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Archives de janvier, 2011

L’Egypte suscite des doutes sur le marché du pétrole

L’Expansion.com avec AFP – publié le 31/01/2011 à 15:57

L’Opep alerte sur un éventuel blocage du canal de Suez, par lequel transite un million de barils par jour. Mais après une légère hausse, le prix du baril du pétrole se repliait lundi à New-York et à Londres.

                                           Un million de barils transitent chaque jour par le canal de Suez
                                                                                                                                                                              REUTERS

Les prix du pétrole se repliaient lundi peu après l’ouverture à New York, alors que les inquiétudes du marché nées de la révolte en Egypte s’apaisaient un peu. Vers 14H15 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en mars s’échangeait à 88,95 dollars, en recul de 39 cents par rapport à vendredi. La tension sur le marché s’apaisait alors qu’un peu plus tôt dans la séance le baril de Brent échangé à Londres était venu frôler la barre des 100 dollars, à 99,97 dollars, avant de se replier. A New York, le baril est monté non loin de 91 dollars dans les échanges électroniques.

Les investisseurs tentaient d’évaluer les risques pour le marché découlant du soulèvement en Egypte, où une révolte populaire sans précédent est dirigée contre le régime. L’Egypte n’est pas un producteur essentiel, mais représente un carrefour important pour le transport de pétrole. « Environ un million de barils par jour transitent par le canal de Suez, en provenance de la région du Golfe en direction de la Méditerranée. De plus, un oléoduc (le Sumed, ndlr) transporte 1,1 million de barils de brut par jour. Si ces itinéraires de transport devaient être interrompus, cela affecterait environ 2 millions de barils par jour », ont expliqué les analystes de Commerzbank.

Les médias officiels égyptiens ont rapporté lundi que le canal de Suez fonctionnait « à pleine capacité », alors qu’un peu plus tôt le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, Abdallah Salem El-Badri, s’était inquiété d’un éventuel blocage de routes pétrolières stratégiques. « Il n’y a pas de menace immédiate. Même si Suez a connu des troubles très violents, personne ne s’en est encore pris aux navires. Rien n’indique que les manifestants aient l’intention ou la capacité » de s’en prendre au trafic pétrolier, estiment les analystes de Barclays Capital. « Une fermeture organisée du canal exigerait une décision formelle des autorités et l’assentiment des forces armées », font-ils valoir.

« Les investisseurs commencent à penser que cela ne va pas avoir d’impact sur la production ou le transit de pétrole. La principale inquiétude serait de voir les troubles se propager à d’autres pays qui sont des producteurs de pétrole », a rapporté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. L’Egypte a emboîté le pas à la Tunisie, et des manifestations ont été signalés dans d’autres pays de la région, comme en Algérie, qui est un exportateur de pétrole.  

EN DIRECT: septième journée de révolte en Egypte

11h38 – Pénurie de pétrole ? – Les tensions en Egypte pourraient affecter le passage stratégique du canal de Suez et générer une « pénurie » de pétrole, selon le secrétaire général Abdallah El-Badri, cité par l’agence Dow Jones Newswires.

                                                         Photographe : Khaled Desouki :: Un manifestant égyptien surmonte la foule rassemblée dimanche soir sur la place Tahrir.
                                                 
                                                           photo : Khaled Desouki, AFP

10h55 – Mauvaise note – L’agence de notation Moody’s Investors Service a dégradé lundi d’un cran la note financière de l’Egypte, désormais ramenée à « Ba2 ». L’agence point du doigt « l’augmentation récente et significative du risque politique ».

10h50 – Sang neuf ? – Le président Hosni Moubarak a nommé lundi un nouveau chef des service des renseignements, le général Mourad Mowafi, ancien gouverneur du Sinaï-Nord. Il remplace l’influent Omar Souleimane, promu samedi au titre de vice-président.

10h47 – Sous surveillance – La place Tahrir est toujours cernée de chars et des militaires contrôlent les identités des manifestants sans toutefois empêcher leur passage.

10h45 – Des milliers – Les manifestants sont toujours sur la place Tahrir. Certains dorment après y avoir veillé toute la nuit. Beaucoup d’autres crient leur détermination à rester tant que le président Hosni Moubarak n’aura pas quitté le pouvoir.

est en net recul de 4% lundi matin à la Bourse de Paris. La situation « joue sur les réservations » du groupe, et donc sur son cours en bourse.

10h35 – Les Russes s’en vont – Les groupes russes pétrolier Loukoïl et gazier Novatek évacuent leurs expatriés.

EN DIRECT: C’est la septième journée de révolte contre le président égyptien Hosni Moubarak, après un appel à la grève générale dimanche et avant une marche géante prévue mardi.

Le pouvoir de Moubarak ébranlé en Egypte

17h34 – Manif à Londres – Quelques centaines de personnes réclament à Londres aux abords de l’ambassade d’Egypte le départ de Hosni Moubarak. Les manifestants forment deux groupes distincts, séparés par les forces de l’ordre, l’un constitué d’islamistes, l’autre se disant sans affiliation politique.

    
                                                              Photographe : Mohammed Abed :: Manifestation le 29 janvier 2011 au Caire
                                                               photo : Mohammed Abed, AFP

17h25 – Enterrement – Dans le quartier de Bassatin, des proches, réunis autour du caveau familial, enterrent l’un des leurs, tué hier par une bombe lacrymogène lancée par la police. Son fils assure qu’il retournera manifester et rejoindra les dizaines de milliers de personnes qui bravent le couvre-feu au Caire. Les manifestations ont fait au moins 50 morts depuis mardi.

17h11 – Elèves – « Saddam était leur maître, et tous ces dictateurs ne sont que ses petits élèves », affirme Hussein Mohamed, un livreur irakien dans un quartier commerçant de Bagdad. « Si le régime égyptien tombe, tous les autres suivront dans le monde arabe car l’Egypte est le plus grand et le plus puissant pays de la région », prédit-il.

17h06 – Kadhafi téléphone – Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi s’est entretenu au téléphone avec Hosni Moubarak, « pour se rassurer sur la situation en Egypte », annonce l’agence libyenne Jana.

 

17h04 – NOUVEAU GOUVERNEMENT – Ahmad Chafic, ministre de l’Aviation, est chargé de former le gouvernement. C’est une personnalité généralement appréciée au sein de l’élite égyptienne, y compris de l’opposition. Son nom avait été évoqué pour éventuellement succéder au président Moubarak en cas de vacance du pouvoir.

16h50 – Appel de Berlin – Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle appelle « les responsables en Egypte et les forces de sécurité » à renoncer à la violence contre « les manifestations pacifiques », selon un communiqué de son ministère.

16h39 – Appel américain – Les Etats-Unis réitèrent leur appel à la « retenue » de « toutes les parties » en Egypte, déclare Philip Crowley, porte-parole de la diplomatie américaine. « Avec les manifestants encore dans les rues en Egypte, nous sommes inquiets des risques de violences « , affirme-t-il sur son compte Twitter.

16h36 – Dans le bon camp – Le MoDem demande au gouvernement français à être « cette fois dans le camp de ceux qui se battent pour la démocratie et contre l’arbitraite », contrairement à la révolution tunisienne.

16h27 – Appel de Moscou – Le ministère russe des Affaires étrangères appelle, dans un communiqué, les autorités égyptiennes à « garantir la paix civile » afin de pouvoir répondre « aux attentes de la population ». Il s’agit du premier commentaire de la Russie au sujet de la situation politique en Egypte.

16H25 – UN VICE PRESIDENT – Le chef du Renseignement, Omar Souleimane, vient de prêter serment en tant que vice-président, premier poste du genre depuis que le président Hosni Moubarak a pris le pouvoir en 1981, rapportent les médias officiels.

16h21 – Aux Etats-Unis – Les organisations représentant la communauté arabe aux Etats-Unis appellent le président Barack Obama à soutenir le peuple égyptien « opprimé » et à demander le départ de Hosni Moubarak. Ces protestations sont l’indice d’un « vaste mécontentement populaire », estime ainsi la Société américano-égyptienne.

16h14 – Réunion importante – Le président Hosni Moubarak tient « une réunion politique importante » au siège de la présidence, au Caire, annonce la télévision d’Etat.

16h11 – Trois morts – Trois personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées dans les manifestations de ce samedi au Caire, apprend-on auprès des secouristes sur place.

16h08 – Inquiétude en Israël – « Le plus inquiétant, c’est le climat d’incertitude qui règne dans le pays le plus influent du Proche-Orient », déclare à l’AFP un haut responsable israélien qui a requis l’anonymat.

16h06 – Fillon – « C’est le peuple égyptien qui décide » et « aucun pays ne peut prendre la place du peuple égyptien », déclare le Premier ministre français François Fillon. « Il faut que les violences s’arrêtent, personne ne peut accepter qu’il y ait des morts », ajoute-t-il. « Ce que nous disons simplement au gouvernement égyptien, c’est qu’il faut qu’il entende les revendications ».

16h04 – Démission – Ahmad Ezz, haut responsable du parti au pouvoir en Egypte, largement perçu comme un pilier d’un régime corrompu, démissionne du Parti national démocrate, selon la télévision d’Etat.

16h02 – Liban – A Beyrouth, quelque 300 personnes, des étudiants pour la plupart, manifestent dans le calme devant l’ambassade d’Egypte, aux cris de « Liberté pour l’Egypte ! » ou de « Moubarak va-t-en ! ».

16h00 – Musée protégé – Des jeunes Egyptiens forment une chaîne humaine autour du musée du Caire, qui abrite des trésors de l’antiquité, et des comités de quartier se constituent pour tenter de protéger la capitale des pilleurs.

15h58 – Couvre-feu ignoré – Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont rassemblés dans le centre du Caire, défiant un couvre-feu entré en vigueur à 16H00 (15H00 françaises).

15h55 – Prêche – Le plus influent prêcheur du monde arabe, cheikh Youssef Al-Qardaoui, affirme que seul le départ du président Hosni Moubarak pouvait régler la crise en Egypte, appelant le peuple à poursuivre son « soulèvement » pacifiquement, dans une déclaration à la chaîne Al-Jazira.

– La promesse de réformes et d’un nouveau gouvernement ne calme pas les manifestants en Egypte, qui réclament le départ du président Hosni Moubarak, soumis à la pression d’une communauté internationale de plus en plus critique à son égard.

Mandat d’arrêt contre Ben Ali, remaniement crucial attendu

La justice tunisienne a lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien président Ben Ali et son épouse Leïla Trabelsi, alors qu’un remaniement ministériel crucial était attendu mercredi pour tenter de calmer la colère de la rue contre le gouvernement de transition.

    
                                                             Photographe :  :: Pour les Tunisiens, leur 'révolution' inspire les pays arabes. Durée: 00:57
                                                                                   photo : AFP

Parallèlement, la centrale syndicale tunisienne UGTT a appelé à une « grève générale » jeudi à Sidi Bouzid (centre-ouest), foyer de la révolution qui a provoqué la chute du président Ben Ali, pour exiger la démission du gouvernement de transition, a-t-on appris de source syndicale.

L’ancien président et son épouse sont poursuivis pour « acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers » et « transferts illicites de devises à l’étranger », a annoncé le ministre de la Justice Lazhar Karoui Chebbi.

Le président Ben Ali a fui le 14 janvier la Tunisie, sous la pression d’une révolte populaire sans précédent, et a trouvé refuge en Arabie Saoudite.

Son épouse Leïla, honnie par la population pour avoir mis le pays en coupe réglée en faisant main basse sur des pans entiers de l’économie, a également quitté le pays, à une date et pour une destination inconnues.

Le ministre de la Justice a par ailleurs indiqué que six (bien six) membres de la garde présidentielle, dont l’ancien chef de la sécurité du président de Ben Ali, le général Ali Sériati, étaient poursuivis dans le cadre d’une enquête distincte visant des exactions contre la population et les forces de sécurité.

La justice tunisienne avait déjà annoncé l’ouverture d’une information judiciaire le 16 janvier visant notamment le général Sériati pour « complot contre la sécurité intérieure de l’Etat, incitation à commettre des crimes et à s’armer et provocation au désordre ».

Homme clé de la sécurité du président déchu, il est considéré comme le commanditaire de la campagne de terreur menée par des miliciens armés fidèles à l’ancien président dans les jours qui ont immédiatement suivi sa chute.

Ces hommes avaient semé la terreur en commettant des exactions contre des civils et en tirant sur des membres des forces de sécurité à Tunis et dans d’autres villes du pays.

Dans l’attente de l’annonce dans la journée d’un remaniement du gouvernement de transition, très décrié en raison de la mainmise de caciques de l’ancien régime aux postes-clés (Défense, Intérieur, Justice, Affaires étrangères), l’ambiance était tendue aux abords des bureaux du Premier ministre.

La police a tiré dans la matinée des grenades de gaz lacrymogène contre des manifestants voulant forcer un barrage et qui leurs jetaient des pierres.

Parallèlement, des milliers de manifestants ont réclamé mercredi la démission du gouvernement tunisien de transition, à Sfax, la deuxième ville du pays, où était convoquée une grève générale, selon des images retransmises par la télévision nationale.

Selon des sources syndicales interrogées par l’AFP, les manifestants étaient « au moins 50.000 ». Mais cette évaluation n’était pas immédiatement vérifiable de source indépendante.

Ils étaient toutefois au moins plusieurs milliers, selon une estimation de l’AFP, à partir des images diffusées au journal de la télévision publique.

« Le peuple demande la dissolution du gouvernement! », « Tunisie libre RCD (ancien parti au pouvoir) out! » et « Révolution jusqu’à la victoire, de Tunis jusqu’au Caire », ont scandé les manifestants, selon des syndicalistes.

La grande inconnue réside dans l’accueil que réserveront les manifestants à ce remaniement. Les cinq ministres ayant démissionné la semaine dernière, trois syndicalistes, un opposant et un membre de l’ancien régime, vont être remplacés et l’on s’attendait à ce que d’autres ministres ayant servi sous Ben Ali quittent l’exécutif en signe d’appaisement.

« Nous avons une seule demande: que le gouvernement tombe, ils doivent tous partir, Ghannouchi le premier », a déclaré à l’AFP Bassem El Barouni, un jeune Tunisien parmi les centaines de manifestants qui ont campé pour la troisième nuit de suite sous les fenêtres du Premier ministre.

M. Ghannouchi, dernier en date des Premiers ministres de Ben Ali, qui a occupé le poste pendant onze ans, est également très contesté par les protestataires qui réclament sa tête.

La révolution tunisienne fait des émules en Egypte où des manifestations anti-régime d’une ampleur sans précédent en trente ans de pouvoir du président Hosni Moubarak, ont fait au total quatre morts. Leurs organisateurs ont appelé à de nouveaux rassemblements mercredi malgré l’interdiction des autorités.

L’Union européenne, à l’instar des Etats-Unis, a exhorté mercredi l’Egypte à écouter les demandes de changement politique des manifestants, dressant un parallèle avec la révolution en Tunisie.

La France a par ailleurs relevé de ses fonctions son ambassadeur en Tunisie, Pierre Ménat, qui fait les frais des erreurs d’appréciations de la diplomatie française lors de la révolution tunisienne.

Pour les Tunisiens, pas de doute, « leur révolution » inspire les autres peuples arabes opprimés par des dictateurs. Réactions dans les rues de Tunis après les manifestations égyptiennes.

EN DIRECT: les événements en Tunisie

16h53 – Plus de président – « On ne veut plus de président! On veut un régime parlementaire, qu’il n’y ait qu’un chef de gouvernement c’est tout, on veut plus d’un président pour lui payer son whisky et son caviar au palais de Carthage », lance un homme qui patiente devant le comptoir de Tunisair à l’aéroport d’Orly.

    
                                                                 Photographe : Fethi Belaid :: Un char M60 de l'armée tunisienne à Ban Saadoun, près du centre de Tunis, le 15 janvier 2011
                                                                         photo : Fethi Belaid, AFP

16h40 – Autres manifs en France – Plusieurs milliers de personnes défilent dans les rues de Marseille et Nice, criant « Ben Ali assassin », chantant l’hymne national et brandissant des pancartes « Hommage à nos martyrs », « Main dans la main pour la démocratie » ou « Saoudiens collabos ». « Maintenant, nous devons trouver un nouveau président rapidement même si tout est difficile car Ben Ali a fait taire les vrais partis politiques », avertit Me Salim Moussa, du barreau de Marseille, qui manifeste en robe d’avocat.

16h38 – Manif à Gaza – Des centaines de sympathisants du Jihad islamique manifestent à Gaza, arborant des drapeaux palestiniens et tunisiens. « Nous félicitions le peuple tunisien pour son soulèvement contre le régime tyrannique », déclare Daoud Chihab, porte-parole du mouvement.

16h34 – Fin d’une époque – « C’est comme la Révolution française. C’est la fin d’une époque. J’espère un réel changement. On peut pas continuer comme ça », estime Farhat Hafayedh, 56 ans, un ouvrier à la retraite qui regarde un supermarché en train de brûler à Carthage. « Le pillage a été ciblé. Tout cela appartient à l’ancien président. »

16h30 – Royal se propose – Ségolène Royal juge « important » que le Parti socialiste « puisse se constituer en force d’observation » dans l’organisation d’élections libres en Tunisie, proposant sa propre présence comme « garantie ».

16h25 – Tabassages dans la rue – « J’ai vu des gangs qui fracassaient des portes pour faire sortir des personnes et les tabasser dans la rue. Ils étaient constitués de policiers en civil et en uniforme et d’invidus non identifiés armés de chaînes métalliques, de barres de fer et de gourdins », raconte un diplomate français, sorti avant l’aube dans Tunis.

16h20 – « Défendez vos demeures » – « Regroupez-vous, défendez vos demeures en attendant que l’armée arrive pour vous protéger », conseille un animateur de la Télévision publique Tunis7 à un téléspectateur qui raconte sa peur devant les va-et-vient de bandes suspectes dans son quartier de la banlieue de Tunis.

16h06 – « Soutien » de Sarkozy – « Depuis plusieurs semaines, le peuple tunisien exprime sa volonté de démocratie. La France, que tant de liens d’amitié unissent à la Tunisie, lui apporte un soutien déterminé ». « La France appelle à l’apaisement et à la fin des violences. Elle demande l’organisation d’élections libres dans les meilleurs délais », déclare Nicolas Sarkozy dans un communiqué.

16h04 – 20 femmes blessées – A Messadine, dans le centre-est de la Tunisie, au moins une vingtaine de femmes ont été blessées par des éléments incontrôlés habillés en policiers, qui se sont emparés d’armes dans la ville voisine de Msaken avant de répandre la rumeur sur une fausse libération de prisonniers.

15h58 – Manif à Paris – Environ 8.000 personnes, selon la police, essentiellement des Tunisiens, des Franco-Tunisiens et des représentants des partis de gauche français, défilent à Paris. Un groupe de jeunes gens portent des cercueils recouverts de drapeaux tunisiens avec des pancartes « Merci à nos martyrs, nous ne vous oublierons jamais ».

15h53 – Mal vu – « Le gouvernement français l’a échappé belle en refusant d’accueillir Ben Ali à l’aéroport du Bourget. S’il l’avait accepté, cela aurait été très mal vu par la communauté tunisienne. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui lui manquait », affirme Robert Taieb, 65 ans, à la sortie d’un restaurant tunisien du boulevard de Belleville à Paris.

15h50 – Révolution – En Jordanie, où la grogne monte contre l’inflation et le chômage, une cinquantaine de syndicalistes font un sit-in devant l’ambassade de Tunisie à Amman et appellent à la propagation de « la révolution tunisienne ».

15h32 – Consensus – La Ligue arabe appelle de ses voeux un « consensus national qui permette de sortir le pays de la crise tout en garantissant le respect de la volonté du peuple tunisien ».

15h28 – Cadeau – Les journaux du monde arabe voient dans la chute de Ben Ali un précédent prometteur pour toute la région. « Le cadeau de la Tunisie aux Arabes: la fin d’un dictateur », titre, à Beyrouth, El Akhbar. « Les Tunisiens ont donné une leçon à tous les pays arabes encore sous la coupe de dictatures archaïques », estime El Khabar, à Alger.

15h22 – Cellules de crise – Les voyagistes ont mis en place des cellules de crise. Chez Fram, huit personnes sont mobilisées, et 25 chez Thomas Cook France. L’un des problèmes principaux est « de trouver des avions, mais aussi des équipages », explique l’une d’entre elles.

15h19 – « Autocrate corrompu » – Pour l’ex-premier secrétaire du PS François Hollande, Ben Ali a agi comme « les autocrates corrompus » en fuyant son pays où « a priori il ne risquait rien ». « Je me réjouis après des semaines d’émeutes, et hélas, de victimes, que M. Ben Ali soit parti, mais une fuite, ça en dit long sur ce qu’il était. »

15h15 – Photographe dans un état grave – Lucas Mebrouk Dolega, 32 ans, photographe de l’agence de presse EPA, blessé vendredi à la tête par un tir de grenade lacrymogène pendant une manifestation à Tunis, est dans un état « très grave », son pronostic vital étant engagé, selon son entourage et une source diplomatique.

15h12 – Manif à Lyon – Environ 800 personnes, selon la police, manifestent à Lyon pour célébrer la chute du président tunisien, aux cris notamment de « Ben Ali assassin, Ghannouchi complice ».

15h02 – SANS EXCEPTION – « Tous les Tunisiens sans exception et sans exclusive » seront associés au processus politique, affirme Foued Mebazaa, dans une brève allocution après sa prestation de serment.

14h54 – L’armée dans Tunis – Des tanks et des véhicules blindés de transport de troupes restent déployés dans la capitale, où des dizaines de pilleurs présumés ont été arrêtés dans la matinée puis emmenés dans des camions, ont constaté des journalistes de l’AFP.

14h30 – NOUVEAU PRESIDENT – Le chef du parlement tunisien, Foued Mebazaa, prête serment comme président par intérim de la Tunisie, à la suite de la proclamation de la « vacance définitive » de la présidence par le Conseil Constitutionnel. Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans et qui s’est enfui vendredi soir, avait été remplacé dans un premier temps par le Premier ministre Mohammed Ghannouchi.

13h59 – 42 morts à Monastir – Au moins 42 prisonniers ont péri dans l’incendie d’une prison de Monastir. C’est l’incident le plus meurtrier depuis le début il y a un mois des émeutes. « Trente-et-un corps ont été transportés dans la morgue et onze ont suivi », a déclaré le Dr Ali Chatli, chef du service de médecine légale à l’hôpital Fatouma Bourguiba de Monastir, située à 160 km au sud de Tunis.

La Tunisie est sous tension et dans l’incertitude, après une nuit de pillages et la fuite en Arabie saoudite du président Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir sous la pression de la rue après un mois d’émeutes réprimées dans le sang.

La Grande Odyssée Savoie Mont Blanc 2011

La Grande Odyssée Savoie Mont Blanc 2011 : une aventure sportive et écologique

2011-01-07


               La Grande Odyssée Savoie Mont Blanc 2011 : une aventure sportive et écologique

La Grande Odyssée Savoie Mont Blanc 2011 : une aventure sportive et écologique
En 2005, Nicolas Vanier (aventurier célèbre), Dominique Grandjean (vétérinaire réputé) et Henry Kam (ingénieur et entrepreneur) s’associent pour réaliser un rêve : organiser La Grande Odyssée Savoie Mont Blanc, une course internationale de chiens de traîneaux hors du commun. LGO a en effet la particularité de se dérouler dans les massifs alpins, alors que ce sport se pratique habituellement sur des étendues gelées avec peu de relief. Elle est ainsi aujourd’hui la compétition sportive de ce type la plus difficile et la plus technique au monde. Autre caractéristique : elle met particulièrement l’accent sur le respect de l’environnement. L’édition 2011 aura lieu du 8 au 19 janvier entre la Savoie et la Haute-Savoie, et entre la France et la Suisse…

PPDA au pilori après son plagiat

Par LEXPRESS.fr, publié le 05/01/2011 à 13:00

 
                                             
                     
      PPDA au pilori après son plagiat

                               Patrick Poivre d’Arvor au Salon du livre 2009.  

Anne-Laure Bovéron http://through.canalblog.com

Depuis que LEXPRESS.fr a révélé le plagiat d’une centaine de pages dans le dernier livre de Patrick Poivre d’Arvor, les réactions se multiplient sur le web.

 

Quelques heures à peine après la publication de l’article de Jérôme Dupuis dans LEXPRESS.fr, la maison d’édition Arthaud envoyait un communiqué de presse accablant à toutes les rédactions françaises. Il y était précisé que « le texte imprimé, qui a été diffusé par erreur à la presse en décembre, était une version de travail provisoire ». Contactée par un journaliste des Inrocks.com, l’éditrice « catastrophée » n’en démord pas : « d’une certaine façon, on peut remercier l’Express de nous avoir alerté avant l’impression ». 

                                                      PPDA au pilori après son plagiat

                                                           Dédicace de PPDA à Christophe Barbier  

BLemaire/Express.fr

Seulement voilà, si le livre envoyé à la presse n’est qu’une version de travail que l’auteur n’a pas pu valider faute de temps, comment expliquer qu’un exemplaire dédicacé trône encore aujourd’hui sur le bureau de Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de L’Express ?  

On comprend facilement la panique des éditions Arthaud, tant l’information a pu être relayée en moins de 24h. « PPDA accusé de plagiat » en une du Parisien, « PPDA, une impression de déjà lu » dans Libération. Sans compter les matinales radiophoniques, les journaux télévisés et l’explosion de commentaires sur le web. 

Pas de « procès Patrick Plagiat D’Arvor »

Sur le site web du Nouvel Observateur, Grégoire Leménager, dans un article à l’ironie saillante, se remémore les critiques de l’humoriste Pierre Desproges, qui évoquait à son époque le « style leucémique » de PPDA.  

Jean-Marc Morandini ne se prive pas de rappeler les déboires journalistiques de l’ancien présentateur vedette de TF1. Sur son blog, il rappelle le trucage de l’interview de Fidel Castro en 1991. Entre gens de télévision, on se serre les coudes. 

Les internautes de LEXPRESS.fr ne semblent pas particulièrement étonnés par la nouvelle. Ils sont nombreux à se se souvenir de « l’affaire Botton« . Une décision judiciaire datant de 1996, qui condamne Poivre pour recèle d’abus de biens sociaux, à quinze mois de prison avec sursis et 200 000 francs (30 000 euros) d’amende.  

De son côté, Rue89 s’est penché sur la question des conséquences juridiques de la pratique littéraire de Patrick Poivre d’Arvor. Si les éditions Gallimard ont confirmé être détentrices des droits de l’oeuvre plagiée, du moins de sa traduction, leur juriste explique que ce genre d’affaire se « règle généralement à l’amiable ». Selon elle, pas de procès « Patrick Plagiat d’Arvor » en vue. 

Si l’écho médiatique de l’article de Jérôme Dupuis s’est considérablement étendu depuis mardi midi, il existe encore quelques niches dans lesquelles l’affaire n’a pas le droit de cité. A France Soir par exemple, où PPDA tient une chronique quotidienne, aucune mention n’a été faite d’une possible affaire de plagiat, que ce soit en ligne ou sur papier.  

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