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Archives de la catégorie ‘Cinéma’

Oscars: « The Artist » et Dujardin sacrés, moisson historique pour la France

Le film français « The Artist » est entré dans la légende des Oscars, dimanche soir à Hollywood, en remportant cinq statuettes, dont celle de meilleur film, historique, et celle de meilleur acteur pour Jean Dujardin, premier Français récompensé dans cette catégorie.

 

 

 

 
                                           Photographe : Robyn Beck :: Jean Dujardin pose avec son Oscar de meilleur acteur et le chien Uggie le 26 février 2012 à Hollywood
                                                  photo : Robyn Beck, AFP

Jamais un film français n’avait récolté autant de trophées aux Oscars. Outre la statuette du meilleur film, remis pour la première fois de l’histoire à un film non anglo-saxon, « The Artist » s’est imposé dans les catégories de meilleur acteur (Jean Dujardin), réalisateur (Michel Hazanavicius), musique et costumes. Il s’est en revanche incliné pour les trophées du second rôle féminin (qui est allé à Octavia Spencer pour « La couleur des sentiments »), de la photographie (« Hugo Cabret ») des décors (« Hugo Cabret »), du montage (« Millenium: les hommes qui n’aimaient pas les femmes ») et du scénario original (« Minuit à Paris »).

Thomas Langmann, le producteur de « The Artist », a remercié l’Académie pour lui avoir offert « le prix dont tout le monde rêve », et rendu hommage à la figure de son père Claude Berri, en citant plusieurs des cinéastes prestigieux qu’il avait produit, de Milos Forman à Pedro Almodovar.

Michel Hazanavicius s’est approché à son tour pour remercier « trois personnes: (le cinéaste américain) Billy Wilder, Billy Wilder et Billy Wilder ».

Un peu plus tôt dans la soirée, en recevant son Oscar du meilleur réalisateur, il avait affirmé, très ému, être « le plus heureux des réalisateurs du monde, aujourd’hui », en confessant avoir « oublié son discours ». « Parfois, la vie est merveilleuse et c’est le cas aujourd’hui », a-t-il dit.

Quant à Jean Dujardin, il a déclaré, tout sourire que si son personnage, George Valentin, pouvait parler, il dirait « Oh, putain, merci! Genial! Merci beaucoup! ». L’acteur a également rendu hommage à la (vraie) star du cinéma muet Douglas Fairbanks, aux acteurs américains qui l’ont inspiré et à son épouse Alexandra Lamy.

L’autre film français en lice cette année, le long métrage d’animation « Une vie de chat » de Jean-Loup Félicioli et Alain Gagnol, a dû pour sa part s’incliner devant « Rango », un caméléon mythomane mis en voix par Johnny Depp.

« Hugo Cabret », le premier film pour enfants et en 3D de Martin Scorsese, a lui aussi remporté cinq Oscars, dans les catégories techniques: meilleurs décors, son, mixage, effets spéciaux et photographie.

Dans les catégories d’interprétation, Meryl Streep a remporté le troisième Oscar de sa carrière pour son incarnation de Margaret Thatcher dans « La Dame de fer ». Dans une robe aussi dorée que son Oscar, l’actrice de 62 ans a remercié l’assistance pour « une carrière si inexplicablement formidable ».

Octavia Spencer (« La couleur des sentiments »), qui avait remporté tous les prix de la saison, a enlevé sans surprise l’Oscar du second rôle féminin. « Merci de m’avoir offert le plus beau mec de la soirée », a déclaré l’actrice en référence à la statuette du petit chauve musclé, avant de fondre en larmes.

L’acteur canadien Christopher Plummer, grand favori lui aussi, a remporté à 82 ans la statuette du second rôle masculin, pour son rôle de gay assumant enfin sa sexualité au soir de sa vie, dans le film « Beginners » de Mike Mills.

« Tu n’as que deux ans de plus que moi, où étais-tu pendant toute ma vie? », a-t-il lancé avec humour à sa statuette, devant une salle hilare et debout — les Oscars ont été créés en 1927, deux ans avant la naissance de l’acteur.

« The Descendants », qui était l’un des favoris de la soirée, a dû se contenter du meilleur scénario adapté, tandis que le scénario original est allé à Woody Allen pour « Minuit à Paris » — 4e Oscar de sa carrière.

Le trophée du meilleur film étranger est allé au film iranien « Une séparation », qui avait déjà remporté une multitude de prix dans le monde. « Je suis fier d’offrir (l’Oscar) à mon peuple, un peuple qui respecte toutes les cultures et civilisations et méprise l’hostilité et la rancoeur », a déclaré son réalisateur Asghar Farhadi.

La soirée, retransmise dans le monde entier depuis le « Hollywood and Highland Center » — ex-Kodak Theater, rebaptisé après le retrait de la marque de pellicules en dépôt de bilan — était présentée par le vétéran Billy Crystal, qui faisait office de Monsieur Loyal pour la neuvième fois.

Elle avait commencé par un amusant pastiche des films en compétition et a notamment compté avec un numéro spécial des Québécois du Cirque du Soleil.

 
 

    

VANESSA MAE

VANESSA MAE        …..      Toccata  and Fugue   en  » D  Mineur  »

    http://youtu.be/N7zEY7RFH1s

  http://youtu.be/7f2xjxgVAbM

 

    http://youtu.be/5xyUSJ33mEs

Vanessa-Mae Vanakorn-Nicholson (陳美 Chén Měi, 27 octobre 1978 – ) est une violoniste dont le nom de scène est Vanessa-Mae. C’est une artiste internationalement reconnue, elle a reçu de nombreux prix d’excellence en tant que violoniste classique. Elle joue aussi un style cross-over de variété qu’elle qualifie de « techno-acoustic Fusion » .

Beauté de la pollinisation .

 Video exeptionnelle !!!   Prenez le temps de l’admirer.

                    http://www.youtube-nocookie.com/embed/xHkq1edcbk4?rel=0

La crise de l’Europe vue par Jean Gabin

              La crise de l’Europe vue par Jean Gabin

                                                                     gabin

A l’heure où l’Europe s’interroge sur son avenir économique et institutionnel, Ia plaidoirie de Jean Gabin dans le film « Le Président » qui circule sur Internet prend tout son sens.

Publié le 14/12/2011

Internet regorge de pépites cinématographiques. En voici une. L’extrait du film « Le Président«  réalisé par Jean Verneuil et sorti en 1961 pourrait être visionné dans toutes les classes d’école, du collège au cours de Sciences Po. On y découvre 11 minutes d’éloquence de la part d’un Gabin remonté devant une Assemblée Nationale à la solde du système financier.

Jean Gabin y joue le rôle d’Emile Beaufort, ancien président du Conseil sous la IVe République qui s’oppose à Philippe Chalamont (interprété par Bernard Blier), à l’origine d’un scandale financier. La crise politique gronde et Jean Gabin répond ainsi :

« Je viens de m’apercevoir que le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs : On lui fait dire c’que l’on veut ! […] Vous me permettrez donc de préférer le langage des hommes. Je le comprends mieux ! »

« Je n’ai jamais cessé de penser à l’Europe. Monsieur Chalamont a passé une partie de sa vie dans une banque à y penser aussi. Nous ne parlons forcément pas de la même Europe. »

« Si cette assemblée avait conscience de son rôle, elle repousserait cette Europe des maîtres de forges et des compagnies pétrolières. »

Répondant à un député de gauche :

« – Je vous reproche simplement de vous être fait élire sur une liste de gauche et de ne soutenir à l’Assemblée que des projets d’inspiration patronale !
– Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l’apprendre !
Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre ! »

Les dialogues sont de Michel Audiard. On n’a même pas besoin de se demander quelle serait la nature des dialogues qui sortiraient de sa plume aujourd’hui. Ceux-ci y répondent déjà.

Le Tintin de Spielberg : allez-y !

Pour Albert Alagout, coauteur de Laurent Gerra et tintinophile avéré, Steven Spielberg et Peter Jackson ont gagné leur pari.

          © Sony Pictures

                                                                                 © Sony Pictures

Sur le marché aux puces où tout commence, un dessinateur de rue, réincarnation d’Hergé, lance au Tintin en 3D : “Votre visage m’est familier”, avant de lui montrer un portrait dessiné du héros à la houppette. Un clin d’oeil pour saluer le maître et rappeler que, lorsque Spielberg l’avait contacté pour adapter “Tintin”, Hergé, loin de vouloir le superviser, lui avait donné carte blanche. Spielberg d’ailleurs ressemble fort au brocanteur à qui Tintin achète la maquette de “la Licorne”…

L’enjeu était donc de taille pour Steven Spielberg et Peter Jackson: faire passer à l’écran leur vision de Tintin, sans toutefois que se dissipe le charme indicible et l’humour de ses aventures. En opérant la synthèse du réalisme et de la caricature, jusque-là inaccomplie tant dans les dessins animés que dans les précédentes adaptations cinématographiques, la performance capture fait mieux que restituer un équivalent convaincant de l’univers tintinesque, elle le transfgure et le recrée.

Au service d’un scénario qui tricote habilement les péripéties du “Crabe aux pinces d’or” et la chasse au trésor amorcée dans “le Secret de la Licorne”, la technologie fait ici merveille, quitte à parfois s’enivrer de ses propres prouesses, comme dans la poursuite bluffante mais peut-être superfétatoire entre Tintin et un faucon, qui, de son bec, a ravi les parchemins. Mais que de séquences étourdissantes ! La rencontre de Tintin et de Haddock dans les entrailles du “Karaboudjan” ; le vol de l’hydravion en perdition au-dessus du désert ; ou encore l’abordage de “la Licorne” par les pirates.

Faire du professeur Sakharine, personnage secondaire, un descendant de Rackham le Rouge est une trouvaille scénaristique formidable. L’intrigue originelle se trouve renforcée par sa soif de vengeance qui, tout en s’exerçant sur Haddock, permet à celui-ci de se transcender sans qu’on discerne ce qui, de l’alcool ou de son amitié pour Tintin, le meut et l’émeut.

Tintin, n’en déplaise aux puristes, n’était pas le personnage le plus difficile à faire revivre à l’écran. Bien qu’un peu sec de visage, Jamie Bell fait très bien l’affaire. Mais ce n’est pas faire injure à cet excellent comédien que d’imaginer un autre acteur (et peut-être même une actrice) pour porter la houppette. A noter: les Dupondt, d’une cosmique bêtise face au pickpocket Filoselle et, en guest star, une fracassante Castafiore. Bref: allez-y, les enfants, allez-y !

Albert Algoud

le roman « Pétrole! » d’ Upton Sinclair

 

Le bruit et la fureur de "There will be blood" à la 58e Berlinale

vendredi 8 février 2008 19h05

Après avoir vibré au son des Rolling Stones, la 58e Berlinale plonge dans la compétition vendredi avec le superbe "There will be blood" de l’Américain Paul Thomas Anderson, où Daniel Day-Lewis est éblouissant dans le rôle d’un rude magnat du pétrole.

Des fans survoltés massés près du tapis rouge des heures durant, les flashes déchaînés par Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood : montré en avant-première mondiale, le film "Shine a light" consacré par le grand Martin Scorsese aux inusables icônes du rock’n roll a enflammé la Berlinale jeudi.

 

Après cette soirée doublement inédite – proche d’un concert live, c’était aussi la première ouverture d’une Berlinale avec un documentaire -, le festival (7-17 février) entre dans le vif du sujet avec trois films en compétition.

Le plus impressionnant est sans conteste "There Will be Blood", qui vaut au Britannique (naturalisé Irlandais) Daniel Day-Lewis une nomination aux Oscars – parmi les huit récoltés par le film -, qui seront remis le 22 février.

Inspiré du roman "Pétrole!" d’Upton Sinclair, le cinquième film d’Anderson – après "Boogie nights", "Magnolia"… – est une fresque épique sur les débuts de l’industrie pétrolière en Californie, au début du XXe siècle.

A travers la fulgurante ascension sociale de Daniel Plainview, modeste ouvrier devenu magnat du pétrole, Anderson retrace l’histoire, pleine de bruit et de fureur, de l’exploitation de l’Ouest américain, et la fondation de la puissance industrielle des Etats-Unis.

La magistrale ouverture du film, sans dialogues, montre la lutte inégale entre l’homme et les forces sauvages de la nature : aux temps héroïques, les forages artisanaux, creusés et étayés à la hâte, ont broyé bien des pionniers.

Plus pugnace, âpre au gain, retors et méfiant que les autres, Daniel Plainview achète des concessions sur des terres arides à des paysans naïfs, séduits par son bagoût et le visage angélique de son fils adoptif.

Interrogé sur les secrets de son interprétation, Daniel Day-Lewis a affirmé: "Je ne saurais pas disséquer la vie de Plainview en différentes composantes, parce que je ne travaille pas de cette façon-là. Heureusement, Paul et moi avons eu beaucoup de temps pour nous préparer au tournage, parce que personne ne voulait financer le film".

Cette fresque épique à la photographie ocre, magistralement réalisée, dépeint un pionnier du capitalisme misanthrope et violent, qui se heurte au pouvoir naissant des trusts pétroliers et à celui de la Bible, incarné par Eli Sunday (Paul Dano) un jeune prêcheur fou de Dieu, qui manipule ses fidèles.

Stridente et dérangeante, la bande originale du film composée par le guitariste du groupe Radiohead Jonny Greenwood accroît l’intensité du récit.

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