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Archives de mars, 2008

Ernst Jünger

 

                                                         

 

DIXIEME ANNIVERSAIRE DE LA MORT D’ERNST JUNGER

Essayiste et romancier allemand

Né à Heidelberg le 29 mars 1895
Décédé à Wilflingen le 12 juillet 1998

Biographie d’Ernst Jünger

Jeune, Ernst Jünger est d’un tempérament turbulent et exalté. Passionné de littérature, rêveur, il aspire à l’aventure. En 1913, il fait partie de la Légion Etrangère à Verdun. Déçu de cette expérience, il tente de partir au Maroc avec l’un de ses comparses mais se fait faire prisonnier à Sidi Bel Abbès. Il consacrera un récit à cet épisode de sa vie dans ‘Jeux africains‘ (1936). Il exprimera par ailleurs la fascination et la répulsion que la guerre lui inspire dans les romans ‘Orage d’acier‘ (1920) et ‘Feu et sang‘ (1925). Une fois la guerre terminée, il parcourt l’Europe et l’Amérique et se consacre à l’entomologie. De retour en Allemagne, il s’installe à Berlin et est désormais journaliste politique. Il fréquente alors les milieux nationaux-révolutionnaires. En 1939, il publie ‘Sur les falaises de marbre‘, réquisitoire contre le parti nazi. Cependant, à la fin de la guerre, ses premiers textes lui valent des accusations quant à son influence sur la montée du national-socialisme. Jünger fut cependant victime de la Gestapo tout en comptant parmi ses amis, des membres du parti nazi. Se définissant proche des anarchistes, il s’installe à Wilflingen où il continue de publier avant de mourir à près de 103 ans.

 

 

              
 
 
 
 
 
Poétique de la guerre

Il y a dix ans, le 17 février 1998, mourait Ernst Jünger à l’âge de 102 ans, à Wilflingen en Allemagne où il s’était retiré pour poursuivre son oeuvre multiple. De la philosophie à la botanique en passant par l’entomologie, elle rivalisait déjà d’ampleur et de minutie avec celle de Goethe.

HOMMAGE A ERNST JUNGER      L’HOMME DU RECOURS AUX FORETS

Ernst Jünger mourut à l’age de 102 ans (mardi 17 février 1998) à Wilflingen, petite ville de Souabe (Allemagne) où il s’était retiré depuis les années 50. Il était l’auteur d’une centaine d’ouvrages dont une cinquantaine traduits en français chez, notamment, Bourgois et Gallimard. Avec sa mort, disparaît le dernier grand écrivain témoin de ce siècle.Hélas,  bien peu d’intellectuels français lui ont rendu hommage à l’annonce de sa disparition.

Selon son éditeur allemand Michel Klett (le Monde du 19 février 1998), "C’était un personnage absolument hiératique, énigmatique, que l’on ne peut pas enfermer dans un système. Il était à la fois conservateur et optimiste, marqué à droite et souvent reconnu par les intellectuels (allemands) de gauche comme faisant partie des leurs".

En 1913, il se rend à Sidi-Bel-Abbès (Algérie) pour s’engager dans la Légion étrangère et racontera cet épisode dans "Jeux Africains" (1936). Un an plus tard, il s’engagera comme volontaire dans l’armée allemande sur les fronts des Flandres et de la Somme où il sera blessé à plusieurs reprises. Il restera officier dans la Rechswelrr jusqu’en 1923. Dans"Orage d’acier" (1920), puis dans "Guerre notre mère"(1922) et dans "Feu et sang"(1925), il exprimera sa fascination pour la guerre tout comme sa répulsion. Il exaltera la guerre en tant qu’expérience spirituelle métaphysique et transcendantale permettant les retrouvailles de l’homme avec lui-même. Il voyait dans les déluges de feu et d’acier, le feu purificateur qui" remettait tout à plat" et révélait la valeur de l’homme.

Dans les années 25, il se dira anarchiste-conservateur et fréquentera à Berlin les Cercles nationaux-révolutionnaires, mais refusera d’adhérer au Parti Nazi (1931) en dépit des sollicitations. Sans doute percevait-il déjà des dérives réactionnaires débouchant sur une tragédie : la mort de dizaines de millions d’hommes et une Allemagne en ruines dont les vainqueurs se seraient partagés la dépouille. Il fera l’objet d’une perquisition de la part de la Gestapo.En I939, il publia "Falaises de marbre", considéré comme un brûlot anti-nazi.En 1940, il fait partie des troupes d’occupation à Paris et participera à un défilé sur les champs Elysées, à cheval en tête de son bataillon. En 1942, il rédige l’appel, texte clandestin en faveur de la paix et se lie à des opposants à Hitler. En 1944, Hitler sera victime d’un attentat manqué de la part d’officiers conjurés. Bien que n’en faisant pas partie, E.Junger sera mis en disponibilité pour "inaptitude au service armée". Il apprendra par la suite que Borman et Himmler voulaient le faire comparaître devant le tribunal du Reich pour "haute trahison", certains de ses écrits étant jugés défaitistes. Il devra son salut à Hitler lui-même qui avait le plus grand respect pour le héros de la Première guerre. Par ailleurs, E.Junger comptait des amis au sein du Parti Nazi. En 1945, après la défaite allemande, il sera accusé par les procureurs de la pensée de l’époque, d’avoir, de par ses écrits, favorisé l’avènement du national-socialisme. Breicht interviendra pour qu’on le laisse tranquille. 

Il refusera de se soumettre aux dégradantes procédures de dénazification et à leurs séances d’auto-flagellation imposées par les vainqueurs. Il s’offrira même le luxe de leur faire un pied de nez en affirmant que "Falaises de marbre, "né d’un rêve, un soir où il avait bu plus que coutume, n’était pas dirigé contre Hitler…Ces ouvrages resteront interdits de publication en Allemagne, jusqu’en 1949.
En 1950, il se retira à Wilflingen où il poursuivra son œuvre littéraire jusqu’à sa mort.
Voici très succinctement les grandes lignes de la vie d’un homme hors du commun critiqué et condamné par les médias incapables de comprendre un seul paragraphe de ses ouvrages parce qu’ils ne leurs étaient pas destinés.
E.Jünger "ne pensait pas dialectiquement , donc ni pour ni contre"(1).

Tout en restant fidèle à sa pensée et très apprécié de ses interlocuteurs, il pouvait parler de nationalisme avec des nationalistes et d’universalisme avec des universalistes
E. Jünger, d’un savoir et d’un vécu immenses était aussi bien opposé à la dictature qu’à la démocratie (la forme la plus subtile et insidieuse de la dictature) et aussi à la civilisation occidentale.
Il ne s’était certes pas débarrassé de certains tabous, et affectionnait par esthétisme les clochers. Selon "Passage à la ligne" l’église était un moindre mal et pouvait constituer un rempart à l’émergence des sectes .

E. Jünger, fut durant toute sa vie, non seulement un grand écrivain, mais aussi , un soldat (jusqu’en 1945 mais pas un militariste), un esthète, un chercheur, un aventurier, un contemplatif, un romantique, un naturaliste, un écologiste avant la lettre et la mode. La nature et son enseignement furent les plus grandes passions de sa vie.
Il fit même l’expérience de la drogue et en relata les effets et les impressions dans "Approches, drogues et ivresses".

E. Junger, ne cessa durant toute sa vie d’être "Anarque"tel qu’il se plaisait à se définir par rapport à l’anarchiste. Ce sera le fil conducteur de ses engagements.
Il soulignera les lacunes et les contradictions mais aussi les mérites de l’anarchisme dans "l’état universel"(1930) et "Eumeswil" (1977). Même s’il pensait "autrement" et avait parfois une approche différente de l’anarchisme,  il n’a jamais cessé d’appartenir à notre famille, combien diverse, de pensée.
Il avait inventé ce mot "Anarque" pour désigner celui qui refuse à l’ordre social et politique, le droit de lui imposer ses valeurs. E. Jünger nous laisse en héritage son œuvre gigantesque et des repères, afin de nous aider à "passer la ligne" en cette fin de 20ieme siècle et à recourir aux forêts ;"Le Traité du Rebelle" et "Eumeswil "(1977) pour nous aider à nous soustraire aux oppresseurs et à "trouver la sécurité dans la sauvagerie des déserts, et avant tout dans notre propre cœur afin de changer le monde" comme il l’exprima si merveilleusement dans "passage à la ligne"(1950).
Quitter les ruines pour chercher refuge dans les forêts ou dans les déserts qui peuvent tout aussi bien se trouver à l’intérieur ou au pied de ces mêmes ruines, tel est le message de Jünger que nous devons nous efforcer de comprendre. C’est le plus bel hommage que nous puissions lui rendre. Les chemins sont nombreux, mais peu aboutissent, alors, Frères, Compagnons, Camarades et Amis, tous à vos boussoles et à vos repères

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Le dernier poilu est mort

 

GUERRE 1914-1918

Lazare Ponticelli, le dernier poilu survivant de la première guerre mondiale, est décédé à l’âge de 110 ans. Un hommage national lui sera rendu sous la forme d’une messe aux Invalides à Paris.

 

                            

                                                            Lazare Ponticelli

Lazare Ponticelli, le dernier "poilu" survivant de la Grande guerre, est décédé à l’âge de 110 ans, a annoncé mercredi 12 mars l’Elysée. "J’exprime aujourd’hui la profonde émotion et l’infinie tristesse de l’ensemble de la Nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première guerre mondiale", déclare le président de la République dans un communiqué.

"Je salue l’enfant italien venu à Paris pour gagner sa vie et qui choisit de devenir Français, une première fois en août 1914, lorsque, trichant sur son âge, il s’engagea à 16 ans dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d’adoption. Une deuxième fois en 1921, lorsqu’il décida de s’y établir définitivement", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Hommage national

Lazare Ponticelli, qui vivait au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), près de Paris, avait dans un premier temps refusé l’idée d’avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement, mais avait finalement décidé d’accepter, "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes" pendant la première Guerre mondiale.

L’hommage national qui sera rendu à Lazare Ponticelli, décédé mercredi, prendra la forme d’une messe aux Invalides, a indiqué le secrétaire d’Etat à la Défense chargé des Anciens combattants, Alain Marleix. La date de la messe n’est pas encore fixée.
L’office sera célébré "en présence des plus hautes autorités de l’Etat", dont Nicolas Sarkozy, mais aussi de la Légion étrangère, à laquelle il avait appartenu, et de soldats vêtus d’uniformes de poilus", a indiqué Alain Marleix, précisant que la date n’était pas encore fixée.
"Il tenait beaucoup à la présence de légionnaires et souhaitait qu’à travers lui, cet hommage national soit rendu à l’ensemble des combattants de la Première guerre mondiale", a souligné Alain Marleix.
L’avant-dernier survivant français de la Grande guerre était Louis de Cazenave, mort le 20 janvier dernier, également à l’âge de 110 ans.

 

  l’Elysée et le secrétariat d’Etat aux Anciens combattants ont annoncé :

 

"J’exprime aujourd’hui la profonde émotion et l’infinie tristesse de l’ensemble de la Nation, alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première guerre mondiale", a déclaré le président Nicolas Sarkozy dans un communiqué.

"Un hommage national à l’ensemble des Français mobilisés durant la Première guerre mondiale sera rendu dans les prochains jours", a ajouté le chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy, précise l’Elysée, participera à cet "hommage national" qui aura lieu aux Invalides, à Paris, et devrait prendre la forme d’une messe, conformément aux voeux de Lazare Ponticelli.

Lazare Ponticelli avait longtemps refusé l’idée d’obsèques nationales, dans lesquelles il voyait une injure aux victimes de la "Grande guerre" qui n’ont pas eu cet honneur.

Il a cependant changé d’avis après le décès le 20 janvier de l’avant-dernier poilu français, Louis de Cazenave.

Dans une interview au Parisien, il a alors dit accepter des obsèques nationales "au nom de tous ceux qui sont morts" en 1914-18 mais à condition que ce soit "dans la dignité, sans tapage important ni grand défilé".

Dans la même interview, il souhaitait qu’une messe soit dite aux Invalides "en hommage à (ses) camarades morts" et précisait vouloir être inhumé dans le caveau familial, dans le cimetière d’Ivry-sur-Seine, près de Paris.

"Je ne pense qu’à tous mes frères d’armes qui sont tombés. C’est à eux que les honneurs reviennent. Je ne suis que leur humble représentant ayant eu la chance de survivre. Moi je suis passé au travers de la guerre injuste et horrible", disait-il.

"J’espère que la jeunesse d’aujourd’hui n’oubliera pas les combattants des deux guerres qui ont sacrifié leur vie afin qu’elle puisse vivre dans une France libre", ajoutait-il à l’adresse des jeunes générations.

ENGAGE DANS LA LEGION A 16 ANS

Cet homme d’origine italienne, rappelle Nicolas Sarkozy dans son communiqué, était venu à Paris "pour gagner sa vie" et avait "choisi de devenir français".

En 1914, il avait triché sur son âge pour s’engager à 16 ans dans la Légion étrangère et défendre sa patrie d’adoption sur le front de l’Argonne, avant de combattre en Italie .

En 1921, il décide de s’établir définitivement en France. Il demande et obtient la nationalité française en 1939, lors du déclenchement du second conflit mondial, au cours duquel il sera actif dans la Résistance.

Dans son communiqué, le chef de l’Etat rend hommage à cet entrepreneur dont la société, créée une fois la paix revenue, "emploie aujourd’hui plusieurs milliers de personnes".

"Lazare Ponticelli pensait devoir beaucoup à la France. J’affirme aujourd’hui que c’est notre pays qui lui est redevable car il lui a donné le meilleur de lui-même dans les heures les plus sombres comme dans les jours heureux", écrit-il.

"C’est à lui et à sa génération que nous devons en grande partie l’Europe pacifique et pacifiée d’aujourd’hui. A nous d’en être digne", ajoute le chef de l’Etat, qui adresse à la famille du dernier poilu les "condoléances de la Nation".

Nicolas Sarkozy dit s’incliner, à travers Lazare Ponticelli, devant les 8,5 millions de "poilus" qui "répondirent avec un courage quotidien admirable à l’appel de la patrie envahie".

"Nous avons le devoir de marquer notre gratitude envers l’ensemble des combattants de tous grades, de toutes origines, de toutes confessions, qui ont offert la victoire à la France", ajoute le président de la République. "Nous avons le devoir de nous souvenir qu’en dépit de la mort de 900 soldats par jour pendant plus de quatre ans, notre pays a tenu jusqu’au bout."

Avec Lazare Ponticelli et Louis de Cazenave, la France a perdu en un mois et demi ses deux derniers acteurs directs de cette guerre meurtrière.

Emmanuel Jarry

Océan Indien

 

                                               

 

 

  Départ   pour    Île Maurice  ..La Réunion … Madagascar ….Les Comores … Le Kénya … Les ïles Seychelles ….le Yémen …. La Jordanie …. L’Egypte ….Le canal de Suez  ….  Alexandrie …..Naples …..  Savone…. Nice  …. La Picardie.

 

                                

 

 

 

                                                   

 

 

                                                       via le Yemen

                                                  

 

                                 Beaucoup de photos à puplier dans un mois . 

                                                       A bientôt                                             

Le lancement de l’ATV ouvre une nouvelle porte sur l’espace pour l’Europe

 

Le lancement du ravitailleur européen ATV dimanche vers la Station spatiale internationale (ISS) à l’aide d’une fusée Ariane 5, un mois après l’amarrage à l’ISS de son laboratoire Columbus, ouvre une nouvelle ère dans l’accès de l’Europe à l’espace.

            

                                  Description et mission de l’ATV

 

 

                     

Lancement du ravitailleur européen ATV à l’aide d’une fusée Ariane 5 au centre spatial guyanais de Kourou le 9 mars 2008

 

  

Lancement du ravitailleur européen ATV à l’aide d’une fusée Ariane 5 au centre spatial guyanais de Kourou le 9 mars 2008

 

"Une page totalement nouvelle s’ouvre dans l’histoire de l’Agence spatiale européenne" (Esa), a souligné son directeur général, Jean-Jacques Dordain, au centre spatial guyanais de Kourou, désormais troisième "port" pour des liaisons avec l’ISS, après Cap Canaveral aux Etats-Unis et Baïkonour au Khazakstan.

Avec Columbus, les chercheurs européens disposaient d’un laboratoire spatial leur permettant des expérimentations de longue durée en microgravité. Avec le lancement de l’ATV dimanche, l’Europe a fait la preuve qu’elle possédait également un accès tout européen – lanceur et véhicule – à la Station.

L’ATV (Automated Transfer Vehicle), dont le premier exemplaire a été baptisé Jules Verne, est un véhicule de 20 tonnes destiné à ravitailler l’ISS en eau, ergols, vivres et matériel scientifique, et à rehausser son orbite. Chargé ensuite des déchets de la Station, il sera à la fin de sa mission de six mois précipité dans l’atmosphère, où il se désintégrera.

Il s’agit, a rappelé le président du Centre national d’études spatiales (Cnes), Yannick d’Escatha, du "plus important et du plus complexe des programmes réalisés par l’Esa".

Ce "camion de l’espace", construit par Astrium Space Transportation, est un cylindre de 10,3 m de long et 4,5 m de diamètre capable d’emporter neuf tonnes de cargaison, soit trois fois plus que les actuels ravitailleurs russes Progress.

Mais aussi, il va permettre à l’Europe d’effectuer pour la première fois un rendez-vous spatial automatisé, avec un amarrage à l’ISS le 3 avril sans intervention humaine : un banc d’essai "pour de futurs vols spatiaux humains et pour des missions de retour d’échantillons" de Mars, s’est félicité Jean-Jacques Dordain.

L’ATV, participation de l’Europe à l’ISS en contrepartie de son droit à un laboratoire spatial installé à demeure, Columbus, "contribue directement à l’aventure des vols spatiaux habités", a insisté pour sa part Jean-Yves Le Gall, président d’Arianespace.

L’avenir des vols habités européens est en effet désormais conforté jusqu’à la fin de l’exploitation de l’ISS, avant 2020. Le spationaute français Léopold Eyharts installe actuellement le laboratoire Columbus, où commenceront les expérimentations dans les mois qui viennent. Et "10 ans de recherches en microgravité apporteront un progrès scientifique", a assuré M. Dordain.

Déjà, les succès de Columbus et du lancement de l’ATV projettent les regards vers l’avenir, l’après-ISS. Pour François Auque, PDG d’Astrium, "il faut trouver des motivations pour relancer les dépenses en faveur de l’espace, et une des meilleures, ce sont les vols habités".

Le directeur général de l’Esa se déclare de son côté sûr qu’il y aura un jour – "Je ne sais pas quand" – un système de transport d’équipages européen, car "l’Europe ne pourra pas toujours dépendre des autres pour son accès à l’espace". "Nous devons garder la capacité industrielle" pour le réaliser, affirme-t-il.

Pour Yannick d’Escatha, l’avenir des vols habités ne fait aucun doute : "L’Homme a exploré, explore, et explorera le milieu qui est le sien, et aujourd’hui, l’espace est son milieu".

Escalade de tension entre la Colombie et ses voisins

L’élimination par l’armée colombienne du numéro deux de la guérilla marxiste des Farc, Raul Reyes, a provoqué une escalade de tension entre la Colombie et ses voisins, le Venezuela et l’Equateur, la plus grave depuis des années dans cette région d’Amérique latine.

 

 

 

Le corps de Raul Reyes rapatrié en avion par l’armée colombienne à Bogota

 

Après l’incursion samedi de l’armée colombienne en territoire équatorien, afin de détruire un camp provisoire des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), l’Equateur et le Venezuela ont massé des troupes sur leur frontière avec la Colombie et ont pratiquement rompu leurs relations diplomatiques avec Bogota.

Dimanche, le président vénézuélien Hugo Chavez a ordonné la fermeture de l’ambassade de son pays en Colombie et le rappel de son personnel diplomatique. Puis il a ordonné l’envoi de "dix bataillons à la frontière avec la Colombie", soit près de 10.000 soldats.

Un peu plus tard, le président équatorien Rafael Correa, qui avait envoyé une délégation ministérielle enquêter sur les lieux où Raul Reyes a perdu la vie, a annoncé l’expulsion de l’ambassadeur colombien à Quito et la mobilisation de ses troupes sur sa frontière avec la Colombie.

Le numéro deux des Farc a été éliminé lors d’une incursion de l’armée colombienne dans le nord de l’Equateur, qui a causé au total la mort de 17 guerilleros.

M. Correa a qualifié de "mensonge" la version donnée par le président colombien Alvaro Uribe, qui a présenté l’opération comme une action de représailles à chaud, et accusé les militaires colombiens "d’assassinats". Il a souhaité que la communauté internationale condamne cette "violation de la souveraineté de son pays".

En réponse, Bogota a accusé Rafael Correa d’avoir passé un "compromis" avec les Farc, afin de jouer un rôle de médiateur dans les échanges d’otages colombiens contre des prisonniers guérilleros.

Selon le directeur de la police colombienne, le général Oscar Naranjo, la saisie par l’armée colombienne des ordinateurs de Raul Reyes "suscite des interrogations sur l’état des relations du gouvernement équatorien avec le groupe terroriste des Farc".

"Les Colombiens qui oeuvrent pour la paix sont effondrés devant cette politique belliqueuse d’Uribe car la situation présente s’inscrit dans une pure logique de guerre", a estimé Carlos Lozano, directeur du journal communiste Voz.

Hugo Chavez a qualifié dimanche Alvaro Uribe de "paramilitaire", "de criminel" et de "chiot de l’impérialisme américain". Rafael Correa a traité le président colombien de "menteur" et de "tricheur".

En accord avec Hugo Chavez, le président du Nicaragua Daniel Ortega a estimé que le gouvernement colombien avait "assassiné" Reyes pour empêcher toute solution négociée au conflit qui ravage le pays depuis quarante ans.

"La situation est devenue explosive, les armées sont sur les frontières et la question des Farc se transforme en problème régional, voire international", remarquait un diplomate européen qui a requis l’anonymat.

A Paris, le ministère français des Affaires étrangères a lancé "un appel à la retenue" en évoquant "la montée des tensions dans la région andine".

"Cette situation montre à quel point il est urgent de trouver une solution négociée qui passe nécessairement par le règlement de la douloureuse question des otages détenus par les Farc", a ajouté le ministère.

De son côté, la Maison Blanche s’est étonnée de "l’étrange" conduite de Hugo Chavez, bête noire des Etats-Unis en Amérique latine.

Raul Reyes a été tué après la libération par les Farc de six otages, depuis le début de l’année, grâce à la médiation de Hugo Chavez. Mais son élimination risque de rendre plus difficiles de futures libérations.

La guérilla détient 39 otages dits "politiques", dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, qu’elle veut échanger contre 500 guérilleros .

Le numéro deux des Farc Raul Reyes a été tué

               JAMAIS SOURIANT FACE à INGRID LORS DU SPOT  TELE 

                               pas BON  pour INGRID ( je pense )

 

             Le lnuméro deux de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Raul Reyes, a été tué samedi à l’aube par l’armée, a annoncé à Bogota le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos.

 

 

 

M. Santos a expliqué que l’armée colombienne avait attaqué un camp de guérilleros sur le territoire de l’Equateur, où se trouvait Raul Reyes. L’opération a commencé par un bombardement aérien et a été suivie d’une attaque terrestre, qui ont fait au total dix-sept (bien 17) morts dans les rangs de la guérilla.

Le ministre a précisé que le camp abritant Reyes se trouvait "du côté équatorien à 1.800 mètres de la frontière" colombienne.

L’opération contre les guérilleros du Front 48 des Farc a débuté par un bombardement de l’aviation samedi à 00H25 locales, a poursuivi M. Santos. Des unités héliportées se sont ensuite rendues sur les lieux du campement en territoire équatorien où des combats se sont produits, faisant un mort parmi les soldats colombiens et 17 dans les rangs de la guérilla.

Le corps de Raul Reyes a été rapatrié par l’armée en territoire colombien, a ajouté le ministre.

Le président colombien Alvaro Uribe a eu un entretien téléphonique sur cette question avec son homologue équatorien Rafael Correa, a-t-il précisé.

Ces derniers temps, Reyes avait souvent fait fonction de porte-parole de la guérilla des Farc.

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