur existence même est aujourd’hui menacée. Observateurs de ces évolutions, les anthropologues annoncent qu’une partie du patrimoine de l’humanité (cultures et langues) est en train de disparaître sous nos yeux.

Antarctique, une terre protégée pour toujours ?




Des touristes avides de sensations glacées !

Jusqu’en 2041, les revendications territoriales historiques de sept pays (France, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Australie, Norvège, Argentine et Chili) sur l’Antarctique sont gelées. Mais qu’adviendra-t-il à l’expiration du Traité sur l’Antarctique ? Difficile de le prévoir tant les ressources minières ou énergétiques du sous-sol sont à même d’aiguiser les appétits des États. Peut être tout dépendrat- il du tarissement effectif des ressources pétrolifères mondiales. Néanmoins l’accès à ces ressources restera toujours très difficile sur le continent Antarctique, la tendance actuelle à la déglaciation n’affectant que sa frange côtière et la péninsule à l’ouest.

Impact sur l’environnement : les scientifiques exemplaires ?




Une base « 100% bio » en Antarctique

Grâce au Protocole de Madrid de 1991 sur la protection de l’environnement en Antarctique, les pratiques dites polluantes ou pouvant porter atteinte à l’intégrité des écosystèmes sont interdites ou sévèrement encadrées.

Ainsi, toute activité doit faire l’objet d’une évaluation préalable de son impact sur l’environnement. De plus, les déchets non biodégradables sont désormais rapatriés : sur la base française Dumont d’Urville, seul le papier est brûlé sur place, et les eaux usées et déchets organiques sont déversés en mer après broyage.

Reste que durant des décennies, des déchets (plastiques, papiers, ferrailles, etc.) se sont accumulés autour des bases scientifiques et la restauration de ces sites est l’une des priorités des différents États opérant en Antarctique. À titre d’exemple, dix ans ont été nécessaires pour nettoyer le site de l’ancien réacteur nucléaire de la base américaine McMurdo, en fonctionnement de 1962 à 1972.

 

Quelques missions scientifiques en cours ou à venir…



  Tara   prionnier des glaces

Tara, prisonnier volontaire des glaces

Depuis septembre 2006, le voilier polaire Tara dérive sur la banquise de l’Arctique, avec huit hommes à bord. Si tout se passe comme prévu, il devrait retrouver les eaux libres du Groenland d’ici deux ans, après un voyage de 1 800 kilomètres (la banquise dérivant à une vitesse égale à 2% de celle du vent et dans la direction opposée). À partir de mars-avril 2007, une base scientifique temporaire installée sur la glace permettra d’accueillir une centaine de personnes.

Cette expédition, fer de lance du programme Damocles, permettra notamment de mesurer l’épaisseur de la banquise, grâce à l’installation d’une dizaine de sonars sous la couche de glace. Piloté par la France, le programme européen Damocles (Developing Arctic Modelling and Observing Capabilities for Long-Term Environmental Studies) a pour objectif de contribuer à la compréhension de l’impact des changements climatiques sur l’océan glacial Arctique. Un autre navire polaire y participe : depuis 2004, le Vagabond est le camp de base de Damocles, sur la côte est du Spitzberg.





Un dirigeable au pôle Nord (vue d’artiste)

2008 : un dirigeable au pôle Nord

Premier homme en 1986 à avoir atteint le pôle Nord en solitaire, l’explorateur français Jean- Louis Étienne y retournera au printemps 2008, non pas en traîneau mais en dirigeable.

L’objectif de la mission Total Pole Airship est de mesurer l’épaisseur de la banquise autour du pôle grâce à un instrument baptisé « oiseau électronique », accroché sous le dirigeable. Mis au point par des ingénieurs allemands (Institut Alfred Wegener), cet appareil mesure en continu l’épaisseur de la couche de glace quand on le déplace à une quinzaine de mètres au-dessus de la banquise. Le coût de la mission s’élève à 4,5 millions d’euros sur trois ans pour l’expédition et à 2,7 millions d’euros pour la construction du dirigeable. L’entreprise Total apporte son soutien financier à cette mission.

 


Ice Cube Project

La chasse aux neutrinos au pôle Sud

Les Américains sont en train d’installer au pôle Sud, entre 1 450 et 2 450 mètres sous la glace de l’Antarctique, un télescope gigantesque d’un kilomètre cube. Baptisé « Ice Cube », celui-ci doit permettre, dès 2011, de capturer des neutrinos* (en médaillon, l’une des 4 800 sphères de verre chargées de détecter ces particules) et donc, d’apporter des informations sur le fonctionnement des étoiles. Il s’agit du plus grand instrument scientifique en construction dans l’Antarctique. Coût : environ 300 millions de dollars. * Les neutrinos sont des particules élémentaires provenant des réactions nucléaires au coeur des étoiles et qui traversent la Terre en permanence.

YEMEN le gaz , le pétrole et les risques

                  

                                           Saana   capitale

 

                               

                                             blocks  concessions

                              

                            

 

 

 TOTAL  annonce avoir réalisé un test de production positif au YEMEN via un premier puits d’un programme d’exploration qui prévoit trois forages et dont les tests ont permis de fournir plus de 1 900 barils par jour. Ce succès confirme le potentiel de ce bloc et permettra d’en prolonger la production.

 Opérateur de la zone de développement possède une participation de 28,57 % et a pour partenaire Occidental Yemen, Comeco Petroleum et Kufpec Ksc. Tdétient également un intérêt de 15 % dans un autre bloc et joue un rôle majeur dans le développement des réserves de gaz naturel du Yémen en assurant la conduite des opérations du projet de  gaz naturel liquéfié de Yemen LNG.

Gaz naturel liquéfié

Le gaz naturel liquéfié (abrégé en GNL) consiste simplement en du gaz naturel (composé essentiellement de Méthane) condensé à l’état liquide (réduction du volume original d’environ 1/600). En effet, lorsque ce gaz est refroidi à une température d’environ -161 °C à la pression atmosphérique, il prend la forme d’un liquide clair, transparent, inodore, non corrosif et non toxique. Le GNL est environ deux fois plus léger que l’eau.

Le GNL jouera un rôle de plus en plus important dans l’industrie mondiale de l’énergie, car les réserves mondiales de gaz naturel sont abondantes et son état condensé rend possible son transport sur de longues distances par les voies maritimes, donnant naissance à de véritables chaînes d’approvisionnement incluant les puits producteurs, les usines de traitement, les réseaux de gazoducs, les usines de liquéfaction, les terminaux de chargement des méthaniers, les terminaux d’importation et de stockage, les usines de regazéification et de réinjection au réseau.

La production pétrolière du Yémen  est passée d’une moyenne de 448.000 barils/jour en 2003 à 420.000 barils/jour en 2004.
En raison du déclin de champs anciens, l’objectif immédiat du Yémen est donc d’identifier de nouveaux gisements. Les exportations pétrolières représentent 90% des recettes d’exportation du pays.
Le Yémen dispose d’une capacité de raffinage  de 130.000 barils/jour à partir de deux installations anciennes.
La baisse de la production yéménite de pétrole renforce l’importance stratégique du projet gaz de Yemen LNG, c’est-à-dire l’exportation d’au moins 6 millions de tonnes de gaz GNL par an pendant plus de 20 ans

Yémen-Pétrole ( risques, prise d’otages etc … )

Les forces de sécurité au Yémen ont mis en échec un double attentat suicide contre deux installations pétrolières au Yémen, a indiqué une source sécuritaire yéménite en précisant que les quatre "terroristes" et un gardien avaient été tués.

La première tentative, menée par deux terroristes à bord de deux voitures piégées aurait visé la raffinerie de pétrole de Safer à Maareb (250 km à l’est de Sanaa) tandis que la seconde, menée par deux terroristes à bord de deux voitures piégées aurait visé des réservoirs de pétrole au terminal d’al-Dhabba, dans l’Hadramaout, à l’Est du pays.

Les deux tentatives, menées vers 05H30 heure locale (02H30 GMT), ont été mises en échec par les forces chargées de la sécurité des installations pétrolières et par l’armée yéménite.

A Maareb, les deux voitures piégées ont explosé avant d’atteindre leur objectif après des tirs des forces de sécurité et des soldats. Les deux assaillants ont été tués.

Au terminal pétrolier d’al-Dhabba, où opère la compagnie américaine Exxon, les deux voitures ont explosé avant d’atteindre le siège du terminal et les deux assaillants ont également été tués, ainsi qu’un gardien du terminal, touché par des balles perdues.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les commanditaires des tentatives d’attentats. Les sites visés n’auraient pas été endommagés. Ces tentatives d’attentats n’auraient pas été revendiquées, à l’heure actuelle. Aucun autre détail n’a été fourni dans l’immédiat.

                   

    la protection  au cas…..                  le puits ..  et notre modeste logement

 

                                    Yaya  et Mohamed  ( mes gardes du corps … )

Total  joue un rôle majeur dans le développement des réserves de gaz naturel du Yémen en assurant la conduite des opérations du projet de gaz naturel liquéfié de Yemen LNG. La production pétrolière du Yémen est passée d’une moyenne de 448.000 barils/jour en 2003 à 420.000 barils/jour en 2004.

En raison du déclin de champs anciens, l’objectif immédiat du Yémen est donc d’identifier de nouveaux gisements. Les exportations pétrolières représentent 90% des recettes d’exportation du pays. Le Yémen dispose d’une capacité de raffinage de 130.000 barils/jour à partir de deux installations anciennes. La baisse de la production yéménite de pétrole renforce l’importance stratégique du projet gaz de Yemen LNG, c’est-à-dire l’exportation d’au moins 6 millions de tonnes de gaz GNL par an pendant plus de 20 ans.

Les services de renseignement occidentaux considèrent le Yemen – situé à la pointe sud de la péninsule arabique – comme un refuge d’extrémistes islamistes, notamment des partisans d’Oussama ben Laden, dont les aïeux étaient originaires de cette partie de la péninsule. Le Yémen a déjà été le théâtre d’attentats, notamment contre le bâtiment américain USS Cole en 2000 et contre le superpétrolier français Limburg en 2002.
Ce pays collabore à la "guerre contre le terrorisme" lancée par les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001.

De puissantes tribus règnent en outre dans les zones montagneuses du pays et n’hésitent pas à enlever des touristes étrangers pour exercer des pressions sur le gouvernement. Quatre Français sont ainsi retenus en otages depuis dimanche par des membres d’une tribu réclamant la libération de certains de leurs proches.

Ces tribus offriraient aussi leur protection aux islamistes, dont un certain nombre seraient, selon les services occidentaux, des vétérans de la guerre contre les forces soviétiques en Afghanistan dans les années 1980.
Des élections présidentielle et municipales doivent avoir lieu le 20 septembre au Yémen.

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