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Archives de la catégorie ‘ESOTERISME’

Une civilisation aux connaissances avancées

Une civilisation aux connaissances avancées

Civilisation Maya

De fins astronomes et mathématiciens

Les Mayas ont inventé une écriture à base de glyphes qui a permis aux archéologues de comprendre leurs dynasties et les grandes périodes de leur civilisation. Astronomes avertis, ils ont construit des observatoires d’une précision étonnante dont le plus célèbre est celui d’El Caracol (l’escargot en espagnol, en raison de l’escalier en colimaçon permettant d’accéder à l’observatoire) au Mexique. Les astronomes mayas qui étudiaient les mouvements des astres, notamment Vénus, le Soleil et la Lune, étaient capables de prédire un événement astronomique à la seconde près. Les mathématiciens mayas ont ainsi pu élaborer des calendriers complexes qui régissaient aussi bien la vie religieuse que le quotidien.

Pourquoi la date du 21 décembre 2012 ?

Polythéistes, les Mayas croyaient en l’alternance des cycles de la création, de la destruction et de la renaissance. Les prêtres mayas interprétaient ces différents cycles et prophétisaient le passé et l’avenir. Pour déchiffrer ces cycles, les Mayas utilisaient deux calendriers distincts et un système très performant de datation linéaire :
– le Tzolkin, calendrier rituel ou divin était composé de 13 périodes (13 divinités) de 20 jours soit une durée totale de 260 jours,
– le Haab ou calendrier solaire avait lui une durée de 360 jours plus 5 jours « sans âme » soit 365 jours en tout.

Mais comme ces deux calendriers ne mettaient pas en évidence les années, les Mayas avaient mis au point un troisième type de datation appelé « compte long » qui permettait de dater les événements historiques. Le point de départ de ce compte long (correspondant à la fin du 3e monde) est le 11 août 3114 av. JC et sa durée est d’environ 5125 ans. Il prend donc fin, après « ajustement », le… 21 décembre 2012. Car c’est bien d’un ajustement dont il s’agit. En effet, l’Anglais Eric Thompson (1898-1975) qui fut l’un des plus éminents archéologues spécialisés dans l’étude des Mayas, avait mis en corrélation le « compte long » et le calendrier grégorien, permettant ainsi de définir cette date de fin de cycle, interprétée par certains comme la fin du monde.

Les Mayanistes en 2012

Il s’agit d’un courant New Age basé sur la mythologie maya. Ce sont les plus zélés défenseurs de l’hypothèse de la fin du monde le 21 décembre 2012, annoncée selon eux par le calendrier maya. Ils présagent d’un cataclysme apocalyptique qui va transformer le monde et la conscience humaine pour donner naissance à une nouvelle ère. Leur façon de voir les choses, proche du mysticisme, n’est pas très éloignée de celle des Millénaristes (Témoins de Jéhovah, Adventistes, Mormons…) qui prévoyaient la fin du monde au passage à l’an 2000.

 

La fin du monde… n’en finit pas d’être prédite !

Nostradamus

• Par les oracles antiques

Dans l’Antiquité gréco-romaine, il était courant de faire appel aux prophéties des oracles – notamment les prêtresses d’Apollon (pythie, sibylle). Leurs paroles divinatoires transmettaient aux politiques les conseils sur les batailles à mener ou les secrets pour atteindre le bonheur.

• Dans les textes sacrés

Des prophéties apocalyptiques apparaissent dans les textes religieux de la Bible (le Livre de Daniel, Ancien Testament ou l’Apocalypse de Saint-Jean, Nouveau Testament) ou dans plusieurs sourates du Coran qui annoncent la fin d’un temps et la promesse d’une nouvelle ère liée à l’arrivée d’un messie.

• Par Nostradamus

Il faut mentionner aussi l’astrologue de la Renaissance Nostradamus, dont les prophéties sous forme de quatrains au style sombre et nébuleux ont donné du fil à retordre à quantité d’interprètes. Le cycle de ses prophéties s’arrête en 3797… Une autre fin du monde ?

• Par le projet Webbot

Le Webbot qui a vu le jour en 1997 est un programme informatique indépendant qui analyse et synthétise les contenus de sites Web pour dessiner les contours de l’inconscient collectif et faire des hypothèses sur l’avenir tel que les hommes l’imaginent. Selon ce système, des perturbations sont annoncés pour la fin 2012.

La civilisation maya fut-elle victime du climat ?

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La civilisation maya fut-elle victime du climat ? C’est l’une des questions posée par l’archéologie, à la recherche des causes de l’effondrement des  Cités-Etats de l’aire maya, après des siècles de grande prospérité. Un article paru dans Science fait le point sur cette question à l’aide d’une nouvelle chronologie, plus fine, des évolutions climatiques depuis 2000 ans dans la région.

Il souligne que la question centrale du changement climatique relève de l’interaction entre ce dernier et les sociétés. Et surtout de la vulnérabilité de ces dernières – leur organisation, leur économie, leur utilisation des ressources naturelles – aux effets du climat bouleversé par nos émissions de gaz à effet de serre. Cette vulnérabilité se lit dans les catastrophes provoquées par les événements violents – cyclones tropicaux, tempêtes, sécheresses, pluies diluviennes… – dont l’ouragan Sandy vient d’infliger une leçon aux habitants de New York.

Science en propose là un exemple historique frappant. Signée de l’anthropologue Douglas Kennett (Pensylvania University) et de dix-sept scientifiques et archéologues, une étude (1) analyse les relations entre l’évolution du climat dans la péninsule du Yucatan et le destin des sociétés mayas entre 440 et 1100. L’équipe internationale a établi une chronologie précise de la pluviométrie de la région, à l’aide d’une stalagmite exceptionnelle. Celle-ci a été récupérée dans la grotte Yok Balum (Belize), située près du site maya d’Uxbenka et non loin de plusieurs centres urbains importants, typiques de l’apogée de la civilisation maya. La stalagmite a été soigneusement datée avec les rapports entre l’uranium et le thorium. Elle a ensuite permis de retracer les variations de pluviométrie, avec une précision meilleure qu’une année, accédant aux pluies saisonnières par l’étude de la composition en isotopes de son oxygène.

Vulnérabilité et vicissitudes

L’étude confirme que l’apogée de la civilisation maya correspond en grande partie à une période de forte pluviométrie, entre 440 et 660. Puis, une tendance à un temps plus sec a pris la relève. Une série de sécheresses très sévères (40% de diminution des pluies d’été) entre 820 et 870 et entre 1020 et 1100 correspond à la chute de centres urbains et à une intensification des épisodes guerriers. Si le détail des relations entre les évolutions du climat et les vicissitudes de la civilisation maya (2) exige d’élucider les causes sociales et politiques de tels effondrements, la base matérielle des cités mayas reposait sur une agriculture dont le facteur limitant était la ressource en eau pluviale, stockée dans des réserves naturelles. Sa variabilité et surtout son défaut, ponctuel ou de longue durée, constituait le risque majeur que les Mayas ne pouvaient ni anticiper ni parer.

                                               Les trois codex mayas

Les trois codex mayasL’identification de ces points de vulnérabilité aux changements climatiques devient un sujet majeur, tant pour la recherche scientifique que pour les choix politiques. Certains changements sont inéluctables, comme la montée du niveau marin, un réchauffement très fort des régions boréales, l’aridification du pourtour méditerranéen… S’il est utile d’améliorer la prévision de leur ampleur, il est déjà nécessaire de s’y préparer. L’étude des défaillances des systèmes de sécurité civile ou des fautes dans les grandes décisions d’aménagement du territoire – comme l’analysent vingt-cinq chercheurs dans l’étude de la tempête Xinthia qui a frappé les côtes françaises en 2010 (3) – en fournit un exemple éloquent.

11/11/11: adeptes de numérologie et d’ésotérisme dans tous leurs états

Les numérologues sont dans tous leurs états à l’ocacsion du vendredi 11 novembre 2011, le 11/11/11, un alignement rare de ce nombre qui, pour les adeptes des sciences occultes, pourrait signaler la survenue d’événements hors du commun.

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                                         Photographe : Dominique Faget :: Un homme achète un ticket de lotorie pour un tirage le 11/11/11
                                          photo : Dominique Faget, AFP

Alors que, pour la plupart des gens, cette concordance chiffrée de la pendule et du calendrier, qui se produit une fois par siècle, passera totalement inaperçue, les numérologues et autres ésotéristes y chercheront tout un ensemble de signes.

Certains évoquent le début d’un renouveau humaniste, d’une nouvelle harmonie dans le monde voire même de l’ouverture d’une porte dans une nouvelle dimension ou encore « un bouleversement de la conscience ».

Des milliers d’adeptes prévoient de se retrouver ce jour-là pour des cérémonies ou des danses. Plusieurs pages consacrées à cette date ont fait leur apparition sur Facebook.

L’organisation espagnole pour les aveugles Once organisera une loterie spéciale dotée d’un prix de onze millions d’euro.

Les médiums et grands prêtres du paranormal les plus connus saluent tous l’importance selon eux de « la synchronicité » du 11/11/11, comme l’Israélien Uri Geller, l’Américaine Solara, « experte en numérologie » et auteur d’un livre sur la signification du nombre onze, ou encore les fans de « Spinal Tap ».

Il s’agit d’un film de 1984, décrivant un groupe de hard rock, basé sur des faits réels ou imaginaires et dans lequel le nombre onze revêt une signification toute particulière.

« Avoir un triple nombre clé sur le calendrier a certainement une grande signification », a dit Solara, interrogée par l’AFP. « Je vois un grand changement dans la conscience de la planète et cela coïncide avec cette date », a ajouté ce médium.

Solara, qui vit au Pérou, garde le secret sur ses projets pour le 11/11/11, révélant seulement que des groupes dans plus de cinquante pays marqueront cet événement en s’asseyant en silence pour méditer.

Les numérologues attribuent au nombre onze des pouvoirs paranormaux qui offrent un canal de communication avec le subconscient. Pour d’autres, comme Solara, onze représente la dualité du bien et du mal dans l’humanité.

Internet est aussi rempli de blogueurs qui insistent sur le caractère mystique de ce nombre régulièrement lié à des catastrophes, selon eux, comme les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Certains insistent aussi sur le fait que les deux tours du World Trade Center à New York rappelaient par leur forme le chiffre onze. De plus, le premier avion de passagers à s’écraser sur les tours était le vol numéro 11.

D’autres citent la prophétie de Saint Malachie, qui au XIe siècle prédisait qu’il y aurait 112 papes avant une apocalypse biblique. Benoît XVI est le 111e pontife.

La date du 11 est historiquement chargée. L’armistice de la 1ère Guerre Mondiale a été signé à 11H00 du matin le 11 novembre 1918.

« Il y a une synchronicité intéressante dans le fait qu’un grand nombre d’événements sont associés au nombre 11 », observe Ellie Crystal, blogueuse qui se présente comme une « exploratrice du monde métaphysique ».

Pour John Hoopes, professeur de pensée critique à l’Université du Kansas, toutes ces théories pseudo-scientifiques sont un parfait exemple du « biais de confirmation d’hypothèse ». Il s’agit de la tendance à privilégier des informations qui confirment des idées préconçues sans tenir compte de celles qui les démentent, explique-t-il.

 

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