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Archives de la catégorie ‘AERONAUTIQUE’

TOP GUN … Take my breath away ….

Extrait  du film            TOP GUN 

     http://youtu.be/1yJ2HEDJvQA

Le contrat en or du Rafale en Inde relance Dassault Aviation

Créé le 31-01-2012 à 15h23 – Mis à jour à 17h14      

Par Anne-Marie Rocco

 

DECRYPTAGE Soupçonné de vivre grassement sur le dos de l’armée française, l’avionneur a réussi un joli coup en gagnant l’appel d’offres géant qui prévoit l’achat de 126 avions de combat Rafale d’une valeur de 12 milliards de dollars.

 
 

             L'Inde va équiper son armée de l'air du Rafale de Dassault, l'avion de chasse qui jusqu'à maintenant n'équipait que l'armée française. (SIPA)

L’Inde va équiper son armée de l’air du Rafale de Dassault, l’avion de chasse qui jusqu’à maintenant n’équipait que l’armée française. (SIPA)

 

Chez Dassault Aviation, c’est le soulagement. La difficulté à exporter le Rafale était devenue, pour le groupe familial français, un sujet récurrent de quolibet et de critique, renforcé par le fait que Nicolas Sarkozy a fait du groupe Dassault l’actionnaire de référence de Thales et le pivot des regroupements à venir dans l’industrie de l’armement.

Dans certains milieux politiques, Dassault était même soupçonné de vivre grassement sur le dos de l’armée française, qui lui a commandé 294 avions de combat, dont 234 pour l’armée de l’air, et 60 pour l’aéronavale. Des équipements dont la livraison, commencée en 2005, doit s’étaler jusqu’en 2018. Même Gérard Longuet, l’actuel ministre de la défense, avait cru pouvoir évoquer publiquement la possibilité d’arrêter la fabrication de cet avion 100% français, lancé… en 1988 grâce à Jacques Chirac, s’il ne trouvait pas de débouché à l’étranger. Car « l’exportation est une nécessité vitale pour l’industrie de l’armement », comme le rappelait Charles Edelstenne, le PDG de l’avionneur, dans une récente interview-fleuve donnée au Figaro (propriété du groupe Dassault), précisément pour déminer le flot montant des reproches faits au constructeur.

« Nous exporterons un jour le Rafale ». Telle était la phrase toute faite par laquelle Charles Edelstenne répondait à chaque fois qu’il était interpellé sur les échecs successifs du Rafale à l’étranger – en Corée du sud, à Singapour, aux Pays-Bas ou encore au Maroc, un marché pourtant taillé sur mesure pour le groupe français.

Une victoire qui va de pair avec un important effort financier

Face aux journalistes comme aux actionnaires, l’alter ego de Serge Dassault prenait alors son air imperturbable, paupières à moitié fermées ne laissant filtrer qu’un éclair bleu acier, pour prononcer avec le plus grand sérieux ces mots magiques que certains avaient fini par prendre pour une incantation. Mais ce dirigeant aux ressources multiples, qui avait su gagner la confiance de Marcel Dassault avant d’avoir celle de son fils, a fini par avoir raison contre tout le monde.

A moins d’un an de la fin de son mandat à la tête de Dassault Aviation – il vient d’avoir 74 ans début janvier – il peut se féliciter d’avoir remis la maison dans le droit chemin. Probablement en consentant un sacrifice financier qu’il ne s’était pas résolu à faire dans d’autres occasions. 

En choisissant le Rafale français pour équiper son armée de l’air, de préférence à l’Eurofighter/Typhoon, présenté par le trio européen BAE-EADS-Finmeccanica, l’Inde rend un fier service à la maison Dassault, pour qui le statu quo devenait de moins en moins tenable. Cet appel d’offre géant, qui porte sur 126 avions de combat, d’une valeur de 12 milliards de dollars environ, a aussi l’immense avantage d’avoir mis en valeur les qualités techniques de l’avion français.

Car depuis 2007, se sont déroulés de nombreux essais techniques, à l’issue desquels quelques uns des plus grands noms de l’aéronautique mondiale ont été éliminés par New-Delhi, le 4 novembre dernier : les américains Lockheed-Martin et Boeing, le suédois Gripen, et le russe Mig. Après ce premier succès, il sera sans doute moins difficile de vendre le Rafale à un ou deux autres pays, comme le Brésil, les Emirats arabes unis, ou le Qatar.

Enfin, ce contrat militaire relance une entreprise qui, en ces temps de crise, a plus de mal à vendre ses jets privés, autre spécialité de son activité aéronautique. Pour toutes ces raisons, ses dirigeants ont bien raison de remercier « les autorités indiennes et le peuple indien » dans le communiqué qui annonce la sélection du Rafale. C’est bien la moindre des choses.

Dassault vend 126 Rafale à l’Inde

 
Le Point.fr – Publié le 31/01/2012 à 13:14 – Modifié le 31/01/2012 à 16:33

L’entreprise française était en compétition avec le consortium européen Eurofighter.

        Dassault affirme avoir vendu 126 Rafale à l'Inde.                                         Dassault affirme avoir vendu 126 Rafale à l’Inde. © Dolega / Epa Maxppp

 
 

L’Inde a sélectionné le Rafale de Dassault dans le cadre d’un colossal appel d’offres de 12 milliards de dollars visant à lui livrer 126 avions de chasse, ce qui constituerait le premier succès à l’export pour cet appareil français ayant récemment servi en Libye. Le président français Nicolas Sarkozy s’est félicité de la décision du gouvernement indien de « sélectionner l’avion français pour entrer en négociations exclusives avec Dassault », indiquant que la négociation du contrat « inclura d’importants transferts de technologie garantis par l’État français ».

Dassault, dont le cours en Bourse s’est envolé après cette annonce, a fait la proposition la moins chère, face au consortium européen Eurofighter qui concourait avec son Typhoon. Cet appel d’offres, remontant à 2007, est l’un des plus importants jamais lancés par la troisième puissance économique d’Asie et l’un des plus importants du moment dans le secteur de la défense aérienne. « Il est confirmé que Dassault a remporté le contrat. Étant donné qu’il n’y avait que deux groupes (en compétition) et que c’est celui qui est le moins-disant », a déclaré une source gouvernementale indienne ayant requis l’anonymat.

Contrat juteux

Dassault a remercié l’Inde pour avoir sélectionné son Rafale et s’est dit décidé à répondre à ses attentes pour conclure avec succès ce juteux contrat. Dans un communiqué diffusé à Paris, Dassault et ses partenaires Thales (électronique) et Safran (moteurs) ont dit « leur fierté de contribuer à la défense de l’Inde depuis plus d’un demi-siècle ». Dassault a vendu à l’Inde en 1953 ses premiers avions de combat, des Ouragan. À la Bourse de Paris, l’action Dassault s’est envolée de 21,25 % à 742,06 euros.

Confirmant le succès français, le secrétaire d’État français au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, a toutefois souligné que le contrat restait à finaliser. « Nous avons remporté le contrat, mais un certain nombre de choses restent à finaliser » et « on est dans une phase de négociation exclusive », a déclaré Pierre Lellouche sur la radio française BFM. « C’est une belle nouvelle et la France a besoin de bonnes nouvelles en ce moment », a-t-il relevé.

L’appel d’offres avait attiré les géants mondiaux du secteur qui s’étaient engagés dans une féroce compétition. Le Rafale et l’avion d’Eurofighter avaient été présélectionnés en avril, mettant hors jeu les poids lourds américains du secteur, Boeing et Lockheed Martin, ainsi que les firmes suédoise Saab Gripen et russe MiG. L’Eurofighter-Typhoon est un avion de combat produit par un consortium formé par les groupes européen de défense et d’armement EADS (46 %), britannique BAE Systems (33 %) et italien Alenia/Finmeccanica (21 %).

« Grande victoire »

C’est le premier appel d’offres lancé par l’Inde, qui passait jusqu’à présent des contrats de gré à gré et s’est reposée pendant 50 ans sur la technologie soviétique pour son aviation de défense. Ce contrat stipule que l’Inde, qui cherche à moderniser son armée, achètera directement 16 avions, tandis que les 110 autres seront construits en Inde.

James Hardy, rédacteur en chef de la publication spécialisée Jane’s Defence Weekly, a salué la « grande victoire pour le Rafale », tout en prévenant que l’accord final était encore loin d’être conclu. « Le Rafale est le candidat sélectionné, mais n’importe quel étudiant en acquisition (de contrat) sait que cela ne veut rien dire tant que le contrat n’est pas physiquement signé », a-t-il mis en garde, interrogé par l’Agence France-Presse. Selon cet expert, la récente dévaluation de la roupie face au dollar et les « tractations contractuelles habituelles » pourraient reporter la signature de plusieurs années.

L’appel d’offres avait été au coeur de nombreuses visites officielles en Inde l’an dernier. Le président américain Barack Obama, son homologue français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre britannique David Cameron et le chef de l’État russe Dmitri Medvedev avaient tous eu à coeur de plaider la cause de leurs avionneurs respectifs. Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, avait prévenu début janvier que la production des Rafale serait arrêtée s’il n’y avait pas de commandes de l’étranger.

Rio-Paris: l’avion a décroché, la descente a duré 3 min 30

AFP – 27/05/2011 à 15:22

L’Airbus A330 du vol Air France 447 Rio-Paris a décroché et sa descente a duré 3 minutes 30 avant de toucher la surface de l’océan Atlantique, le 1er juin 2009, avec 228 personnes à bord, a expliqué vendredi le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) dans une note.

 

 

 
                                            Photographe :  :: Des plongeurs renflouent une partie de la carlingue de l'Airbus A330 d'Air France assurant la liaison Rio-Paris disparu dans l'Atlantique, le 8 juin 2009
                                                                   photo : AFP

Peu après être entré dans une zone de plus fortes turbulences, les pilotes ont eu des informations de vitesse contradictoires sur leurs écrans pendant un peu moins d’une minute. L’une d’entre elles indiquait « une chute brutale » de la vitesse, selon cette note du BEA qui détaille les circonstances de l’accident mais pas ses causes.

Près de deux minutes 30 avant la fin des enregistrements des boîtes noires, l’un d’entre eux a dit: « On a aucune indication qui soit valable ».

Les deux copilotes présents dans le cockpit avant le décrochage de l’appareil avaient prévenu l’équipage qu’ils allaient entrer dans une zone de plus fortes turbulences, selon les premiers éléments fournis par les boîtes noires de l’appareil.

« On devrait attaquer une zone où ça devrait bouger un peu plus que maintenant, il faudrait vous méfier, là », a dit l’un des copilotes au personnel navigant commercial.

Le commandant de bord est parti se reposer quelques minutes avant le début des incidents. Les copilotes ont tenté de l’appeler plusieurs fois avant qu’il ne rejoigne le poste de pilotage.

Il n’a toutefois pas repris les commandes, restées jusqu’à la fin entre les mains d’un de ses copilotes, ont détaillé les enquêteurs lors d’une conférence téléphonique.

Sur un vol de ce type, l’équipage est composé d’un commandant de bord et de deux copilotes. Ils peuvent aller à tour de rôle se reposer à condition que deux d’entre eux restent aux commandes.

Depuis l’arrivée des boîtes noires en France mi-mai, des informations parcellaires et des rumeurs fuitent sur le contenu des boîtes noires, censées faire la lumière sur cette catastrophe qui reste, à ce jour, inexpliquée.

Le BEA a promis un rapport d’étape « d’ici fin juillet », a-t-il précisé vendredi.

Airbus et Air France sont mis en examen pour homicides involontaires dans le volet judiciaire de ce dossier.

Pour Air France, la note des enquêteurs « tord le cou aux allégations mensongères et aux rumeurs qui se sont développées depuis l’accident », a déclaré vendredi à l’AFP le porte-parole de la compagnie.

De son côté, Airbus estime que ces informations « confirment les faits » déjà établis sur la catastrophe.

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