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Archives de mai, 2012

Colombie: départ de la mission pour récupérer Roméo Langlois, otage des Farc

Une mission humanitaire est partie mercredi dans le sud de la Colombie pour aller rechercher dans la jungle le journaliste français Roméo Langlois, enlevé il y a un mois par la guérilla des Farc.

 
                                  Photographe : Guillermo Legaria :: Les délégués du CICR de Caqueta, Daniel Muñoz (d), et du CICR de Colombie, Jordi Raich (c), se préparent le 30 mai à Florencia
                                  photo : Guillermo Legaria, AFP

Trois voitures portant le sigle du Comité international de la Croix-Rouge ont quitté à l’aube la localité de Florencia, capitale du département de Caqueta, où les rebelles marxistes ont capturé le 28 avril le correspondant de France 24 lors d’un reportage sur une opération anti-drogue de l’armée.

« Oui, nous avons commencé. Nous sommes en route », a déclaré Jordi Raich, délégué du CICR en Colombie, après avoir reçu de la guérilla les coordonnées géographiques du lieu de la libération.

La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), principale guérilla du pays, s’est engagée à remettre mercredi à une mission humanitaire le journaliste, qu’elle avait initialement qualifié de « prisonnier de guerre ».

Outre les membres du CICR, la délégation comprend un médecin, un émissaire spécial de la France, Jean-Baptiste Chavin, chargé de l’Amérique latine au quai d’Orsay, ainsi que l’ex-sénatrice colombienne Piedad Cordoba, médiatrice de longue date auprès des Farc.

 

L’expédition pourrait durer plusieurs heures dans cette région située à la lisière de la forêt amazonienne, où les pistes sont difficilement praticables, notamment en cas de pluie.

« La mission devrait arriver avant la mi-journée au point de rencontre et on espère qu’elle sera de retour dans l’après-midi avec M. Roméo Langlois », a indiqué à l’AFP Maria Cristina Rivera, une porte-parole du CICR, soulignant que l' »opération se déroule comme prévu ».

Opération comme prévu

« Avec l’espoir que tout se passe parfaitement comme prévu et que nous ayons Langlois avec la mission humanitaire entre 14h et 15h » (entre 19h et 20h GMT), signale Mme Cordoba dans un message publié sur son compte Twitter.

Avant de monter à bord de son véhicule, l’ancienne sénatrice, directrice de l’ONG « Colombiens et Colombiennes pour la paix », a demandé aux journalistes présents de ne pas la suivre. « Vous ne savez pas à quoi vous vous exposez (…), vous mettez en danger l’opération », leur a-t-elle lancé.

L’armée colombienne a de son côté temporairement suspendu totalement ses opérations dans la région, une condition posée par les rebelles afin de garantir leur propre sécurité.

Après sa libération, le journaliste devrait être conduit par la délégation du CICR à l’aéroport de Florencia, avant d’être rapidement transféré dans la capitale colombienne.

« Il sera remis officiellement aux fonctionnaires de l’ambassade de France ici (à l’aéroport de Florencia). Ensuite il partira à Bogota », a précisé Mme Rivera. « C’est Langlois qui décidera ou non de faire une déclaration à la presse », a-t-elle ajouté.

Correspondant depuis une dizaine d’années en Colombie, le journaliste français avait été enlevé lors de l’attaque d’une brigade militaire qu’il accompagnait dans le fief de cette guérilla, encore forte de 9.200 combattants repliés dans les régions rurales, après un demi-siècle d’existence.

Blessé par un tir au bras durant l’embuscade, qui a provoqué la mort de quatre militaires et blessé huit autres, le reporter semble toutefois en bonne santé.

Une « preuve de vie », sous la forme d’une vidéo tournée par ses geôliers dans un camp de la guérilla, avait été diffusée lundi sur l’antenne de la chaîne latino-américaine Telesur.

Depuis quatre ans, la guérilla a déjà relâché, grâce à la médiation du CICR et de Mme Cordoba, une trentaine d’otages. En avril, elle avait libéré les derniers policiers et militaires colombiens encore en captivité, après avoir officiellement renoncé à la pratique des enlèvement contre rançon.

 

Total a stoppé la fuite de gaz en mer du Nord

          
             La plateforme d'Elgin, le 2 avril 2012.

                                     
                          La plateforme d’Elgin, le 2 avril 2012.
                           (JONATHAN NACKSTRAND / AFP)
 
 
La fuite de la plateforme d’Elgin est colmatée. Total a annoncé, mercredi 16 mai, la fin de la fuite de gaz, grâce à l’intervention lancée la veille sur le puits défaillant. Cet accident l’avait obligé, fin mars, à évacuer la plateforme située à 240 km d’Aberdeen (Ecosse), en mer du Nord.

« Total est aujourd’hui en mesure d’annoncer que l’intervention conduite sur le complexe d’Elgin a permis de stopper la fuite », a déclaré le groupe dans un communiqué. « L’opération, qui a consisté à injecter de la boue dans le puits, a commencé le 15 mai et la fuite a été stoppée 12 heures plus tard », précise Total. Cet accident avait été vivement critiqué par l’organisation écologiste Greenpeace

François Hollande officiellement investi président de la République

François Hollande est officiellement devenu mardi le 7e président de la Ve République lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs avec le président sortant, Nicolas Sarkozy, scellant le retour de la gauche au plus haut sommet de l’Etat après 17 années d’absence.

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                                Photographe : Lionel Bonaventure :: François Hollande sur les Champs Elysées le 15 mai 2012
 
                             photo : Lionel Bonaventure, AFP

La journée du nouveau président sera ensuite marquée par des cérémonies symboliques dans Paris, la nomination de son Premier ministre, sans doute Jean-Marc Ayrault, et un déplacement en fin de journée à Berlin pour une première rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

Après sa première allocution, le nouveau chef de l’Etat a entamé sous la pluie vers 11H45 une remontée des Champs-Elysées dans une Citroën DS5 décapotable, encadré de motards de la Garde républicaine. Devant un public clairsemé, lui-même trempé par l’averse, il a ensuite rendu hommage au Soldat inconnu à l’Arc de Triomphe, à midi.

Pour son premier discours à l’Elysée, M. Hollande a auparavant voulu adresser un « message de confiance » aux Français, en dépit du « poids des contraintes » de sa charge, à commencer par une « dette massive ».

  • 15 mai 07:41Il s’est aussi d’emblée démarqué de la pratique du pouvoir de son prédécesseur, souvent décrit en « hyper-président »: « Je fixerai les priorités, mais je ne déciderai pas » de tout, « pour tout et partout », a-t-il dit, après avoir répété au long de sa campagne électorale qu’il ne serait ni chef de gouvernement ni chef de majorité. « Le pouvoir sera exercé au sommet de l’Etat avec dignité et simplicité », a promis le nouveau président, soulignant que la France avait besoin « d’apaisement, de réconciliation » et d’un Etat « impartial ».

Quelques heures avant une première rencontre à Berlin avec la Chancelière Angela Merkel, M. Hollande a aussi dit vouloir ouvrir « une voie nouvelle en Europe » et pointé la « nécessité » d’une « réciprocité » dans les échanges commerciaux de l’Union européenne avec l’extérieur.

Après avoir reçu les honneurs militaires sous la pluie dans le jardin de l’Elysée, le nouveau président s’est rendu dans la salle des fêtes saluer les invités: corps constitués (dont les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale), le doyen du corps diplomatique, des représentants des partenaires sociaux et une « trentaine » d’invités personnels, d’après son entourage.

D’anciens Premiers ministres socialistes et des parlementaires corréziens étaient aussi présents. Devant l’Hôtel des Invalides, vingt-et-un coups de canon (à blanc) ont été tirés.

Le président élu le 6 mai était arrivé, sous le soleil, à 10H00 au palais de l’Elysée pour la passation de pouvoirs et son investiture qu’il a souhaitée « sobre ». Costume sombre et cravate bleu foncé, M. Hollande a été accueilli par M. Sarkozy en bas des marches du perron, sur le tapis rouge, où les deux hommes ont échangé une poignée de mains avant d’entrer dans le palais de l’Elysée.

Lors d’un entretien d’environ 40 minutes, MM. Sarkozy et Hollande ont procédé à la passation de pouvoirs dans le bureau du président sortant qui, cinq ans après son entrée à l’Elysée, a notamment transmis les codes nucléaires à son successeur, qui l’a battu le 6 mai avec 51,6% des voix.

Fait inédit: le nouvelle première dame, Valérie Trierweiler, s’est dans le même temps entretenue en tête-à-tête avec Carla Bruni-Sarkozy. M. Hollande et sa compagne ont ensuite raccompagné M. Sarkozy et son épouse jusque sur le perron.

Devant le Palais, des militants UMP s’époumonaient pour rendre hommage au président sortant, qui a quitté l’Elysée en voiture pour rejoindre un quart d’heure plus tard avec son épouse leur domicile dans le XVIe arrondissement.

M. Hollande devait lui avoir déjeuner privé à l’Elysée, avant des hommages à Jules Ferry et Marie Curie en début d’après-midi.

François Hollande est attendu vers 15H00 à l’Hôtel de Ville, où il doit prendre la parole après le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë.

A l’issue de cette cérémonie, le nouveau secrétaire général de l’Elysée, qui aura été nommé dans la matinée, annoncera le nom du Premier ministre.

Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et très proche de François Hollande, a vendu la mèche mardi matin, avant de le regretter, en révélant que M. Ayrault, député-maire PS de Nantes, allait être nommé à Matignon.

A 16H00, le président partira pour Berlin où il aura un dîner de travail avec Angela Merkel.

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