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Archives de janvier, 2008

La sonde Messenger révèle une face cachée de Mercure

 

 

La sonde Messenger révèle une face cachée de Mercure surprenante et mystérieuse"

 
La sonde américaine Messenger, qui a survolé Mercure le 14 janvier, a transmis des centaines d’images et de nombreuses données de la face cachée et mystérieuse de la plus petite planète du système solaire jugée surprenante par les scientifiques.

 

AFP/Nasa :: Image de Mercure prise par la sonde Messenger, le 16 janvier 2008

 

 

Sean Solomon (au centre) de la Carnegie Institution, le principal scientifique de la mission, le 30 janvier 2008 à Washington

Photographie de la surface de Mercure, prise le 14 janvier 2008 par Messenger

 

 

                               

 

"Nous avons été constamment surpris car Mercure ne s’est pas révélée être la planète que nous attendions en étant totalement différente de notre Lune", a dit mercredi devant la presse Sean Solomon, de la Carnegie Institution, le principal scientifique de la mission.

"C’est au contraire une planète très dynamique où il se passe énormément de choses", a-t-il ajouté en référence aux activités volcaniques et à la magnétosphère de Mercure.

Alors que Mercure ressemble à première vue à la Lune avec de nombreux cratères grêlant sa surface rocheuse, cette planète est en fait très différente, insiste ce scientifique en présentant avec plusieurs autres membres de la mission les premiers résultats de la moisson d’informations et d’images collectés.

"Ce survol nous a permis de voir une partie de la planète qu’aucun engin spatial n’avait vue auparavant et d’obtenir (…) une mine d’informations passionnantes", a souligné Sean Solomon. Quelque 55% de la surface n’avait jamais été observée jusqu’alors.

Messenger (Mercury Surface, Space Environment, Geochemistry and Ranging) s’était approchée le 14 janvier à près de 200 kilomètres de la surface de Mercure, marquant le premier survol depuis 1975 de la planète la plus proche du soleil.

Mariner 10 avait été le premier engin à s’approcher de Mercure à trois reprises en 1974 et 1975 mais à chaque passage, la planète présentait la même face au Soleil.

Les sept instruments de Messenger ont permis de montrer une topographie des cratères et autres formations géologiques de la partie jusque-là cachée de Mercure.

Ils montrent que la planète la plus proche du soleil, dont le diamètre n’est qu’un tiers celui de la Terre, a des falaises de plusieurs centaines de kilomètres de long formées apparemment par le mouvement des plaques tectoniques au début de son histoire.

Sa surface est aussi marquée par de nombreux cratères ayant résulté d’impacts très anciens d’astéroïdes et aussi probablement de volcans. Messenger a pu aussi photographier des bassins de plus de 2.000 mètres de profondeur ainsi que des montagnes culminant à près de 5.000 mètres et également des plaines.

Messenger a notamment découvert une formation géologique présentant des caractéristiques très inhabituelles que les scientifiques de la mission ont baptisée "The Spider" (l’araignée).

"Cette formation géologique a un cratère (de 41 kilomètres de circonférence) près de son centre mais il est impossible de déterminer s’il est lié ou non à cette formation ou s’il s’est formé ultérieurement", a souligné James Head, un des membres de l’équipe scientifique et professeur à l’université Brown (Rhode Island, est).

"The Spider" est aussi formé d’une centaine de tranchées étroites irradiant d’un point central telles les pattes d’une araignée, d’où le nom retenu par les scientifiques de la mission pour cette formation géologique qui "constitue un véritable mystère" selon Louise Prockter du laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins.

"The Spider" se trouve au centre du bassin Caloris de Mercure formé il y a près de quatre milliards d’années par l’impact d’un énorme astéroïde.

Selon les instruments de Messenger, le diamètre de ce bassin atteindrait près de 1.600 kilomètres, soit beaucoup plus que l’estimation faite à partir des données recueillies par Mariner 10 en 1975.

Outre le passage rapproché en janvier, Messenger en fera deux autres, en octobre 2008 et en septembre 2009, avant de revenir se mettre sur orbite de Mercure en mars 2011. La sonde avait été lancée le 3 août 2004.

Bouton reste à la tête de la Société générale

 

                                              

mercredi 30 janvier 2008

Affaire Kerviel

Bouton reste à la tête de la Société générale

Le conseil d’administration de la Société générale, réuni mercredi, a confirmé à l’unanimité Daniel Bouton dans ses fonctions de PDG. Un "comité spécial" est mis sur pied pour gérer la crise.

 


e PDG de la Société Générale Daniel Bouton a été finalement maintenu à son poste mercredi lors d’un conseil d’administration. A l’inverse du président Nicolas Sarkozy, qui avait souhaité la démission du PDG, les administrateurs de la banque ont décidé "à l’unanimité" que celui-ci devait rester. Dans la foulée la banque a annoncé la création d’un "comité spécial" de trois personnes, présidé par Jean-Martin Folz, l’ancien président de PSA.

Soutiens
M. Bouton avait reçu plusieurs soutiens mercredi.  "Quand un navire coule, on ne jette pas le capitaine par-dessus bord", avait déclaré à l’AFP l’un des deux administrateurs salariés, Philippe Pruvost, juste avant l’ouverture du conseil, devant le siège de la banque à La Défense. "On va faire corps et il va rester".

"On ne souhaite pas le départ de Daniel Bouton", avait renchéri Michel Marchet, délégué national CGT. Plusieurs centaines de salariés se sont même brièvement rassemblés sur le parvis de la Tour Société Générale pour soutenir M. Bouton.

Sur le plan judiciaire, l’Association des actionnaires salariés de la banque a décidé à son tour mercredi de déposer une plainte contre X.

Kerviel dénonce sa hierarchie
Le trader Jérôme Kerviel, mis en examen lundi soir, a suggéré lors de sa garde à vue que sa hiérarchie était au courant de l’importance des sommes qu’il avait engagées. Son avocate, Elisabeth Meyer, a mis en cause mercredi le "contrôle" et l’"organisation" de la banque et jugé que son client avait été "lynché".

L’ex-Premier ministre Dominique de Villepin a quant à lui dénoncé la "recherche de boucs émissaires", ce dont s’est défendu le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez. Il a assuré que la position du gouvernement n’était pas de "chercher des boucs émissaires", tout en soulignant que les "responsabilités" devaient être "clairement établies".

Risque d’OPA
Parallèlement, l’hypothèse d’un rapprochement de la Société Générale avec BNP Paribas pour faire échec à une OPA hostile d’une banque étrangère et créer un champion bancaire français est revenue en force. L’annonce mercredi par la première banque française d’un profit record de 7,8 milliards d’euros en 2007, alors que beaucoup de ses concurrentes ont été durement atteintes par la crise des "subprime", la fait apparaître comme plus forte que jamais face à sa rivale française.

"Tout adossement" de la Société Générale devrait se faire "dans le cadre de l’intérêt de l’industrie bancaire française", a déclaré M. Wauquiez, en écho aux propos la veille du Premier ministre François Fillon, selon lequel "le gouvernement entend que la Société Générale reste une grande banque française acteur de la mondialisation".

Mais la Commission européenne a mis en garde à la France, rappelant que "les candidats potentiels au rachat doivent être traités de manière non-discriminatoire".

Alors que certains scénarios évoquent un "démantèlement" de la Société Générale, notamment par un partage entre BNP Paribas et le Crédit Agricole, le ministre du Budget Eric Woerth a affirmé qu’il n’y avait "pas de risque" que cela se produise.

La Bourse de Paris parie sur un scénario de rachat, qui a fait flamber le titre mardi de plus de 10%. Mercredi, l’action perdait 0,83% vers 14H45.

Dans un entretien au journal Le Monde, le numéro deux de BNP Paribas, Baudoin Prot, a refusé de s’exprimer sur l’affaire.

La Générale a perdu près de 7 milliards d’euros dans l’affaire du trader et la crise des crédits à risque, qui a fait fondre son bénéfice 2007 à environ 700 millions d’euros.

Daniel Bouton de plus en plus menacé

                                   

                                             

Ebranlé par l’affaire Kerviel, le patron de la Société Générale est sur la sellette. Les responsables politiques, Nicolas Sarkozy en tête, le lâchent les uns après les autres. Les petits actionnaires multiplient les plaintes pour délit d’initié.

 

                              

a pression monte mardi sur le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, poussé à la démission par plusieurs dirigeants politiques, alors que les petits actionnaires multiplient les plaintes pour délit d’initié.

Le trader Jérôme Kerviel, accusé d’avoir fait perdre 4,82 milliards d’euros à la banque, a été mis en examen lundi soir notamment pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et laissé en liberté sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet. L’attention s’est aussitôt déplacée vers Daniel Bouton.

Le président Nicolas Sarkozy a lancé la charge lundi soir, estimant qu’une telle crise ne pouvait "pas rester sans conséquences". "On est dans un système où, quand on a une forte rémunération qui est sans doute légitime, et qu’il y a un fort problème, on ne peut pas s’exonérer des responsabilités", a-t-il affirmé.

La ministre de la Justice Rachida Dati a abondé dans ce sens mardi, en déclarant que la responsabilité de M. Bouton pouvait "être engagée". Le président de la commission des Finances du Sénat, le centriste Jean Arthuis, est allé encore plus loin: Daniel Bouton ne peut "pas faire autrement que partir", a-t-il tranché.

Plus prudente, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a affirmé que c’était "aux administrateurs" de décider du maintien ou non du PDG à son poste. Au contraire, pour la députée PS Elisabeth Guigou, "dans l’immédiat, il ne faut rien faire qui fragilise la Société Générale".

Aux Etats-Unis, les PDG de Citigroup et Merrill Lynch avaient été poussés à la démission cet automne après l’annonce de milliards de pertes liés au "subprime". "L’impunité des principaux dirigeants (…) suscite l’étonnement, sinon plus, y compris dans les plus hautes sphères de l’Etat", écrit mardi La Tribune.

Plus sévère, dans Sud Ouest, Frank De Bondt estime que M. Bouton est "un président formidablement ridicule, ou relativement incompétent".

Daniel Bouton, 57 ans, à la tête de la banque depuis 1997, avait présenté la semaine dernière sa démission au conseil d’administration. Ce dernier l’avait refusée, lui donnant pour mandat de "remettre le groupe sur la voie de la croissance rentable".

M. Bouton a affirmé lundi que sa démission était toujours sur la table. Un conseil d’administration "ordinaire", "prévu de longue date", doit se tenir mercredi, a-t-on appris auprès d’un administrateur. L’ordre du jour n’a pas été précisé.

De son côté, le Premier ministre François Fillon a prévenu que le gouvernement "ne laissera pas la Société Générale être l’objet de raids hostiles".

En outre, les soupçons de délit d’initié se rajoutent aux critiques sur le management depuis que l’AMF a indiqué lundi qu’un des administrateurs de la banque avait vendu ses propres actions Société Générale le 9 janvier. Dans un autre avis mardi, l’AMF a révélé que cet administrateur, Robert Day, avait cédé de nouveau pour plus de 40,5 millions d’euros le 18 janvier, le jour même où les premiers soupçons de "fraude" sont apparus.

Après plusieurs centaines d’actionnaires lundi, l’Association des actionnaires minoritaires (Adam) a demandé à l’Autorité des marchés financiers (AMF) l’ouverture d’une enquête pour informations trompeuses et sur d’"éventuelles opérations d’initié".

La Société Générale a indiqué que M. Day, comme les autres membres du conseil, "n’était pas informé des pertes de trading de J. Kerviel" avant de vendre ses actions. Les dépréciations de 2 milliards d’euros au titre de son exposition aux "subprime" et les pertes liées à la fraude "ont été communiquées au conseil le 20 janvier", a-t-elle précisé.

Mardi à 13h00, le titre Société Générale était en augmentation de 0,63% à 71,50 euros, dans un marché en hausse de 1,26%.

Mise en examen mais libre sous contrôle judiciaire

 

Société Générale: Jérôme Kerviel mis en examen mais libre sous contrôle judiciaire

 

                                          

Le trader de la Société Générale  Jérôme Kerviel a été mis en examen lundi soir notamment pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et laissé en liberté sous contrôle judiciaire contre l’avis du parquet.

Le jeune trader a admis devant les juges avoir outrepassé les limites depuis plus de deux ans et les éditorialistes de la presse quotidienne crient haro sur Daniel Bouton et le "système de gouvernance" de la Société Générale.

Le courtier de 31 ans a quitté discrètement le pôle financier, où il avait été déféré en milieu de matinée à l’issue de 48 heures de garde à vue. Les décisions des juges d’instruction Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, saisis de l’enquête, ont été saluées comme une "victoire" par les avocats de M. Kerviel, accusé par la Société Générale de lui avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros.

Le parquet, qui avait requis la détention provisoire du trader pour garantir "les investigations" à venir mais aussi pour le "protéger" compte tenu de la "pression considérable (…) médiatique et professionnelle", a décidé de faire appel de sa mise en liberté. C’est la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris qui devra statuer, à une date qui n’a pas été communiquée.

M. Kerviel a été mis en examen en fin de journée pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et "introduction dans des systèmes de données informatiques". Les juges n’ont pas retenu "l’abus de confiance aggravé" et la "tentative d’escroquerie" requis par le parquet. Le chef de mise en examen le plus grave, l’abus de confiance simple, est puni de 3 ans de prison et 375.000 euros d’amende.

M. Kerviel est en "liberté, c’est une belle victoire mais ça n’est que justice", s’est félicitée un de ses conseils, Elisabeth Meyer. "Le parquet a demandé trop de choses de façon inconsidérée. Avec calme et raison, les juges s’en sont tenus aux incriminations en-deçà de ce que le parquet réclamait", a ajouté son collègue, Christian Charrière-Bournazel.

Au cours de sa garde à vue, le courtier a reconnu avoir mené des opérations non autorisées par la banque dès la fin 2005, selon le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin. Jusqu’à présent, la SG avait évoqué des opérations à partir de fin 2006.

Néanmoins, les engagements financiers d’alors n’étaient "pas de l’ampleur" de ceux découverts par la banque le 18 janvier et qui avoisineraient les 50 milliards d’euros, a révélé le procureur. "En 2006 et en 2007, il a peu à peu effectué des prises de positions purement spéculatives", a ajouté M. Marin.

Si M. Kerviel a affirmé aux enquêteurs n’avoir "pas agi à son profit direct et personnel", il a "admis", selon le procureur, "avoir accompli certains actes et faits pour dissimuler" ses actions sur le marché.

Selon M. Marin, le courtier, qui "espérait apparaître comme un trader d’exception", a affirmé ne pas être le seul à faire prendre des risques à sa banque, d’autres traders agissant de même mais "à un moindre niveau".

Comme dimanche, les avocats de M. Kerviel ont clamé son innocence, dénonçant le spectre du "bouc émissaire", tandis que le PDG de la banque, Daniel Bouton , l’a qualifié de "fraudeur formidablement dissimulateur".

Le président Nicolas Sarkozy a estimé qu’une telle crise "ne peut pas rester sans conséquence s’agissant des responsabilités", y compris au plus haut niveau.

Par ailleurs, des actionnaires ont annoncé, par la voix de leur conseil, le dépôt d’une plainte contre X pour "délit d’initié" et "manipulation de cours" après l’annonce de la vente de 85,7 millions d’euros d’actions de la SG le 9 janvier par un administrateur de la banque. L’Association des petits porteurs actifs a demandé, pour sa part, l’ouverture d’une information judiciaire.

Au titre du contrôle judiciaire, M. Kerviel ne peut pas quitter le territoire, entrer en relation avec des salariés de la Société générale et exercer toute activité professionnelle ayant trait aux marchés financiers.

CINEMA César 2008  » La Môme « 

"La Môme" et "Un secret" au coude à coude avec 11 nominations


L’actrice française Marion Cotillard, le 12 janvier 2008

 

"La Môme", film à succès d’Olivier Dahan sur la vie d’Edith Piaf, et "Un secret" de Claude Miller, évoquant une tragédie familiale pendant l’Occupation, sont les grands favoris, avec onze nominations chacun, des César 2008, l’événement annuel du cinéma français, qui seront décernés le 22 février.

Les autres nommés pour le meilleur film sont "Le Scaphandre et le papillon" (7 nominations) de Julian Schnabel, "Persépolis" (6 nominations) de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, en lice par ailleurs pour l’Oscar du meilleur film d’animation, et "La Graine et le mulet" (5 nominations) réalisé par Abdellatif Kechiche.

Retransmise en direct sur la chaîne Canal +, cette 33e édition devrait être à nouveau l’occasion d’une tribune revendicative: un appel à la fermeture des cinémas indépendants le soir de la cérémonie a été lancé par des professionnels et des associations pour protester contre un "désengagement de l’Etat", selon eux, en matière d’action culturelle cinématographique.

Sorties d’un pli cacheté par un huissier de justice et annoncées par l’acteur Jean Rochefort, président de la cérémonie, ces nominations correspondent au vote, à bulletins secrets, des 3.500 membres (producteurs, réalisateurs, acteurs, scénaristes, techniciens…) de l’Académie des arts et techniques du cinéma.

Déjà nommée à Hollywood pour l’Oscar de la meilleure actrice, Marion Cotillard, interprète principale de "La Môme", est aussi en course pour le César dans la même catégorie. Sont en compétition avec elle : Isabelle Carré ("Anna M."), Cécile de France ("Un Secret"), Marina Foïs ("Darling") et Catherine Frot ("Odette Toulemonde").

Pour le meilleur acteur sont en lice: Mathieu Amalric ("Le Scaphandre et le papillon"), Michel Blanc ("Les Témoins"), Jean-Pierre Darroussin ("Dialogue avec mon jardinier"), Vincent Lindon ("Ceux qui restent") et Jean-Pierre Marielle ("Faut que ça danse !").

Olivier Dahan, Abdellatif Kechiche, Claude Miller, Julian Schnabel et André Téchiné sont nommés pour le César du meilleur réalisateur.

"Nous tablons sur une édition festive et amusante, d’autant plus que l’année dernière n’a pas été exaltante sur le plan culturel", a déclaré Jean Rochefort. "On espère des discours et des remerciements brefs. On va essayer de porter vers le rire!", a promis l’acteur, en présence de Gilles Jacob, président du Festival de Cannes et d’Alain Terzian, président de l’Académie des arts et techniques du cinéma.

Pour le César du meilleur espoir féminin, un duel opposera Louise Blachère et Adèle Haenel pour le même film, "Naissance des pieuvres" de Céline Sciamma. Audrey Dana ("Roman de gare"), Hafsia Herzi ("La graine et le mulet") et Clotilde Hesme ("Les chansons d’amour"), sont elles aussi nommées.

Le comédien de la Comédie Française Laurent Stocker est en lice deux fois pour les César du meilleur espoir masculin et du meilleur acteur dans un second rôle pour "Ensemble c’est tout", de Claude Berri.

Bulle Ogier ("Faut que ça danse !"), Julie Depardieu ("Un secret"), Noémie Lvovsky ("Actrices"), Ludivine Sagnier ("Un secret") et Sylvie Testud ("La Môme") sont en compétition pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle.

Jérôme Kerviel en garde à vue à la Brigade financière

 

Jérôme Kerviel, le trader mis en cause dans la "fraude" dont aurait été victime la Société Générale, a été placé samedi en garde à vue dans les locaux de la Brigade financière à Paris pour y être entendu par les policiers chargés de l’enquête.

 

 

 

 

 

 

Le PDG de la Société Générale Daniel Bouton, le 24 janvier 2008

 

 

 

 

L’immeuble où réside le courtier de la Société Générale Jérôme Kerviel, le 25 janvier 2008 à Neuilly-sur-Seine

 

 

Un important dispositif de sécurité a permis peu avant 14H00 (13H00 GMT) l’accès de deux véhicules, dont un Renault Kangoo à bord duquel se trouvait Jérôme Kerviel, dans le parking de l’immeuble de la Brigade financière, situé rue du Château-des-Rentiers (XIIIe arr).

Jérôme Kerviel, un trader de 31 ans soupçonné d’avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à la Société Générale, a été placé sous le régime de la garde à vue, a précisé une source judiciaire.

Vendredi après-midi, des enquêteurs de la Brigade financière s’étaient rendus à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) pour perquisitionner au domicile de M. Kerviel, d’où les policiers étaient ressortis avec des documents, peu dignes d’intérêt selon une source proche du dossier.

Selon des voisins, le trader n’a pas été vu depuis plusieurs semaines, certains évoquant une sous-location à un couple.

Les policiers s’étaient également rendus vendredi au siège administratif de la Société générale à La Défense (Hauts-de-Seine) où "des pièces utiles à l’enquête" leur ont été remises volontairement, selon le parquet de Paris.

Alors que les explications de la Société Générale sur ses pertes colossales ont suscité l’incrédulité voire les critiques, le PDG Daniel Bouton s’est défendu samedi dans un long entretien au Figaro.

Le PDG a réfuté notamment toute dissimulation. "Ce qui est arrivé à la Société Générale n’a rien à voir avec une catastrophe qui aurait été le fait de notre stratégie. Cela s’apparente à un incendie volontaire, qui aurait détruit une grosse usine d’un groupe industriel", a déclaré M. Bouton.

Il a rejeté l’hypothèse d’avoir "transféré dans un trou nouveau des pertes provenant d’un autre trou", en l’occurence celui généré par la crise financière internationale. "Cela, a-t-il souligné, ne tient pas debout, ni techniquement ni comptablement."

Il a aussi démenti la responsabilité de la banque dans la chute spectaculaire des marchés financiers en début de semaine, ainsi que dans la décision mardi de la Réserve fédérale américaine (Fed) d’abaisser son principal taux directeur de 0,75 point.

La Société Générale a déposé plainte contre Jérôme Kerviel pour "faux et usage de faux" et "atteinte au système de traitement automatisé des données".

Le parquet de Paris, qui centralise les plaintes visant cette "fraude" record, a ouvert jeudi une enquête préliminaire, confiée à la brigade financière, à la suite d’une première plainte contre X déposée dans la matinée au nom d’un petit porteur pour "escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux, complicité et recel".

Les plus hautes autorités de l’Etat, de Nicolas Sarkozy à François Fillon en passant par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, se sont employées vendredi à rassurer aussi bien les marchés que l’opinion publique.

Le Premier ministre a demandé "sous 8 jours" à Christine Lagarde (Economie) un rapport sur cette affaire.

 

LE PDG TENTE DE NOYER LE POISSON

En réaction à l’article :
Societe Generale Jerome Kerviel en garde a vue a la Brigade financiere

Il est impossible que KERVIEL ait pu agir à l’insu de la DG de la banque, ne serait-ce que par suite des sociétés de bourse. Espérons que HERVIEL aura la possibilité de diretoute la vérité et que celle-ci ne sera pas censurée.

Erika: Total fait appel d’un jugement « injustifié »

Total a décidé de faire appel de sa condamnation dans le naufrage de l’Erika, un jugement "injustifié" selon le groupe pétrolier qui s’est aussi dit prêt à indemniser "immédiatement" les victimes à condition d’un renoncement au second procès qui s’annonce.

                                               

                                                  le 13 décembre 1999.

Après le jugement rendu le 16 janvier par le tribunal correctionnel de Paris, "Total décide de faire appel d’une décision de justice qu’il estime injustifiée et allant à l’encontre du but recherché: améliorer la sécurité dans le transport maritime", a annoncé le groupe vendredi dans un communiqué.

"Il est reproché à Total d’avoir provoqué le naufrage en commettant une faute d’imprudence dans la sélection du navire, alors que Total a été trompé par des certificats qui ne correspondaient pas à la réalité de l’état gravement dégradé de la structure du navire", ajoute le groupe, soulignant que ce n’est "ni son rôle, ni son métier" de se substituer aux sociétés de contrôle et de classification.

 

Outre l’amende maximale de 375.000 euros, Total a été condamné à verser 192 millions d’euros de dommages et intérêts, solidairement avec le propriétaire, le gestionnaire et la société de classification de l’Erika, qui avait sombré dans le Golfe de Gascogne le 12 décembre 1999.

Le groupe s’est dit vendredi prêt à verser les indemnités "immédiatement et de manière irrévocable aux victimes de la pollution" qui choisiront de se désister de leur constitution de partie civile et de ne plus rien réclamer en appel.

"A tous ceux qui sont d’accord, on va donner les montants estimés par le tribunal en contrepartie d’un désistement", a expliqué à l’AFP Me Daniel Soulez-Larivière, avocat de Total. "On ne peut accepter d’être condamné ni au pénal, ni au civil", a-t-il ajouté.

"Une organisation est mise en place pour que les paiements soient immédiats et définitifs quel que soit le résultat de l’appel", poursuit le communiqué du groupe, rappelant qu’il a déjà dépensé 200 millions d’euros pour participer au nettoyage des côtes et pomper le fioul resté dans les cuves de l’Erika après le naufrage.

Associations écologiques, pêcheurs, mareyeurs, collectivités locales, hôteliers: une centaine de personnes physiques ou morales sollicitait des réparations financières au procès qui s’est tenu de février à juin 2007. Les parties civiles ont finalement obtenu 20% du milliard d’euros réclamé.

Mais au lendemain du jugement, alors que Total étudiait la meilleure stratégie à adopter, une source proche du dossier avait estimé qu’en appel "s’il perd encore, Total pourrait se retrouver avec 400 millions d’euros de dommages et intérêts".

En effet, le jugement de première instance a reconnu pour la première fois le préjudice écologique, ce dont ont profité la Ligue pour la protection des oiseaux et le département du Morbihan parce qu’il gérait des espaces naturels aux contours précisément établis.

Désormais les conseils régionaux concernés par le déversement de 20.000 tonnes de fioul lourd ultra-polluant sur 400 km du littoral Altantique pourront présenter des dossiers montrant qu’elles gèrent aussi ce type d’espaces sensibles, et ont donc droit à des indemnités pour atteintes à l’environnement.

Dans un entretien publié vendredi soir sur le site de Ouest France, le directeur général Christophe de Margerie a déclaré avoir fait appel "par devoir de chef d’entreprise". Selon lui, ce jugement "s’en prend à la poche profonde du groupe qui fait des bénéfices" (12,6 milliards d’euros en 2006).

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