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Archives de la catégorie ‘ACCIDENT MEDICAL’

Un client exhibe ses prothèses pour convaincre de son handicap chez Ikéa

Un client de Ikéa à Bordeaux, amputé des deux jambes, a dû aller jusqu’à exhiber ses prothèses pour convaincre les agents de sécurité qu’il avait bien droit au parking handicapés, ce qui l’a poussé à porter plainte malgré les excuses de la direction, a-t-il raconté à l’AFP.

   
 
                                                      Photographe : Patrick Bernard :: Pascal da Silva, amputé des deux jambes, montre sa carte de stationnement pour handicapé et exhibe une de ses prothèses de jambes a Bordeaux le 21 mai 2011
                                                       photo : Patrick Bernard, AFP

Pascal da Silva, 38 ans, concessionnaire Renault à Tresses (Gironde) se rend vers 20H30 le 13 mai dans ce magasin pour acheter un canapé, en compagnie de sa fille de 11 ans et de son épouse, qui conduit le véhicule familial.

Victime il y a six ans d’une septicémie qui a abouti à son amputation des deux jambes et à la perte d’une grande partie de ses doigts à l’exception des pouces, M. da Silva marche cependant sans boiter. Aussi, au volant de sa voiture de société, attire-t-il l’attention de l’agent de sécurité en se garant sur le parking pour handicapés.

Le macaron sur le pare-brise ne convainc pas ce dernier, qui appelle son responsable. La discussion s’envenime, tout le monde crie, reconnaît M. da Silva, qui finit par remonter son pantalon pour montrer ses prothèses, devant une dizaine de personnes dont sa fille en larmes.

Le directeur de la sécurité et le responsable du magasin viennent alors s’excuser, et proposent d’offrir un repas au restaurant du magasin, mais M. da Silva refuse, et porte plainte pour atteinte à la vie privée.

« Ca m’a profondément touché, je me suis senti humilié », a-t-il raconté. Ce n’est pas la première fois que M. da Silva, également propriétaire d’un beau 4X4, suscitait des doutes sur son handicap, au point qu’il « se sent parfois obligé de faire semblant de boiter ». « Pour les gens, un handicapé doit être dans un fauteuil roulant et vivre des allocations sociales », déplore-t-il, expliquant pourquoi il a ainsi voulu « médiatiser » son histoire.

Bruno Salasc, le directeur du magasin, a expliqué que l’agent de sécurité avait en effet douté que le conducteur d’un véhicule de chantier soit handicapé. La vérification du macaron « a dégénéré », a-t-il reconnu, tout en soulignant « qu’à aucun moment on n’a obligé M. da Silva à montrer ses prothèses ». Il a évoqué un possible « excès de zèle » de l’employé et déclaré « comprendre » que M. da Silva « se soit senti blessé ». « On est consternés », a déclaré à l’AFP un responsable de la communication d’Ikéa France.

 

Accident Vasculaire Cérébral ( A V C )

Les accidents vasculaires cérébraux

Les accidents vasculaires cérébraux représentent dans les pays industrialisés une cause de mortalité très fréquente.

Il s’agit :

  • Soit d’hémorragies cérébrales: un vaisseau éclate ;
  • Soit d’ischémies cérébrales : un vaisseau se bouche.

 Causes et facteurs de risque

Ils sont dus à l’athérosclérose, aux embolies d’origine cardiaque (rétrécissement mitral) , à l’hypertension artérielle et aux ruptures de malformations vasculaires congénitales (angiomes, anévrismes), aux dissections des artères cervicales et cervicocrâniennes.

Les thromboses veineuses cérébralessont une cause d’accidents vasculaires cérébraux qui touchent surtout le sujet jeune, et sont dues soit à des infections locales, locorégionales ou générales, soit des atteintes locorégionales (chirurgie, explorations, tumeurs, malformations, etc.) ou générales (grossesses, contraception orale, certains médicaments, etc. Les symptômes sont peu typiques, mais associent généralement des céphalées et des symptômes neurologiques (crises d’épilepsie, troubles de la vigilance).

L’imagerie par résonance magnétique cérébrale permet le diagnostic. Le traitement utilise les anticoagulants et soigne la cause.

 Mécanismes

Le sang parvient au cerveau par quatre grands axes artériels: les 2 artères carotides internes et les deux artères vertébrales. Ces quatre grands axes sont reliés entre eux à plusieurs étages notamment à la base du cerveau par le polygone de Willis. Ce cercle anastomotique fonctionne comme un système de sécurité. Si un des axes se montre déficient, l’apport sanguin des trois autres compense cette diminution.

De ce cercle anastomotique naissent les artères cérébrales principales.

Conduite à tenir

En cas d’accident vasculaire cérébral, le patient doit être adressé dans un centre spécialisé.

Les accidents vasculaires cérébraux nécessitent un bilan et un traitement en urgence absolue, c’est-à-dire en moins de 6 heures.

La différence entre l’hémorragie et l’infarctus est faite actuellement très rapidement grâce au scanner qui détecte la présence de sang en cas d’hémorragies. Cette différence est fondamentale car les traitements vont être très différents.

Le traitement se fait en centre spécialisé.

La récupération du malade est souvent longue et difficile nécessitant une rééducation prolongée.

 

                   

                                        

1 – Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral ?
Un accident vasculaire cérébral (AVC), ou "attaque cérébrale" est dû à une perturbation soudaine de l’irrigation du cerveau. On en distingue de deux sortes :

  • l’accident ischémique cérébral ou infarctus cérébral, dû à l’obstruction d’un vaisseau sanguin irriguant le cerveau par un caillot,
  • et l’accident hémorragique cérébral ou hémorragie cérébrale, dû à l’éclatement d’un vaisseau dans le cerveau.

L’infarctus cérébral est 4 fois plus fréquent que l’hémorragie cérébrale.
Les deux types d’accident entraînent une mauvaise irrigation des cellules cérébrales qui vont ainsi manquer de l’oxygène et des composés nutritifs dont ils ont besoin et vont mourir. Les parties du corps contrôlées par la région endommagée ne pourront alors plus fonctionner correctement, risquant d’entraîner des conséquences divers : survenue brutale d’une paralysie ou de troubles de la sensibilité plus ou moins complète d’un ou de plusieurs membres, perte de la parole, de la vue, de l’audition, de l’équilibre, etc., voir décès.
2 – Comment arrive t-il ?
Les caillots sanguins (ou embole ou thrombus) à l’origine d’un infarctus cérébral peuvent se former à différents niveaux : venir du cœur en cas de maladie cardiaque (embolie cardiaque), venir d’une lésion de la paroi d’une grosse artère cervicale comme la carotide, ou se former localement dans une petite artère cérébrale. Dans ces deux derniers cas, la lésion de l’artère est le plus souvent un rétrécissement (sténose) induit par l’athérosclérose (formation de lésions dans la paroi artérielle) ou l’hypertension artérielle.
Dans environ 20% des cas, le caillot ne reste pas bloqué dans le vaisseau et se délite de lui-même rapidement. La partie du cerveau atteinte peut alors re-fonctionner normalement et les déficits disparaissent en général spontanément en moins d’1 heure : c’est ce qu’on appelle un accident ischémique transitoire (AIT). Un tel accident est un signal d’alerte d’un AVC constitué, et justifie une hospitalisation en urgence afin de débuter le traitement qui évitera une récidive qui pourrait ne pas être transitoire. Si le caillot reste bloqué dans l’artère, les symptômes neurologiques (paralysies, troubles de la parole…) vont persister.
Un certain nombre de symptômes neurologiques d’apparition brutale peuvent alerter et amener à consulter en urgence même s’ils disparaissent spontanément : faiblesse musculaire, perte de la sensibilité, trouble du langage ou de la vision, perte de l’équilibre, maux de tête inhabituels, etc..
Quant à l’hémorragie cérébrale, elle est le résultat de la rupture soudaine d’une artère cérébrale. Le sang s’échappe du vaisseau et se répand dans le tissu cérébral avoisinant, formant un hématome.
3 – Quelles sont les facteurs de risques ?
Avec 120 à 150 000 cas par an dont 15 à 20% de décès à 1 mois et des séquelles définitives chez 75% des survivants, l’AVC est la 1ère cause d’handicap de l’adulte en France. Les facteurs de risque d’infarctus cérébral sur lesquels on peut agir sont :

  • l’hypertension artérielle,
  • la sédentarité,
  • le diabète,
  • certaines maladies du cœur,
  • le tabac,
  • un taux élevé de cholestérol ou de triglycérides,
  • l’abus d’alcool,
  • la surcharge pondérale.

Les AVC hémorragiques sont essentiellement liés à l’hypertension artérielle, parfois à des troubles de la coagulation, en particulier lors d’un traitement anticoagulant, ou encore à la rupture d’une malformation vasculaire cérébrale.

4 – Comment se fait le diagnostic ?
Le diagnostic d’AVC à partir des symptômes et d’un examen clinique se confirme par un scanner (tomodensitométrie) ou une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). Ces examens indiquent aussi le type d’AVC (ischémique ou hémorragique).

5 – Quels sont ses traitements ?
Un AVC est une urgence absolue. Le traitement doit être immédiat car le déficit neurologique risque de s’aggraver dans les premières heures. Une hospitalisation est toujours indispensable.
Lorsqu’un infarctus cérébral est pris en charge très rapidement après le début des troubles (moins de 3 heures), il est quelquefois possible de tenter de détruire le caillot sanguin à l’aide d’un médicament spécifique : le "fibrinolytique". Les autres traitements ont pour but d’éviter l’extension du caillot et l’aggravation des lésions et de prévenir les complications. Les rééducations kinésithérapiques et orthophoniques doivent être débutées très rapidement.
A la sortie de l’hôpital, un traitement pour empêcher les plaquettes de s’agglutiner et diminuer le risque de formation d’un nouveau caillot est mis en place. Il consiste en des médicaments anti-agrégeant plaquettaire comme l’aspirine, à prendre sur une durée illimitée.
Pour un AVC hémorragique, le traitement est le plus souvent médical mais lorsque c’est possible, une évacuation chirurgical de l’hématome peut être envisagée.

6 – Existe-t-il un traitement préventif ?
Oui ! La modification du mode de vie : arrêt du tabac, diminution de la consommation d’alcool, équilibre de son alimentation (moins de beurre ou de viandes grasses, plus de poissons, fruits et légumes), pratique régulière d’exercice physique et perte de poids, sans oublier de corriger l’hypertension artérielle, le diabète et l’hypercholestérolémie.
La moitié des AVC pourrait être évitée par l’adoption de ces mesures.

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