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Archives de la catégorie ‘ECONOMIE’

Nigeria: les syndicats menacent d’arrêter la production de pétrole

Les syndicats du pétrole du Nigeria qui menacent d’arrêter la production du premier pays pétrolier d’Afrique ont annoncé une rencontre jeudi avec le président Goodluck Jonathan au quatrième jour d’une grève générale qui paralyse largement le pays.

 
                                                     Photographe : Pius Utomi Ekpei :: Manifestation à Lagos contre la hausse des carburants, le 11 janvier 2012 au Nigeria
                                                      photo : Pius Utomi Ekpei, AFP

« Nous rencontrerons le président à 17H00 locales (16H00 GMT) », a indiqué Peter Esele, président du Trade Union Congress. Il s’agit d’une des deux confédérations qui encadrent la grève générale lancée lundi et qui menacent d’arrêter la production à partir de dimanche si le gouvernement ne revient pas sur la fin des subventions sur les hydrocarbures.

« A partir de dimanche, nous cesserons la production », a déclaré Babatunde Ogun, président du PENGASSAN, l’un des deux syndicats du secteur pétrolier du premier producteur de brut d’Afrique.

Le syndicat exige la baisse de l’essence à 65 nairas (0,30 euros) le litre, soit son prix avant la suppression des subventions gouvernementales le 1er janvier dernier.

Le secteur stratégique du pétrole représente près de deux tiers des recettes de l’Etat fédéral au Nigeria, plus gros producteur de brut d’Afrique devant l’Angola avec près de 2,4 millions de barils par jour.

La grève et les manifestations qui ont paralysé le premier producteur africain de pétrole ont mis le gouvernement sous une pression croissante alors qu’il cherche à interrompre les attaques du groupe islamiste Boko Haram.

A Genève, la Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a indiqué jeudi que le groupe islamiste Boko Haram au Nigeria pourrait être déclaré coupable de « crimes contre l’humanité » si la justice montre qu’il a commis des attaques systématiques contre la population.

« Les membres de Boko Haram et d’autres groupes et entités, si la justice estime qu’ils ont commis des attaques systématiques et généralisées contre la population civile — y compris sur la base de la religion ou de l’ethnie — pourraient être déclarés coupables de crimes contre l’humanité », a déclaré Mme Pillay, dans un communiqué.

« Les actes délibérés conduisant au +nettoyage+ de la population sur la base de la religion ou de l’ethnie équivaudraient aussi à des crimes contre l’humanité », a-t-elle dit.

La responsable de l’ONU pour les droits de l’homme a appelé les responsables religieux au Nigeria, « spécialement les responsables musulmans et chrétiens à joindre leurs forces pour condamner de façon sans équivoque toute violence, y compris les représailles ».

Elle leur demande aussi d' »encourager leurs disciples à identifier et aider à arrêter tout ceux impliqués dans les tueries et autres actes de violences qui ont eu lieu ».

Depuis les sanglants attentats du jour de Noël qui avaient fait au moins 49 morts, sept attaques contre des chrétiens ont fait plus de 88 morts, dont la plupart ont été revendiquées par Boko Haram.

Les dernières attaques de ce groupe ont tué des chrétiens et des violences visant des musulmans dans le sud du pays ont fait craindre l’extension du conflit, certains évoquant même les risques d’une guerre civile dans le pays le plus peuplé d’Afrique (160 millions d’habitants).

Deux officiers de police ont été tués mercredi par une foule qui s’est répandue dans la ville de Minna au centre du pays. Des bâtiments officiels ont été brûlés. Au nord est dans la ville de Yola, des hommes armés ont attaqués les locaux de la police. Cette région a également été atteinte par les récentes violences religieuses.

Quatre chrétiens ont été tués dans les faubourgs de la ville de Potiskum par des membres présumés de Boko Haram. Un couvre-feu nocturne a été imposé dans l’état de Yobe où se trouve Potiskum.

A Lagos, la plus grande ville du Nigeria où habitent 15 millions de personnes une foule pacifique évaluée à 10.000 personnes s’est rassemblée mercredi. Des incidents se sont produits à certains endroits avec des jeunes qui ont mis le feu à des pneus, en attaquant au moins une voiture de police et vandalisant les alentours.

Quelques centaines de personnes s’étaient déjà réunies jeudi sur un site habituel de manifestation.

« J’ai participé aux manifestation depuis lundi et je vais continuer jusqu’à ce que le gouvernement revienne à 65 nairas (0,4 USD, 03 Euros) le litre » dit Dele Olaniyi, chauffeur de taxi de 54 ans. « La majorité de notre peuple est trop pauvre pour accepter le nouveau prix » a-t-il dit faisant allusion à l’abandon des subventions qui ont fait plus que doubler les prix du carburant depuis le 1er janvier.

Selon des responsables gouvernementaux et des économistes l’abandon des subventions est vitale et permettra de dégager 8 milliards de dollars par an pour investir dans des projets et améliorer les infrastructures quasi inexistantes dans le pays.

Mais les violences religieuses et ethniques croissantes dans différentes régions ont fait croître les craintes d’un chaos dans un pays divisé entre un mord essentiellement musulman et un sud majoritairement chrétien.

Boko Haram, mise en cause pour les attaques, a revendiqué lors des dernières semaines la responsabilité de violences visant des Chrétiens qui ont menacé de se défendre eux mêmes.

 

Nucléaire iranien: sanctions occidentales en vue, incluant peut-être le pétrole

Les Occidentaux se préparent à prendre de nouvelles sanctions fortes contre le régime iranien et son programme nucléaire controversé, qui pourraient concerner le pétrole, mais dont l’efficacité pour faire plier Téhéran ne fait pas l’unanimité des experts.

 
 
                                             Photographe :  :: Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad le 9 novembre 2011 à Shahrekord
                                                                photo : AFP

Aucune information n’a filtré publiquement de Washington, Londres ou Paris sur le type de sanctions additionnelles qui pourraient être prises après la publication d’un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur une possible dimension militaire du programme iranien.

Téhéran a toujours nié vouloir acquérir l’arme atomique.

Selon un responsable français s’exprimant sous anonymat, les nouvelles sanctions devraient concerner « le pétrole » et limiter encore les flux financiers iraniens. Il espère que la nouvelle contrainte poussera Téhéran à venir enfin s’assoir à une table de négociations. Officiellement, les Occidentaux assurent « ne rien s’interdire », tout en continuant de vouloir préserver la population pour ne viser que l’appareil dirigeant iranien.

Si l’Iran est un important producteur de pétrole, ce pays n’a que de faibles capacités de raffinage. Un embargo pétrolier le priverait de la majorité de ses recettes budgétaires mais aurait aussi pour conséquence de faire monter le prix du baril alors que l’Occident est déjà confronté à une grave crise économique. « On n’en est pas encore à ce stade là », indique un autre responsable, en précisant qu’il existe « tout un catalogue » de mesures qui « peuvent faire mal au régime iranien ».

Une autre source évoque la possibilité de « s’attaquer à la Banque centrale iranienne », ce qui « rendrait complexe tout échange financier avec l’Iran ». Jusqu’à aujourd’hui, les sanctions ne visent que des établissements bancaires liés au développement du programme nucléaire iranien.

A l’instar d’autres chercheurs, Thierry Coville, professeur à l’école Novancia et collaborant à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), reconnaît que « toucher aux exportations de pétrole revient à toucher directement à la création de richesse de l’Iran ». Mais si les mesures en cours « ont un effet » sur les flux financiers entre l’Iran et le reste du monde, « elles ne font que radicaliser la position du gouvernement iranien », note-t-il.

Depuis 2007, l’Iran est la cible de quatre séries de sanctions économiques et financières, sans parler des attaques attribuées aux services secrets occidentaux ou israéliens – assassinats de scientifiques et virus informatiques destinés à ralentir l’activité de ses centrifugeuses.

Ses ambitions nucléaires en ont été retardées, pas abandonnées.

Le chemin vers de nouvelles sanctions passe d’abord par une résolution du Conseil des gouverneurs de l’AIEA. Les Occidentaux considèrent y disposer d’une majorité favorable. L’étape suivante serait le Conseil de sécurité de l’ONU où Moscou et Pékin devraient s’opposer à Paris, Washington et Londres.

« Une nouvelle résolution du Conseil de sécurité n’est pas indispensable pour de nouvelles sanctions », font cependant valoir des diplomates occidentaux, pour qui de précédents textes onusiens permettent aux Etats-Unis ou à l’Union européenne d’aller individuellement plus loin dans les sanctions.

Ces pays devraient dans le même temps tenter de convaincre plusieurs puissances émergentes – Inde, Turquie notamment – de limiter au maximum leurs relations commerciales avec l’Iran.

« Les sanctions qui font le plus mal à Téhéran ne sont pas celles décidées par l’ONU mais celles prises par les Etats-Unis et l’Union européenne », assure un responsable français. « Les sanctions onusiennes sont assez douces et peu efficaces », confirme Denis Bauchard de l’Institut français des relations internationales (IFRI).

 

Christine Lagarde désignée directrice générale du FMI

AFP – 29/06/2011 à 10:34

La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a été désignée mardi directrice générale du FMI, devenant la première femme à diriger cette institution financière internationale.

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                                Photographe :  :: Le parcours de Christine Lagarde
                                                 photo : AFP

Mme Lagarde, 55 ans, doit commencer le 5 juillet un mandat de cinq ans, à un moment crucial pour le Fonds monétaire international. Car l’institution de Washington est aux prises en Grèce avec l’une des plus graves crises économiques qu’il ait eu à gérer dans son histoire.

La Française n’avait face à elle qu’un seul candidat, le gouverneur de la Banque du Mexique Agustin Carstens, 53 ans. Tous deux ont fait campagne dans le monde entier avant de plaider leur cause devant le conseil d’administration.

Le soutien apporté mardi par les Etats-Unis à la Française a achevé d’enlever tout suspense. Puis deux pays émergents très critiques des Européens, le Brésil et l’Inde, ont indiqué qu’ils soutenaient Mme Lagarde.

L’importance de ces voix a permis aux 24 membres du conseil d’administration de choisir rapidement Mme Lagarde, « par consensus », a indiqué le FMI dans un communiqué.

Celle-ci a remercié l’instance pour le « large soutien » dont elle a bénéficié.

« Le FMI a été au service de ses 187 pays membres pendant la crise économique et financière mondiale, ce qui l’a amené à évoluer profondément », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

« Mon objectif premier à la tête de notre institution sera de faire en sorte qu’elle continue dans cette voie avec la même détermination et le même engagement », a-t-elle indiqué.

Sa première réaction était venue sur Twitter, cinq minutes après l’annonce officielle: « je suis honorée et ravie que le conseil d’administration me confie le poste de directrice générale du FMI ».

Paris s’est félicité de conserver ce poste. La désignation de Mme Lagarde est « une victoire pour la France » et « la présidence française se réjouit qu’une femme accède à cette importante responsabilité internationale », a indiqué l’Elysée dans un communiqué.

Mme Lagarde avait l’avantage d’être très bien connue des grands Etats membres du FMI. En quatre ans au poste de ministre des Finances, elle a régulièrement côtoyé tous les grands argentiers de la planète, et plus encore depuis que la France a pris la présidence du G20 en novembre.

La direction du FMI est la chasse gardée des Européens depuis 1946, grâce à un accord tacite avec les Etats-Unis, qui monopolisent la présidence de la Banque mondiale.

Mardi, le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a prolongé cette tradition. « Le talent exceptionnel et la vaste expérience de Mme Lagarde apporteront une direction incomparable à cette institution, indispensable à un moment critique pour l’économie mondiale », a-t-il affirmé dans un communiqué.

Une tradition que l’organisation non gouvernementale Oxfam a aussitôt dénoncée. « Ce simulacre de processus de nomination porte préjudice à la crédibilité du FMI », a estimé Oxfam dans un communiqué. « Des rumeurs avaient circulé quant à une certaine ouverture, mais avant que les candidats aient été auditionnés, la décision était déjà prise ».

Mme Lagarde succède à un autre Français, Dominique Strauss-Kahn, qui a démissionné à la mi-mai après trois ans et demi à la tête du FMI, et qu’elle a dit mardi espérer rencontrer prochainement si la justice le permet.

Il paraissait très probable que M. Strauss-Kahn quitte son poste pour participer à la campagne présidentielle en France en 2012. Mais son arrestation à New York dans le cadre d’une affaire de crimes sexuels a précipité les événements.

M. Carstens a salué la désignation de sa rivale, la qualifiant de « dirigeante très compétente ».

Mme Lagarde doit assister au conseil des ministres de mercredi, puis démissionner de son ministère et atterrir à Washington lundi.

La gestion de la crise grecque devrait l’occuper très rapidement. Elle a appelé mardi les partis politiques à Athènes à « une entente nationale » et les créanciers de la Grèce à rester « au chevet » de ce pays en crise.

La Grèce réclame 110 milliards pour éviter sa faillite et celle de l’euro

AFP – 24/06/2011 à 16:07

La Grèce a chiffré vendredi à environ 110 milliards d’euros le deuxième plan de sauvetage dont elle a besoin pour éviter la faillite, avant une semaine qui s’annonce cruciale dans la course contre la montre visant à éviter l’embrasement en zone euro et au-delà.

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                                    Photographe : Eric Feferberg :: Le président Nicolas Sarkozy à la conférence de presse finale du Conseil européen à Bruxelles le 24 juin 2011
                                       photo : Eric Feferberg, AFP

A l’issue d’un sommet de l’Union européenne à Bruxelles, le Premier ministre grec Georges Papandréou a indiqué que les discussions portaient sur « un montant similaire au premier programme d’aide » de l’an dernier, qui prévoyait 110 milliards d’euros sur trois ans.

Lors du sommet, il a obtenu la promesse d’une mise sur pied, sous conditions, d’ici début juillet de ce deuxième plan. La chancelière Angela Merkel a salué un accord « important pour la stabilisation de l’euro ».

« Jusqu’à présent nous avons passé toutes les épreuves » et « à chaque fois la catastrophe a été évitée », s’est aussi félicité le président français, Nicolas Sarkozy, évoquant « une volonté de sauver l’euro », y compris parmi les banques et autres créanciers privés de la Grèce censés participer au nouveau plan d’aide.

Les marchés sont moins convaincus. L’euro reperdait du terrain face au dollar dans l’après-midi, après avoir progressé en matinée. Et si les Bourses de Paris, Londres et Francfort restaient bien orientées, celles des pays jugés fragiles (Espagne, Italie, Portugal) étaient dans le rouge.

Les ministres des Finances de la zone euro, qui se retrouvent de nouveau le 3 juillet à Bruxelles, doivent toujours convaincre qu’ils peuvent surmonter la crise.

Ils doivent notamment préciser les modalités du deuxième plan de sauvetage, et notamment la plus controversée, celle concernant la participation « volontaire » des créanciers privés, avec lesquels des consultations ont été initiées cette semaine dans plusieurs capitales.

Ils devraient aussi débloquer la prochaine tranche des prêts promis dans le premier plan grec, attendue ardemment par Athènes.

Mais la condition sine qua non reste l’adoption d’ici là par le Parlement grec d’un plan finalisé jeudi avec les bailleurs internationaux, qui allie mesures d’économies et privatisations pour un montant total de 28,4 milliards d’euros. Les coupes claires provoquent de fortes tensions sociales.

Vu le contexte social tendu -une nouvelle grève générale est annoncée les 28 et 29 juin-, les dirigeants européens appellent à une « union nationale » en Grèce, incluant l’opposition de droite. Cela assurerait l’adoption du plan, prévue d’ici le 30 juin, et aurait une valeur « symbolique », a souligné une source européenne.

Les Américains ont durement critiqué la cacophonie européenne et la lenteur à régler la crise grecque, qui menace de plonger toute la zone euro dans les turbulences, voire le reste du monde à l’image de la crise mondiale provoquée mi-2008 par la faillite de la banque Lehman Brothers.

Cette réputation de désordre s’est encore confirmée lors du feu vert donné vendredi pour que l’Italien Mario Draghi succède au Français Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne.

Présentée initialement comme une formalité, la décision a suscité jusqu’au dernier moment des tractations entre l’Italie et la France, qui ne voulait pas se retrouver exclue du directoire de la BCE quand Rome y aurait deux représentants.

Pour débloquer la situation, il aura fallu que l’actuel membre italien du directoire, Lorenzo Bini Smaghi, téléphone personnellement à Nicolas Sarkozy, ainsi qu’au président de l’UE Herman Van Rompuy, et qu’il s’engage à quitter son poste avant la fin de l’année.

Les catastrophes ont fait 295.000 morts en 2010

     Du jamais vu depuis 1983

Dominees par le séisme en Haïti, les catastrophes naturelles ont été particulièrement dévastatrices en 2010, avec 295.000 morts et 130 milliards de dollars de dégâts, bien davantage que la moyenne des 30 dernières années.

     
                                      Photographe : Str :: Une maison détruite par les feux de fortêt dans la région de Volgograd en Russie, le 3 septembre 2010 
 
En Ethiopie qui fit 300.000 morts, selon le groupe allemand Munich Re, grand nom de la réassurance dont le rapport annuel publié lundi fait référence.

Au total, 950 catastrophes naturelles ont frappé la planète, un chiffre bien supérieur à la moyenne de ces trente dernières années (615 catastrophes annuelles, 66.000 morts par an, 95 milliards de dollars de dégâts).

« L’année a été marquée par une assez rare accumulation de tremblements de terre importants », et par un nombre élevé de catastrophes liées au climat, qui semble indiquer une poursuite du réchauffement climatique, selon le rapport.

Les Haïtiens ont payé le plus lourd tribut à la nature, lors du séisme de janvier qui fut l’évènement le plus meurtrier de 2010, avec 222.570 morts. Il a causé 8 milliards de dollars de dégâts.

Ce séisme, l’un des plus importants depuis un siècle, n’a toutefois « entraîné que des pertes négligeables pour l’industrie de l’assurance, comme c’est souvent le cas dans les pays en développement », peu de biens et de personnes y étant assurés, souligne Munich Re.

En termes de victimes, arrivent ensuite la vague de chaleur et de feux de forêts de l’été en Russie (56.000 morts), et le tremblement de terre d’avril en Chine (2.700 morts).

Côté pertes matérielles, le séisme en février au Chili, qui a causé 30 milliards de dollars de dégâts et fait 520 morts, fut le phénomène le plus dévastateur, suivi des inondations de juillet à septembre au Pakistan (9,5 milliards de dollars de dégâts et 1.760 morts).

Dans les pays les plus développés, les catastrophes ont été peu meurtrières, mais très coûteuses et avec de lourdes conséquences pour les assureurs.

L’Europe occidentale a été balayée par la tempête Xynthia en février (65 morts, 6,1 milliards de dollars de dégâts, assurés pour moitié), et les Etats-Unis par des tornades, pour un total de 4,7 milliards de dollars (assurés aux trois-quarts).

Si les ouragans ont été relativement peu dévastateurs, le réchauffement des océans, « qui ne peut plus être expliqué seulement par les oscillations naturelles (mais auquel) contribue probablement le réchauffement climatique » promet de nouvelles saisons difficiles dans les années à venir.

Munich Re n’a par ailleurs pas encore pu chiffrer le coût des inondations qui submergent une partie de l’Australie depuis décembre.

L’un des évènements qui a le plus retenu l’attention des médias, l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull en avril, a paralysé le trafic aérien européen pendant des semaines et fini par coûter « des milliards » aux compagnies aériennes.

« Les compagnies aériennes auraient pu être assurées » et éviter ces pertes, déplore Munich Re, dont le métier est de proposer à la fois des contrats d’assurance et de réassurance, c’est-à-dire d’apporter une garantie aux autres assureurs.

Son grand concurrent suisse Swiss Re, prenant en compte également les catastrophes du fait de l’homme — accidents, ou explosion de la plate-forme pétrolière Deep Water Horizon de BP par exemple –, avait indiqué en novembre s’attendre pour 2010 à 222 milliards de dollars de dégâts pour l’économie, et 260.000 décès.

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