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Archives de mai, 2009

Sur la Voie et l’ Envol des frères CAUDRON

 

 

                                                                     

 

                                                            

 

                                                                 

       

 

                 

 

Nous sommes au printemps 1909.Les deux pieds dans la terre agricole du hameau de Romiotte,à Ponthoile,sur la ferme familiale,les deux frères Caudron,Gaston et René,n’ont d’yeux que pour le ciel.Ils sentent,l’un et l’autre que leur destin est appelé par les aires bien d’avantage que par le plancher des vaches.Leur voeu?Voler comme les oiseaux.
Cette année-là marque le début d’une incroyable aventure de l’aéronautique.
Tiré par la jument Luciole,attelée à une charrette,un avion sans moteur(commandé en Italie mais non reçu),conçu par Gaston et René Caudron,roule et rebondit sur la plaine de Ponthoile.Puis décolle pour voler quelques instants et se poser un peu plus au nord à Forest-Montiers.
Petit vole pour les Caudron,grand pas pour l’aéronautique.Ils ont réussi!Forts de cet essai que les Caudron vont passer leur vie à transformer,ces pionniers s’attachent,dés lors,à chercher,développer,construire des avions et former des pilotes.Ils ouvrent des ateliers à Rue,puis la première école d’aviation civile et militaire;au Crotoy,suscitant un véritable engouement populaire.
L’aviation doit notamment à Gaston et René la conception de multiples aéronefs,dont certains ont contribué à créer la légende de l’Aéropostale,chère à Antoine de Saint-Exupéry.Les CaudronSimoun,par exemple,transportèrent avec une régularité de 95% 45 millions de lettres en deux ans.L’école des Caudron,au Crotoy,a formé un grand nombre de pilotes,dont plusieurs prendront part aux combats aériens de la première Guerre mondiale.
C’est aussi grâce à ces deux frères pionniers,que les femmes accéderont au pilotage:certaines d’entre elles devenant des as de l’air,comme la Française Adrienne Bolland et l’Américaine Bessie Coleman.

                  

           lien  hypertexte :   Les fréres CAUDRON  1909

 

                             

                            Actes de naissance des  frères  CAUDRON   à  FAVIERES  (  SOMME )  PICARDIE   

 

                                     

                 Plaque  commémorative de la Maison  de naissance  des   frères CAUDRON                                        Envol    d’un   avion CAUDRON      

 

                                                                               

                                        Face à sa maison natale  Demeure  ( retapée)  du fils d’un menuisier  de l’usine CAUDRON  à  ISSY les Moulineaux    travaillant sur les

                                  fuselage en bois des premiers avions CAUDRON

                           

 

 

                                        

                                                Contrat d’embauche et certificat de Monsieur  DUCAS    père de Gérard  habitant  FAVIERES

 

                                    

                                                                      

 

                                                   LE  CROTOY  ( 22  Mai 2009 )  Honneur  aux  Fréres  CAUDRON   par  la Patrouille de FRANCE  

 

                               

            

 

                                                   A  PONTHOILE  à  la ferme  ROMIOTTE    Monument  à l’ HOMMAGE  des  Frères  CAUDRON 

 

                                                   

 

 

CENTENAIRE du Premier VOL des frères CAUDRON

 

Le Crotoy

Ecole d’aviation Caudron

( Département de la Somme)

 

     En 1910, les fréres Gaston et René Caudron vont créer une école de pilotage sur la plage du Crotoy, un ensemble de plusieurs hangars et bâtiments avec piste d’envol en bord de mer. Ces deux pionniers de l’aéronautique sont originaires de cette région Picarde sur les rivages de la baie de Somme, nées dans la commune de Favières.

     Un an plus tôt, en mai 1909, ils venaient de réaliser leur premier vol sur un planeur dépourvu de moteur. Cet engin volant fut simplement tiré par leur jument nommé Luciole suite à une absence de moteur, commandé en Italie mais non livré à temps pour ces premiers essais.

     La région Picarde a donc eu ainsi ses  » fréres Wright  », d’authentiques pionniers qui allaient eux aussi laisser leur nom dans l’histoire aéronautique.

    A la suite de ces premiers vols, les fréres Caudron vont créer une société de construction d’avions, d’abord au Crotoy puis à Rue ainsi qu’une école de pilotage dés 1910 afin d’ y former de nombreux pilotes dont plusieurs deviendront des As quatre ans plus tard lors de la première guerre mondiale. Les formations se poursuivront aprés 1918, pour de nombreux pilotes militaires ou civils étrangers comme Bessy Cooleman, américaine de couleur qui y obtiendra sa licence Internationale avant de devenir une figure de l’aviation aux USA.

Une commémoration du premier vol des fréres Caudron sera organisé du 21 au 24 mai 2009, avec très certainement de nombreuses festivités et expositions. Un comité de pilotage et d’organisation est déjà dans une phase active.

 

                                                          site  de la ville de RUE

 

 

                                                                               

 

                                                                      

                                                                        

 

 

CENTENAIRE DU 1er VOL DES FRERES CAUDRON – RUE

 

Du 21/05/2009 au 24/05/2009

Type : Expositions, fêtes, festivals et culture
Catégorie : Exposition / Foire / Portes ouvertes
Thème : Historique
Lieu principal : RUE

Pour contacter l’organisateur :

OFFICE DE TOURISME
10 Place Anatole Gossellin
80120 RUE
                                                                                                 

              

Descriptif

Programme des animations proposées à RUE du jeudi 21 au dimanche 24 Mai 2009 Au Beffroi de RUE Expositions : "Les Aviateurs "As" de la Grande Guerre" "Les Avions CAUDRON dans la Bataille de la Somme" "Journaux d’époque par les Anciens de POTEZ, de MEAULTE" Tous les jours : entrée libre de 10h à 12h30 et de 14h30 à 17h30 Les deux premières expositions seront ouvertes au public du vendredi 15 au lundi 25 mai Au Musée des Frères CAUDRON : Pendant les 4 jours, visite guidée du musée Départ de visite à 11h (sauf le samedi matin), 15h et 16h30 Animations Le samedi 23 Mai à 11h Au Musée, Causerie sur les Frères CAUDRON par Pierre ROTEUX Le dimanche 24 Mai à 12h Regroupement de près de 60 motocyclettes anciennes devant le Musée CAUDRON par le Motocyclette Club de la Bresle

 

Nés dans la commune voisine de Favières, les Frères CAUDRON, Gaston (1882-1915) et René (1884-1959) marqueront l’histoire de notre commune en y effectuant leur premier vol à Romiotte, sur les terres de la ferme que leurs parents Alphonse et Marie CAUDRON-CAROULLE exploitaient depuis la fin des années 1890.

C’est en 1908 que les frères CAUDRON se mettent en tête de faire voler un aéroplane. Avec l’aide du charron de la ferme, d’un menuisier du coin dénommé Victor GODEFROY et de Clovis BRUVIER, le maréchal-ferrant, ils aménagent un hangar en atelier.
Une fois l’avion construit, impossible de l’essayer car les moteurs n’arrivaient pas. Impatients, on eut recours à une jument de la ferme – LUCIOLE – qui allait tirer l’engin et lui faire prendre son envol : en ce printemps 1909, tel Icare, ROMIOTTE I se mit à planer au-dessus des terres de Ponthoile.

 

                            Les frères CAUDRON ou l’aventure de LUCIOLE

 

La suite allait être celle qu’on a connue: les pionniers de l’aviation venaient de mettre en route leur grande et belle aventure.
Pour la petite histoire, notre village n’oubliera pas le rôle joué par certains de nos concitoyens au début de cette épopée. Il y eu en effet Clovis BRUVIER, maréchal-ferrant de son état, dont le père, Charles BRUVIER, était également maréchal à Ponthoile. Aidé par son frère Abel BRUVIER, Clovis, selon la vox populi, fut celui qui eu l’idée de se servir d’un mancheron de charrue comme gouvernail : le manche à balai était né.
La jument Luciole lors de ce grand jour de 1909, fut menée par l’un des ouvriers de la ferme, M. Gaston GUERDET.
Une autre habitante du village, de Romaine, Mme Julienne FROMENTIN, aurait quant à elle cousu les toiles qui avaient été utilisées pour les ailes.

Quelques années plus tard, en mai 1938, une stèle sera érigée face à la ferme de Romiotte pour commémorer cet exploit.
Cette stèle porte les inscriptions suivantes: 

sur l’avant :
"Vous qui passez…
sachez qu’ici en 1909, deux picards, Gaston et René CAUDRON,
ont effectué leurs premiers vols sur un aéroplane conçu et réalisé par eux.
Depuis ce jour mémorable, leur nom est inscrit à jamais
dans l’histoire de l’aviation triomphante."

sur le côté droit :
René CAUDRON
Commandeur de la Légion d’Honneur
1884-1959

sur la base, on peut lire :
René MANDAR, architecte – M. LOYAU, sculpteur

 

En 1959, à l’occasion du cinquantenaire du premier vol des frères Caudron, une fête de l’aviation fut organisée à Romiotte par la jeunesse de Ponthoile, sous le patronage du curé de la paroisse, M. l’Abbé GODART.
Une reproduction du G3 fut construite et présentée, encadrée par les jeunes du village en costume d’aviateur, au public, au nombre duquel se trouvait M. René CAUDRON lui-même.
Emu par cette manifestation, M. René CAUDRON, qui était dans la dernière année de sa vie, remit avec ses félicitations et sa gratitude, un chèque à l’association des jeunes de notre village.
La maquette de G3 quant à elle, allait par la suite recevoir un premier prix récompensant le dynamisme de la jeunesse pontiloise, au défilé de la grande fête de Saint Riquier.

Après sa mort, par le biais de son testament, M. René CAUDRON, légua au bureau d’aide sociale et de bienfaisance de la commune de Ponthoile, comme à d’autres communes environnantes qui lui étaient chères, une somme substantielle, en souvenir de son attachement à son terroir natal.
Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le site de la commune de Favières, visiter le musée des frères Caudron à Rue, ou lire certains des ouvrages qui leur sont consacrés, notamment le remarquable La Belle Epoque des Aéroplanes, Les Caudron de Marguerite LECAT et Jacqueline CAROULLE.

 

                                                                  

   Mai  1909  ..  1er vol : Gaston CAUDRON conduit la jument de la ferme "Luciole" . René CAUDRON décolle et vole aux commandes de l’aéroplane sans moteur

 

                                        

CAUDRON G .3    Biplan avec moteur " Rhône" de 80 cv   …… Sorti des usines de RUE en mai 1914   . Renommé pour sa facilité à piloter .

 

                                          le

 CAUDRON  C.20  " LUCIOLE "     Biplan avec moteur "  Salmon " de 95 cv  …… Sorti en 1931 . Son nom a été donné en souvenir de la jument de la Ferme. Avion de tourisme et d’ école .

                                     

                                        

CAUDRON RENAULT C.460  codé " 8 " de DELMOTTE  Années 1934 , 1935 et 1936   ( La " Coupe Deutsch de la Meurth "  et le Trophy du " National Air Races" ont été gagnés avec des CAUDRON C.460 .

                           

                                      

 

CAUDRON RENAULT C.630  " SIMOUN "     Utilisé pour le transport du courrier de 1935 à 1939 par la Cie AIR BLEU aujourd’hui AIR FRANCE

 

                                    

CAUDRON RENAULT C.800 " EPERVIER "     Planeur biplace . Prototype sorti en 1942  . Produit en série à partir de 1945 .

               Dernier  modèle portant le nom de CAUDRON

LA REUNION : l’ île des merveilles

 

 

                                                   Couché de soleil

                                 

                                               

                                

 

                                         La Réunion

 

                                

                                 

 

                                                    Cascade


Comme l’Ile Maurice ou les Maldives, la Réunion est une île de l’Océan Indien. Mais que les amateurs d’eaux limpides et de sable blanc soient prévenus : si cette île est un petit paradis, cela tient sutout à son volcan et à sa végétation exceptionnelle. Destination idéale pour les amateurs de marche, la Réunion recèle nombre de curiosités géologiques : le Piton de la Fournaise bien sûr, mais aussi des cirques ou encore d’extraordinaires récifs, tel le Souffleur qui crache des gerbes d’écume. Au programme : nature, trekking et nonchalance créole…

 

La Réunion : l’île des merveilles

 

                             

Située au large de Madagascar dans l’Océan Indien, la Réunion est une île volcanique apparue il y a environ 2 millions d’années. La densité, la richesse et l’exubérance de sa végétation sont, avec son volcan, le Piton de la Fournaise, les points forts de l’île.

 

                           

 

Découverte par des navigateurs européens au XVIe siècle. L’île ne commence à être habitée qu’au XVIIe siècle, elle sert alors d’escale aux bateaux de commerce qui naviguent en direction de l’Inde.

 

Avancée de lave dans l’océan

                             

 

                       
                          le Souffleur

 

Etonnement, les premières populations de l’île ont donc été Européennes. Les Français en prennent possession en 1642, et la nomme Île Bourbon en hommage à la famille royale. Elle est renommée Île de la Réunion au moment de la Révolution de 1793, en l’honneur de la réunion des fédérés de Marseille. 

 

De belles plages… mais pas seulement

 

                    

 

Si les rivages réunionnais sont ponctués de jolies plages comme on les rêve, ils ne sont pas l’attrait principal de l’île.

Une île volcanique active

                  

C’est le Piton de la Fournaise, redoutable volcan actif qui attire aujourd’hui la majorité des voyageurs. La partie ouest de l’île, appelée massif du Piton des Neige, a été constituée il y a environ 2 millions d’années. Les éruptions du volcan sont à l’origine du reste de l’île. Ici, une coulée de 2004.

Après le passage

                   

Ce volcan est l’un des plus actifs du monde, il entre en éruption plusieurs fois par an sous forme de coulées et de projections de lave.

L’éruption d’avril 2007

 

                   

                   

 

L’île de la Réunion n’est que le sommet d’un massif montagneux sous-marin et gigantesque. On estime qu’elle ne représenterait que 3% de la totalité.

 Deux fleurs jaunes

 

                

 

Connue pour son volcanisme, la Réunion accueille également plus de mille espèces de végétaux. Les fleurs de l’île rivalisent d’originalité et d’exubérance. Ici, des alamandas.

Etrange alignement de vacoas

 

            

 

Autre espèce propre aux îles de l’Océan Indien : le vacoa. Il est cultivé pour des raisons artisanales et alimentaires. Ici, ils poussent à même la lave, au Cap Méchant.

Nuage descendant

 

            

Avec une altitude de plus de 3 070 mètres, le piton des Neiges est le plus haut sommet de l’Océan Indien.

Rivages écorchés

          

Dans le sud de l’île se trouve le Cap Méchant ; les roches volcaniques y sont mises à mal par la houle de l’Océan Indien. Le nom de l’endroit ne doit pas rebuter les voyageurs. Ce site se caractérise en effet, par l’épaisseur de son herbe. Un endroit idéal pour les pique-niques

La luxuriance réunionnaise

 

 

           

                Variété de plantes et de fleurs.

Près du Piton des neiges

 

 

          

 

 

Très vite les populations se mélangent. Le 20 décembre 1848, lorsque l’esclavage est officiellement aboli, les colons blancs sont déjà devenus minoritaires sur l’île. Peu à peu les plantations de café disparaissent, elles sont remplacées par des champs de cannes à sucre. Ici, le cirque de Cilaos.

Pélerinage hindou

         

Imprégnés de croyances créoles et de catholicisme, les rites hindous se sont métissés, les déesses ont changé de nom et les traditions se sont modifiées. Ici, un pèlerinage

 

Un temple hindou à Saint Pierre

 

         

 

Pour apprendre et parfaire la culture de la canne à sucre, les cultivateurs Réunionnais se tournent  vers l’Inde et plus précisément vers les états du Kerala et du sud qui la pratiquent déjà. Une nouvelle main d’oeuvre est amenée sur l’île. Les Tamouls emportent avec eux l’hindouisme et ses temples haut en couleurs. Ici, un temple à Saint Pierre.

Dôme de lave

 

          

 

Haute d’environ deux mètres et d’origine volcanique, la Chapelle de Rosemont marque le chemin qui mène au Piton de la Fournaise.

Un arbre géant

 

            

Le tronc tressé de liannes puissantes et droites d’un arbre de la famille des ficus.

Une cascade dans la forêt

 

          

  Parmi les beautés naturelles de l’île à ne pas manquer, les multiples cascades. Nul besoin d’être un grand randonneur pour accéder à la plupart d’entre elles. Ici, celle de Grand Galet sur la rivière Langevin.

Le jogger sur la plage

 

           

 

Difficile, en effet, de surpasser la beauté des couchers de soleil sur l’Océan Indien…

Jaillissement de lave

 

                
 

Un jaillissement de lave, au pied du Piton de la Fournaise.

Du piquant et des couleurs !

 

            

 

Exotiques et piquantes, les fleurs réunionnaises sont à l’image de leur île.

Les mouvements de la terre

 

           

On remarque parfaitement ici, les mouvements de la coulée de lave cordée à l’Enclos Fouqué. Il faut plusieurs mois pour que la chaleur de lave se dissipe.

Petites fleurs jaunes

 

           

 

La lave tout juste refroidie laisse à nouveau place aux fleurs et à la végétation. Ici la plaine des Sables au Piton de la Fournaise.

La côte

         

Les BERMUDES

                                     

                           

 

                                    

 

 

 

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Bermudes

1
PRÉSENTATION

Bermudes, archipel dépendant du Royaume-Uni situé dans l’Atlantique Nord, au nord-est des Bahamas.

2
GÉOGRAPHIE

Les Bermudes sont composées de 300 petites îles, îlots et rochers, dont seulement 20 sont habités. Les îles plus importantes sont la Grande Bermude (Great Bermuda, ou Main Island), qui s’étend sur 23 km de long, suivie des îles Somerset, Ireland, Saint George, Saint David et Boaz. Hamilton, la capitale, est située sur la Grande Bermude. C’est le principal port et la plus grande ville de l’archipel (environ 6 000 habitants en 1990). La superficie totale des îles Bermudes est de 53 km².

D’origine volcanique, les îles sont entourées de récifs coralliens, pour la plupart sous-marins, et séparées par des chenaux étroits, des lagons et des détroits ; les plus importants sont le détroit d’Harrington et de Castle Harbour. Les îles sont vallonnées mais ne dépassent pas 80 m d’altitude au-dessus du niveau de la mer.

L’eau de pluie, que l’on recueille dans des citernes, permet de pallier l’absence totale de sources dans les îles. Le climat est doux, avec une température moyenne de 7,2 °C en hiver et de 26,1 °C en été. Les alizés sont tempérés par la tiédeur du Gulf Stream, mais lorsque les vents du sud dominent, l’humidité remonte, et de violents orages peuvent éclater. La flore est luxuriante ; les cèdres des Bermudes, les bambous, les palmiers, les papayers en sont les principales espèces. Les haies de lauriers roses et les massifs de palétuviers sont typiques du paysage des îles.

Après Hamilton, la capitale, la deuxième ville des Bermudes est Saint George, située sur l’île du même nom. La population des îles s’élevait à 65 365 habitants en 2005. Les Noirs constituent environ 60 p. 100 de la population. L’anglicanisme est la principale religion du pays. L’éducation est gratuite et obligatoire pour tous les jeunes âgés de 5 à 16 ans. Le collège universitaire des Bermudes (1974) assure l’enseignement supérieur.

3
ÉCONOMIE

Les très beaux paysages et le climat chaud et ensoleillé des Bermudes en font une destination touristique prisée. Le tourisme, la réparation navale et l’entretien des bases militaires louées aux États-Unis procurent l’essentiel de leurs revenus aux îles. Les produits manufacturés comprennent les produits pharmaceutiques, les parfums et les essences concentrées. On cultive des bananes, des légumes et des fleurs. Les importations principales du pays sont les produits alimentaires et les carburants. Le taux d’imposition y étant très faible, les Bermudes sont devenues une importante zone franche. La devise nationale est le dollar des Bermudes.

4
INSTITUTIONS ET VIE POLITIQUE

Les Bermudes sont gouvernées selon une constitution adoptée en 1968. Un gouverneur, nommé par la Couronne britannique, est responsable des affaires étrangères, de la sécurité intérieure, de la défense et de la police, et reçoit l’appui d’un conseil exécutif pour les autres domaines. Le conseil exécutif est formé du Premier ministre, également chef du parti majoritaire à l’Assemblée, et d’au moins six autres membres du corps législatif. Celui-ci comprend l’Assemblée et le Sénat. Les quarante membres de l’Assemblée sont élus au suffrage universel pour cinq ans, tandis que les sénateurs sont désignés. Les principales formations politiques sont le parti des Bermudes unies (1964), vainqueur des élections générales de 1992, et le Parti travailliste progressiste (1963).

5
HISTOIRE

Les Bermudes ont été découvertes par le navigateur espagnol Juan Bermúdez. Cependant, elles ne sont colonisées qu’en 1609, quand des colons anglais dirigés par le navigateur sir George Somers, en route pour la Virginie, s’y échouent. En 1612, le groupe d’îles baptisé îles Somers est annexé par la Virginia Company, et de nouveaux colons anglais s’y installent. Lorsque la charte de la compagnie est révoquée, en 1684, la Couronne britannique prend possession des îles. Peu de temps après, les colons font venir des esclaves noirs et, plus tard, des manœuvres portugais originaires de Madère et des Açores. Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), les briseurs de blocus confédérés opèrent depuis les Bermudes. À la fin de la guerre, des Américains, essentiellement des Virginiens, s’implantent aux Bermudes. Lors de la guerre des Boers (1899-1902), l’archipel accueille des prisonniers de guerre boers envoyés par le gouvernement britannique.

Du fait de leur position stratégique, les Bermudes servent de base navale pour les escadrilles britanniques de l’Atlantique Nord et des Antilles. L’escadrille des Antilles y est toujours basée. En 1941, lors de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis louent des bases navales et aériennes aux Bermudes pour 99 ans. Les îles acquièrent l’autonomie interne en 1968. En août 1995, la population des Bermudes se prononce, par référendum, contre l’indépendance de l’archipel.

 

Bermudes, triangle des

Bermudes, triangle des, zone géographique également surnommée triangle du diable, s’étendant sur 3 900 000 km2 entre les Bermudes, Porto Rico et Melbourne (Floride), située par 55° et 85° de longitude ouest, 30° et 40° de longitude nord. Elle est connue pour les nombreuses disparitions inexpliquées de bateaux et d’avions dont elle a été le théâtre.

Le mystère remonte au milieu du XIXe siècle : depuis, plus de cinquante bateaux et vingt avions ont disparu dans le triangle des Bermudes. Le cas le plus célèbre concerne le fameux vol 19. Le 5 décembre 1945, cinq bombardiers américains quittèrent Fort Lauderdale pour une mission d’entraînement. Malgré d’excellentes conditions météorologiques, aucun ne regagna la base. L’hydravion parti à leur recherche disparut tout aussi mystérieusement. On raconte aussi que des bateaux furent retrouvés abandonnés, des aliments encore chauds sur la table, tandis que des avions s’évanouirent sans même émettre d’appel de détresse. Le caractère mystérieux du triangle est renforcé par l’absence d’épave.

Une multitude de raisons sont avancées pour expliquer ce phénomène, des rayons mortels émanant de l’Atlantide aux enlèvements perpétrés par des OVNI. Des analyses plus rationnelles mettent l’absence d’épave sur le compte des forts courants et de la profondeur élevée des fonds marins, et indiquent que plusieurs des disparitions qu’on lui attribue se sont produites jusqu’à quelque 600 km de cette zone. De plus, des avions et bateaux militaires et civils traversent quotidiennement cette région sans aucun problème.

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