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Archives de juillet, 2007

LES MAYAS

 

La civilisation maya est une civilisation précolombienne dont l’influence géographique s’est étendue au sud-est du Mexique (péninsule du Yucatán), à l’ouest du Honduras et du Salvador, au nord du Bélize et au Guatemala. Apparue au troisième millénaire avant J.-C., elle a connu son apogée du IIIe siècle au Xe siècle avant de connaître une décadence progressive et de disparaître au moment de la conquête espagnole au XVIe siècle. Ses principales œuvres sont de nature architecturale, avec l’édification d’imposants temples et de pyramides, de nature astronomique, comme en témoignent les multiples cycles du calendrier maya, et de nature mathématique, avec une numération de position en base 20 comprenant le zéro.

La connaissance et la compréhension de la civilisation maya sont très incomplètes et de grandes zones d’ombre subsistent malgré les efforts entrepris depuis le XIXe siècle. En effet, les conquistadors espagnols, puis les missionnaires, ont cherché à détruire toutes les traces de ce passé (comme lors de l’autodafé de Mani, ou les codex mayas furent brulés).

Le Mexique cherche aujourd’hui à réhabiliter son héritage précolombien et un musée de la civilisation maya a été créé à Chetumal.

On a comparé quelques fois les Mayas aux Grecs de l’époque classique. En Amérique précolombienne, ils furent un peuple de bâtisseurs, de savants et d’artistes qui, en quinze siècles, élabora dans la jungle tropicale l’une des civilisations les plus raffinées du continent. Ils formaient à leur âge d’or un immense bloc ethnique, du Honduras au sud du Mexique.

 

Zone de peuplement maya

 

Principaux sites mayas

Cette zone comprenait (et comprend toujours):

soit une superficie globale d’approximativement 400 000 km².

Le territoire maya est divisé en trois grandes régions, selon des critères climatiques et géologiques :

  • le littoral pacifique
  • les Hautes Terres
  • les Basses Terres

Il semble que l’évolution de la civilisation maya ait correspondu à un déplacement géographique. En effet les traces les plus anciennes de la culture maya ont été retrouvées sur la côte du Pacifique et dans les hautes-terres du Guatemala. Les vestiges de la période classique sont essentiellement localisés dans les basses-terres du sud (Tikal, Uaxactun, Copan) alors que le développement post-classique semble avoir eu lieu principalement dans les basses-terres du nord, c’est-à-dire la péninsule du Yucatan (Chichen Itza, Uxmal, Tulum).

 

                                                        

 

                                                             

Histoire

                                                 

 

                                          

 

 

 

 

 

Les origines des tribus mayas les plus anciennes se perdent dans la nuit des temps. Les manuscrits indigènes du XVIe siècle ont oublié l’emplacement du berceau de la civilisation maya, que ce soit dans le Chibam Balam (écrits dans la péninsule du Yucatán), ou dans le Popol Vuh des Quichés, la branche des indiens mayas du Guatemala. Et même le premier chroniqueur espagnol des mayas, le frère Diego de Landa (1566), n’a pu en mentionner clairement la situation. En tout état de cause, les faits se réfèrent aux Mayas du Yucatán, de l’ère classique, et non aux vieux mayas localisés dans le sud (Chiapas, Guatemala et Honduras), dont la civilisation s’est éteinte quelques siècles avant l’apogée des cités de la péninsule telles que Chichen Itza, Uxmal et Savil. Nous savons que dans les temps très reculés, les mayas vivaient sur le littoral atlantique du Mexique, d’où ils descendirent vers l’Amérique Centrale en remontant l’Usumacinta pour arriver au Petén. Un vieux groupe maya, les Huastèques, resta cependant dans le nord, dans la région allant de Veracruz à Tamaulipas. C’est peut être l’expansion des Nahuas qui coupa en deux le peuple maya en rejetant un groupe au nord et l’autre au sud. Les groupes rejetés vers le sud sont ceux qui développèrent la grande civilisation maya. Au commencement de la période historique, ils vivaient dans un triangle délimité par Palenque dans le Chiapas, Uaxactun, au Guatemala, et Copán au Honduras, une aire très importante avec des voies de communication très difficiles au milieu de la jungle, traversée par de grandes rivières, comprenant le bassin de l’Usumacinta, le peten guatemaltèque et les vallées du Motagua et du río Copán

 le mystère de l’effondrement maya

L’ère postclassique, de 900 à 1521, marque l’effondrement des cités-États et la disparition de l’écriture monumentale.

Le dépeuplement quasi total des puissantes cités mayas à l’aube du IXe siècle reste très mystérieux. De très nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer la chute brutale de la civilisation maya classique en plein âge d’or. Les spécialistes ne sont toujours pas d’accord sur les causes d’un bouleversement aussi radical. Guerres, désastres écologiques, famines ou une combinaison de ces facteurs sont les raisons généralement avancées pour expliquer ce déclin. Les centres mayas ont été abandonnés au début du Xe siècle, puis engloutis par la forêt. Ce n’est qu’au cours de la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe qu’ils ont pu être retrouvés et restaurés.

 

Dans les Basses Terres, au Guatemala et au Mexique actuels, on constate à cette période l’arrêt soudain et définitif de toute activité dans les cités. Une première ville, Quirigua, est abandonnée dès la fin du VIIIe siècle (c’est la dernière date indiquée sur les stèles retrouvées). Quelques dizaines d’années plus tard, on ne retrouve plus trace de vie urbaine dans le monde maya classique. Une forte baisse de la démographie a été constatée mais les causes en restent obscures, et cela ne suffit pas à expliquer pourquoi les survivants ont quitté les cités et leurs splendides constructions.

En réalité, la chute ne fut pas brutale. Les ruines mayas, ne sont pas des villes détruites mais des cités abandonnées. On ne trouve pas non plus de traces d’hécatombes, charniers ou fosses communes, résultats d’épidémies comme celles qui, introduites par les conquérants espagnols, décimeront plus tard les populations indiennes. Des dissensions affaiblissent les Maya qui deviennent incapables de résister aux agressions : leurs voisins, à l’ouest et au nord, profitent de la situation.

Les hypothèses

  • La guerre : du fait des traces d’abandon brutal, les activités quotidiennes ayant été apparemment délaissées en quelques jours (constructions encore en chantier), plusieurs spécialistes ont favorisé la thèse de guerres et d’affrontements violents entre cités.
Cependant, les guerres, bien qu’effectivement courantes, ne peuvent à elles seules expliquer un phénomène d’une telle ampleur. La notion de conquête ne semblait pas exister en tant que telle chez les Mayas. Les guerres ne visaient pas à exterminer l’adversaire, mais à faire des prisonniers pour exiger une rançon ou les sacrifier aux dieux.
  • Les catastrophes naturelles : de terribles tremblements de terre ou de fortes perturbations climatiques auraient pu décimer la population. Une très importante diminution des pluies sur une longue période (corroborée par plusieurs études géologiques) aurait ainsi pu entraîner de mauvaises récoltes, des famines, des épidémies, des rébellions, etc.
Une des faiblesses de cette hypothèse est d’abord sa durée dans le temps : un changement climatique se produit sur plusieurs décennies et ses conséquences sont progressives. De plus des études pluviométriques ont démontré que des variations de pluie n’auraient rien changé ou, au contraire, amélioré les récoltes. Enfin, aucune autre civilisation n’a disparu des suites d’une épidémie ou d’une catastrophe écologique (les bâtiments ne montrent d’ailleurs par exemple aucun signe de violent séisme).
  • La peur : cette thèse très controversée a été avancée au milieu des années 1970 par Pierre Ivanof. Elle se base sur la religion maya elle-même, prépondérante dans les cités dont la naissance va de pair avec la construction de grands centres cérémoniels et cultuels. La création des arts et des sciences était toujours intimement liée à la religion. Or, celle-ci se basait sur des observations astronomiques qui avaient donné naissance à deux calendriers complexes (voir calendrier maya) qui organisaient toute la vie de la cité et avaient profondément marqué leur cosmogonie. Les Mayas distinguaient ainsi cinq cycles dans l’histoire de l’Univers se terminant tous par la destruction du monde précédent ; celle correspondant à l’Humanité était la quatrième, et le calcul basé sur le croisement des deux calendriers indique que cette période devait s’achever… au Xe siècle. Ainsi, les prêtres ayant prédit l’approche imminente de l’apocalypse, ce peuple fervent aurait soudain été pris de panique et se serait enfui.
Cette hypothèse ne permet pas d’expliquer la forte baisse démographique constatée par les chercheurs; on ne comprend pas non plus pourquoi les Mayas ne seraient pas retournés vivre dans les cités après s’être rendu compte que les prévisions des prêtres étaient erronées.
  • L’hypothèse retenue par la plupart des chercheurs se base sur une accumulation de situations très défavorables, reprenant les thèses évoquées précédemment. Les scénarios évoquent souvent une catastrophe écologique (déboisement massif, sécheresse, appauvrissement et érosion du sol) qui aurait entraîné de violentes guerres entre les cités pour augmenter la cadence des sacrifices et gagner la clémence des dieux, surtout à l’approche de la fin du quatrième cycle. La forte croissance du taux de mortalité qui en découle, conjuguée à la nécessité de s’éloigner des villes de plus en plus arides pour retrouver l’environnement plus humide et fertile de la forêt tropicale, apporte une explication assez cohérente à l’abandon des cités.

Après la chute

Les cités mayas des plaines du nord du Yucatan continuent néanmoins à prospérer quelques siècles de plus, comme Chichen Itza, Uxmal, Edzná et Coba. Après le déclin des dynasties de Chichen Itza et Uxmal, la cité de Mayapan gouverne tout le Yucatan jusqu’à une révolte vers 1450. Lorsque les Espagnols arrivent, la région est aux mains de cités-États de moindre importance.

Dans les hautes terres du sud, la culture maya continue de vivre à travers de petits royaumes comme celui de Quiché, qui est à l’origine d’un des textes les plus connus de la mythologie maya : le Popol Vuh.

L’écriture hiéroglyphique maya continue à être utilisée dans les codex, faits de longues bandes de fibre végétale recouvertes de chaux et pliées en accordéon. Quatre d’entre eux ont survécu : ceux de Dresde et de Paris, le Codex Troano de Madrid et le Grolier.

Les Espagnols commencent la conquête des terres mayas vers 1520. Quelques royaumes continueront néanmoins à résister farouchement, jusqu’à ce que le dernier État maya, le royaume d’Itza, au Guatemala, tombe en 1697.

 

 

 

 

 

                                          

 

                                                                        

Le Pétrole : du puits à la pompe

Le pétrole : du puits à la pompe

Après avoir survolé l’histoire et la genèse du pétrole, l’Approce (Association des droits de l’homme pour la protection des consommateurs et de l’environnement) vous entraîne au cœur de l’industrie pétrolière, dans son secteur amont. La recherche du pétrole est pleine de risques, puisque l’on y dépense beaucoup d’argent sans être certain de le récupérer. La production pétrolière est la phase la plus rémunératrice : c’est même le socle sur lequel se sont bâties toutes les grandes compagnies pétrolières. Quand les risques sont bien calculés (ils le sont souvent), les profits retirés de la production du pétrole sont énormes et inimaginables, pour les Etats et les compagnies, surtout quand ces dernières opèrent en Afrique, où la faiblesse des Etats leur laisse un boulevard d’opportunités, dont ils usent et abusent. Les compagnies pétrolières opérant dans le secteur Amont sont ainsi parmi les plus grandes firmes du monde, tant pour le chiffre d’affaires que pour les bénéfices, même quand les prix du brut sont au creux de la vague.
En bref, pour trouver et produire du pétrole, il faut d’abord le rechercher. Mais, pour le rechercher, il faut avoir de l’argent, beaucoup d’argent, puisque le moindre acte se traduit en millions, voire en milliards de nos francs. Quand on en produit heureusement, les profits se comptent en milliards, voire en milliers de milliards de nos francs. Allons voir avec notre expert comment on trouve et produit du pétrole. En attendant coupez et gardez précieusement ce cours sur le pétrole , et au fur et à mesure vous verrez comment il n’y a absolument rien d’ésotérique et pourquoi nous sommes un pays riche appauvri.
II – l’exploration et la production du pétrole
Notre planète Terre est une grosse boule de rayon 6400 km, qui a donc une surface totale de 510 millions de km2, dont 70% sont recouverts d’eau (l’hydrosphère). Les 30% de terres émergées (150 millions de km_) constituent les continents, où résident environ 6 milliards d’hommes. L’Afrique, avec 30 millions de km2 (20%) et 800 millions d’habitants (13%) n’est pas mal lotie mais, la détection du pétrole n’est pas une affaire de superficie, ni de population : c’est une affaire de techniques, de gros sous et aussi de chance. On trouve du pétrole autant sur la terre ferme (onshore) qu’en mer (offshore).
Techniquement, la recherche du pétrole est d’abord une affaire de géologues, qui vont étudier la surface de la Terre, afin de cerner les zones susceptibles de contenir d’abord des roches sédimentaires, puis du pétrole. Ces zones favorables, appelées “ prospects ” dans le jargon pétrolier, nécessitent des investigations plus profondes. Pour “ lire ” le sous-sol plus en profondeur, on utilise une technique un peu plus précise que la géologie, la géophysique. Cette technique se fonde sur différentes mesures physiques qui vont plus ou moins refléter les différentes particularités du sous-sol. Ses méthodes sont nombreuses et ne se limitent pas qu’à la prospection pétrolière : gravimétrie, magnétométrie, thermométrie, prospection électrique, prospection sismique…
La principale méthode utilisée en recherche pétrolière est la prospection sismique. Elle consiste à réaliser une échographie du sous-sol, afin de “ voir ” ses divers arrangements. Sans cesse perfectionnée grâce à l’essor prodigieux des moyens de calculs informatiques, la sismique est une haute technologie, aujourd’hui employée à tous les stades de l’exploration et de la production pétrolières. Utilisée seule ou en combinaison avec d’autres méthodes, la prospection sismique augmente les probabilités de découverte du pétrole, sans en assurer la certitude! Aujourd’hui, il n’existe aucune méthode sûre pour savoir si un sous-sol recèle des hydrocarbures.
Cependant, le test le plus probant pour certifier la présence du pétrole est le forage, opération qui risque parfois de s’avérer infructueuse (puits sec) ou de révéler un gisement non rentable. Comme cette opération se chiffre en millions de dollars, on comprend facilement pourquoi l’exploration pétrolière n’est pas à la portée d’un simple prospecteur, voire du premier Etat venu. Elle est effectuée par des sociétés pétrolières à la surface financière établie, et même le plus souvent, par des associations de sociétés pétrolières.
Mais, rien n’empêche un Etat volontariste, même impécunieux, d’entreprendre dans les stades les moins coûteux de la recherche pétrolière (géologie, géophysique), afin de mieux cerner les prospects qu’il soumettra aux enchères des sociétés pétrolières. Une bonne connaissance des potentialités de son sous-sol, permet aux Etats de mieux attirer les enchérisseurs et surtout, d’être financièrement plus exigeant. Mais, où sont nos écoles ou facultés de géologie et de géophysique ? Même si elles existaient, seraient-elles aussi courues que l’Enam ou l’Emia, dont on cherche la moindre trace positive dans notre sous-développement ?
Le forage pétrolier a pour objectif de créer une liaison entre la surface et le réservoir. Il consiste à percer les couches géologiques sur des profondeurs et des distances pouvant atteindre et même dépasser une dizaine de kilomètres, tout en suivant des trajectoires compliquées. La technique de forage la plus répandue, consiste à attaquer la roche à l’aide d’un outil, le trépan, mis en rotation. Puis, au fur et à mesure que l’on progresse, on constitue une colonne de tiges creuses dans lesquelles on fait circuler un fluide appelé “ boue ” de forage. La boue de forage sert à nettoyer le fond du puits, à refroidir et à lubrifier l’outil de forage, à consolider les parois du trou et à contenir tout jaillissement inopiné de fluide venant des couches traversées. Les parois du trou ainsi creusé sont consolidées par des tubes d’acier, appelés “ casings ”, cimentés en place. Le forage est une opération technique complexe, sans cesse perfectionnée pour l’adapter à une variété de cas. Par exemple, l’on est passé du forage vertical au forage dévié, horizontal, multidrains… On est aussi passé du forage à terre (onshore), au forage offshore, à travers des hauteurs d’eau de plus en plus grandes. C’est en mer d’ailleurs que le forage pétrolier révèle toute sa complexité, et sur cette vaste étendue, on ne produit encore que 30% du pétrole mondial ! Le forage est effectué à partir d’appareils (rigs) installés sur des supports dédiés, en fonction de la configuration du terrain. A terre, le choix du rig est dicté par la profondeur de la cible, l’accès du site et la disponibilité de l’appareil. En mer (offshore), le rig doit en plus être installé sur un support flottant (plate-forme semi-submersible, barge, bateau à positionnement dynamique…) ou posé sur le fond de la mer (plate-forme autoélevatrice…).
Si un forage (puits) d’exploration donnent lieu à une découverte de pétrole, on continue la prospection pour délimiter le gisement et évaluer son potentiel commercial. Cette étape consiste à forer des puits dits de délinéation, qui permettent de recueillir des informations supplémentaires. La délinéation est une phase de haut risque économique, qui permet de décider de l’abandon ou du développement du prospect. En effet, on estime de nos jours, que seulement 1 forage d’exploration sur 3 donne, au mieux, lieu à une découverte économiquement exploitable. La phase exploratoire est donc pleine de risques et on peut y dépenser beaucoup d’argent en pure perte !
La phase de délinéation est traitée comme un projet autour duquel gravitent des équipes multidisciplinaires composées de géologues, géophysiciens, architectes pétroliers, ingénieurs de réservoir, de forage et de production, économistes, financiers… Ces équipes vont bâtir et évaluer des scénarios d’exploitation de la découverte, avant que le développement du prospect ne soit autorisé.
Les réservoirs de pétrole sont des formes géométriques variées et complexes. Pour simplifier, il faut imaginer qu’un réservoir est une éponge sous pression, scellée de tous les côtés et imbibée de divers fluides superposés : gaz en haut (gas cap), huile (pétrole) au milieu et eau en bas. En plus, dans la partie imbibée de pétrole, il y a du gas, dissous dans l’huile, et aussi un peu d’eau. Le premier calcul consiste à estimer le volume de pétrole présent en terre, ramené aux conditions de température et de pression qui règnent à la surface. De nos jours, on fait le même calcul pour le gaz, afin d’envisager son exploitation.
Le volume calculé de pétrole en terre s’appelle ressources. Son calcul est entaché de beaucoup d’incertitudes, puisque les données de son calcul ne sont prélevées que dans quelques puits (hauteur imbibée, porosité, température, pression, saturations…). Quand ces données sont considérées comme certaines, les calculs sont dits déterministes, sinon, on entre dans le domaine du calcul des probabilités, qui s’impose de plus en plus pour le calcul des réserves de pétrole.
On appelle réserves tout court (ou encore réserves prouvées, récupérables…) dans le jargon pétrolier, la quantité de pétrole que l’on peut économiquement extraire des ressources, compte tenu des techniques du moment. Cette définition est suffisamment ambiguë pour que cette notion désigne n’importe quoi ! En plus, il y a d’autres définitions et d’autres qualificatifs (probales, possibles, ultimes, 1P, 2P,…) pour les catégories de réserves, d’où de nombreuses équivoques dans ce domaine !
Le calcul des réserves consiste à multiplier les ressources par un taux dit de récupération, qui illustre la fraction de pétrole que la physique, les techniques utilisées et les conditions économiques permettent d’extraire du gisement. Le taux de récupération du pétrole est très variable (5% à 75%), et oscille de nos jours, en moyenne mondiale, autour de 35% ! Donc, on laisse en terre environ 65% du pétrole découvert ! L’augmentation du taux de récupération est l’un des vastes champs de recherche de l’industrie pétrolière moderne. Son augmentation, même infime, a de grandes répercussions économiques. Les progrès scientifiques ont ainsi permis de l’augmenter significativement (de plus de 10%) au cours des 30 dernières années. En langage pétrolier, “ Créer de la réserve ” ne signifie pas seulement effectuer de nouvelles découvertes, mais souvent, réviser à la hausse les réserves existantes en fonction des percées technologiques. Le taux de récupération du gaz, qui est plus fluide, oscille entre 75% et 90%. Quand on découvre un gisement constituant une réserve d’environ 500 millions de barils (le baril vaut 159 litres), on dit que c’est un champ “ géant ”. Si la réserve dépasse 5 milliards de barils, le champ est dit “ supergéant ”. Ces deux catégories de champs deviennent de plus en plus rares, puisque même les techniques rudimentaires du passé permettaient de les découvrir.
Les réserves pétrolières sont un concept technico-politico-économique, que chaque acteur (Compagnie, Etat, Organisation…) manie à sa guise : on publie ce que l’on veut, selon son intérêt du moment ! Seules les compagnies cotées à la bourse de New York (Etats-Unis), sont astreintes à quelques contraintes réglementaires. Le domaine des réserves pétrolières est donc artistique plutôt que scientifique : l’approximation y est la règle, malgré le sérieux apparent. Faute de mieux, on s’accommode néanmoins des chiffres approximatifs publiés, qui brouillent les débats sur l’avenir du pétrole.
D’après British Petroleum (BP), dans sa fameuse “ BP statistical Review ”, les réserves pétrolières mondiales connues en 2004, sont de 1188 milliards de barils (soit environ 160 milliards de tonnes), réparties régionalement

Ce qu’il faut retenir en matière des réserves pétrolières, c’est que les chiffres ne veulent rien dire : ce sont les ordres de grandeur qui comptent. Même avec ces précautions d’usage, le constat est clair : le Moyen Orient détient les plus grandes réserves de pétrole du monde (près des 2/3 selon les chiffres). L’Afrique détient une place honorable (3ème), derrière l’ex-Union Soviétique, à égalité avec l’Amérique du Sud. Par contre, les 3 régions les plus industrialisées de la planète (Amérique du nord, Asie-Pacifique et Europe) sont celles qui ont le moins de réserves pétrolières, l’Europe en étant pratiquement dépourvue. Ceci explique beaucoup de choses…
En ce qui concerne les pays ayant les plus grandes réserves, sans surprise, ce sont ceux du Moyen-Orient qui arrivent en tête : Arabie Saoudite (22%), Iran (11%), Irak (10%), Koweït (8%), Emirats arabes Unis (8%). Ils sont suivis par le Venezuela (7%), la Russie (6%), le Kazakhstan (3%). Deux pays africains complètent le “ top ten ” : la Libye (3%) et le Nigeria (3%). Ces 10 pays détiennent plus de 80% des réserves mondiales : On peut donc dire que le pétrole est une matière inégalement répartie, concentrée entre quelques mains, qui se trouvent en majorité dans le tiers-monde. On observe aussi cette inégalité et cette concentration en Afrique, où 4 pays (Libye, Nigéria, Algérie, Angola) détiennent 85% des réserves ! Mais, en Afrique, continent le plus sous-exploré de la planète, la liste des détenteurs de réserves va s’allonger, et même la hiérarchie est appelée à être bousculée. En effet, il y a quelques années seulement, la Guinée Equatoriale, le Tchad et la Mauritanie étaient absents la liste… Sur un total africain de 112 milliards de barils de réserves pétrolières, le Cameroun détient environ 400 millions de barils (0,3%), ce qui est insignifiant !
Quant à l’Opep, sa puissance émane principalement du fait que ses pays membres détiennent 75% des réserves mondiales ! Naturellement, les compagnies pétrolières ayant les plus grandes réserves sont les sociétés étatiques des pays de l’Opep. La première compagnie multinationale (Major) Exxon-Mobil, n’est que douzième, avec 1% seulement des réserves mondiales : avant la vague des nationalisations des années 1970, les compagnies occidentales détenaient 80% des réserves mondiales. Quel retournement de situation !
Quand on parle de réserves d’hydrocarbures, il s’agit bien sûr de réserves prouvées mais aussi souvent, de ce qu’on appelle hydrocarbures conventionnels, c’est-à-dire ceux que l’on peut extraire et utiliser facilement. Mais, ils ne sont pas les seuls sous terre ! En effet, le pétrole présent sous terre recouvre un spectre étendu, en fonction de son enfouissement et de ses caractéristiques physico-chimiques : il va des schistes bitumineux, qui est du pétrole en formation dans une roche-mère, aux condensats (liquides de gaz naturel), en passant par les pétroles très denses et très visqueux (huile extralourde et sables bitumineux). On connaît dans le monde d’immenses ressources de cette dernière catégorie de pétrole, dont certaines sont déjà activement exploitées (Venezuela, Canada), tant et si bien que si l’on prenait leurs réserves en compte, ces 2 pays grimperaient à la hauteur de l’Arabie saoudite. Certaines publications le font déjà, ce qui peut désarçonner les profanes de la chose pétrolière.
Toutefois, la limite entre hydrocarbures conventionnels et non conventionnels est floue, et les classements méritent toujours des précisions, surtout quand les prix du pétrole sont élevés. On peut néanmoins arguer que les hydrocarbures non conventionnels sont les réserves du futur, puisque quand on aura fini d’extraire les pétroles conventionnels, on se tournera inévitablement vers ces pétroles difficiles.
Après avoir trouvé du pétrole, si la quantité, la qualité, les caractéristiques du gisement et les conditions économiques projetées sont bonnes, la production est envisagée. On entre alors dans la phase de développement du gisement, qui consiste à forer et à équiper les puits producteurs, puis à installer tous les matériels connexes. Chaque puits est équipé d’une “ tête de puits ”, munie de robinets (vannes) et des équipements de régulation et de sécurité, qui permettent de contrôler les écoulements des fluides et de les diriger vers les équipements de traitement. Les fluides présents aux têtes de puits sont acheminés par un réseau de collecte vers un centre de traitement, qui peut être distant de plusieurs kilomètres.
Le fluide issu d’un gisement de pétrole contient évidemment du pétrole (huile), mais aussi de l’eau salée, des gaz dissous ainsi que diverses autres impuretés (sables, argiles, sels minéraux, produits de corrosion, gaz carbonique…), dans des proportions variables. Ce fluide, qui n’est pas vendable en l’état, doit subir des traitements variés. Les traitements consistent à éliminer certains éléments indésirables sur les champs de pétrole, afin de rendre l’huile et (ou) le gaz commercialisables. Le pétrole ainsi débarrassé des principales impuretés sera acheminé par canalisations vers les unités de stockage, qui sont des bacs ou des bateaux (tankers), reliés à un terminal de chargement.
L’eau produite avec le pétrole, généralement faible au début, augmente progressivement en volume. Pour beaucoup de raisons, cette eau doit être épurée avant d’être utilisée ou rejetée. L’utilisation consiste à la réinjecter dans le gisement, à travers des puits injecteurs, pour pousser le pétrole vers la sortie.
L’effluent gazeux d’un gisement de pétrole (encore appelé gaz associé), selon les quantités et la stratégie choisie ou imposée, pourra être traité à son tour pour être conditionné aux caractéristiques commerciales et vendu comme gaz de pétrole liquéfié (Gpl). Si les quantités produites et(ou) la logistique ne permettent pas la commercialisation, alors il devra être brûlé à une torche, injecté dans les puits producteurs pour fluidifier et alléger le pétrole (gas-lift), ou comprimé et réinjecté dans le réservoir de pétrole pour en augmenter la pression et ainsi favoriser la sortie de l’huile. Le gaz sert aussi à la génération de chaleur et d’électricité dans les centres de traitement. Des considérations économiques et environnementales ont conduit beaucoup de pays à limiter le brûlage des gaz associés. Les pays producteurs africains comme le Cameroun, souvent déficitaires en électricité et en énergie culinaire, devraient en toute logique imposer l’utilisation plus avantageuse de leurs gaz associés, qui sont souvent brûlés en pure perte.
Les centres de production et de traitement sont souvent regroupés. En mer, ils le sont sur des plates-formes, mais les nouveaux concepts font appel à des bateaux appelés Fpso (Floating production storage and offloading) qui regroupent tout ou partie des fonctions de production, de traitement, de stockage et de déchargement. Ces bateaux offrent l’avantage de pouvoir être déplacés, ou réutilisés ailleurs.
La production de pétrole comprend en général plusieurs phases, qui vont entraîner une récupération plus ou moins grande du pétrole en place. Durant la phase primaire, encore appelée drainage naturel, on utilise la pression contenue dans le gisement. Mais, au fur et à mesure que l’on produit, la pression du gisement chute : le taux de récupération est alors de 5% à 30 %. Durant la phase secondaire, on maintient la pression du gisement par injection d’eau (largement utilisée) ou injection de gaz (taux entre 40 et 60 %). La phase tertiaire ou Eor (Enhanced Oil Recovery) correspond à celle durant laquelle on utilise divers artifices physico-chimiques pour améliorer la mobilité de l’huile. L’Eor est un vaste domaine de recherche inépuisable pour l’industrie pétrolière.
Chaque gisement recèle un pétrole unique : il y a donc autant de bruts que de gisements et il y a plus de 30000 gisements exploités dans le monde! En plus, la composition du brut d’un même gisement est lentement variable au fil du temps de l’exploitation : les composants les plus légers et mobiles ont tendance à s’échapper les premiers. Les terminaux de chargement des bruts provenant de plusieurs gisements, délivrent un mélange (blend), dont il faut souvent ajuster la qualité. La qualité marchande d’un pétrole brut dépend de ses caractéristiques globales : densité, teneur en soufre, viscosité, point d’écoulement, volatilité, teneur en asphaltènes…
La densité est la caractéristique la plus importante d’un pétrole. Mais comme les Américains (qui donne le la en matière de pétrole) ne font parfois rien comme tout le monde, ils ont imposé une autre notion, le degré API (°API) ou API (American Petroleum Institute) gravity en anglais, qui est reliée à la densité par la relation suivante : °API = (141,5/densité) – 131,5. En plus de la densité, le prix du pétrole est largement déterminé par la teneur en soufre. Les bruts légers (light), ayant une faible teneur en soufre (sweet), sont très recherchés en raffinage et valent donc plus chers. Tel est le cas de beaucoup de bruts africains. Par contre, les bruts lourds (heavy) et soufrés (sour) subissent une décote à la vente. Donc, quand trouve du pétrole, on s’empresse de déterminer son degré API et sa teneur en soufre, afin de le comparer aux bruts du marché.
Pour les bruts camerounais .Le principal brut camerounais est le Kole, qui est un mélange (blend), est un brut léger et peu soufré. Même le brut type camerounais, qui serait un brut fictif résultant du mélange proportionnel de tous nos bruts, est un brut à la frontière du léger et du moyen, peu soufré (voir tableau 1). C’est intéressant à la vente.
La production pétrolière d’un puits, d’un gisement, d’un champ, d’un pays… est très souvent exprimée en baril par jour (b/j ou en anglais bpd, barrel per day), aux conditions standards (à pression atmosphérique et à 15°C). Pourquoi le baril ? Parce qu’à l’origine, comme il n’y avait ni pipeline, ni bateaux, le pétrole était transporté dans des tonneaux (barils) en bois, alors disponibles. Depuis, le monde pétrolier, qui est très conservateur, a gardé cette appelation désuète. Le baril (42 gallons américains) est égal à 158,9873 litres (souvent arrondi à 159 litres), si on prend une masse volumique moyenne pour le pétrole de 0,86 kg/l, on a : 1 b/j = 158,9873 x 0,86 x 365 = 49 906 kg/an ~ 50 T/an. Produire un baril de pétrole par jour revient donc à produire environ 50 tonnes par an : c’est un facteur de conversion approché, très utilisé dans l’industrie pétrolière.
Le débit de la production pétrolière d’un puits, d’un champ, d’un pays… n’est pas illimité : il est plafonné par les caractéristiques des gisements et les technologies employées. Ce plafond est appelé capacité de production, et on peut produire en-deçà : c’est généralement le cas des pays de l’Opep, surtout ceux du Moyen-Orient, qui disposent ainsi de capacités inutilisées. Evidemment, on peut produire à pleine capacité : c’est le cas des pays qui n’appartiennent pas à l’Opep (Nopep). Mais, produire au-delà de la capacité est très dangereux et risque d’endommager le gisement.
Après les réserves, intéressons-nous à la production mondiale en 2004. Dans ce domaine, les chiffres sont plus précis que ceux des réserves, mais néanmoins soumis à quelques précautions, quant à la nature de ce qui est produit. Par zones, Le Moyen-Orient (31%) est naturellement la première région productrice du monde. Plus curieusement, l’Amérique du Nord (18%) occupe la deuxième place : c’est normal, les gros consommateurs ayant tendance à ouvrir les robinets de leur pétrole à fond, avant d’en importer. A la quatrième place, l’Afrique (12%) occupe encore un rang honorable.
On l’aide des chiffres des réserves et de la production, on se livre souvent à une petite division pour savoir combien d’années de production permettent les réserves actuelles, s’il n’y a pas de nouvelles découvertes : on trouve alors le fameux ratio R/P, très cher aux pétroliers. Bien que biaisé (la production n’est pas constante dans le temps, les chiffres des réserves sont incertains et évolutifs), le ratio R/P est un des plus stratégiques de l’industrie pétrolière. Il est de nos jours de 41 ans pour le monde : sans nouvelle découverte, si on produit chaque année au rythme actuel de 80 millions de barils par jour, la fin du pétrole serait pour 2045 ! Pour mémoire, en 1980 par exemple, il était de 30 ans et la fin du pétrole était donc prévue vers l’an 2010 !
Le ratio R/P n’est pas uniformément réparti : le Moyen-Orient dispose de plus de 80 années de production, tandis que l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie-Pacifique sont très mal dotés (une dizaine d’années). L’Afrique n’est pas mal lotie, puisque disposant de plus de 30 années de production.
Pour les pays, contrairement à ce que l’actualité pourrait laisser penser, ceux de l’Opep ne sont pas les seuls grands producteurs de pétrole du monde (ils sont seulement 8 pays parmi les 15 premiers). L’Arabie Saoudite (13%) devance la Russie (12%) dans le haut de ce classement envié. Ils sont suivis par les Etats-Unis (9%), l’Iran (5%), le Mexique (5%), la Chine (4%)… Deux pays européens (la Norvège et Grande Bretagne) figurent aussi dans cette liste, dans laquelle on retrouve 2 pays africains : le Nigéria (11ème) et l’Algérie (15ème). La puissance des pays de l’Opep (41% de la production) est ailleurs : énormes réserves, ratio R/P élevé, solde exportateur… La production pétrolière est concentrée dans quelques pays : plus de 75% de la production mondiale est réalisée dans ces 15 pays (sur près de 200 pays que compte le monde) !
En Afrique aussi, on constate une grande concentration de la production pétrolière dans quelques pays (tableau 2). En effet, malgré l’émergence de nouveaux producteurs (Soudan, Guinée Equatoriale, Tchad), près de 70% de la production africaine est encore assurée par les trois pays membres de l’OPEP : la plupart des pays pétroliers africains sont donc de petits producteurs, à l’échelle africaine et à fortiori, à l’échelle mondiale. Mais, le sous-sol africain n’a pas encore révélé toutes ses richesses pétrolières ! Dans la catégorie autres, il y a plusieurs pays ayant une production résiduelle : Afrique du sud, Côte d’Ivoire, Congo Démocratique, Bénin, Ghana .
On constate aussi que tous les pays de l’Afrique du Nord (sauf le Maroc) et tous ceux du Golfe de Guinée sont des producteurs de pétrole. Ce qui est une indication pour la localisation des plus grands bassins sédimentaires africains.
En ce qui concerne le Cameroun, 11ème producteur de pétrole africain, les chiffres généralement publiés par les organismes internationaux révèlent une bizarrerie, puisqu’ils sont inférieurs à ceux publiés par notre Société nationale des hydrocarbures (Snh), ce qui est paradoxal. Pour l’année 2004 par exemple, Snh avoue une production de 89482 barils/jour (4,5 millions de tonnes/an), alors que les chiffres internationaux sont de 62000 b/j. Qu’est-ce qui se passe ?
On appelle profil de production, la représentation de la production en fonction du temps. Le profil de production illustre mieux la dynamique pétrolière d’un pays, d’un gisement, etc. Celui du Cameroun est représentatif des petites productions (croissance, puis déclin). Les grandes productions (comme le Nigeria) comporte en outre une phase stabilisée, appelée plateau de production. Les points remarquables de cette courbe sont le début de la production (1977 pour le Cameroun), le maximum et sa date ( 9,2 millions de tonnes en 1985 pour le Cameroun), la date où cette courbe descendra en dessous de la consommation pétrolière du pays (on extrapole dans le futur). La prévision de cette dernière date est très importante pour un pays, car il lui faudra alors songer à trouver les moyens pour importer le pétrole nécessaire à son économie. La Tunisie est déjà dans ce cas de figure, mais ce n’est pas encore le cas du Cameroun, exportateur net dont la tendance est néanmoins baissière. Cependant, gare à l’avenir !

Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

 

                                                        

 

                                          

 

Piques, faisceaux et bonnet phrygien s’inscrivent dans la symbolique révolutionnaire, qui multiplie les références à l’Antiquité. Au sommet du tableau, la figure de la France brisant les chaînes de l’oppression répond à la Liberté ailée dont le sceptre est pointé vers le triangle rayonnant de l’Égalité, au centre duquel l’œil incarne la Vigilance.
Jean-Jacques François Le Barbier (attribué à), Déclaration des droits de l’homme et du citoyen [1789], « La Monarchie, tenant les chaînes brisées de la Tyrannie, et le génie de la Nation, tenant le spectre du pouvoir, entourent le préambule de la déclaration », fin du xviiie siècle. Huile sur bois, 71 × 56 cm. Musée Carnavalet, Paris.

 

 

                                    Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789


Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les droits suivants de l’Homme et du Citoyen.

Art. 1er. –

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Art. 2. –

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

Art. 3. –

Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Art. 4. –

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Art. 5. –

La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.


Art. 6. –

La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Art. 7. –

Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.

Art. 8. –

La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Art. 9. –

Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Art. 10. –

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

Art. 11. –

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Art. 12. –

La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Art. 13. –

Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Art. 14. –

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Art. 15. –

La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Art. 16. –

Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

Art. 17. –

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

 

                Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793

 

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 a été rédigée par une commission dont faisaient partie Saint-Just et Hérault de Séchelle.

La paternité du texte est souvent attribuée pour sa majeure partie à Hérault de Séchelle dont le style mais surtout l’écriture se retrouvent sur la plupart des documents de travail de cette commission. Cette dernière a abouti également à la constitution de l’an I qui ne fut jamais appliquée mais dont l’application fut souvent réclamée par la gauche française jusqu’au début du XXe siècle. Le premier projet de constitution de 1946 fait d’ailleurs référence à cette déclaration des droits.

Ce qui distingue la Déclaration de 1793 de celle de 1789, c’est la tendance égalitaire qui s’y exprime.

L’égalité, premier droit naturel de l’Homme

L’égalité est le mot d’ordre de la Déclaration de 1793. Ainsi dès l’article 3 est prévu que "tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi". L’égalité est aussi le premier droit présenté à l’article 2 (viennent ensuite la liberté, la sûreté et enfin la propriété). Pour les rédacteurs de la Déclaration de 1793, l’égalité n’est pas seulement civile (en droits), mais aussi naturelle (article 3). Il existe cependant à l’époque une pensée selon laquelle, liberté et égalité peuvent devenir rapidement contradictoires : en effet la liberté ne fait qu’accroître les inégalités sociales, dans la mesure où il existe des inégalités naturelles. Si l’Etat se contente de faire respecter la liberté, et de proclamer l’égalité naturelle, à terme la liberté aura raison de l’égalité. La question qui se pose est de savoir comment l’on peut aplanir les inégalités, comment on peut les compenser. Ainsi l’article 21 proclame le droit de tout citoyen à l’assistance publique, cet article reconnaît que la société est redevable au citoyen d’une assistance, d’un droit au travail, chaque citoyen en vertu de la Déclaration peut donc revendiquer un travail. Les invalides seront quant à eux pris en charge par l’Etat. L’article 22, quant à lui, proclame le droit à l’instruction, assurée par un système éducatif nouveau chargé de récupérer la charge anciennement assumée par l’Eglise. Ces droits font partie de ce que l’on appelle la deuxième génération des droits de l’Homme, des droits économiques et sociaux. Ces droits, cette égalité naturelle, supposent une intervention accrue de l’Etat, ce qui est en accord avec le but qu’il se fixe à l’article premier : "le bonheur commun".

Le respect de la liberté

La liberté est la source de l’inégalité (influence de Rousseau) la liberté individuelle est toutefois maintenue et est peut être même mieux définie que dans la Déclaration de 1789. En effet la Déclaration de 1793 prévoit la liberté de culte, la liberté de commerce et d’industrie (reconnue sans aucune limite), la liberté de la presse (pareillement illimitée), la liberté de se réunir en sociétés populaires (article 122) et enfin le droit de pétition (article 32).

Insurrection populaire : droit le plus sacré, devoir le plus indispensable

Le droit à la résistance contre l’oppression est mis en valeur dans la Déclaration de 1793, elle occupe trois articles, qui précisent sa forme et son étendue. Même lorsque cette oppression n’atteint qu’un seul individu, la résistance est possible. Cette résistance peut être passive (grève) aussi bien qu’active (manifestation). La Déclaration reconnaît l’insurrection populaire contre un pouvoir oppressif, tyrannique et despotique comme un devoir. Cet article sert aussi à légitimer le 10 août 1792, lors duquel la Commune de Paris transformée en Commune insurrectionnelle a obtenu la chute du roi.

La souveraineté du peuple

L’article 25 de la Déclaration de 1793 précise que la souveraineté réside bien dans le peuple. La Déclaration de 1789 parlait simplement de souveraineté nationale.

 

       Déclaration des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen de 1795

 

La Déclaration des droits et devoirs de l’homme et du citoyen de 1795 correspond au préambule de la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) d’où son autre nom, Déclaration de l’an III.

Les droits proclamés sont en partie repris de la Déclaration de 1793 mais ils s’en distinguent à de nombreux égards, notamment s’agissant des droits politiques et sociaux. La déclaration supprime ainsi la mention déclarant tous les hommes "égaux par nature et devant la loi" (article 3 de 1793), suppression logique puisqu’elle vient en préambule à une Constitution qui reconnaît le suffrage censitaire. Néanmoins, même si le texte de 1795 ne mentionne plus que les hommes "naissent et demeurent libres et égaux en droit", l’esclavage reste aboli suite à la décision de la Convention du 5 janvier 1794 (16 nivôse an II). Le texte de 1795 renonce aussi à défendre les libertés religieuses et d’opinion des précédentes déclarations (articles X à XII de 1789, article 7 de 1793).

Soucieux de maintenir l’ordre, les constituants instaurent pour la première fois des devoirs à la déclaration des droits qui sont pour l’essentiel des généralités sans grande portée juridique ni philosophique mais réaffirmant les devoirs du législateur. De nombreux articles énoncent des préceptes de bonne conduite. Ainsi l’article 4 lit "Nul n’est bon citoyen, s’il n’est bon fils, bon père, bon frère, bon ami, bon époux".

La déclaration de 1795 marque donc une rupture par rapport à la version de 1789, mais surtout avec celle de 1793. Elle est en effet issus des débats houleux au sein de la Convention thermidorienne, marqués par la destitution du gouvernement révolutionnaire de Robespierre, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) et porte l’empreinte d’une assemblée bourgeoise.

Malgré ces caractéristiques controversées parfois taxée de réactionnaires par rapport à l’esprit des Lumières qui anima la Révolution, la Déclaration de 1795 et les débats engendrés autour de la Constitution de l’an III joueront un grand rôle dans la constitution du droit constitutionnel français. Parmi les grands principes introduits par la Déclaration de 1795, on peut évoquer la séparation des pouvoirs (article 22) ou encore la notion de réserve militaire pour la défense de la patrie.

NIGERIA ….. le salaire de la peur …. Pour quel salaire !!!!!

Le Nigeria (ou Nigéria), situé dans le golfe de Guinée, est de loin le pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 130 millions d’habitants. Malgré une production de pétrole relativement importante, le Nigéria est un pays pauvre, en raison notamment d’une très forte corruption. Son PIB total, légèrement inférieur à celui de l’Algérie, n’est que le troisième d’Afrique, bien loin derrière celui de l’Afrique du Sud. Malgré la tenue d’élections au suffrage universel, la démocratie n’est pas établie, le dernier scrutin ayant donné lieu à des fraudes massives selon les observateurs internationaux.

Depuis 1991, la capitale du Nigeria est la ville nouvelle d’Abuja. Ses habitants sont les Nigérians (ceux du Niger sont les Nigériens).

 

Federal Republic of Nigeria
République fédérale du Nigeria (fr)

Devise nationale : Peace and Unity, Strength and Progress
(en français : Paix et Unité, Force et Progrès)

Langue officielle Anglais

Capitale : Abuja

Plus grande ville : Lagos

Gouvernement :  – Président
République fédérale : Umaru Yar’Adua

Superficie
 – Totale
 – Eau (%)
Classé 31e   923 768 km²  1,4 %

Population  – Totale (2006)  – Densité Classé 9e
131 859 731 hab.
133 hab./km²

Indépendance  – Date Du Royaume-Uni 1er octobre 1960

Gentilé
Nigérians,
Nigérianes

IDH (2006)
 0,448 (bas) 159e

Monnaie Naira (NGN)

Fuseau horaire  UTC +1

Hymne national Arise Oh Compatriots,Nigeria’s Call Obey

Situé au bord du golfe de Guinée, le Nigeria possède 4047 km de frontière terrestre, et 853 km de littoral. Il est bordé à l’ouest par le Bénin (773 km), à l’est par le Cameroun (1690 km), au nord par le Niger (1497 km), et par le Tchad au nord-est (84 km).

Le pays se divise en un sud au climat équatorial où se situe la majorité des villes importantes. La partie centrale est composée de régions de savane et de plateaux; c’est dans l’est de cette partie du pays que l’on trouve le point culminant : le mont Chappal Waddi (2419m). Quant au nord le climat est aride puisqu’on se trouve dans le Sahel, en bordure du désert du Sahara.

Le sous-sol est riche en ressources naturelles parmi lesquelles le pétrole et le gaz constituent la principale source de revenu du pays. Le pays est, pour ainsi dire, le première producteur d’or noir d’afrique, juste devant l’Algérie. Le Nigeria produit également un certain nombre de métaux (étain, fer, plomb, zinc…) ainsi que du charbon.

Économie

Le Nigeria est le seul pays du monde disposant d’importantes ressources pétrolières à présenter un déficit budgétaire. La faute en grande partie à la corruption, longtemps évaluée comme la plus importante au monde : le pays est encore classé second pays le plus corrompu en 2003 d’après l’organisation Transparency International. De fait à peine un quart de la population bénéficie des revenus du pétrole. D’après le lauréat du "prix Nobel d’économie" 2001 Joseph E. Stiglitz, l’inefficience économique a aussi causé la fuite de cent milliards de dollars, venus s’investir à l’étranger plutôt qu’à l’intérieur du pays.

Fin septembre 2005, la Banque mondiale a aidé à récupérer 700 millions de dollars détournés dans des banques suisses par Sani Abacha et son clan pendant qu’il était au pouvoir.

Globalement le niveau de vie est dans la moyenne des pays africains. Mais grâce à ses ressources pétrolières et son importante population le Nigeria est la troisième puissance économique du continent après l’Afrique du Sud et l’Algérie.

Port Harcourt est la capitale et principale ville de l’état de Rivers au sud du Nigeria. Située sur le delta du Niger elle est nommée d’après Lewis Vernon Harcourt, secrétaire d’état aux colonies de 1910 à 1915.

Port  Harcourt  ( point rouge)

  ( Mieux vaut ne pas s’y égarer la nuit . On a hâte de monter sur l’Off shore ; Il n’est pas rare de rencontrer des pirates sur la rivière qui nous améne en supply sur les engins ..  La solution l’Hélicoptère . A terre ( on shore ) nous sommes souvent rackettés sur la piste  et sur les forages attaqués . )   

Histoire

Originellement peuplée par l’ethnie Idjo la ville a été fondée en 1912 par les colons britanniques. Elle a d’abord servi de port d’exportation du charbon venant des mines d’Enugu.

Depuis les années 1990 la ville est le théâtre de nombreux heurts liés au contrôle de la manne pétrolière, en 1995 notamment l’écrivain et activiste Ken Saro-Wiwa a été pendu par le gouvernement militaire.

Économie

Port Harcourt est la principale ville du Nigeria pour le raffinage du pétrole, et l’industrie du pétrole y tient donc une place prépondérante. La pêche étant l’autre activité importante.

À Port Harcourt se trouve l’usine française de pneumatiques Michelin et l’usine Elf (TOTAL). L’usine Michelin a fermé ses portes il y a peu. Une école française se trouve aussi à Port Harcourt. Cette école se nomme Elf-Michelin.

Port Harcourt est reliée par chemin de fer à Maiduguri

Le pétrole, du latin petra pierre et oleum huile (soit « huile de pierre »), est une roche liquide carbonée, ou huile minérale. Énergie fossile, son exploitation est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car il fournit la quasi totalité des carburants liquides. Le pétrole est aussi souvent appelé or noir en référence à sa couleur et à son coût élevé.

 

 Articles détaillés : Industrie pétrolière et pétrole non conventionnel.

 

plate-forme pétrolière : un des symboles de cette puissante industrie

L’industrie pétrolière se sépare schématiquement en « amont » (exploration, production) et en « aval » (raffinage, distribution).

L’exploration, c’est-à-dire la recherche de gisements et la production sont souvent associés : les États accordent aux compagnies des concessions, pour lesquelles ces dernières assument le coût de l’exploration, en échange de quoi elles exploitent (pour une certaine durée) les gisements trouvés. Les mécanismes financiers sont variés : prêts à long terme, participation au capital, financement via des emprunts faits auprès de banques nationales, etc.

L’exploration commence par la connaissance géologique de la région, puis passe par l’étude détaillée des structures géologiques (principalement par imagerie sismique, même si la magnétométrie et la gravitométrie peuvent être utilisées) et la réalisation de puits. On parle d’exploration « frontière » lorsque la région n’a pas encore de réserve prouvée, le risque est alors très élevé mais le prix d’entrée est faible, et le retour peut être important.

La production, ou plutôt l’extraction du pétrole, peut être une opération complexe : pour maximiser la production finale, il faut gérer un réservoir composé de différents liquides aux propriétés chimiques très différentes (densité, fluidité, température de combustion et toxicité, entre autres). Au cours de la vie d’un gisement, on augmente le nombre de puits de production pour accéder aux poches restées inexploitées. En règle générale, on injecte de l’eau et/ou du gaz dans le gisement, via des puits distincts de ceux qui extraient le pétrole. Une mauvaise stratégie d’exploitation (mauvais emplacement des puits, injection inadaptée, production trop rapide) peut diminuer de façon irréversible la quantité de pétrole extractible. Par exemple, la frontière entre la nappe de pétrole et la nappe d’un liquide chargé en soufre peut être brisée par simple brassage, contaminant ainsi le pétrole.

Au cours des dernières décennies, l’exploration et la production se font en proportion croissante en offshore : l’onshore, plus facile d’accès, a été exploité le premier. La loi de Ricardo s’applique très bien au pétrole, et, en règle générale, le retour sur investissement tend à diminuer : les gisements sont de plus en plus petits, dispersés, et difficiles à exploiter. Il y a bien sûr des exceptions, comme dans des pays où l’exploration a longtemps été paralysée pour des raisons politiques.

Région pétrolifère

Une région pétrolifère est un endroit sur la terre, sous la terre ou sous le plancher océanique où de multiples dépôts naturels de pétrole et de gaz naturel sont présents.

Une région pétrolifère existe à condition que l’histoire de la zone soit favorable. Il faut pour cela que des sédiments riches en matière organique (le plus souvent, déposés dans des milieux confinés en climat tropical lors d’époques de réchauffement climatique intense) existent, qu’ils aient été enterrés à une profondeur suffisante pour leur maturation, qu’ils soient coiffés de couches perméables (réservoirs) elles-mêmes surmontées de couche étanches et que la morphologie de l’ensemble ait permis une migration des hydrocarbures vers des structures fermées.

Ce nécessaire concours de circonstances explique que les régions pétrolifères soient réparties de façon très inégale, et que leur richesse varie sur plusieurs ordres de grandeur. En fait, près de la moitié des réserves de pétrole et de gaz conventionnelles de la planète sont concentrées dans une seule région, le bassin arabo-persique

Le Delta du Niger est un bassin prolifique, situé pour l’essentiel au Nigeria, mais débordant sur les territoires du Cameroun, de la Guinée équatoriale, et de São Tomé-et-Príncipe. Le productible ultime de cette région semble être de l’ordre de 80 à 100 Gbbls, dont la majorité se situe dans quelques 200 gisements de tailles modérées, plus d’importantes quantités de gaz naturel.

Le Nigeria, seul pays de l’OPEP en Afrique noire, produit 2,4 Mbbls/j (en totalité dans le delta du Niger). Il n’y a plus eu de nouvelle découverte onshore importante depuis des années, mais l’offshore profond du pays est l’un des secteurs les plus activement explorés sur la planète au cours des années 2000, et a donné plusieurs gisements majeurs ces dernières années. Les gisements en mer profonde, dont le premier, Bonga, a été découvert par shell en 2001 est en entré en dervice début 2006, devraient atteindre le million de barrils-jours avant la fin de la décennies.

L’exploration continue en offshore dans des zones de plus en plus lointaines. Comme ailleurs dans le monde (golfe du Mexique, Angola…), le développement des techniques d’exploitation en eau profonde a permis d’accéder à une extension d’un bassin pétrolier de longue date. Une zone partagée a été convenue avec São Tomé, et l’exploration y a déjà révélé un gisement potentiellement significatif. La production sera partagée à 50/50, São Tomé deviendra donc producteur de pétrole.

L’exploitation pétrolière plus ancienne (onshore et offshore proche) au Nigéria est connue pour ses pratique dommageables pour l’environnement (torchage du gaz naturel, mauvais entretien…) qui, cumulées à l’absence de retombées économiques pour les populations locales, suscite des actes hostiles de la part de celle-ci. Dans le domaine du gaz naturel, la situation s’améliore progressivement, la destruction en torchère étant réduite par le développement de terminaux GNL.

Bien que membre de L’OPEP, le Nigéria n’a pas une industrie nationalisée, les concessions étant presque toutes aux mains des grandes compagnies multinationales. Quelques compagnies privées nigériannes font leur apparition, soutenue par le gouvernement pour développer des gisements trop petits pour intéresser les majors

Production

 

 

Réserves pétrolières mondiales estimée.

 

Évolution de la production pétrolière estimée par le gouvernement des USA (2004).

Une méthode prédictive a été mise au point par le géologue Marion King Hubbert, pour déterminer le moment où la production d’un champ pétrolifère atteint son point culminant. En 1956, il avait ainsi prédit le pic pétrolier des États-Unis d’Amérique en 1970

Selon le modèle de Hubbert, la production d’une ressource non renouvelable, à condition qu’elle ne soit pas trop perturbée par des évènements externes, suit une courbe qui ressemble d’abord à une croissance exponentielle, puis plafonne et diminue.

Cette loi s’applique au pétrole, et une cinquantaine de pays ont déjà passé leur pic de production. Néanmoins, il est très difficile d’estimer quand ce pic aura lieu au niveau mondial : vers 2010 pour les uns, dans plusieurs décennies pour les autres.

Dans le premier groupe, un certain nombre de chercheurs en géologie et d’anciens experts géologues en prospection pétrolière des grandes compagnies productrices se sont regroupés en association, l’ASPO, pour dénoncer la surévaluation des stocks estimés des pays producteurs. Les raisons d’une telle surévaluation sont multiples :

  • pour un pays producteur, il s’agirait d’attirer les investisseurs pour construire des infrastructures d’extraction et de transport coûteuses ;
  • pour un pays consommateur, il s’agirait de forcer les pays producteurs à maintenir un prix bas en agitant la menace d’aller se fournir ailleurs ;
  • pour les compagnies pétrolières, il s’agirait de rassurer leurs investisseurs sur leur valeur à terme, et de négocier à bas prix les achats de gisements (si les réserves mondiales sont élevées, un nouveau gisement vaut moins cher car il est moins rare). Certains dirigeants de Shell, ayant surévalué les stocks récupérables de la compagnie, ont été remerciés en 2004, entraînant à l’époque une lourde chute des actions de la société.

La conséquence principale de la surévaluation des stocks est une prise de risque pour l’économie mondiale, qui repose majoritairement sur le pétrole pour ses besoins en énergie, et qui n’anticipe pas la pénurie prévisible à moyen ou court terme : une crise à court terme pourrait déstabiliser à la fois l’économie et la politique sur le globe. De nombreux experts de l’ASPO prédisent un baril à 100 USD dans moins de deux ans.

Les détracteurs de cette hypothèse, qui la voient comme une théorie du complot, rappellent que plusieurs alertes à une prochaine pénurie se sont succédé depuis les années 1950, et que depuis, il n’y a toujours pas eu de tel pic.

La question n’est pas de savoir si le pic aura lieu, mais simplement quand il aura lieu. Une fourchette de dates comprises entre 2020 et 2030 est de plus en plus largement admises, par les pays producteurs, les compagnies pétrolière, et les instances internationales telles que l’AIE.

Le rapide développement industriel de la Chine rend le sujet encore plus pressant, en pesant sur la demande. Plusieurs pays producteurs ont récemment connu des controverses intérieures sur l’étendue de leurs réserves.

Si évaluer la date du pic de production est difficile, anticiper ses conséquences sur l’économie mondiale l’est encore plus. Il existe en effet de nombreuses solutions pour remplacer des quantités variées de pétrole, chacune ayant ses limites.

Énergie non-renouvelable

Une énergie non-renouvelable est une source d’énergie qui ne se renouvelle pas assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à l’échelle de l’homme, ou même qui ne se renouvelle pas du tout, par opposition aux énergies renouvelables.

Les principales sources d’énergies non-renouvelables sont dérivés des hydrocarbures, tels que le pétrole, le gaz naturel et les huiles.

On peut classer les énergies non renouvelables en deux grandes familles :

  • Énergie fossile. On peut citer notamment le charbon, le gaz naturel et le pétrole. Leur vitesse de régénération est extrêmement lente à l’échelle humaine, et la consommation intensive, d’où les risques d’épuisement actuels.

NIGERIA ( Guerre du BIAFRA) Une Honte !! Le Pétrole…

Bataille pour le pétrole au Nigeria

 

Le delta du fleuve Niger, qui concentre les gisements d’hydrocarbures du pays, reste entre les mains des grandes compagnies occidentales. Elles exploitent le pétrole pour le compte du gouvernement qui se charge de redistribuer les ressources. Se sentant dépossédées, les ethnies du delta multiplient les actions pacifistes ou armées en revendiquant davantage de revenus pour les communautés locales.

Guerre du Biafra

La guerre du Biafra fut un échec.

En mai 1967, dans le sud du Nigeria, les Ibo proclament leur indépendance et baptisent leur province « Biafra ». Le gouvernement nigérian met aussitôt en place un blocus. Débute une guerre civile qui va durer deux ans et demi et provoquer la mort de plus d’un million de personnes. Ce premier conflit « médiatique » est raconté ici par ceux qui l’ont vécu : leaders biafrais, conseillers français, militaires et médecins.

Informations générales

Date
19671970

Lieu
Sud-Est du Nigeria

Casus belli
Déclaration d’indépendance de la région de l’Est sous le nom de République du Biafra

Changements territoriaux
Réintégration du Biafra dans le Nigeria

Issue
Victoire de l’armée fédérale nigeriane

Belligérants

Gouvernement du Nigeria
République du Biafra

Commandants

Yakubu Gowon
Odumegwu Emeka Ojukwu

Pertes

1 000 000
2 000 000 (est.)

Batailles

Bataille d’Abagana

La guerre du Biafra ou guerre civile du Nigeria se déroula de juillet 1967 à janvier 1970. Ce fut un conflit à la fois politique, économique, ethnique et religieux qui débuta avec la déclaration de sécession de la région de l’Est du Nigeria qui s’autoproclama République du Biafra. La famine provoquée par le blocus terrestre et maritime des régions sous contrôle du Biafra rendit ce conflit tristement célèbre. Le peuple Igbo parle de tentative de génocide de la part du gouvernement nigérian, qualificatif finalement non retenu par la communauté internationale au terme des affrontements.

Causes et déclenchement du conflit

A l’indépendance du Nigeria en 1960, le pays est peuplé d’environ soixante millions d’habitants dont la plupart appartiennent à trois ethnies :

Lors de la colonisation du pays, l’administration britannique avait favorisé les Igbos alors largement christianisés et alphabétisés par les missionnaires. Cette ethnie avait alors conservé son avance au niveau de l’éducation par rapport aux autres ethnies en détennant la majorité des postes dans l’administration et les commerces. De plus, c’est dans l’Est du delta du Niger où vivent la majorité des Igbos que se trouvent la plupart des mines de charbon et des réserves de pétrole du pays. De plus une alliance fut conclue entre les deux partis politiques Haoussa et Igbo qui dirigèrent le Nigeria de 1960 à 1966, excluant ainsi les Yorubas. Les différentes ethnies se sentant lésées à différents niveaux, elles s’opposèrent ainsi aux Igbos et les tensions montèrent jusqu’à atteindre leur paroxisme en 1966.

Les Yorubas soutenaient jusqu’alors un parti réformiste à tendance gauchisante et d’opinion contraire au bloc conservateur des musulmans du Nord, l’Action Group. Ils menèrent alors un coup d’État qui conduisit à la formation d’un parti Yoruba plus conservateur, le NNDP, et à une alliance avec les Haoussas. Les composantes de cette nouvelle alliance politique excluèrent les Igbo du pouvoir et les menacèrent de leur confisquer leurs richesses tirées notamment du pétrole.

Les élections de 1965 virent s’affronter d’un coté l’Alliance Nationale Nigériane (Nigerian National Alliance) des Haoussas alliée aux membres conservateurs Yorubas et de l’autre la Grande Alliance Progressiste Unie (United Progressive Grand Alliance ou UPGA) Igbo alliée aux membres progressistes Yoruba. L’Alliance Nationale Nigériane, menée par Sir Abubakar Tafawa Balewa, remporta la victoire avec une écrasante majorité qui fut néanmoins entachée par des soupçons de fraude électorale massive. Des officiers Igbos à tendance gauchisante renversèrent alors le gouvernement et placèrent le général Johnson Aguiyi-Ironsi à la tête de l’État.

En juillet 1966, un autre coup d’État instaure un gouvernement fédéral militaire. La junte, en majorité musulmane, place à la tête de l’État un chrétien, Yakubu Gowon, avec pour mission de rétablir la paix dans le pays et un régime civil à son gouvernement. Mais dans le Nord du pays, en majorité peuplé de musulmans, des persécussions et des pogroms sont perpétrés sur des Igbos, ethnie chrétienne, malgré les tentatives de Lagos de ramener le calme. Odumegwu Emeka Ojukwu, le gouverneur militaire de la région de l’Est fief des Igbos, refuse alors de reconnaitre l’autorité de Yakubu Gowon et la tention monte entre chrétiens et musulmans, plaçant le pays au bord de la guerre civile.

En janvier 1967, l’accord d’Aburi est proposé au Nigeria au terme d’une médiation ghanéenne. Cet accord prévoit l’abandon de la division du pays en régions afin d’instaurer une République fédérale composée de douze États. Le général Gowon propose de son coté un nouveau découpage administratif qui aurait privé les Igbos de la grande partie des ressources pétrolières. Ojukwu rejette ces propositions et déclare que tous les revenus générés dans la région de l’Est serons réquisitionnés par le gouvernorat en terme de réparation au coût du déplacement des dizaines de milliers d’Igbos fuyants le Nord.

Le 26 mai 1967, le Conseil consultatif de la région de l’Est vote la sécession de la région. Le 30 mai, Ojukwu proclame l’indépendance de la région, qui prend le nom de République du Biafra, avec Enugu pour capitale. L’armée biafraise compte alors environ 100 000 hommes. L’état d’urgence décrété au Nigeria le 26 mai 1967 permet d’instaurer des mesures policières visant à reprendre le contrôle du Biafra mais sans grand succès. Le Biafra détenant les deux-tiers des réserves de pétrole, il s’approprie le dernier tiers en traversant le Niger et en envahissant la région du Centre-Ouest, où se constitue une éphémère République du Bénin, avec Benin City pour capitale (à ne pas confondre avec l’actuel Bénin, qui correspond à l’ancien Dahomey). En représailles des actions armées du gouvernement nigérian, l’armée du Biafra pousse ses incursions jusqu’à Lagos, la capitale du Nigeria.

Ce conflit se déroule dans une certaine indifférence de l’opinion publique internationale jusqu’au milieu de l’année 1968, lorsque le Biafra, victime de la famine, accuse le Nigeria de génocide envers les Igbos. Les grandes nations choisissent peu à peu leur camp : la France du général de Gaulle fournit des armes au Biafra, dont l’indépendance ne sera officiellement reconnue que par quatre pays africains (Tanzanie, Gabon, Côte d’Ivoire, Zambie) et par Haïti; de leur côté, le Royaume-Uni et l’URSS soutiennent le gouvernement fédéral et lui fournissent des armes. Les États-Unis soutiennent également le Nigeria, mais s’opposent à toute vente d’armes aux deux parties.

Guerre civile

Débuts de la guerre

Le 6 juillet 1967, les compagnies pétrolières Shell, BP et American Overseas annoncent leur intention de verser directement les royalties au Biafra et non au Nigeria. L’armée fédérale engage alors les hostilités et prend peu à peu le contrôle des principales villes, tandis que le territoire du Biafra se réduit au fil des mois comme une peau de chagrin: Ogoja, Nsukka et l’île de Bonny tombent dès le 30 mai 1967, Enugu le 28 septembre 1967 (capitale transférée à Umuahia), Port Harcourt et ses champs pétrolifères le 24 mai 1968, Umuahia le 22 avril 1969 (capitale transférée à Owerri) et finalement Owerri le 9 janvier 1970.

Les différentes nations soutenaient l’un ou l’autre des belligérants par des convois d’armes, de mercenaires et de conseillers militaires (dont le français Bob Denard). Chez les biafrais, le colonel Rolf Steiner constitua la légion noire ou 4e commando brigade qui remporta de nombreux succès sur les forces nigériannes, principalement lors de l’audacieux raid d’Enugu qui détruisit l’aviation nigériane dans le secteur Nord. L’excentrique comte suédois Carl Gustav von Rosen dirigea aussi une brigade aérienne composée de cinq avions Saab miniCOIN (deux biafrais et trois suédois).

Avec la chute de Port Harcourt le 24 mai 1968, le Biafra se trouva définitivement privé d’un accès à l’océan Atlantique. La stratégie d’étouffement des poches de résistance biafraise par l’armée nigérianne conduisait irrémédiablement à l’écrasement sanglant de la révolte.

Crise humanitaire

A partir de 1968, les deux armées maintiennent leurs positions et aucune ne parvient à progresser significativement. La population civile, coincée entre deux feux et craignant des massacres de la part de l’armée nigériane, n’a d’autres choix que de soutenir le gouvernement du Biafra et de se déplacer de camps en camps de réfugiés. Le blocus terrestre et maritime de la poche biafraise où sont coincés des millions de personnes sur quelques milliers de kilomètres carrés entraine alors une terrible famine où deux millions de personnes environ mouront de faim, de soif et d’épidémies.

La médiatisation de cette famine qui montrait des enfants et des réfugiés faméliques et le cri d’alarme du gouvernement du Biafra accusant le Nigeria de génocide et d’aggraver la famine déclencha un élan humanitaire international. Un pont aérien transportant vivres et médicaments fut mis en place, ce qui permit d’enrayer en partie la crise. Ces convois aériens humanitaires furent dénoncés par le Nigeria, qui les soupçonnait de servir de couverture à l’envoi d’armes et de mercenaires. Ces suspicions allèrent jusqu’à inciter l’armée nigériane à abattre en plein vol un avion du Comité international de la Croix-Rouge[réf. nécessaire].

Chute du Biafra

En décembre 1969, quatre offensives nigérianes composées de 120 000 hommes au total ont eu raison des dernières positions biafraises. Odumegwu Emeka Ojukwu prend alors la fuite vers la Côte d’Ivoire et charge son premier ministre Philip Effiong de règler les détails de la capitulation. Celui-ci signe le 12 janvier 1970 un cessez-le-feu immédiat et sans conditions. Le 15 janvier, les derniers combats cessent et le Biafra est officiellement réintégré au sein du Nigeria.

Après-guerre

Malgré les accusations de génocide formulées à l’encontre du Nigeria, les observateurs internationaux n’ont pas constaté de représailles massives ou de massacres à l’encontre des Igbos après la capitulation du Biafra (ou n’ont pas pu en rapporter la preuve). Les propositions de réconciliation faites par le gouvernement du Nigeria semblent avoir été sincères. Les combattants du Biafra seront autorisés à réintégrer l’armée régulière et aucun procès ne sera organisé : Odumegwu Emeka Ojukwu lui-même sera finalement autorisé à rentrer au Nigeria en 1982, après douze ans d’exil.

La reconstruction du Nigeria fut relativement rapide grâce à l’argent du pétrole extrait de l’ex-Biafra mais le maintient d’un régime fédéral militaire mécontenta les Igbos qui jugeaient les retombées économiques insuffisantes. Une loi stipulant qu’aucun parti politique ne pouvait être basé sur les ethnies ou sur les tribus fut adoptée mais son application ne fut pas aisée et les tensions ethniques refirent surface.

Aujourd’hui, à plus de 70 ans et candidat à l’élection présidentielle nigeriane de 2003, Ojukwu dénonce toujours les conditions de vie des quinze millions d’Igbos parmi les cent millions d’habitants du Nigeria et la persistance des nombreux problèmes qui avaient conduit à la guerre en 1967

Le Nigeria : du pétrole, mais répression des idées de la part de son pouvoir

Le Nigeria est le premier pays d’Afrique par sa population et le troisième par sa richesse, derrière l’Afrique du Sud et l’Algérie. C’est également le second partenaire économique extérieur de la France dans ce continent, principalement à cause du pétrole. Au cours du week-end dernier, des élections s’y sont déroulées. Elles concernaient le renouvellement du Parlement fédéral et la Présidentielle. On rappelle à cet égard que, depuis 1999, ce pays est dirigé par Olusegun Obasanjo, un général à la retraite. Lorsqu’il était encore d’active, ce dernier avait dirigé le pays en 1976 avant de le rendre aux civils en 1979. En 1998, suite à la mort du dictateur Sani Abacha, un gouvernement de transition a organisé des élections remportées l’année suivante par Olusegun Obasanjo.

Le parti au pouvoir, le People’s Democratic Party (PDP) ou Parti Démocratique du Peuple, a présenté la candidature d’Umaru Yar’Adua. Ce dernier était jusque-là gouverneur de l’Etat de Katsina. Les deux grandes formations d’opposition ont été l’All Nigerian People’s Party (ANPP ou Parti de tous les Nigérians), mené par le général Muhammadu Buhari, dont la base électorale se trouve au Nord, et le parti du Vice-président sortant, Atiku Abubakar. Ces élections constituent la première fois où un président nigérian élu laisse le pays à un autre que lui de façon démocratique ! Il faut dire que le Président Olusegun Obasanjo avait bien tenté, en avril 2006, de modifier la Constitution afin de pouvoir être élu une troisième fois. Le Parlement s’y était opposé.

Des élections entachées d’irrégularités

L’Union européenne a envoyé sur place une commission électorale indépendante dirigée par Max van den Berg. Ce dernier a indiqué que le manque de papiers, le bourrage d’urnes ou les intimidations de la police avaient été monnaie courante. Pour preuve, pas moins de 16 personnes ont trouvé la mort au cours de ce vote ! Et ce bilan est moindre que la semaine dernière, consécutif aux élections régionales qui avaient provoqué la mort d’une cinquantaine de personnes… Une correspondante du journal allemand “Die Tageszeitung”, Ilona Eveleens, a indiqué que, dans le Nord, certains villages ne disposaient que d’un bulletin sur 10 pour la Présidentielle. Elle a également mis en évidence que de nombreux bulletins de vote n’avaient pas de numéro de séries.

Tirant conclusion de l’ampleur des irrégularités, Innocent Chukwuma, le Président du Transition Monitoring Group (TMG) ou groupe chargé de contrôler la transition démocratique, a demandé la tenue de nouvelles élections. Selon son équipe d’experts, ces dernières n’ont pas été crédibles. La décision sera prise dimanche. Quant aux partis d’opposition, ils sont révoltés. L’Action Congress a notamment contesté le fait que, dans toutes les régions où il est majoritaire, les conditions de vote aient été grandement entravées. Devant l’ampleur des irrégularités, Atiku Abubakar a décrit l’élection comme une « tragédie nationale ». Avant d’ajouter : « Ils n’ont pas d’autres alternatives que d’annuler complètement l’élection ». Le Président du Sénat nigérian, Ken Nnamani, a souligné que si celui qui arrive en tête est adoubé Président, sa légitimité sera faible, voire nulle, dans tous ces lieux où de nombreuses irrégularités ont été commises. Les partis d’opposition ont d’ailleurs prévenu qu’ils appelleraient à manifester dans les rues tout en se lançant dans une bataille juridique pour contester les résultats si, comme attendu, le candidat du PDP, Umaru Yar’Adua, était déclaré gagnant hier. En effet, selon la Commission Electorale Indépendante Nationale (ou INEC en anglais), les résultats devaient être connus hier.

Evidemment, du côté de la Présidence, le discours est tout autre. Ainsi, le Président de l’INEC, Maurice Iwu, a-t-il indiqué qu’il ne voyait pas de problèmes sérieux lors du vote. Néanmoins, pour certains observateurs, le Président sortant pourrait continuer à avoir la haute main sur le pays, tant ses rapports avec le candidat de son parti sont proches. Un point qui étaye cette hypothèse réside dans le fait qu’Olusegun Obasanjo a réfuté toute irrégularité massive du vote… Au-delà de cette possibilité, il y a une réalité : les élections de 2007 au Nigeria ont été pires que celles de 2003, qui avaient déjà été moins bonnes qu’en 1999 alors que ces dernières présentaient déjà des irrégularités.

Il y a quelques jours, l’Afrique pouvait s’enorgueillir d’une transition démocratique exemplaire en Mauritanie avec l’arrivée au pouvoir de Sidi Ould Cheikh, le 19 avril 2007. Ce week-end, le Nigeria a apporté un message inquiétant pour l’avenir de la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Zoom sur le Nigeria

Le Nigeria est un pays complexe à de multiples titres. Pour simplifier, on peut dire que trois ensembles peuvent être mis en évidence. Tout d’abord, le Sud du pays, plutôt chrétien ou animiste, est peuplé majoritairement de Ibo. L’Ouest est grandement acquis à l’ethnie des Yorouba. Ces derniers sont chrétiens ou animistes. Enfin, il y a le Nord, qui compte avant tout des Musulmans dits « Haoussa-Foulani ». Issu de la colonisation anglaise, ce pays a connu ses plus graves dissensions lors de la guerre du Biafra qui a opposé les Ibo aux Haoussa et entraîné la mort d’un million de personnes entre 1967 et 1970. Depuis le début des années 1970, le pays a connu un grand nombre de putsch, même si la situation politique s’est améliorée de façon notable avec 9 années sans coup d’Etat depuis 1998. Il s’agit d’un pays fédéral. Lors de l’indépendance, en 1960, il n’y avait que 3 régions. Puis, suite à la guerre du Biafra, il a été décidé de morceler le pays en un grand nombre de régions afin de réduire le poids de ces dernières. C’est pourquoi, actuellement, il y a 36 régions. Parmi elles, un tiers sont gouvernées par des musulmans qui ont imposé la charia comme mode de règlement juridique des conflits. Néanmoins, après une première phase stricte en 2000 ou 2001, l’application de la loi islamique a été moins rigoureuse au cours des dernières années.

Un autre aspect fédéral du pays, trompeur celui-là, réside dans la répartition des ressources du pétrole. Les habitants des régions pétrolifères du Sud du pays ne voient pas ou peu les revenus issus de cet or noir leur profiter. En 1995, un écrivain nigérian qui avait de grandes chances d’être Prix Nobel, Ken Saro-Wiwa, avait pris fait et cause pour ces populations délaissées. Il a été pendu sans autre forme de procès par le dictateur Sani Abacha, sans que Shell, la compagnie pétrolière qui exploitait les champs à cet endroit, ne manifeste beaucoup d’attention à son égard. Depuis, cette entreprise a perçu à quel point cette mise à mort lui avait été préjudiciable et a décidé de changer d’image. Néanmoins, la situation des régions pétrolifères ne s’est pas améliorée de façon significative au cours des dernières années. De nombreux groupes locaux se sont armés et prennent régulièrement en otage des employés de compagnies pétrolières afin d’exiger une rançon. Pour clore sur une touche un peu plus “positive”, au cours de son deuxième mandat, Olusegun Obasanjo a tenté de diminuer la corruption dans son pays qui, en 2003, avait réussi à obtenir la deuxième place de pays le plus corrompu au monde, selon l’organisation Transparency International.

Le changement climatique et la discrimination environnementale : Cela fait depuis bien longtemps qu’enflammer le gaz sur les côtes dans le Delta du Niger aurait du cesser.

Le gaz est habituellement enflammé au cours de la production de pétrole. Enflammer le gaz est un moyen sûr de se débarrasser du gaz grâce à la combustion. Il s’agit d’une pratique courante dans le processus de production de pétrole. Donc, le faire ne constitue pas un crime social ou écologique mais dans le cas du Delta du Niger, la situation est plus préoccupante étant donné le volume de gaz enflammé depuis le début de la production commerciale de pétrole au Nigéria.

Si vous vous êtes déjà demandé à quoi pouvait ressembler l’enfer de Dante, allez donc faire un tour du côté du Delta du Niger au Nigéria, pour voir les projections de gaz par combustion (torchères) occasionnées de Shell, à Rumuekpe. Ou les deux torchères de cette même compagnie dans la communauté Umuebulu, sur la route d’Aba, aux alentours du Port Arcourt. Ou regardez encore ce qu’ont fait les grandes compagnies telles que Shell, Exxon Mobil, Chevron Texaco, Agip et TotalFinaElf dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Vous n’en sortirez pas indemne.

Ces atrocités qui font rager et qui pourtant ont lieu 24 h/24 et 7 j/7 ne seraient jamais acceptées dans une communauté blanche; elles représentent donc un bon exemple de racisme environnemental tel que l’on en rencontre partout. Même la banque Mondiale les a décrites comme étant  »l’exemple le plus frappant de négligence environnementale » dans le pays. Je peux vous citer au moins trois bonnes raisons pour lesquelles on doit y mettre fin.


Photo: Israel Aloja, amis de la terre Nigeria

Tout d’abord, ce sont des déchets énormes. Dans le reste du monde, presque tout le gaz séparé du pétrole brut avec lequel il est mélangé au départ sert à l’ usage domestique ou industriel – en Europe de l’Ouest cela représente 99 pour cent. Mais il en va autrement au Nigéria. J’ai demandé au Professeur Cliff Odu d’études environnementales à la Rivers State Universit y (port Harcourt)  »N’êtes-vous pas en colère lorsque presque tout le gaz produit ici est enflammé par les multinationales, alors que la moyenne au niveau mondial est de 4 pour cent ? ». Le professeur, payé par la compagnie Shell me répond d’un air démoralisé:  »On gaspille nos ressources mais nous avons été tyrannisés dans le passé ».

Deuxièmement, ces torchères nuisent aux gens habitant aux alentours, ainsi qu’à l’environnement. Imaginez ce que vivre dans un tel bruit et une chaleur si intense jour et nuit pourrait avoir comme effets psychologiques sur une personne.

Très peu de choses peuvent pousser près de ces torchères de gaz et celles-ci contiennent habituellement plusieurs substances toxiques, tel que le benzène, un gaz cancérigène. Les gens locaux se plaignent de pluies acides qui rongent leur toit.

Très peu se demandent pourquoi le principal campement pour les employés de Shell, entouré d’une barrière de fils barbelés, est situé en bas de la route de Aba, loin des torchères de gaz que la compagnie enflamme à Umuebulu, là où vit la population locale pauvre.


Photo: Israel Aloja, amis de la terre Nigeria

Troisièmement, ces torchères contribuent de manière significative au changement climatique. Enflammer le gaz naturel produit à la fois du dioxyde de carbone et du méthane, deux des gaz contribuant le plus à l’effet de serre. Estimer précisément les quantités de gaz enflammées est très difficile et on ne peut compter sur aucune base mondiale de données. Une estimation de la Banque Mondiale estime que 136 milliards de mètres cubes de gaz sont habituellement enflammés ou déchargés annuellement, dont le Nigéria contribuait à hauteur de 27 milliards de mètres cubes à la fin des années 1990 – à peu près 20 pour cent, de loin le plus grand émetteur national, ce qui représente environ 25 pour cent de la production de gaz britannique dans la Mer du Nord. La Banque a reconnu que cette pratique a produit plus de gaz à effet de serre que toutes les autres sources de déchets réunies dans l’Afrique sub-saharienne.

Ajoutez à tous ces arguments le fait que la première législation nigériane requérant que les compagnies pétrolières utilisent ce gaz, remonte à 1969 ; la question qui se pose est la suivante : comment se fait-il que les torchères de gaz continuent à fonctionner ?

Pour y répondre, il faut chercher dans l’obscure histoire coloniale du Royaume-Uni et dans le scandale sanglant et corrompu du Nigéria sur les politiques de pétrole. Le premier puits de pétrole au Nigéria a été foré par Shell en 1956, dans la course à l’indépendance en 1960. Depuis l’installation du  »régime totalement corrompu installé par les Britanniques [pour] s’assurer un approvisionnement permanent du pétrole bon marché et de bonne qualité » juste après l’indépendance, selon le fonctionnaire britannique Harold Smith, les énormes réserves du Delta ont été principalement exploitées par les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Les milliards de dollars ainsi récoltés sont directement allés dans les poches de l’élite corrompue et assassine et des grandes compagnies pétrolières, alors que ceux qui vivent littéralement au-dessus de ces réserves et juste à côté de ces torchères utilisent toujours des bougies pour éclairer leur maison.

Selon la Banque Mondiale elle-même en 2002,  » les principaux bénéficiaires dans le secteur pétrolier sont les compagnies pétrolières étrangères et le gouvernement nigérian. Jusqu’à présent, la production de gaz et de pétrole n’a eu qu’un effet direct limité sur les pauvres du Nigéria.


Photo: Israel Aloja, amis de la terre Nigeria

En résumé, le peuple du Delta du Niger a été abandonné par les Britanniques, par les dictateurs militaires nigérians, les politiciens et les compagnies de pétrole. Et ces échecs continuent. Tandis que les tueries politiques s’accroissent dans le pays, les compagnies de pétrole ont persuadé l’actuel régime d’Obasanjo quasi-militaire de les autoriser à poursuivre leurs pratiques, au moins jusqu’à 2008, et ce quelque soit le contenu de la loi. En plus, ils revendiquent le droit de produire plus de gaz (à effet de serre ici) autre part dans le monde s’ils réduisent leur production au Nigéria. Ils soutiennent qu’ils ne peuvent pas se permettre d’arrêter d’enflammer le gaz mais cela n’est pas crédible : le montant des bénéfices annuels réunis des plus grandes compagnies s’élèvent à des dizaines de milliards de dollars, et la plupart des réserves de pétrole du Nigéria se trouvent dans des  »structures géographiques relativement accessible » selon le gouvernement américain.

Mais cette histoire ne doit pas susciter la totale consternation. Les villageois de Rumuekpe se sont brillamment battus contre Shell, affirme Mr Chukwunenye Esevi, pour installer un puit d’eau fraîche. Même si les quantités de gaz enflammées ont augmenté en absolu, le pourcentage de torchères de gaz au Nigéria a récemment diminué, sûrement de 75 pour cent à 52 pour cent de la production de gaz.

Mettre la pression sur les compagnies s’est révélé efficace. Si encore plus d’efforts pouvaient être fournis, aux niveaux local, national et international, alors les habitants du Delta du Niger pourraient enfin être traités comme ceux de la plupart des pays du monde et cela réduirait par la même occasion de manière significative les émissions de gaz à effet de serre, étape indispensable pour prévenir de graves dommages résultant du changement climatique.

VIETNAM Economie et reserves pétrolières

 

Le Vietnam possède d’abondantes ressources en pétrole et en gaz le long de son plateau continental. Certains gisements gaziers disposent d’importantes réserves ayant une haute valeur commerciale. Ces ressources énergétiques contribueront à faire du Vietnam un pays industriel à l’horizon 2020.

Pour répondre aux besoins de développement du pays, la branche énergétique doit devancer d’un pas les activités économiques. Le gouvernement vietnamien a préconisé le développement prioritaire de la branche énergétique en général, celle du gaz en particulier.

Dès le début des années 1960, la branche géologique a effectué des prospections dans les basses régions du bassin du Fleuve Rouge, à la recherche de gisements pétrolifères et gaziers. Les résultats se sont avérés négatifs.

Fin des années 1960 et début des années 1970, l’ancienne administration de Saigon a également procédé à des prospections géo-physiques dans la partie sud-vietnamienne du plateau continental. L’opération fut interrompue par l’offensive printanière de 1975. La libération du Sud Vietnam et la réunification du pays créèrent des conditions favorables à la prospection gazo-pétrolière.

Le gouvernement vietnamien invita des groupes gazo-pétroliers géants à investir dans la jeune branche énergétique du Vietnam. Trois contrats de prospection, d’exploitation et de partage de la production furent signés avec des compagnies de 3 pays, l’Allemagne, l’Italie et le Canada.

En 1981, Vietsovpetro, la première coentreprise vietnamo-soviétique, vit le jour. Elle a découvert du pétrole à Bach Hô et a extrait du fond de l’océan la première tonne de pétrole brut en juin 1986. Vietsovpetro a exploité des millions de tonnes de pétrole, contribuant notablement à la croissance économique du Vietnam à la fin des années 1980 et au début des années 1990, période en plein bouleversement politique dans le monde. Jusqu’en juin 2005, les 6 lots sur le plateau continental du Vietnam et le lot MP3 de la coentreprise entre le Vietnam et la Malaisie ont donné 183 millions de tonnes de pétrole brut. Le Vietnam figure dans la liste des pays exportateurs de pétrole et se classe au 3e rang des pays de l’ASEAN pour la production de pétrole brut.

Sur le plateau continental vietnamien


L’ingénieur Roge Blaine (BP) contrôle le système
de gazoduc de l’usine de traitement gazier Dinh Cô (projet Côn Son-Sud).


Ingénieurs russes et ouvriers vietnamiens entretenant les équipements sur une plate-forme pétrolière
off-shore.


Ouvriers de Vietsov-
petro, près du compresseur du 2e groupe technologique.


Bateaux de la Compagnie
de services techniques pétroliers et station flottante d’exportation du pétrole au large du sud-est du Vietnam.


Ingénieurs et ouvriers travaillant sur la plate-
forme d’exploitation du gisement Lan Tây – Sud
Côn Son.


Dépôts de l’usine de traitement gazier
Thi Vai.

Neuf ans après l’obtention de la première tonne de pétrole, le 26 avril 1995, un gazoduc de 160 km de long conduit chaque jour à l’usine électrique de Ba Ria un million de m3 de gaz provenant du gisement Bach Hô.

En octobre 1998, vit le jour l’usine de traitement du gaz de Dinh Cô (LPG), le 2e ouvrage de l’industrie gazière, qui approvisionne en gaz l’économie vietnamienne aux besoins croissants. Fin 2001, les gisements Bach Hô et Rang Dông donnaient chaque jour au continent 5,7 millions de m3 de gaz. Chaque année, Vietsovppetro produit 350.000 tonnes de gaz liquéfié et 130.000 tonnes de gaz humide, sans compter 1,5 milliard de m3 de gaz sec.

La loi sur l’investissement et les lois gazo-pétrolières amendées en 1993 et en 2000 ouvrirent de nouvelles opportunités aux groupes gazo-pétroliers de renommée mondiale pour venir prospecter, exploiter et partager les profits.

La première phase des prospections a révélé une réserve gazo-pétrolière de 3.000 à 4.000 millions de m3 convertis en pétrole et concentrés essentiellement sur le plateau continental, celle de gaz occupant 60%.

 


Exploitation gazo-pétrolière au gisement Bach Hô.

Plusieurs gisements d’une grande valeur commerciale furent exploités. Le gaz de Lan Tây, relevant du projet Côn Son-Sud, fut acheminé vers la terre ferme dès 2002. Côn Son-Sud est un projet de partage des produits entre Petro Vietnam, ONGC-VL (Inde) et BP (Royaume Uni), le plus grand projet d’investissement étranger au Vietnam en matière énergétique jusqu’à maintenant (1,3 milliard de dollars).

Six usines thermoélectriques du secteur industriel Phu My fonctionnent régulièrement grâce à 15 milliards de m3 de gaz fournis par Vietsovpetro, et JVPC (joint-venture vietnamo-japonaise), leur production répondant à 40% des besoins nationaux en électricité.

Deux ans après la réalisation du projet Côn Son-Sud, l’usine d’azote Phu My, d’une capacité annuelle de 422.598 tonnes d’ammoniac et de 741.000 tonnes d’urée, a commencé à fournir de l’engrais azoté à l’agriculture vietnamienne. Deux usines d’électricité et d’azote sont en construction dans la province de Ca Mau. Alimentées en gaz par le projet Côn Son-Sud, elles offriront de belles perspectives de développement socio-économique à la région du Nam Bô méridional, région rizicole par excellence.

 

Asie 2006. Les économies asiatiques connaîtront une forte croissance en 2006 en dépit des hausses du prix du pétrole et des taux d’intérêts, a estimé le vice président de la Banque asiatique de développement (BAD). En 2005, le taux de croissance du Viêt-Nam était de 8,4%.
Pétrole. Début février, un consortium international comprenant des firmes sud coréennes a découvert de nouvelles réserves de pétrole et de gaz au large des côtes sud du Viêt-Nam. Au sein d’un gisement pétrolier de la zone Su Tu Trang du Viêt-Nam ont été découvertes des réserves addi-tionnelles de 300 millions de barils et jusqu’à 112 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Avec ces réserves additionnelles, le gisement devrait représenter plus de 1,14 milliard de barils de pétrole, et pourrait générer 200.000 barils par jour à partir de 2011. 

L’exploitation du pétrole et du gaz se renforce considérablement

Hanoi 6 janvier (AVI) – En 2003, la branche du pétrole et du gaz du Vietnam a exploité 20,61 millions de tonnes, dont 17,16 millions de tonnes ont été exportées.

Outre l’exportation du pétrole brut, évaluée à 3,775 milliards de dollars, Petro Vietnam a encore fourni 2,384 milliards de mètres cubes de gaz et 359.800 tonnes de gaz liquéfié, pour la production électrique et la consommation des ménages.

PetroVietnam coopère avec des adjudicataires étrangers, en ce qui concerne la gestion, la supervision et l’aménagement de 26 contrats d’exploration et d’exploitation du pétrole et du gaz, dans et hors du pays. Ces contrats concernent les gisements Bach Ho (Tigre Blanc), Rang Dong, Dai Hung (Grande Ourse), Rong (Dragon), PM3, PM4, Rubi et Su Tu den (Lion noir). La coentreprise de Cuu Long a découvert les gisements Su Tu Vang (Lion jaune) et Su Tu Trang (Lion blanc).

Les résultats des études ont montré que la réserve pétrolière et gazière dans les gisements Su Tu Den, Su Tu Vang et Su Tu Trang assurerait l’exploitation suplémentaire pour les années ultérieures, lorsque les réserves auraient diminué dans les anciens gisements.

Outre l’exploration au large du Centre et du Sud, la branche a élargi la recherche et l’exploration dans le golfe du Bac Bo et les régions basses du delta du Fleuve Rouge, afin d’exploiter du gaz pour les provinces du Nord.

Petro Vietnam a étendu ses activités à l’étranger. En 2003, la compagnie a passé un contrat pour l’estimation des potentialités pétrolières et gazières au lot Turane, en Iran, déployé des activités de recherche et d’exploration en Algérie, négocié le contrat pétrolier et gazier aux lots relevant de la Malaisie, de l’Indonésie et de l’Afrique du Nord. Elle a également signé un contrat de coentreprise avec les compagnies pétrolières Petronas (Malaisie) et Petamina (Indonésie), pour l’aménagement de la recherche, l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz au lot 305. Petro Vietnam, en partenariat avec deux Compagnies sud-coréennes de pétrole et de gaz Knoc et SK, a remporté l’adjudication internationale et signé avec le ministère indonésien de l’Energie et des Ressources naturelles, deux contrats d’exploitation pétrolière et gazière au lot Madura-1 et Madura-2, dans le Nord-Est.

A côté des projets déployés dans les délais, d’autres ont été retardés comme les projet de gaz Nam Con Son, d’engrais azotés Phu My, le gazoduc Phu-My-Hô Chi Minh-Ville, de gaz-électricité et-engrais azotés Ca Mau et en particulier, de la raffinerie Dung Quat.

Pour pallier le retard, un comité de pilotage d’Etat, dirigé par le vice-Premier ministre Nguyen Tan Dung a été créé, afin de régler les obstacles rencontrés lors du déploiement des projets. Le gouvernement va chercher en 2004 à régler deux problèmes, concernant le rythme des travaux et les technologies, obstacles les plus épineux, dans le cadre du projet Dung Quat. Ce qui permettra à ce dernier de sortir promptement des produits compétitifs.

PetroVietnam s’est fixé l’objectif en 2004, d’exploiter 23,7 millions de tonnes d’équivalent-pétrole, soit une hausse de 3,7 millions de tonnes par rapport à 2003. Les mesures permettant à la branche du pétrole et du gaz d’accomplir ces objectifs ont été définies: attirer les investissements étrangers profitables aux projets de prospection dans le delta du Fleuve Rouge et sur la terre ferme, mettre en oeuvre des projets à l’étranger, accélérer le rythme de construction des ouvrages clés d’Etat, mettre en service en juin 2004, l’usine d’engrais azotés Phu My, soit un an plus tard que le plan prévu, signer dans le courant du 1er semestre 2004, les contrats se rapportant aux enveloppes de construction du complexe de gaz, d’électricité et d’engrais azotés Ca Mau.

 Enfin, PetroVietnam ambitionnne de devenir un groupe pétrolier et gazier et d’actionnariser trois entreprises membres.-

Pétrole

    Les réserves de pétrole du Vietnam seraient parmi les plus importantes du monde. Celles-ci sont estimées à 4 milliards de barils, voire 5 milliards selon certains organismes, ce qui placerait le Vietnam au 3ème rang en Asie, après l’Indonésie et la Malaisie.

    L’exploitation réelle principalement dans le Sud, est encore limitée, car les explorations sont récentes. La prospection des puits de pétrole à l’Est (mer de Chine ou mer de l’Est pour les vietnamiens) est rendue difficile par l’absence d’accord sur la division des plate-formes continentales entre la Chine et le Vietnam. Mais pas moins de 14 pays s’intéressent au pétrole vietnamien. Le premier pays à avoir investi dans le pétrole au Vietnam est la Fédération de Russie. La "joint venture" sovieto-vietnamienne Vietsovpetro réalise 90% de la production de pétrole au Vietnam et possède la moitié des puits en exploitation. Depuis 1988, l’industrie pétrolière a drainé 12% des investissements étrangers au Vietnam, soit au total 1,2 milliard de dollars.

    En 1995, les exportations de pétrole brut ont rapporté 1,2 milliard de dollars, soit 23 % du revenu des exportations. Mais faute de disposer d’équipements, le Vietnam est contraint d’importer des produits raffinés, une facture de 930 millions de dollars en 1995.

Gaz naturel

    Les réserves sont estimées à 60 milliards de m3 de gaz. En 1993 la firme sud-coréenne Hyundai Industries a signé un contrat de 55 millions de dollars pour la construction d’un gazoduc de 125 km entre le site offshore de Bac Ho et l’usine d’énergie de Ab Ria, à15 kilomètres de la ville côtière de Vung Tau. La demande intérieure en gaz étant faible, le gaz produit serait réexporté vers l’étranger

 

 septembre 2006

Pétrole : la coopération vietnamo-russe s’épanouit

Vietsovpetro, coentreprise pétrolière, constitue le plus grand projet de coopération entre la Russie et le Vietnam. Elle fournit aujourd’hui 70 % de la production pétrolière vietnamienne.
Il y a 25 ans (juin 1981), les gouvernements du Vietnam et de l’URSS signaient un accord intergouvernemental sur la prospection et l’exploitation de l’"or noir " sur le plateau continental du Sud du Vietnam. Afin de mettre en route cet accord, la coentreprise pétrolier Vietsovpetro a vu le jour. La partie vietnamienne était représentée par le Département général de pétrole et de gaz prédécesseur de la Compagnie générale de pétrole et de gaz du Vietnam (PetroVietnam) ; la partie russe par le groupe russe de l’économie extérieure (Zarubenzneft). Il s’agissait de la première joint-venture dans le forage et l’exploitation du pétrole au Vietnam.
Le directeur général de la Vietsovpetro, Trân Lê Dông, faisait savoir que cette coentreprise mettrait en œuvre une série de mesures nécessaires à l’édification d’un contingent de cadres et à la construction d’infrastructures au service de la prospection et de l’exploitation pétrolière.
Quatre ans plus tard, le premier derrick de Vietsovpetro entre en activité, dans le gisement de Bach Hô. Très vite, le pétrole y fut extrait en grande quantité. Le 26 juin 1986, la première tonne a été exploitée depuis ce gisement. Cet événement a marqué la naissance d’un jeune et prometteur secteur de l’industrie d’exploitation pétrolière sur le plateau continental au Vietnam. Très vite, la compagnie confirme les espoirs placés en elle. La production de pétrole brut est en constante augmentation.
Après ces succès, Vietsovpetro a également découvert une importante source d’or noir dans les gisements de Rông, Dai Hùng, Tam Dao, Ba Vi, Bà Den, Soi, etc. Pendant les années 1990, les succès enregistré par cette coentreprise ont créé des conditions favorables pour attirer les investisseurs étrangers dans le secteur de la prospection et de l’exploitation pétrolière au Vietnam. Contributions à l’économie :
Au cours des 25 dernières années, le chiffre d’affaires provenant des exportations du pétrole brut contribue activement à la stabilité de la macroéconomie. Aujourd’hui, Vietsovpetro constitue le plus important fournisseur du pays, représentant 70% de la production nationale.
De 1986 à 1990, la coentreprise vietnamo-russe a exploité plus de 5 millions de tonnes de pétrole brut, équivalent à un chiffre d’affaires de 700 millions de dollars. Dix ans après (1991-2000), la production de Vietsovpetro a été multipliée par 10 par rapport à la période précédente, atteignant 83 millions de tonnes et un montant de près de 12 milliards de dollars. Ainsi, de 1991 à 2005, 155 millions de tonnes de pétrole ont été exploités par Vietsovpetro.
Avec l’aide de la partie russe, l’ouvrage des gazoducs destinés à acheminer le gaz associé depuis le gisement de Bach Hô jusqu’à la terre ferme est entré en service en 1995. À ce jour, 15 milliards de mètres cubes de pétrole ont été acheminés au complexe de gaz-électricité-engrais d’azoté de Phu My (Bà Ria-Vung Tàu).
En plus de ces réalisations, Vietsovpetro est un "berceau" de la formation en ressource humaine dans le secteur du pétrole au Vietnam. Aujourd’hui, cette coentreprise jouit d’un contingent de gestionnaires, de techniciens et d’ouvriers qualifiés, assurant la qualité et le prestige de l’entreprise. Grâce à ses acquis, Vietsovpetro s’est vue confier la charge de mettre en œuvre 2 projets nationaux de pointe concernant la construction d’un complexe de gaz-électricité-engrais azoté à Cà Mau (extrême-Sud) et un de gaz-électricité à Nhon Trach (Hô Chi Minh-Ville).
Pour ses succès économiques, Vietsovpetro a reçu à 2 reprises le titre de "Héros du Travail", ainsi que de nombreuses médailles et distinctions.

 

Le Vietnam fonde son Groupe du pétrole et du gaz

Le gouvernement a décidé de fonder le Groupe du pétrole et du gaz (PetroVietnam), un groupe économique de premier rang du Vietnam dont une des premières vocations consiste à créer la base énergétique du développement durable, a-t-on appris d’un arrêté signé mardi par le Premier ministre Nguyên Tân Dung.
Le nouveau consortium réunit une compagnie mère et des filiales sera né de la Compagnie générale du pétrole et du gaz, connue par son palmarès éloquent d’exploitation et d’exportation pétrolière et gazière et de contributions au coffre d’Etat, selon la décision effective quinze jours après sa publication dans le Journal officiel.
PetroVietnam a exploité l’an dernier 18,6 millions de tonnes de pétrole brut et récupéré 6,6 milliards de mètres cubes de gaz en 2005. Elle a exploré 23 puits de pétrole et a commencé à en exploiter 20. La société prévoit d’exploiter 19 à 20 millions de tonnes de brut et de 11 milliards de m3 de gaz par an entre 2006-2010.
Le Vietnam est le troisième producteur pétrolier d’Asie du Sud-Est après l’Indonésie et la Malaisie. L’an dernier, l’industrie pétrolière est arrivée pour la cinquième année consécutive en tête du pays en chiffre d’affaires à l’exportation avec plus de 7 milliards de dollars, soit une hausse record de près de 1,33 milliard de dollars par rapport à 2004.
Le pays, qui ne possède pas encore de raffinerie, exporte actuellement du pétrole brut et importe des produits pétroliers. Sa première raffinerie, avec une capacité de traitement annuelle de 6,5 millions de tonnes de pétrole brut, en construction dans la province centrale de Quang Ngai, pourrait entrer en opération fin 2008 ou début 2009. 

 juillet 2007

Construction du port maritime de Phu My

Le complexe maritime de Phu My, dans le district de Tan Thanh, province de Ba Ria-Vung Tau (Sud), sera mis en chantier début août prochain pour entrer en activité en 2010.
Les travaux seront réalisés par la Sarl de ports internationaux Saigon Vietnam, dont l’autorisation de constitution vient d’être donnée par le président du Comité populaire de la province de Ba Ria-Vung Tau, par procuration du Premier ministre.
Ce projet nécessite un investissement de près de 267 millions de dollars, soit plus de 4.272 milliards de dongs, dont 70% seront financés par le groupe Hutchison Ports Mekong Investment et le reste, par la Sarl d’investissement, de construction et de commerce Sai Gon.

On ne rigolait pas en LIBYE !

 

 

Le pétrole est la principale source de revenus de la Libye qui produisait, en 1994, 68millions de tonnes de pétrole dont 61millions étaient exportés, ce qui place le pays au quatorzième rang mondial des producteurs. Le gaz naturel, dont la production s’élevait à 6,4milliards de mètres cubes en 1993, est essentiellement destiné à la consommation intérieure. Les réserves sont très importantes (1300milliards de m3). L’industrie libyenne est fondée sur le raffinage du pétrole (40p.100 du pétrole brut) et l’industrie pétrochimique. La manne pétrolière et la faible population ont permis de très lourds investissements. Le complexe sidérurgique de Misurata, qui a coûté 12milliards de dollars, ne fonctionne cependant pas au maximum de ses capacités. Les biens de consommation sont totalement importés.

 

La Libye a lancé des enchères en direction des compagnies pétrolières internationales, lundi, pour l’exploration de 15 zones offshore et onshore. C’est la première fois depuis la levée des sanctions des Etats-Unis, fin avril dernier, que la Libye utilise cette procédure de sélection censée être transparente pour choisir ses collaborateurs.

La Libye a lancé lundi des enchères pour l’exploration de 15 zones offshore et onshore. C’est la première fois depuis la levée des sanctions économiques des Etats-Unis, fin avril dernier, que le pays utilise cette procédure, censée être plus transparente, pour choisir ses collaborateurs étrangers. Le premier tour des enchères devrait s’achever le 10 janvier, l’attribution des licences étant attendue pour la fin du mois. Toutefois, les groupes pétroliers internationaux visés par ces enchères n’ont pas attendu l’invitation libyenne pour faire le voyage à Tripoli. La compagnie anglo-néerlandaise Shell a annoncé la première, dès avril dernier, avoir signé un accord avec la compagnie étatique libyenne (National Oil Corporation NOC), pour l’exploration et la production de pétrole et de gaz.
Les compagnies américaines bienvenues
Outre la transparence de la procédure, la nouveauté tient au fait que les Etats-Unis, absents de Libye depuis 18 ans, pourront désormais participer à la prospection pétrolière. Jusqu’à leur départ, en 1986, sur ordre de Washington, les compagnies américaines – Amerada Hess, Conoco, Grace Petroleum, Marathon et Occidental – réunies au sein du groupement Oasis assuraient les trois quarts de la production nationale, rappelle le quotidien économique français Les Echos. Ces compagnies avaient créé des entreprises communes avec les Libyens, dont ils sont toujours actionnaires, mais que ces derniers sont restés seuls à exploiter. Dès la levée par Washington des restrictions sur les voyages en Libye, en février dernier, les patrons des grands groupes pétroliers européens et américains se sont succédés dans la capitale libyenne pour rencontrer le Guide de la Révolution libyenne, réhabilité.
Les réserves de la Libye en pétrole sont d’environ 36 milliards de barils, selon l’Organisation des producteurs et exportateurs de pétrole (Opep), et de 1 314 milliards de m3 en gaz naturel. En 2003, la production libyenne a augmenté de 7,5%, à 1,42 million de barils par jour. Elle était presque du double en 1970. La Libye réclame aujourd’hui près de 30 milliards d’investissements étrangers, dans le secteur pétrolier, afin d’augmenter sa production de 40% sur cinq ans. Et de commencer à privatiser ce secteur.

 

Carte d’identité nom du pays Lybie

sa capitale Tripoli
son régime politique république
sa monnaie dinar lybien
ses langues arabe (langue officielle) et berbère
pays voisins Tunisie, Algérie, Niger, Tchad, Soudan, Egypte
villes principales Tripoli, Benghazi, Misourata, Zawiya
le climat qui y règne désertique dans le Sahara,
méditerranéen au bord de la mer Méditerranée.

les productions agricoles et industrielles pétrole (73 millions de tonnes )
gaz naturel
électricité
élevage d’ovins
industries textiles et chimiques

Tableau de comparaison entre la Lybie et la France
                    Lybie             France
population 4 900 000 hab  .56 630 000 hab.
superficie 1 760 000 km     2551 602 km2

D’autres informations sur la Lybie
Le Sahara recouvre presque entièrement le pays.
La Mer de sable : c’est une partie du désert du Sahara que l’on nomme ainsi en raison des gigantesques dunes de sable fin qui le forment.
Le ghibli : un vent chaud du désert provoquant des tempêtes de sable.
Intéressant à voir
les ruines romaines de Leptis Magna à 123 km de Tripoli,
les oasis de Gadamès et du Fezzan,
les citadelles turques et espagnoles à Tripoli.                dinar lybien

 

  Travail  sous la protection de gardes du corps  : c’est gai !  enfin on était en bonne  compagnie . 

Ce jour  24 Juillet 2007  Ils ont fait un geste ENFIN !!  ne polémiquons pas : le FLOUZ avant tout …….

 

Les cinq infirmières et le médecin bulgares, accusés d’avoir inoculé le virus du sida à des centaines d’enfants en Libye, où ils ont passé huit années en prison, sont arrivés mardi à Sofia après leur libération intervenue quelques heures plus tôt.
A Tripoli, un responsable gouvernemental libyen a affirmé à l’AFP que les conditions que son gouvernement avait posées pour une extradition des praticiens bulgares avaient "été satisfaites".
"L’affaire a été réglée. Nous avons reçu des garanties pour la normalisation des relations avec les pays européens et pour un accord de partenariat avec l’Union européenne", a ajouté ce responsable qui a requis l’anonymat.
D’intenses efforts diplomatiques de l’Union européenne et de la France avaient précédé ce dénouement.
L’annonce du retour en Bulgarie des infirmières et du médecin a été faite simultanément dans la capitale bulgare et à Paris mardi matin à l’aube.
Les six praticiens étaient transportés dans un avion du gouvernement français accompagnés notamment par l’épouse du président Nicolas Sarkozy, Cécilia, et la Commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.
Selon un porte-parole du gouvernement bulgare, le président devrait les gracier dès leur arrivée sur le sol bulgare, leur permettant ainsi de revenir libres au pays.
L’agence de presse bulgare BTA a calculé que les six condamnés avaient au total passé 2.755 jours en prison en Libye.
A l’aéroport de Sofia, les parents de certaines des infirmières attendaient dans la nuit déjà le "dénouement heureux" de cette affaire concernant des "citoyens bulgares innocents" selon les termes du président bulgare Guéorgui Parvanov.
La mère de Kristiana Valtcheva, l’une des infirmières, Zorka Anatchkova, a déclaré, les larmes aux yeux, aux journalistes : "je me réjouis, je veux embrasser ma fille, je veux les embrasser toutes. Elles ont vécu ensemble un grand malheur".
Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova étaient arrivées en Libye dans les années 1990, après la fin du communisme, espérant mieux y gagner leur vie qu’en Bulgarie. Quant au médecin Achraf Joumaa Hajouj, il effectuait un stage dans l’hôpital libyen au moment de son arrestation.
Les six praticiens avaient été accusés d’avoir délibérément inoculé le virus du sida à 438 enfants libyens à l’hôpital de Benghazi (nord), dont 56 sont morts entre temps. Mais des chercheurs de renommée internationale avaient réfuté ces accusations, affirmant que l’épidémie de sida dans l’hôpital était due aux mauvaises conditions d’hygiène dans l’établissement bien avant l’arrivée des praticiens.
La justice libyenne les avait condamnés à mort, peine deux fois confirmée et finalement commuée en prison à vie le 17 juillet dernier après que les familles des victimes ont renoncé à la peine capitale pour ces six personnes.
Leur extradition en Bulgarie a été rendue possible grâce à un accord bilatéral d’entraide judiciaire de 1984 et à de longues négociations avec les autorités libyennes.
Le président bulgare a exprimé "sa profonde satisfaction à propos du dénouement heureux attendu par toute la société bulgare".
Il s’est félicité du "rôle actif de nos partenaires européens et notamment du président (français) Nicolas Sarkozy, du président de la Commission européenne José Manuel Barroso et de la Commissaire Benita Ferrero-Waldner". Il a également remercié l’épouse du président français Cécilia Sarkozy "pour son engagement personnel".
La France et l’Union européenne ont, quant à elles, salué mardi "le geste d’humanité" de la Libye.
"Le président de la République française (Nicolas Sarkozy), et le président de la Commission européenne (José Manuel Barroso) saluent ce geste d’humanité de la Libye et de son plus haut dirigeant et s’engagent à tout faire pour aider les enfants atteints du sida", est-il écrit dans ce communiqué rendu public à Bruxelles.
"Ils ont exprimé leur profonde gratitude à l’émir et à l’Etat du Qatar dont la médiation a aidé à parvenir à ce dénouement heureux", ajoute le document.
L’avion du gouvernement français transporte également le médecin Zdravko Guéorgueiv, mari d’une des infirmières qui avait été emprisonné avec elles jusqu’à 2004, mais qui n’avait pas autorisé jusqu’à présent à quitter la Libye .

 

C’est pourtant un pays touristique  Enfin sur la côte .

 

 

 

Nous ; on avait hâte de monter sur la plateforme Off shore pour retrouver nos activités …. ce n’était pas mieux  : Un mois dessus …

Libye : nouvelle découverte de pétrole sur le bloc NC 186

16 Fev. 06

Total (24 %) et ses partenaires Repsol YPF, opérateur, OMV et Saga viennent de réaliser une septième découverte d’huile sur le bloc NC 186, en Libye, dans le bassin de Murzuk, à environ 800 kilomètres au sud de Tripoli. Le puits K1 a fourni un débit de 2 300 barils par jour d’une huile en test.
Trois des précédentes découvertes du bloc NC 186 ont déjà fait l’objet de développements.
Toutes ces découvertes sont proches du champ d’El Sharara (bloc NC 115), qui produit environ 200 000 barils/jour d’un brut léger à basse teneur en soufre. Total détient une participation de 30 % dans le consortium étranger présent sur ce bloc.
Ce nouveau succès en exploration renforce la position de Total en Libye. Rappelons que le Groupe est opérateur du gisement offshore d’Al Jurf et de celui de Mabruk dans le bassin de Sirte, ainsi que de plusieurs permis d’exploration.

 

CHANGER DE NOM POUR DU PETROLE                          ENFIN !!!

 lundi 23 avril 2007

Pour travailler dans le pétrole en Libye, les grandes compagnies étrangères sont tenues de changer de nom et d’en choisir un qui s’inspire des caractéristiques géographiques et historiques du pays.
C’est ce qu’a annoncé  le chef de la compagnie nationale libyenne des hydrocarbures, Choukri Ghanem. «La Libye détient la majorité des parts dans les filiales sur place de ces compagnies et il était opportun qu’elles prennent des noms reflétant les symboles nationaux», a-t-il expliqué.
Ainsi la Française Total a pris le nom de «Mabrouk pour le pétrole», Mabrouk étant un nom de garçon courant en Libye et qui signifie «félicitations».
Pour l’Espagnole Repsol, c’est «Akakoss pour les opérations pétrolières», en allusion aux montagnes Akakoss dans le sud libyen, alors que le groupe gazier italien ENI a opté pour «Mellita gaz», du nom du secteur où il opère à l’ouest de la capitale libyenne.
L’Allemande Veba a pris le nom d’«Al-Harrouj pour les opérations pétrolières», du nom d’une chaîne de montagnes située dans le sud du pays.
Selon des sources à la compagnie pétrolière libyenne, les nouveaux noms, qui figureront sur les contrats, «ont été approuvés et les formalités pour l’enregistrement achevées».
La Libye est le deuxième producteur de pétrole en Afrique, avec 1,7 million de barils par jour.

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