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Archives de février, 2008

Colombie: quatre otages des Farc peut-être libérés mercredi

Le gouvernement vénézuélien a annoncé lundi savoir "avec précision où se trouvent les quatre otages" que la guérilla colombienne des Farc a proposé de libérer et a indiqué être prêt à les accueillir dès mercredi prochain.

 

Ramon Rodriguez Chacin et Nicolas Maduro lors d’une conférence de presse le 25 février 2008 à Caracas

 

Le président colombien Alvaro Uribe a affirmé lundi que son gouvernement "collaborera, comme il l’a toujours fait" pour faciliter la libération de quatre otages de la guerilla des Farc, qui pourrait avoir lieu mercredi.

"J’ai reçu un message très succint sur le lieu où ils se trouvent et certains détails" concernant ces otages, a indiqué le ministre vénézuélien de l’Intérieur Ramon Rodriguez Chacin, lors d’une rencontre avec la presse à la Chancellerie, sans toutefois donner de précisions sur leur état de santé.

Selon M. Chacin, il y a bon espoir que la libération des quatre otages puisse se faire "immédiatement". Et si cette libération était autorisée, "nous pourrions la faire mercredi. Nous avons la capacité de faire l’aller et retour dans l’après-midi". De son côté, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolas Maduro, a confirmé à la presse avoir eu un entretien avec son homologue colombien Fernando Araujo, durant lequel, il lui a confirmé que Caracas avait "reçu les éléments permettant le début de l’opération" de libération.

Désigné par le président Chavez pour coordonner les opérations de récupération des otages, le ministre de l’Intérieur a précisé avoir des rapports de services de renseignements signalant "d’importantes opérations militaires dans la zone où seraient éventuellement remis les otages". "Il y a des unités militaires opérant activement dans la zone, avec plus de 18.000 hommes", a-t-il dit. Toutefois, le chef de l’armée colombienne, le général Mario Montoya, a démenti lundi toute opération dans cette zone, en affirmant sa volonté de faciliter la remise des otages des Farc.

La Croix Rouge sera la "garante" de l’opération, pour laquelle le Venezuela bénéficie "d’une flexibilité et d’une logistique suffisante pour opérer à n’importe quel point de la frontière avec la Colombie", a assuré le ministre vénézuélien de l’Intérieur. Le 2 février dernier, les Farc ont proposé de remettre au président Chavez trois ex-parlementaires colombiens, Gloria Polanco, Orlando Beltran et Luis Eladio Perez, qu’il tiennent en otages depuis plus de six ans. Ils ont ensuite offert la libération d’un quatrième otage, l’ex-sénateur Jorge Gechem.

Ces 4 anciens parlementaires colombiens font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, que les Farc ont proposé de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés.

L’armée colombienne a de son côté affirmé mardi ignorer où se trouvent les camps de prisonniers de la guérilla marxiste des Farc, notamment celui où est détenue la Franco-colombienne Ingrid Betancourt.

"En ce moment nous ne sommes pas en mesure de localiser les autres otages", a déclaré à Radio Caracol (privée) le général Freddy Padilla, commandant des forces militaires, interrogé sur les lieux de détention d’Ingrid Betancourt et des autres otages.

Les quatre otages que doivent libérer les Farc réunis mais en danger

Les quatre otages que la guérilla des Farc a proposé de remettre prochainement au président vénézuélien Hugo Chavez "sont réunis" et en danger en raison d’opérations militaires, a déclaré lundi le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Ramon Rodriguez Chacin.

 

                        

Le président du Venezuela Hugo Chavez, le 21 février 2008 à Caracas

 

"J’ai pris connaissance d’opérations (militaires) intensives. Mes services de renseignement me l’ont signalé", a affirmé M. Rodriguez Chacin lors d’une conférence de presse durant laquelle il a démenti les informations du gouvernement colombien ayant affirmé avoir localisé le lieu où les otages se trouvent.

L’armée colombienne réalise des opérations militaires régulières sur la totalité du territoire contre la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et d’autres groupes rebelles et paramilitaires.

Les Colombiens "ne savent pas où ils se trouvent. Ils se trompent, ils ne sont pas séparés. Les quatre otages sont réunis", a affirmé le ministre vénézuélien de l’Intérieur.

Le général colombien Freddy Padilla avait déclaré samedi que l’ex-parlementaire Jorge Eduardo Gechem, un des quatre otages des Farc dont la libération a été annoncée pour bientôt, était gravement "malade" et dans l’incapacité "de rejoindre les trois autres" otages, Luis Eladio Perez, Orlando Beltran et Gloria Polanco.

Les proches des otages, certains d’entre eux attendant ces libérations à Caracas, "savent qu’ils (les otages) sont en danger, qu’ils sont menacés parce qu’il y a des opérations (militaires) intensives dans la zone", a en outre affirmé le ministre vénézuélien.

Interrogé sur la date prévue pour leur libération, le ministre vénézuélien Chacin a déclaré : "Je ne la connais pas."

"La guérilla des Forces armées de libération de Colombie, armée du peuple, a signalé qu’elle voulait libérer quatre personnes à présent, qu’elle voulait les remettre au gouvernement du président Hugo Chavez. Quand elles seront prêtes, elles aviseront", a précisé M. Chacin.

Les quatre anciens élus font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et Ingrid Betancourt, que les Farc proposent de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés.

Le 10 janvier, les Farc avaient libéré Clara Rojas, ancienne collaboratrice de Ingrid Betancourt, et l’ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, lors d’une mission de sauvetage qui avait été coordonnée par le Venezuela, la Colombie et le Comité international de la Croix Rouge (CICR).

LE JOUR OÙ LE MONDE SE RETROUVERA À COURT D’ÉNERGIE

 

 

Un véritable séisme énergétique pourrait mettre fin pour toujours à l’ère du pétrole bon marché, effaçant plus de 150 ans de prospérité occidentale et oblitérant la richesse de millions d’investisseurs…

quasiment du jour au lendemain.

           LE JOUR OÙ LE MONDE SE RETROUVERA À COURT D’ÉNERGIE


 

Il y quelques mois environ, l’événement financier le plus dévastateur des 150 dernières années s’est produit.

On n’a entendu aucune sonnette d’alarme.

On n’en a pas parlé au journal de 20 heures… et on n’en parlera pas avant qu’il ne soit trop tard !

On commencera par montrer du doigt les politiciens qui ont ignoré cette terrible menace parce qu’ils savaient qu’elle ferait dérailler les élections.

Ensuite, on accusera les médias, qui ont laissé de côté des preuves effarantes, disponibles depuis des années — simplement parce que ce n’était pas assez "sexy" pour figurer en première page.
Puis on accusera l’OPEP, qui a délibérément dissimulé la vérité sur cette crise pendant plus d’une décennie… simplement pour pouvoir jouer sur les quotas d’exportation et engranger plus de pétrodollars.

Et on accusera les "grandes pétrolières" qui ont non seulement enterré ces preuves dans les années 50 — mais ont même utilisé d’autres fausses données pour faire grimper le cours de leurs actions.

Mais montrer tout le monde du doigt ne changera rien au séisme énergétique dont on voudrait vous parler.

Un séisme, quel séisme ?

Entre 3 et 4 euros pour un litre de carburant… d’énormes files dans les stations-service… des émeutes autour d’un jerrycan d’essence…

Des aéroports vides parce qu’il revient trop cher de faire voler les avions… des supermarchés vides parce que le transport des marchandises est trop coûteux !

Vous pensez que c’est impossible ? Détrompez-vous !

L’Occident — et le reste du monde — est en train de voir ses réserves de pétrole bon marché s’épuiser. Et lorsqu’on aura dépassé le point de non-retour, votre patrimoine… votre santé… et tout votre mode de vie seront mis en danger.

En fait, ça a déjà commencé. Selon certains experts, le point de rupture a eu lieu en juin 2006 , comme je vous le démontrerai dans quelques lignes. Malgré les apparences, nous sommes désormais dans ce qui pourrait devenir l’époque financière la plus cruelle et la plus imprévisible des 150 dernières années de l’histoire mondiale !

Une nouvelle Guerre froide sur les rives de la Mer Caspienne… un renouveau du terrorisme et des massacres en Arabie Saoudite… des conflits militaires concernant le pétrole offshore dans la Mer de Chine du Sud…

Nous SAVIONS tous que cette crise approchait,
mais nous ne l’attendions pas si tôt !

Ne nous voilons pas la face. Tout le monde savait que la "Panne Sèche" arriverait un jour. On ne peut pas consommer une ressource qui ne se renouvelle pas… sans envisager qu’on finira, un jour, par se retrouver à court.

Ce que des centaines de milliers de gens — et peut-être même des millions de gens — n’ont jamais réalisé, c’est que cela se produirait aussi tôt !

Même les soi-disant "experts" pensaient que nous nous trouverions un jour confrontés à une crise de ce genre… mais d’après eux, nous n’étions pas censés nous trouver à court d’énergie avant 25-30 ans ! Malheureusement, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme prévu…

La course folle a déjà commencé. Les rumeurs circulent. L’équilibre mondial est en train de basculer. Et les optimistes avec leurs lunettes roses doivent s’attendre au choc de leur vie.

Cet événement dévastateur… que personne n’attendait avant des dizaines d’années… est en fait déjà arrivé.

Selon moi, ses effets se feront sentir avant la fin de la décennie… mais vous n’avez pas autant de temps pour vous y préparer : la panique commencera bien avant… lorsque la foule et les marchés se rendront compte des changements historiques qui nous attendent.

Il ne s’agit pas d’un événement mineur !

Nous voyons déjà les symptômes d’un effondrement : le pétrole vient de franchir la barre historique de 100 $ le baril.

L’or noir devient de plus en plus précieux, indispensable et difficile à obtenir. Depuis le début des années 2000, le pétrole s’envole… et ce n’est pas près de s’arrêter.

Réfléchissez-y : la situation au Moyen-Orient est — c’est un euphémisme — explosive. La Russie commence elle aussi à faire jouer l’argument énergétique dans ses relations internationales. Les tensions autour du pétrole et du gaz se multiplient, entre des pays de plus en plus assoiffés d’énergie. A cela vient s’ajouter le fait que le Venezuela, le Nigeria, l’Arabie Saoudite… bref, les principaux producteurs pétroliers de la planète… sont plutôt hostiles aux pays occidentaux.

Et si l’on regarde les choses plus en profondeur, on voit bien vite que l’envolée du pétrole n’est pas seulement liée à l’idéologie… mais aussi et surtout à la géologie. En sous-sol, la source mondiale de pétrole bon marché est sur le point de s’épuiser.

 

Au commencement était la petra oleum

Il y a un millénaire, le pétrole était utilisé comme laxatif.

Puis, en 480 avant J.C., les Perses utilisèrent le pétrole pour y tremper leurs pointes de flèches, qu’ils enflammaient avant de les décocher au-dessus des murs ennemis. A l’époque — difficile à croire… — le pétrole n’avait pas beaucoup d’importance !

Le monde a vécu la Renaissance, les Lumières, la Révolution française… Et tout ça sans les avantages du pétrole. Puis quelque chose changea. Quelque chose que les gens ne pensaient pas voir prendre une telle importance au cours du temps.

Les villes s’agrandirent. Et les grandes villes ont besoin de meilleures lampes. Hop, le kérosène fit son apparition. En 1861, Nikolaus Otto inventa le premier moteur à gaz — et voilà pour le gaz !

Puis Ford démontra qu’il était possible de produire des voitures en masse. On construisit les usines qui vont avec. Grâce au pétrole, on put produire à grande échelle : des voitures, bien sûr… mais aussi de la nourriture, des vêtements, des appareils ménagers… et les consommateurs qui vont avec.

Durant tout le 20ème siècle, nous avons consommé du pétrole bon marché pour faire rouler nos voitures, chauffer nos maisons, allumer nos lampes… et alimenter nos tracteurs. Le pétrole nous a donné le plastique. Et la pétrochimie.

Le pétrole a formé l’Occident. Il nous a changés.

Les mutations qu’il a engendrées ont eu plus d’effet qu’internet…  que la bulle boursière des années 90… ou que le boom immobilier des années 80. Et c’est bien ce qui nous rend si vulnérables au choc qu’entraînera cette "méga-panne sèche planétaire"…

Accros au pétrole !

Sans pétrole, la France tombe en panne.

Les fermes sont paralysées. Les hôpitaux n’ouvrent pas. Les lampadaires ne s’allument pas. Les trains et les camions ne circulent pas. Les avions ne volent pas. Ce ne sont pas là des divagations apocalyptiques. Ce sont de simples faits.

A l’échelle planétaire, nous brûlons près de 88 millions de barils par jour. En une seule journée, l’humanité brûle une quantité d’énergie fossile équivalente à celle que Mère Nature a mis… 100 000 ans à fabriquer.

Certaines personnes parcourent une centaine de kilomètres tous les jours rien que pour aller travailler. Six milliards d’êtres humains. Conduisant 700 millions de voitures. Chaque jour, chaque voiture utilise quatre fois plus d’énergie en carburant que les gens en ont besoin en nourriture.

90% des produits chimiques utilisés pour l’agriculture, les médicaments et le plastique proviennent du pétrole.

Dans les aéroports, des milliers d’avions décollent et atterrissent chaque jour, consommant en moyenne 91 028 litres de carburant. Le tout récent Airbus A380 — qui est le troisième plus gros appareil de l’histoire de l’aviation — consomme à lui seul 1 800 litres de kérosène toutes les 7 minutes !

Les téléphones, internet, les télévisions, les machines à laver, les sèche-linge, les réfrigérateurs et les chaînes hi-fi dans nos foyers… les camions, les trains, les avions et les navires fournissant de la nourriture dans nos supermarchés… nos usines, nos tracteurs, nos turbines et nos compresseurs…

Rien de tout cela n’existerait, ou ne serait possible, sans le pétrole.

Comment pensez-vous que l’on puisse trouver des fraises au mois de décembre… des ananas en Alsace… ou des litchis dans le Pas-de-Calais ?

Tant que le pétrole continue de couler, il n’y a pas de problème. La vie continue. Mais si nos sources d’or noir bon marché disparaissent… la catastrophe ne fait aucun doute.
Et pourtant, avant la fin de la décennie, nous pourrions assister exactement à ce genre de désastre cataclysmique. C’est presque garanti — parce que comme je vous le disais, la page a été tournée il y a quelques mois .

Tout a commencé dans les années 30, dans un bureau de l’Université de Columbia…

Le Nouveau Pétrole —
"Bon marché" à 200 $ le baril ?!

A cette époque, un professeur de géophysique de l’Université de Columbia a fait une découverte qui valait des milliards de dollars pour les investisseurs et les entreprises dans le secteur du pétrole.

Il a découvert qu’un liquide sous pression — comme le pétrole — peut se retrouver piégé sous des roches. Il a découvert comment l’extraire. Et à ce jour, les compagnies pétrolières utilisent encore cette découverte pour trouver et récupérer des millions de litres de pétrole. Du pétrole qu’on aurait, sans cela, complètement manqué.

Puis le Dr. Marion King Hubbert a fait une autre découverte.

En 1956, Hubbert a découvert que les champs subissent un changement radical lorsqu’on en extrait le pétrole.

Au début, le brut jaillit littéralement du forage. Là, tout va bien. Mais après des années de pompage, la pression disparaît. Tout à coup, le reste du pétrole devient plus difficile — et plus cher — à extraire.

Lorsque votre entreprise tout entière dépend de la quantité de pétrole que vous avez en réserve, c’est un petit détail extrêmement important. Lorsqu’on arrive au point de rupture — aussi appelé le "pic" — le coût nécessaire pour extraire le reste du pétrole grimpe en flèche. L’offre entre dans une spirale baissière permanente. Et vous devez rapidement chercher ailleurs si vous ne voulez pas vous retrouver à court de pétrole.

En 1956, Hubbert travaillait pour Shell Oil.

Ses supérieurs l’ont supplié de ne pas publier le résultat de ses recherches sur le phénomène qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de Peak Oil. Mais durant un discours, il dressa néanmoins un tableau à donner des frissons… devant une salle remplie de dirigeants et d’ingénieurs pétroliers.

Il leur annonça que les Etats-Unis — qui étaient alors la première puissance pétrolière de la planète — atteindraient leur propre "pic" de production en 1970.

Il faut vous mettre à leur place.

A l’époque, les Etats-Unis pouvaient extraire plus de pétrole que n’importe quel pays au monde. Personne ne crut Hubbert. En fait, on le tourna en ridicule. Et la controverse qui s’ensuivit faillit ruiner sa carrière. Shell alla jusqu’à engager d’autres géologues acceptant de reporter la date du pic en 1990, voire en 2010… et Hubbert fut écarté par toutes les grandes pointures de l’industrie du pétrole.

Et devinez ce qui arriva ? C’était réglé comme du papier à musique…

Les Etats-Unis atteignirent leur pic de production en 1971 ! Puits après puits, le Texas et la Louisiane commencèrent à s’assécher. La production pétrolière américaine s’orienta à la baisse et ne se remit jamais.

En trois ans, les prix du gaz et du pétrole grimpèrent en flèche… et les importations pétrolières américaines triplèrent.

Tout à coup, l’OPEP avait un avantage sur les USA qu’elle n’avait jamais eu auparavant. Et le paysage politico-économique pétrolier changea du tout au tout.

Hubbert avait raison. De nombreuses personnes ont été financièrement ruinées durant la crise qui s’est ensuivie. Mais il s’avère que ce n’était qu’un début !

Il suffit de regarder ce graphique…

Pendant combien de temps encore pourrons-nous brûler plus de pétrole qu’on en trouve en remplacement ?

Pas longtemps !

Il n’y a pas de solution politique. Pas de quotas à doubler ou de contrats à signer. La "Panne Sèche" — le jour où le pétrole bon marché disparaîtra éternellement — est bel est bien en train d’arriver. Et c’est valable pour la planète entière.

Un réveil difficile :
la crise énergétique globale de 2008

Voyez-vous, les données qu’Hubbert avait découvertes pas moins de 14 ans avant le pic du pétrole aux Etats-Unis ne se limitaient pas aux Etats-Unis, justement…

Ces mêmes données prédisaient aussi des pics similaires pour le reste des pays pétroliers de la planète… jusqu’à ce que la production pétrolière de la planète entière entame une glissade permanente à la baisse !

Et aujourd’hui… il suffit de regarder ce qui est en train de se passer. L’un après l’autre, les pays producteurs de pétrole commencent à s’incliner.

La Libye a atteint son pic en 1970. L’Iran en 1974. La Roumanie — qu’on appelait autrefois "la plus belle conquête pétrolière d’Hitler" — a atteint son sommet en 1976. Le Brunei en 1979. Le Pérou en 1982. Le Cameroun en 1985. L’Indonésie en 1997. Idem pour Trinidad.

Jusqu’à présent, 51 pays producteurs au total ont déjà heurté de plein fouet le mur du pic pétrolier. C’est dramatique. En moyenne, pour la région européenne dans son ensemble, le zénith pétrolier a été atteint en 2000 ! Pour toute la région Asie-Pacifique, il est arrivé en 2002 ! Pour l’ancienne Union Soviétique, le pic pétrolier est survenu en 1987 !

Et là, permettez-moi de souligner un point essentiel : ce qui est vrai pour le pétrole l’est pour les autres matières premières — gaz, cuivre, zinc, nickel et tous les autres. L’Occident dépend tout autant de ces ressources indispensables… elles sont consommées avec autant de frénésie… et, à nouveau comme l’or noir, elles ne sont pas renouvelables.

Inutile de vous dire ce que cela signifie.

La réduction de l’offre signifie toujours une hausse en flèche des prix, même lorsque l’effondrement de l’offre est temporaire. Qu’est-ce cela signifiera lorsque cet effondrement deviendra permanent ? Quel effet cela aura-t-il sur les marchés… les petites entreprises en développement… le marché de l’emploi… et le prix de vos achats quotidiens ?

Dans le cas du pétrole, 16 grands pays producteurs n’ont pas encore atteint leur sommet… mais les dates sont elles aussi très très proches.

De nombreuses personnes seront prises au dépourvu. D’autres, cependant — et j’aimerais vous inclure dans cette catégorie — pourraient engranger des profits à deux, voire trois chiffres,  simplement en se positionnant sur les bonnes valeurs de l’énergie et des matières premières.

Je vous en dirai plus dans un instant — mais avant, j’aimerais vous faire une dernière mise en garde : la panne sèche pourrait arriver plus tôt encore que mes prévisions. Pourquoi ? Parce qu’il s’avère que même les pays qui ont encore du pétrole… pourraient en avoir bien moins qu’ils ne l’admettent !

Absolument. Depuis le début, certains mentent quant à la quantité de pétrole disponible. Je veux parler notamment de la famille royale d’Arabie Saoudite…

Le petit secret des princes saoudiens :
des champs de pétrole à l’agonie…
et des réserves en baisse !

Vous avez vu ce qui s’est passé en 2004 lorsque Shell Oil a choqué le monde des investisseurs en admettant avoir surestimé ses réserves pétrolières de 4,5 milliards de barils. Pensez-y. Parce que c’était une révélation bouleversante…

Lorsque Long Term Capital Management s’est effondré, la société a perdu environ 300 milliards de dollars. Lorsqu’Enron a lâché prise, pas moins de 60 milliards de dollars de capitaux d’investissement ont disparu.

Cependant, lorsque que Shell a admis un manque de réserves de 4,5 milliards de barils… si l’on se fie aux tarifs pétroliers de l’époque… cela représentait en fait une erreur de 189 milliards de dollars !

Pas étonnant que les actions Shell se soient effondrées de 9% en une journée…

Mais croyez-moi, comparé à ce que font les princes d’Arabie Saoudite, les déboires de Shell semblent dérisoires.

En ce qui concerne les réserves pétrolières restantes, voici le véritable scandale : l’Arabie Saoudite affirme qu’elle n’atteindra pas son pic pétrolier en 2011, et qu’il lui reste largement assez de pétrole. Selon ce que déclarait le ministre saoudien du pétrole, Ali Naimi, "les réserves pétrolières de l’Arabie Saoudite sont réelles… Il n’y aura pas de pénurie de pétrole dans les 50 années à venir".

MENSONGES !

Ont-ils autant de pétrole qu’ils l’affirment ? Absolument PAS. Ce que Naimi ne vous dit pas — pas plus que ses collègues — c’est la vérité sur Ghawar.

Le champ de Ghawar était la plus grande découverte pétrolière d’Arabie Saoudite. En 1948, il renfermait la quantité vertigineuse de 87 milliards de barils de pétrole. C’est incroyable.

Au début des années 70, les quatre plus grandes entreprises pétrolières de la planète — Exxon, Chevron, Texaco et Mobil — estimaient qu’il restait 60 milliards de barils de pétrole à Ghawar. C’est toujours incroyable.

Depuis, cependant, le Ghawar a produit 55 milliards de barils de brut. A vous de faire le calcul : 60 milliards moins 55 milliards… ça ne fait plus que 5 milliards de barils de pétrole restants ! Ca ne fait jamais 50 années de pétrole. C’est tout juste assez pour soutenir la demande mondiale pendant encore… trois semaines !

Les Saoudiens le savent parfaitement. Tous les jours, ils injectent en toute discrétion des millions de litres d’eau de mer sous le réservoir pétrolier de Ghawar afin de soutenir la pression de pompage.

Bien entendu, l’Arabie Saoudite a encore 300 autres réservoirs pétroliers où pomper. Mais ils obtiennent 90% du pétrole qu’ils vendent d’une petite poignée de ces réservoirs. Le reste a déjà commencé à s’assécher.

Et cela ne devrait pas vous surprendre, parce que 5 des champs de pétroles d’Arabie Saoudite sont si vieux qu’ils ont été découverts entre 1940 et 1965 ! Si les Saoudiens mentent sur leurs réserves rien que pour stimuler leur part de marché, peut-être que vous vous posez la question suivante…

Y’a-t-il d’AUTRES mensonges sur les réserves pétrolières ?

Qu’en est-il des autres membres de l’OPEP ? Nous mentent-ils aussi sur le total des réserves ?

Oui, absolument. Il suffit de regarder le graphique…

En 1986, l’OPEP a décrété une nouvelle règle pour ses membres : on ne pouvait pas exporter plus de pétrole qu’il n’y en avait dans les réserves. Quelques semaines à peine après cette règle de quotas, quasiment tous les pays de l’OPEP avaient "étendu" leurs réserves pour pouvoir accumuler plus de revenus pétroliers dans leurs coffres.

Voilà le problème : ces pays avaient gonflé leurs réserves du jour au lendemain… sans qu’une seule découverte pétrolière ait été faite… et sans qu’on ait construit un seul nouveau puit ! C’est un scandale qui a déjà coûté des centaines de milliards de dollars sur le marché de l’énergie.

Bien entendu, on ne peut pas consommer de "pétrole fantôme". On ne peut pas non plus le cacher éternellement. Inutile de voir le monde se retrouver à court de pétrole pour que le désastre se produise. Et plus tôt on découvrira la vérité sur le "pétrole fantôme"… plus les véritables réserves de pétroles s’épuiseront rapidement… et plus la Panne Sèche arrivera vite !

Rappelez-vous — c’est le point de rupture qui compte

Au cours de toute l’histoire de l’Age du Pétrole… qui a commencé en 1859… le monde a brûlé approximativement 950 milliards de barils de pétrole. Certains des géologues les plus respectés de la planète estiment que les réserves restantes se montent à 1 000 milliards de barils.

Cela peut sembler faire beaucoup de pétrole… sauf qu’il y a des chances pour que ces 1 000 milliards de barils représentent à peu près tout l’or noir qui nous reste — jusqu’à la fin des temps. Vous vous rappelez de l’événement dévastateur dont je vous parlais au début de ce message ? Eh bien, nous y voilà.

Accrochez-vous, parce que ce n’est pas agréable à entendre :

Lorsqu’on fait la moyenne des dates de pic de production pour tous les grands pays producteurs de pétrole… y compris l’Arabie Saoudite et le reste de l’OPEP n’ayant pas encore atteint leur sommet… on obtient une estimation de sommet de production arrivée à la mi-2006 !!

Autrement dit, il se pourrait que le point de rupture soit dépassé depuis plus d’un an !

Voilà pourquoi je pense que nous verrons des changements radicaux dans le domaine de l’énergie et des matières premières d’ici avant la fin de la décennie

Et voilà pourquoi j’espère que vous n’attendrez pas pour agir — parce qu’avec une telle estimation, vous devez vous préparer maintenant pour ce qui nous attend… tant qu’il en est encore temps !

Prenez par exemple le Dr. Kenneth Deffeyes, géophysicien et professeur à Princeton, qui travaillait avec Hubbert dans les années 50. Selon lui, le pic pétrolier mondial a été atteint il y a déjà quelques années.

A-t-il raison ? C’est possible. La courbe d’Hubbert prévoyait quelques années de production pétrolière stagnante, au plus haut du pic. Et depuis quelques années, selon le Professeur Deffeys, c’est bien ce qu’on constate.

Si le pic s’est déjà produit, la baisse des cours du pétrole que nous voyons actuellement n’est que temporaire.Dès le moment où ces nouvelles données atteindront les médias… ce sera comme si une  bombe avait explosé sur les marchés. Dans la crise qui nous attend, les entreprises seront confrontées à des choix importants. Des milliers d’investisseurs perdront des milliards de dollars.

"150 $ le baril", selon deux sénateurs français

Une offre en déclin rapide et une demande grimpant en flèche… c’est la loi économique sous sa forme la plus pure.

Pierre Laffitte et Claude Saunier sont sénateurs ; ils sont également les auteurs d’un rapport présenté en juin 2006 à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur le thème "Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise". Voilà ce qu’on pouvait y lire :

"… Le déséquilibre qui s’est amorcé en 2001 […] est trop fort pour que l’on n’aboutisse pas, dans un futur plus proche qu’on ne l’imagine, à un choc pétrolier de grande ampleur.

"Il est difficile de conjecturer sur le déroulement de ce choc : accroissement progressif, montée par à-coups plus violents, ou hausse très brutale. Mais on peut raisonnablement penser qu’il portera le baril de pétrole rapidement à 100 $, puis à un niveau proche ou supérieur à 150 $ le baril"…

Nos deux sénateurs ont déjà vu la première partie de leurs prédictions se réaliser. La seconde ne tardera sans doute pas… parce que la crise géologique ne sera pas la seule pression s’exerçant sur le prix du pétrole et les matières premières.

Regardez la Chine, par exemple…

  • La Chine ne comptait que 700 000 voitures en 1993. Elle en a désormais 7 millions. Il n’y avait également que 15 millions de motos, à l’époque. A présent, il y en a plus de 100 millions !
  • La consommation énergétique de la Chine a déjà doublé ces 20 dernières années. Imaginez que la Chine commence à brûler du pétrole au même rythme que le Mexique ?
  • Pour l’instant, la Chine n’utilise que 1,7 barils de pétrole par habitant. Le Mexique en utilise 7. Si la Chine en arrivait au même rythme, la demande quotidienne totale de la Chine grimperait à 24 millions de barils par jour. C’est plus qu’aux Etats-Unis… et cela représenterait près de 30% de la demande de pétrole mondiale !
  • Au cours des 15 prochaines années, la Chine a l’intention d’importer le DOUBLE de la quantité de pétrole importée par les Etats-Unis. Le taux de croissance de la demande pétrolière chinoise représente déjà le double de celle du reste du monde.

Selon l’Agence Internationale de l’Energie, ces dernières années, la demande a augmenté à son rythme le plus rapide depuis 1980. En moyenne elle est de 88,1 millions de barils par jour dans le monde. Là-dessus, environ 20 millions de barils de demande proviennent des Etats-Unis. C’est un chiffre difficile à envisager.

Imaginez une piscine olympique. Videz-la. Remplissez-la de pétrole brut. A présent, refaites cette opération 9 727 fois. Tous les jours de l’année. Ca fait beaucoup de pétrole ! Et rappelez-vous qu’une fois consommé, il a disparu pour de bon…

D’accord… mais une énorme découverte ne pourrait-elle pas se produire, et changer la donne ?

Absolument pas !

Quelles sont les chances de trouver un autre champ de pétrole de 90 milliards de barils ? Ou deux champs de 45 milliards de barils ? Proches de zéro. On pourrait se ruiner à en chercher — en fait, ça a déjà été le cas de nombreuses compagnies pétrolières !

(Dans les années 50, par exemple, George W. Bush Senior a gagné des millions grâce à ses activités pétrolières au Texas. Au début des années 80, George Junior a dû quitter ses propres activités… après que chaque forage lancé se soit révélé désespérément sec !)

La dynamique a complètement changé. Pourquoi ?

Parce qu’il n’y a eu aucune découverte pétrolière majeure depuis plus de 20 ans !

Dans le monde entier, les découvertes pétrolières nettes ont plongé tous les 5 ans depuis 1980.
Certains des champs les plus grands ont désormais entre 30 et 100 ans… et ils commencent aussi à s’assécher !

Il y a eu 16 grandes découvertes pétrolières en 2000, huit en 2001, trois en 2002, AUCUNE en 2003 — et à part un gisement de 5 à 8 milliards de barils potentiels découvert fin 2007 dans la baie de Santos, au Brésil, les chiffres actuels restent décevants. Dans le monde entier, le sommet des découvertes a été atteint dans les années 50. Dans les années 90, la moyenne était d’un sixième du total de l’époque… soit neuf milliards de barils par an !

Ce n’est presque rien, comparé à la demande mondiale de pétrole. Et même si l’on trouvait un autre Ghawar… cela ne ferait que retarder l’impact de moins de 24 mois.

Il faut se poser la question… S’il y a encore de l’énergie bon marché à découvrir, où est-elle ? La plupart des énergies alternatives (éolienne, hydrogène, solaire, hydraulique, etc.) présentent un potentiel parfois explosif — et qui pourrait d’ailleurs vous rapporter des gains eux aussi substantiels, au passage — mais elles sont trop longues à développer pour éviter totalement le choc pétrolier.

 Une pénurie mondiale de 50% de l’offre énergétique : après la panne sèche, le fossé entre la demande d’énergie et l’effondrement de l’offre ne fera que s’approfondir. Au rythme actuel, il devrait se creuser de 5% par an au moins. Cela signifie que dans une décennie, nous pourrions nous trouver confrontés à une pénurie d’énergie se montant jusqu’à 50% ! Les conséquences de tout cela seront graves. Cela signifie aussi une folle ruée vers des valeurs bien précises — je pense notamment aux entreprises de forage et aux parapétrolières : autant d’opportunités que je décortiquerai pour vous dans Matières à Profits.

  • Une nouvelle guerre froide est possible entre les Etats-Unis et la Russie : dans le cadre de leur Guerre contre la terreur, les Américains ont implanté pas moins de 19 bases dans les régions riches en pétrole entourant la Mer Caspienne, au nord de l’Afghanistan. Ces bases sont permanentes, elles ne bougeront pas… or la Russie veut elle aussi un accès libre à ces réserves. Il y a de l’électricité dans l’air — et qu’est-ce que cela sera lorsque tous ces pays commenceront à envisager sérieusement d’exploiter les réserves de pétrole qui seraient prisonnières sous les glaces du Pôle Nord !
  • On ne peut exclure une guerre ouverte avec la Chine : même avec une hausse des prix du pétrole, nous aurons toujours besoin de nos voitures, nos réfrigérateurs et nos ordinateurs. Mais il en ira de même pour les pays en voie de développement… qui sont prêts à se battre pour ce droit. Le Japon et la Chine commencent déjà se chamailler pour les droits pétroliers en Mer de Chine. Taiwan, l’Indonésie et d’autres suivront. Les pays développés ne pourront pas se contenter d’assister au spectacle. Que se passera-t-il si nous nous retrouvons en plein conflit ? Une guerre signifie une pression accrue sur le pétrole et d’autres ressources !

La participation française à la bataille d’El Alamein 23 octobre-15 novembre 1942

La bataille d’El Alamein
octobre-novembre 1942

La bataille d’El Alamein demeure la plus célèbre victoire des Alliés en Afrique du Nord face aux troupes germano-italiennes du maréchal Rommel. Elle intervient lors de la seconde phase de la guerre, au moment où les Alliés, après avoir arrêté les forces de l’Axe en Égypte, cherchent à les repousser et à les vaincre en Afrique du Nord, étape essentielle avant la libération de l’Europe.
El Alamein est une localité côtière égyptienne située à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Alexandrie. La ligne de front part perpendiculairement de la côte vers l’intérieur désertique, difficilement accessible pour chacun des adversaires. Une des positions les plus éloignées dans le désert est tenue par des éléments des Forces françaises libres.
Les forces du maréchal Rommel sont composées de huit divisions italiennes mal équipées et quatre divisions allemandes, soit un total de 110 000 hommes, 500 chars et 700 avions. En face, la 8e armée, commandée par le général britannique Montgomery, dispose de 200 000 soldats, 1 000 chars et 750 avions.

1942. Rommel dans le désert Libyen. Source : SHD

La supériorité des Alliés est renforcée par la possibilité de compenser les pertes par des renforts basés en Égypte. En revanche, l’Axe n’est pas en mesure de faire venir de nouvelles troupes et du matériel de Crète ou d’Europe.
L’objectif allié est de percer le front allemand par une brutale poussée des blindés, d’amener l’Afrika Korps et les Italiens à retraiter pour les prendre en tenaille avec les troupes anglo-américaines qui, depuis le 8 novembre, ont débarqué en Algérie et au Maroc.
Le dernier espoir de Rommel est de regrouper ses forces pour résister en attendant les renforts qu’il réclame.
Le 23 octobre 1942, après l’ouverture de brèches dans les champs de mines de l’Axe, un formidable bombardement d’artillerie donne le signal du début de la bataille. Les Alliés progressent difficilement et le 25, le retour du maréchal Rommel à la tête de ses troupes se traduit par le durcissement de la résistance germano-italienne. La rupture du front espérée par Montgomery ne se produit pas.

Le général Sir Bernard Montgomery à la bataille d’El Alamein. Source : SHD

Le 28 octobre, le général britannique décide de réorganiser son dispositif et de déployer des renforts pour compenser les importantes pertes. Il procède ensuite par coups de boutoir successifs pour soumettre l’ennemi à une pression croissante notamment sur l’axe principal de progression. Les lignes germano-italiennes commencent à céder et Rommel est obligé d’engager ses maigres réserves.
Le 2 novembre, Montgomery lance une nouvelle offensive de rupture. Ses troupes, suivies par les blindés, progressent malgré une résistance désespérée des Allemands. Rommel, constatant l’usure de ses forces, envisage un repli. Le 3 novembre, Hitler refuse, mais le lendemain, il doit accepter l’inéluctable. Ce même jour, le dispositif défensif de Rommel cède. De nombreux Italiens sont faits prisonniers et les dernières troupes allemandes entament leur "retraite sauvage" d’abord jusqu’à Benghazi, en Libye.
Mais, face au danger d’une prise en tenaille entre la 8e armée à l’est et les troupes anglo-américaines et l’armée d’Afrique à l’ouest, Rommel décide de rejoindre la Tunisie où combat l’armée germano-italienne du général von Arnim.
Après une terrible campagne, les Alliés parviennent à chasser les Allemands et les Italiens de Tunisie et d’Afrique au début de mai 1943. Cette victoire en Afrique du Nord survient en même temps que la victoire soviétique à Stalingrad. Cette période de la Seconde Guerre mondiale entre novembre 1942 et mai 1943 constitue un tournant : désormais les forces de l’Axe ne vont cesser de reculer.

La participation française à la bataille d’El Alamein 23 octobre-15 novembre 1942
La bataille d’El Himeimat, 23-24 octobre 1942

En octobre 1942, le général Montgomery accueille dans le dispositif de la 8e armée les Français libres : les 1ère et 2e BFL font mouvement vers El Alamein.
Montgomery veut percer les défenses germano-italiennes par une attaque massive de l’infanterie au nord, et une action de diversion au sud, dans le secteur du massif de l’Himeimat qui surplombe le champ de bataille. Malgré les objections du général Koenig, la 1ère BFL est chargée de cette opération.

El Himeimat. Vue du champ de bataille. Source : Musée de l’ordre de la Libération

Dans la nuit du 23 au 24 octobre, après une longue marche d’approche, la 13e demi-brigade de Légion étrangère (DBLE), commandée par le lieutenant-colonel Amilakvari, attaque l’Himeimat. Vers 2 h, le 1er bataillon de Légion étrangère (BLE) se lance à l’assaut. Les combats sont particulièrement difficiles face aux parachutistes italiens de la division Folgore appuyés par l’artillerie et les blindés allemands. À 6 h, le 2e BLE attaque à son tour. Le 1er BLE est soumis à un violent tir d’artillerie, tandis qu’une contre-attaque des chars allemands entraîne le repli des légionnaires du 2e bataillon. Vers 8 h, venant de l’ouest, un groupement blindé est lancé contre le 1er BLE. À 9 h 25, Amilakvari est obligé de donner l’ordre de repli. Fermant la marche au milieu des champs de mines, le lieutenant-colonel Amilakvari est mortellement blessé à la tête par un éclat d’obus.

Amilakvari à El Tahag, le 10 août 1942. Source : Musée de l’ordre de la Libération

Epuisés par les combats de la nuit, les Français libres rejoignent le Qor El Laban au début de l’après-midi. Le bilan des pertes françaises s’élève 23 tués dont 2 officiers et 100 blessés dont 8 officiers.
Le 4 novembre, le maréchal Rommel obtient du Führer l’autorisation de replier ses troupes sur Benghazi (Libye). Les Britanniques s’engouffrent dans les lignes allemandes, tandis que les unités FFL de la 1ère BFL et de la 2e BFL, qui combat au sein de la 50e division anglaise depuis le 23 octobre, poursuivent leurs missions de reconnaissance et de harcèlement jusqu’au 15 novembre. Elles passent ensuite en réserve, employées à des missions de garde et de récupération. Seuls le BIMP, à partir du 22 novembre, et la "colonne volante", à compter du 4 décembre, poursuivent les forces germano-italiennes en retraite jusqu’en Tunisie.
Même si en termes d’actions et d’effectifs, la participation française à la bataille d’El Alamein a été limitée, elle revêt une importance symbolique en marquant l’engagement de la France Libre aux côtés des Britanniques en Afrique du Nord.

Plan de la bataille d’El Alamein. Source : MINDEF/SGA/DMPA

Selon les états de service il apparaît que les unités suivantes des Forces françaises libres ont de près ou de loin participé à ces opérations :

  • la 13e demi-brigade de légion étrangère (1er et 2e bataillon de la Légion étrangère) ;
  • le bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique ;
  • le bataillon de fusiliers marins ;
  • le 1er régiment d’artillerie ;
  • le 1er régiment de marche de spahis marocains
  • la 1ère compagnie de chars ;
  • l’ambulance Hadfield-Spears ;
  • l’ambulance légère chirurgicale ;
  • le 1er escadron du train ;
  • compagnie de transmissions ;
  • compagnie de réparation ;
  • compagnie du génie ;
  • les bataillons de marche n° 5 et n° 11 (2e brigade française libre).
    Ordre de bataille de la 1ère BFL le 23 octobre 1942 dans la région de l’Himeimat
    Commandant de la brigade le général de brigade Koenig
    Etat-major et quartier général
    Chef d’état-major lieutenant-colonel Masson
    1ère compagnie de transmissions
  • Le général Koenig et ses officiers à Bir Hakeim. Source : SHD

    Groupement A
    Commandement le groupement et la 13e DBLE lieutenant-colonel Amilakvari
    Adjoints capitaines Arnault et Saint Hillier
    1er bataillon de légion étrangère chef de bataillon de Bollardière
    22e compagnie nord-africaine capitaine Lequesne
    2e bataillon de légion étrangère chef de bataillon Bablon
    Une section de trois chars Crusaders de la 1ère compagnie
    Une section de trois automitrailleuses et une section de trois autocanons du 1er RSM
    Détachement du génie
    Groupement B
    Commandant du groupement et du bataillon d’infanterie de marine – Pacifique (BIMP) chef de bataillon Bouillon
    Section du 1er régiment d’artillerie
    Section de défense anti aérienne du 1er bataillon de fusiliers marins (BFM)
    Section du génie
    Groupement C
    Commandant le groupement et le 1er régiment d’artillerie (RA) lieutenant-colonel Laurent-Champrosay
    3e régiment d’artillerie britannique
    2e compagnie anti char capitaine de Sairigné
    1er bataillon de fusiliers marins (unité de DCA motorisé) capitaine de corvette Amyot d’Inville
    Batterie de DCA britannique (42e régiment indien d’artillerie)
    Groupement K ("colonne volante")
    Commandant du groupement et du 1er régiment de marche de spahis chef d’escadron de Kersauson
    1ère compagnie de chars Crusaders (lieutenant Divry)
    Un escadron à cinq pelotons de trois automitrailleuses et un peloton de trois autocanons de 75 mm du 1er RMSM (capitaine Morel-Deville)

    l’Historial Charles de Gaulle aux Invalides

     

     

    Le président français Nicolas Sarkozy a inauguré vendredi à Paris l’Historial Charles de Gaulle, un monument aménagé sous l’Hôtel des Invalides et qui retrace l’itinéraire du chef de la France libre et du fondateur de la Vème République.

     

    De G à D: Nicolas Sarkozy, Philippe de Gaulle, fils du général de Gaulle, et Jacques Chirac, le 22 février 2008 à Paris

     

    Série de portraits de Charles de Gaulle exposées l’Historial Charles de Gaulle le 13 février 2008 à Paris

    Le chef de l’Etat a dévoilé une plaque commémorative à l’entrée du monument, qu’il a ensuite visité avec de nombreuses personnalités, dont son prédécesseur Jacques Chirac, à l’origine du lancement de ce projet en 2002.

    Imaginé par les architectes Alain Moatti et Henri Rivière, l’Historial Charles de Gaulle propose une plongée au coeur de l’épopée gaullienne grâce à une muséographie s’appuyant uniquement sur l’image et le son. Trente-sept ans après sa disparition, le général de Gaulle a ainsi désormais son lieu à Paris.

    Pour s’adresser aux jeunes, la Fondation Charles de Gaulle et le musée de l’Armée, qui a assuré la maîtrise d’ouvrage, ont misé sur la modernité et le numérique. Conçu par les architectes Alain Moatti et Henri Rivière, l’Historial est enterré sous une cour de l’Hôtel des Invalides édifié à l’époque de Louis XIV.

    "Ironie de l’histoire, nous sommes tombés sur un bunker nazi qu’il a fallu démolir à main d’homme pendant des mois pour ne pas fragiliser les bâtiments du XVIIe dépourvus de fondations", raconte M. Moatti.

    De l’extérieur, l’Historial, qui s’étend sur 2.500 m2, est totalement invisible. A douze mètres de profondeur, les architectes ont construit un écrin en béton où se trouve une salle multi-écrans en forme de coupole inversée. Le visiteur y découvre un film de 25 minutes sur de Gaulle.

    Autour de la salle de cinéma, un anneau déambulatoire symbolise "la marche du siècle" par des scénographies sophistiquées. Il est entrecoupé de trois "portes" qui présentent les actes fondateurs de l’itinéraire gaullien: l’appel du 18 juin 1940, la libération de Paris (août 1944) et la fondation de la Ve République (1958).

    Le lieu, ouvert au public à partir de samedi, n’abrite en revanche aucun objet personnel du général de Gaulle car, ont rappelé les concepteurs, celui-ci "récusait le culte des reliques".

    le camp des Farc localisé par l’armée

     

    L’armée colombienne a localisé un camp de la guérilla des Farc dans le sud du pays, où sont retenus des otages pouvant être libérés prochainement, a affirmé jeudi le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.

     

    Photographe : ho AFP/Archives :: Ingrid Betancourt en novembre 2007 dans la jungle colombienne

     

     

    Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et le président colombien Alvaro Uribe, le 21 février 2008 à Bogota

    Le ministre a demandé aux dirigeants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) d’activer la libération de l’un des otages qui serait dans un mauvais état de santé.

    Trois anciens parlementaires colombiens, Gloria Polanco, Orlando Beltran et Luis Eladio Perez, seraient ainsi séquestrés dans ce camp des Farc, dans le sud du pays, selon le ministre. Le 2 février dernier, les Farc avaient proposé la libération de ces trois otages en les remettant au président du Venezuela Hugo Chavez.

    Mercredi dernier, lors de la visite au Venezuela du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, le président Chavez a annoncé qu’un quatrième otage des Farc serait aussi libéré. Présent à Bogota jeudi, M. Kouchner a déclaré que ce quatrième otage pourrait être l’ancien sénateur colombien Jorge Eduardo Gechem, enlevé le 20 février 2002. Compte tenu de son état de santé, M. Gechem pourrait ne pas être capable de parcourir les 15 km le séparant du lieu où sont regroupés les trois autres otages libérables, selon le ministre colombien de la Défense.

    Le fils d’un des parlementaires colombiens retenus en otages et que la guérilla a promis de libérer a déclaré jeudi que leur sauvetage se produirait "d’ici à mardi" dans le cadre d’une mission humanitaire coordonnée par le Venezuela. "Nous avons été informés que cela pouvait se produire très vite, c’est une question de jours, et nous nous attendons à ce que soit d’ici à mardi", a déclaré à la presse Sergio Perez à Caracas, le fils de l’ex-parlementaire Luis Eladio Perez.

    M. Perez fait partie de parlementaires otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui doivent être prochainement libérés. Le 2 février, la guérilla s’est engagée à le remettre au président vénézuélien Hugo Chavez ainsi que Gloria Polanco, Orlando Beltran. Un quatrième parlementaire otage de la guérilla devrait aussi être libéré prochainement, a annoncé mercredi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner de Caracas, à l’issue d’une rencontre avec le président Chavez. "A présent nous sommes informés qu’il s’agit de l’ancien sénateur Jorge Eduardo Gechem, nous sommes très satisfaits", a ajouté Sergio Perez.

    Mercredi de Bogota, l’épouse de l’ex-sénateur Jorge Eduardo Gechem, otage des Farc depuis six ans, avait en effet annoncé qu’il était sur le point d’être libéré. Ces quatre anciens élus font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et Ingrid Betancourt, que les Farc proposent de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés.

    Le 10 janvier, les Farc avaient libéré Clara Rojas, ancienne collaboratrice de Ingrid Betancourt, et l’ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, lors d’une mission de sauvetage qui avait été coordonnée par le Venezuela, la Colombie et le Comité international de la Croix Rouge (CICR).

    Bienvenue chez Claude ( CHTI )

     

     

                                                     

    Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d’obtenir une mutation sur la Côte d’Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.

    Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c’est l’horreur, une région glacée, peuplée d’êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu’il se plait dans le Nord. Elle pense même qu’il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu’en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s’enfonce dans un mensonge confortable…

     

     

    Sur le tournage de  »Bienvenue chez les ch’tis », de Dany Boon

     

                                                  

    Pour les habitants de Bergues, le retour de l’enfant du pays est vécu avec une certaine fierté. Et sa popularité est toujours intacte.

    le roman « Pétrole! » d’ Upton Sinclair

     

    Le bruit et la fureur de "There will be blood" à la 58e Berlinale

    vendredi 8 février 2008 19h05

    Après avoir vibré au son des Rolling Stones, la 58e Berlinale plonge dans la compétition vendredi avec le superbe "There will be blood" de l’Américain Paul Thomas Anderson, où Daniel Day-Lewis est éblouissant dans le rôle d’un rude magnat du pétrole.

    Des fans survoltés massés près du tapis rouge des heures durant, les flashes déchaînés par Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood : montré en avant-première mondiale, le film "Shine a light" consacré par le grand Martin Scorsese aux inusables icônes du rock’n roll a enflammé la Berlinale jeudi.

     

    Après cette soirée doublement inédite – proche d’un concert live, c’était aussi la première ouverture d’une Berlinale avec un documentaire -, le festival (7-17 février) entre dans le vif du sujet avec trois films en compétition.

    Le plus impressionnant est sans conteste "There Will be Blood", qui vaut au Britannique (naturalisé Irlandais) Daniel Day-Lewis une nomination aux Oscars – parmi les huit récoltés par le film -, qui seront remis le 22 février.

    Inspiré du roman "Pétrole!" d’Upton Sinclair, le cinquième film d’Anderson – après "Boogie nights", "Magnolia"… – est une fresque épique sur les débuts de l’industrie pétrolière en Californie, au début du XXe siècle.

    A travers la fulgurante ascension sociale de Daniel Plainview, modeste ouvrier devenu magnat du pétrole, Anderson retrace l’histoire, pleine de bruit et de fureur, de l’exploitation de l’Ouest américain, et la fondation de la puissance industrielle des Etats-Unis.

    La magistrale ouverture du film, sans dialogues, montre la lutte inégale entre l’homme et les forces sauvages de la nature : aux temps héroïques, les forages artisanaux, creusés et étayés à la hâte, ont broyé bien des pionniers.

    Plus pugnace, âpre au gain, retors et méfiant que les autres, Daniel Plainview achète des concessions sur des terres arides à des paysans naïfs, séduits par son bagoût et le visage angélique de son fils adoptif.

    Interrogé sur les secrets de son interprétation, Daniel Day-Lewis a affirmé: "Je ne saurais pas disséquer la vie de Plainview en différentes composantes, parce que je ne travaille pas de cette façon-là. Heureusement, Paul et moi avons eu beaucoup de temps pour nous préparer au tournage, parce que personne ne voulait financer le film".

    Cette fresque épique à la photographie ocre, magistralement réalisée, dépeint un pionnier du capitalisme misanthrope et violent, qui se heurte au pouvoir naissant des trusts pétroliers et à celui de la Bible, incarné par Eli Sunday (Paul Dano) un jeune prêcheur fou de Dieu, qui manipule ses fidèles.

    Stridente et dérangeante, la bande originale du film composée par le guitariste du groupe Radiohead Jonny Greenwood accroît l’intensité du récit.

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