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Archives de décembre, 2007

ILS nous ont quitté le second semestre 2007

ils nous ont quittés en juillet

Philosophes, hommes politiques, sportifs, artistes, d’autres personnalités nous ont également quittés au mois de juillet.
Le 6 juillet, Marc Lacroix, auteur des photos délirantes de Dali ("Dali à la couronne d’araignée de mer", "Dali à la chemise d’Elvis Presley"), et photographe professionnel pour des revues internationales de décoration, s’est éteint à 80 ans. Le lendemain, la première athlète australienne à avoir participé au JO (Los Angeles, 1932), Eileen Wearne, est décédée. Jean Houdart, journaliste au quotidien "Le Monde" pendant plus de 40 ans, est mort le 8 juillet à 84 ans. L’ancien président colombien Alfonso Lopez Michelsen, s’est éteint le 11 juillet : il avait notamment été le promoteur des accords qui ont permis la restitution par les Etats-Unis du Canal de Panama. Le même jour, est aussi décédé le polititologue français Alain Roussillon.
Le 18 juillet, le ténor américain Jerry Hadley est décédé à 55 ans, après une tentative de suicide. Trois jours plus tard, la vedette de la télévision évangélique Tammy Faye Bakker laissait des milliers de fidèles américains dans la peine. Le 21 juillet, Anne-Marie Debré, épouse du président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, est décédée des suites d’une longue maladie. Gilbert Bozon, vice-champion olympique de natation (100 m dos) des JO d’Helsinki en 1952, s’est éteint le 24 juillet.

Claude Pompidou

Claude Pompidou © Jacques Cuinières / Roger-Viollet Madame Pompidou visitant les hôpitaux. Mauritanie, février 1971.

Née le 13 novembre 1912 à Château-Gontier, Claude Pompidou est décédée le 3 juillet 2007 à Paris.

Première Dame de France
Claude Pompidou restera dans les mémoires comme une "première dame de France", son mari Georges Pompidou ayant été Président de 1969 à 1974. Mais elle aura aussi contribué à moderniser l’image du couple présidentiel, après le mandat du général de Gaulle. Moins conformiste que "Tante Yvonne", jusque dans le choix du mobilier de l’Elysée, elle souffrira d’ailleurs des contraintes du pouvoir comme elle l’a expliqué dans "L’Elan du cœur", paru en 1997.
De l’art moderne à la lutte contre Alzheimer
Après des études de droit, Claude Cahour épouse Georges Pompidou en 1934. A mesure que son mari gravit les échelons en politique, elle se rapproche d’artistes et d’écrivains comme Françoise Sagan. Férue d’art moderne, elle initie le Président aux œuvres contemporaines, avant de suivre la construction du Centre Georges Pompidou, ouvert trois ans après la mort de son instigateur, en 1974. Depuis les années 1970, elle présidait la Fondation Claude-Pompidou créée pour soutenir les enfants handicapés, les personnes âgées et les malades hospitalisés .

Zaher Shah

L’ancien roi d’Afghanistan Zaher Shah Mohammed Zaher Shah, né à Kaboul le 15 octobre 1914, est décédé le 23 juillet 2007. Il fut roi d’Afghanistan de 1933 à 1973.

L’artisan de la modernisation du pays
C’est à seulement 19 ans que Zaher Shah succède à son père en 1930, après avoir été ministre de l’Education et de la Guerre. En 1934, il fait adhérer son pays à la Société des Nations et, ardent défenseur de la paix, fait voter la neutralité par l’assemblée parlementaire en 1940. Dans les années 1960, Zaher Shah dote le pays d’une constitution, prévoyant un Parlement, le suffrage universel et un Premier ministre n’appartenant pas à la famille royale. A l’époque, c’est une révolution.Mais en 1973, il est déposé par son cousin l’ancien Premier ministre, Mohammed Daoud Khan, pendant qu’il était en voyage en Europe, où il vit en exil jusqu’en 2001.
Symbole de paix et d’unité
Symbole d’un Afghanistan en paix, Zaher Shah jouit toujours d’une grande popularité dans son pays. C’est pourquoi en 2001, après la chute des Talibans suite à l’intervention américaine, l’ancien roi est rappelé par la Communauté internationale pour inaugurer d’urgence la Loya Jirga (assemblée traditionnelle), dont les travaux ont débouché sur la formation d’un nouvel exécutif et la nomination du président Hamid Karzaï. Craignant de voir le roi déchu réclamer son trône, le Président lui avait alors accordé le titre symbolique de "Père de la nation".

Michel Serrault

 

 

Michel Serrault, acteur français Michel Serrault, né le 24 janvier 1928 à Brunoy (Essonne), est décédé le 29 juillet 2007 à Honfleur (Calvados).

L’ami Poiret
Après avoir hésité à être prêtre, Michel Serrault intègre l’école de la rue Blanche en 1944, mais échoue à entrer au Conservatoire. En 1946, il signe son premier contrat pour une tournée en Allemagne, où il joue "Les Fourberies de Scapin", de Molière. Dans les années 1950, l’acteur rencontre Jean Poiret aux matinées classiques du théâtre Sarah-Bernhardt. Le duo collabore sur les planches et au cinéma. En 1973, ils triomphent dans "La cage aux folles", pièce de Poiret adaptée au cinéma en 1978. Le rôle de "Zaza Napoli" vaut à Michel Serrault son 1er César.
Du rire aux larmes
Doté d’un véritable talent comique, Michel Serrault excelle aussi dans des rôles dramatiques, comme dans "Garde à vue" de Claude Miller en 1985 qui lui vaut un second César, ou "Assassin(s)" de Mathieu Kassovitz (1997). En 1996, il est "césarisé" une troisième fois pour son rôle de gentleman amoureux dans "Nelly et Monsieur Arnaud", de Claude Sautet, avec Emmanuelle Béart. Il brille aussi sur les planches lorsqu’il endosse les habits d’Harpagon dans "L’Avare" (Molière) en 1985, ou encore dans "Knock" (J. Romains) en 1992. En 1999, le Président Jacques Chirac le fait Officier de la légion d’honneur. Il est à l’affiche, en août, du film "Antonio Vivaldi, un prince à Venise" de J-L. Guillermou.

Jean Stablinski

 

Jean Stablinski, cycliste français, champion du monde en 1962 Jean Stablinski , né le 21 mai 1932 à Thun-Saint-Amand (Nord) est décédé le 22 juillet 2007.

"Monsieur France"
Fils d’immigrants polonais installés dans le bassin minier du Nord de la France, Jean Stablewski, dit Jean Stablinski, gagne, à 14 ans, un vélo de course à un concours d’accordéon. Deux ans plus tard, il dispute ses premières courses ! Stablinski signe son premier contrat professionnel à 21 ans. Remportant victoire sur victoire au championnat de France professionnel sur route, "Stab" obtient le surnom de "Monsieur France". En 16 années de courses (1952-1968), le cycliste accumule 105 victoires à son palmarès, devenant champion du monde en 1962. Mais le Tour de France lui a toujours échappé.
Eternel passionné
Après sa carrière de cycliste, Jean Stablinski ne quitte pas le monde du cyclisme : il devient le premier directeur sportif de Hinault en 1975 dans l’équipe Gitane. Même pendant sa retraite, dans le Nord, le vélo continue d’être sa passion, cherchant des solutions pour la survie du Paris-Roubaix. C’est lui qui dénichera notamment la fameuse tranchée de Wallers-Arenberg, une nouvelle portion de la célèbre course.

 

Ecrivains, hommes politiques, sportifs, artistes, d’autres personnalités nous ont également quittés au mois d’aôut.

Le 2 août, Alvaro Holden Roberto, père de l’indépendance angolaise, s’est éteint à 84 ans. Malgré une santé déclinante, il était toujours le Président du parti FNLA. Le photographe américain Joe O’Donnell, célèbre pour ses clichés d’Hiroshima et de Nagazaki, après l’explosion des bombes atomiques, est décédé le 10 août. Sergio Vantaggiato, célèbre journaliste sprotif en Italie, est décédé à la suite d’une altercation dans le métro parisien le 13 août. Le lendemain, la doyenne de l’humanité, la japonaise Shitsu Nakano, s’est éteinte à 113 ans. Le roman policier français a perdu l’un de ses maîtres, Francis Rick, le 19 août.
Le 20 août, une magnat de l’immobilier multimilliardaire Leona Helmsley est décédée, léguant la totalité de sa fortune à son chien ! Ecrivaine et journaliste slovaque, Hana Ponicka s’était illustrée en tant que militante anti-communiste dans son pays : elle s’est éteinte à 85 ans, le 21 août. Deux jours plus tard, l’Italie a perdu l’un des "sages" de la gauche transalpine, Bruno Trentin, intellectuel et ancien syndicaliste. Le 26 août, Gaston Thorn, ancien Président de la Commission européenne et ancien Premier ministre du Luxembourg, s’est éteint à 79 ans. De 1974 à 1979, à la tête d’une coalition libérale-socialiste, il dépénalisa l’avortement et l’adultère, et fit abolir la peine de mort. Jeune espoir du football espagnol, Antonio Puerta est décédé à 22 ans, suite à une crise cardiaque lors d’un match, le 28 août.

Mgr Jean-Marie Lustiger

Le cardinal Jean-Marie Lustiger a marqué le milieu religieux, mais aussi les mondes intellectuels et politiques © Diocèse de Paris

Jean-Marie Lustiger, né le 17 septembre 1926 à Paris, y est décédé le 5 août à l’âge de 80 ans.

Catholique et Juif de cœur

Aaron Lustiger est né dans une famille juive en 1926. Un héritage qu’il a toujours revendiqué, même après sa conversion au catholicisme en 1940 et l’adoption d’un nouveau prénom, Jean-Marie. En 1954, il est ordonné prêtre, puis, en 1979, nommé evêque d’Orléans. Deux ans après, il est appelé à Paris dont il devient archevêque. En 1983, Jean-Marie Lustiger est fait cardinal par le pape Jean-Paul II, dont il était proche.

Intellectuel et charismatique

Au sein de l’Eglise, le nouveau cardinal entend rénover le diocèse de Paris, ses structures et la liturgie catholique. Il favorise également le rapprochement entre juifs et catholiques. Sur le plan politique, Jean-Marie Lustiger dialogue avec les Présidents et prend position sur des sujets de société. En 2003, il se prononce ainsi contre une loi sur le port du voile à l’école. Ses mesures ne font pas toujours l’unanimité, mais son charisme et son intelligence sont largement reconnus. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, Jean-Marie Lustiger entre à l’Académie française en 1995. En 2005, à la mort de Jean-Paul II, beaucoup pensent qu’il aurait pu devenir pape s’il n’avait pas déjà été malade.

Raymond Barre

 

 

Raymond Barre, économiste, ancien Premier ministre, ancien maire de Lyon. Raymond Barre, né à Saint-Denis (La Réunion) le 12 avril 1923, est décédé à Paris le 25 août 2007.

"Un homme carré au corps rond"
Originaire de Saint-Denis à La Réunion, Raymond Barre est né en avril 1923 dans une famille de négociants. Elève brillant et ancien condisciple de l’avocat Jacques Vergès, il accumule les succès au lycée. Après Sciences Po, le jeune homme choisit de passer les agrégations de droit et de sciences économiques. Enseignant, Raymond Barre rédige un manuel d’économie, devenu une référence pour de nombreux étudiants : "le Barre". Ses talents d’économiste lui permettront d’intégrer la Commission européenne comme chargé des affaires économiques. Raymond Barre sera l’un des fondateurs de la politique économique et monétaire commune européenne.

Serviteur de la France

Ce centriste prônant un libéralisme modéré, plus technicien que partisan, séduit le président Valéry Giscard d’Estaing. En janvier 1976, Raymond Barre se voit ainsi promu ministre du Commerce extérieur. Six mois plus tard, lorsque Jacques Chirac démissionne de Matignon, Valéry Giscard d’Estaing nomme Raymond Barre Premier ministre .

Caroline Aigle

 

Caroline Aigle, première femme pilote de chasse.

Caroline Aigle, née le 12 septembre 1974 à Montauban, est décédée le 21 août 2007 à Dijon.

Une pionnière dans l’armée de l’air…

Fille de médecin militaire, Caroline Aigle suit sa scolarité au lycée militaire de Saint-Cyr l’Ecole puis au Prytanée militaire de La Flèche, où elle prépare les concours aux Grandes écoles. Admise à Polytechnique, elle intègre ensuite l’Ecole de l’Air de Salon-de-Provence en 1997. Menue, les cheveux blonds, de grands yeux clairs, elle en impose pourtant dans ce milieu d’hommes. En mai 1999, à 24 ans, Caroline Aigle devient la première femme française pilote de chasse.

Devenue légende

Sportive infatigable, Caroline Aigle pratique le cross, le parachutisme, la plongée, et peut aussi s’enorgueillir d’un beau palmarès : membre de l’équipe de France militaire de triathlon, elle a été 2 fois championne du monde. De pilote de combat opérationnel à chef de patrouille en 2004, elle gravit tous les échelons des qualifications de pilote de chasse. Mariée à un pilote de la patrouille Breitling, elle venait d’avoir son 2e enfant. Sa disparition soudaine, causée par une grave maladie, a généré un large élan de sympathie : plus de 800 personnes ont témoigné leur tristesse sur un blog de l’armée de l’air.

Ils nous ont quittés en septembre

Ecrivains, hommes et femmes politiques, sportifs, artistes, d’autres personnalités nous ont également quittés au mois de septembre.
Le 3 septembre, Jacques Pelletier, sénateur radical, s’est éteint à 78 ans. Il était, bien avant Nicolas Sarkozy, l’un des pionniers de l’ouverture, et un farouche adversaire de la bipolarisation politique. L’actrice américaine Jane Wyman, qui fut aussi la première épouse de Ronald Reagan, est décédée le 10 septembre. Joe Zawinul, célèbre jazzman autrichien, fondateur du groupe de jazz-rock Weather Report, s’est éteint le 11 septembre. La doyenne des Français, Marie-Simon Capony, a tiré sa révérence à l’âge 113 ans. La "photographe des photographes", Yvette Troispoux, est décédée à l’âge de 93 ans, le 13 septembre.

Le cinéma espagnol a perdu l’un de ses plus anciens décorateurs et spécialistes des effets spéciaux et visuels, Emilio Ruiz del Rio, le 16 septembre. le même jour, Jean Balissat, compositeur suisse, est décédé à 71 ans. L’actrice française Maïa Simon s’est éteinte à Zurich, après avoir choisi de mettre fin à ses jours. Sa mort, le 19 septembre, a relancé le débat sur la légalisation de l’euthanasie en France. Célèbre médecin, homme politique, militant des droits de l’homme, Haïdar Abdel Chafi, est décédé le 25 septembre. Il a été décoré de l’Etoile d’honneur palestinienne.

Luciano Pavarotti

Luciano Pavarotti dans "Luisa Miller" de Giuseppe Verdi, Opéra de Paris, 1983.

Luciano Pavarotti, né le 12 octobre 1935 à Modène, en Italie, est décédé le 6 septembre 2007.
Ténor autodidacte
Issu d’un milieu modeste, Luciano Pavarotti apprend à chanter seul dans les chœurs de l’opéra de Modène. Jeune, il veut être instituteur. Il le sera un an et demi, avant d’arrêter pour préserver sa voix. En 1961, à 26 ans, il commence sa carrière dans le rôle de Rodolphe, dans "La Bohème" de Puccini, et se produit sur de nombreuses scènes européennes, jusqu’à son grand triomphe dans "Lucia di Lammermour", à Miami, en 1965. Les années 1970 sont celles de Pavarotti, qui interprète les plus grands rôles dans Aïda", "Madame Butterfly" ou "Rigoletto".
Du Bel canto à la pop’
Après avoir épuisé le répertoire de Bel canto, Luciano Pavarotti décide de populariser l’opéra : c’est l’aventure des "Trois Ténors", avec José Carreras et Placido Domingo. Pavarotti accompagne aussi des chanteurs populaires, comme Sting, Joe Cocker ou Mariah Carey, dans des concerts au profit de causes humanitaires. En 2004, il entame une tournée d’adieux. Celle-ci est interrompue en juillet 2006, lorsqu’il est opéré d’un cancer du pancréas. L’artiste n’aura pas pu terminer son tour d’honneur.

Jacques Martin

 

Jacques Martin, dans les coulisses de l’Ecole des Fans.

Jacques Martin, né à Lyon le 22 juin 1933, est décédé le 14 septembre 2007 à Biarritz.
Touche-à-tout
Issu d’une famille de grands cuisiniers, Jacques Martin se dirige, pourtant, sur une tout autre voie. Après des études chez les jésuites, il découvre le théâtre et monte à Paris, à 15 ans, pour tenter sa chance. Mais c’est en tant qu’animateur qu’il se fait connaître. Il anime une émission avec Jean Yanne sur l’ORTF et s’essaye aussi à la chanson. Il décroche la première partie des concerts de Jacques Brel à L’Olympia, compose plusieurs chansons et une comédie musicale en 1968, "Petipatapon".
Un énorme succès populaire
La carrière de Jacques Martin prend un véritable tournant en 1975 avec "Le Petit Rapporteur", une parodie du journal télévisé au ton décalé qu’il anime avec Daniel Prévost, Pierre Desproges et Stéphane Collaro. Dans les années 1980, c’est un ton plus consensuel qu’il donne à son grand rendez-vous "Dimanche Martin". Dans le cadre de ce projet, il crée et anime plusieurs émissions comme "L’école des fans" ou "Sous vos applaudissements". En 1998, il est victime d’un accident vasculaire cérébral et doit stopper net sa carrière. Il s’était marié 3 fois et avait 8 enfants.

René Desmaisons

 

René Desmaisons, guide de haute montagne, précurseur du grand alpinisme hivernal. 114 premières dans les Alpes et les Montagnes du monde, 14 expéditions dans la Cordillère des Andes.

René Desmaisons, né le 14 avril 1930 dans le Périgord, est décédé le 29 septembre 2007 à Marseille.

L’homme des montagnes
Adolescent, René Desmaisons perd sa mère et part vivre à Paris avec son parrain. C’est grâce à lui qu’il fait la connaissance d’un groupe de grimpeurs (le groupe de Bleau) et se passionne pour l’escalade. Ses premières ascensions, René Desmaisons les fait aux côtés d’un autre grand alpiniste, Jean Couzy, avant de gravir seul les sommets de tous les continents. Puis il devient guide de haute montagne et professeur guide à l’École Nationale d’Alpinisme de Chamonix. En 1966, il se fait connaître du public lors du sauvetage de deux alpinistes allemands bloqués dans les Drus, sur la face ouest du massif du Mont-Blanc. Ce sauvetage "improvisé" lui vaut l’exclusion de la Compagnie des guides de Chamonix.

Premier de cordée
En 1971, René Desmaison tente une nouvelle première hivernale dans la face nord des Grandes Jorasses, avec un aspirant guide, Serge Gousseault. Le mauvais temps ralentit la progression des 2 hommes : Gousseault meurt d’épuisement, Desmaisons est sauvé in extremis par l’exploit d’un pilote d’hélicoptère. Trente ans plus tard, dans son autobiographie, "Les Forces de la montagne" (éditions Hoebeke), il raconte cet ascension tragique.

Ils nous ont quittés en octobre .

Ecrivains, hommes et femmes politiques, sportifs, artistes… D’autres personnalités nous ont également quittés au mois d’octobre.
Le 1er octobre, la styliste française Claire Dupont, connue pour ses collaborations avec les designers et photographes du monde entier disparaissait. Les 5 et 6 octobre, c’est la photographe Alexandra Boulat, qui avait couvert la plupart des derniers conflits en ex-Yougoslavie, en Irak, et au Moyen-Orient, qui disparaissait, puis Serge de Beketch journaliste dans la revue de bande dessinée Pilote, mais aussi dans les médias d’extrême-droite Minute et Radio Courtoisie. Entre le 7 et le 12 octobre, Joe Waggonner, ex-confident de Richard Nixon, décédait aux Etats-Unis, mais aussi Stéphane-Maurice Bongho-Nouara, ancien Premier ministre du Congo, Sheikh Salem Sabah Al-Salem Al-Sabah, ministre des affaires étrangères du Koweït de 1991 à 1992, et Soe Win, Premier ministre de la Birmanie depuis 2004.
En France, Constantin Andréou, sculpteur franco-brésilien connu pour ses œuvres monumentales en bronze et professeur de César, est mort le 8 octobre. Bernard Morrot, ex-directeur des rédactions de Marianne et de France Soir est décédé le 12, tout comme Philippe Malaud, ministre de 1958 à 1972. Le 19, l’ex-sénateur UMP Hubert Durand-Chastel nous quittait, suivi, le 21, de Maurice Dousset, député UDF d’Eure-et-Loir de 1973 à 1997 et président de la région Centre de 1985 à 1998. Le 22 octobre, c’est Ève Curie biographe de sa mère, administratrice de la Fondation Curie, et conseillère spéciale à l’OTAN et à l’UNICEFqui disparaissait. Enfin l’une des dernières survivantes du groupe Manouchian (résistants étrangers communistes) Madeleine Delers est décédée le 23 octobre.

Raymond Pellegrin

Raymond Pellegrin. Raymond Pellegrin, né le 1er janvier 1925 à Nice, est mort le 14 octobre 2007.
L’instituteur dans" Manon des sources"
Acteur prolifique, avec plus de 120 oeuvres françaises, mais aussi italiennes et américaines, Raymond Pellegrin a débuté au théâtre, sous la direction de Marcel Pagnol. A la sortie de la guerre, il apparaît pour la 1re fois sur grand écran dans "Marie la misère". Après plusieurs films plus confidentiels, il incarne l’instituteur dans "Manon des Sources", en 1953. Une nouvelle collaboration avec Marcel Pagnol qui lui permet de travailler avec d’autres réalisateurs comme Sacha Guitry ("Napoléon"), Jean-Pierre Melville ("Le Deuxième souffle") ou les Américains Nicholas Ray et Sidney Lumet.

La voix de "Fantômas"

Mais Raymond Pellegrin restera aussi dans les mémoires comme "la plus belle voix du cinéma français". Il a notamment doublé le personnage de Fantômas dans la trilogie d’André Hunebelle, mettant en scène un Louis de Funès au sommet, de 1964 à 1967. Moins sollicité dans les années 1970, il fera ses dernières apparitions grâce à Claude Lelouch dans "Les Uns et les autres" en 1980 et "Viva la vie" en 1983.

 

Jacques Pohier

Jacques Pohier.

Jacques Pohier, né le 1926 , est mort samedi 15 octobre 2007.
Président de l’ADMD de 1992 à 1995
Alors que le débat sur l’euthanasie refait régulièrement surface, l’un de ses principaux partisans vient de nous quitter. Adhérent emblématique de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) depuis 1982, Jacques Pohier en a aussi été le président de 1992 à 1995 et le secrétaire général de 1989 à 1991. Il a été l’auteur de plusieurs ouvrages sur la question comme l’essai "La Mort opportune", en 1998.

Défenseur du "droit de choisir sa fin de vie"

Dans ce livre, Jacques Pohier évoquait la nécessité d’aménager la mort pour que chacun puisse disposer de solutions concrètes contre la souffrance : de la fin de l’acharnement thérapeutique jusqu’à la mort médicalement assistée. Selon l’ADMD, présidée aujourd’hui par Jean-Luc Romero, "Jacques Pohier a beaucoup œuvré pour faire comprendre aux Françaises et aux Français que la liberté de choisir les conditions de sa propre fin de vie était indispensable pour le confort de chacun". Administrateur de l’association jusqu’à sa mort, il est considéré comme celui qui lui a permis de devenir l’une des principales associations françaises

 

Christian d’Oriola

Christian d’Oriola.

Christian d’Oriola, né le 3 octobre 1928 à Perpignan, est décédé le 29 octobre 2007.
Le plus grand escrimeur français
Fleuretiste dès l’âge de 9 ans, grâce aux entraînements de son père dans la salle d’armes familiale, Christian d’Orila commence la compétition à 13 ans. En 1947, il devient le plus jeune champion du monde de fleuret individuel et par équipe avant d’être est désigné par le journal L’Equipe "champion des champions français". Il va régner pendant près de 10 ans sur la discipline , si bien qu’il est considéré aujourd’hui comme le meilleur et le plus connu des escrimeurs français de l’histoire.

Un palmarès impressionnant

Surnommé "d’Artagnan" par les Anglais, Christian d’Oriola a remporté les Jeux Olympiques 4 fois : deux fois en solo, en 1952 et 1956, et deux fois par équipes, en 1948 et 1952. Champion du monde de fleuret en 1947, 1949, 1953 et 1954, il a aussi remporté plusieurs fois le championnat de France à l’épée et au sabre. A 32 ans, en 1960, il a été le porte-drapeau de la délégation française aux Jeux olympiques de Rome, où il terminera à la 7e place de la compétition au fleuret. Après une carrière de plus de 30 ans, il s’est installé à Nîmes en 1970 avant d’être décoré de la Légion d’honneur l’année suivante.

Ils nous ont quittés en novembre . 

Ecrivains, hommes politiques, sportifs, scientifiques… D’autres personnalités nous ont également quittés au mois de novembre

Dans le monde artistique et littérairele cinéaste américain Delbert Mann, qui obtint une palme d’or en 1955 et l’oscar du meilleur réalisateur en 1956 pour son film Marty mourrait le 11 novembre à l’âge de 87 ans. Le lendemain, le romancier américain Ira Levin, dont le livre Rosemary’s Baby inspira Roman Polanski pour l’écriture d’un film éponyme en 1967, disparaissait. Magda Szabo, doyenne de la littérature hongroise, également prix Femina 2003 du meilleur roman étranger en France pour son livre La Porte, décédait le 20 novembre.

Le 7 novembre, l’ex-secrétaire de la Fédération Luthérienne mondiale, le pasteur André Appel, s’éteignait à Strasbourg. Il avait notamment œuvré pour maintenir les liens entre les Eglises protestante à l’époque du rideau de fer. Le 13 novembre, on apprenait la disparition de Robert Taylor, vainqueur du relais 4 fois 100m américain lors des Jeux de Munich en 1972. Ian Smith, dernier premier ministre de la Rhodésie, ancienne province d’Afrique du Sud qui deviendra indépendante sous le nom du Zimbabwe en 1979, décédait le 20 novembre.

Paul Tibbets

Paul Tibbets, pilote d’Enola Gay, qui lanca la première bombe atomique sur Hiroshima le 6 août 1945Né le 23 février 1915, Paul Tibbets est mort le 1er novembre à Columbus (Etats-Unis).


Pilote d’Enola Gay
Même s’il a provoqué la mort de plus de 70 000 personnes, Paul Tibbets n’a jamais rien regretté. Et n’a jamais eu, selon ses dires, de problèmes pour s’endormir la nuit. Celui qui lâcha la première bombe atomique de l’Histoire sur la ville japonaise d’Hiroshima se présentait avant tout comme un soldat qui n’avait fait que son devoir : "Mon unique objectif était de faire mon travail du mieux possible".
"Je suis fier de ce vol"
Né le 23 février 1915 à Quincy, dans l’Illinois, Paul Tibbets abandonne ses études de médecine en 1937 pour s’engager dans l’aviation américaine. Le 6 août 1945, il s’envole à bord d’Enola Gay, l’avion chargé de larguer une bombe atomique sur Hiroshima. "Je suis fier d’avoir préparé ce vol et d’avoir parfaitement conduit cette mission", se souvenait Paul Tibbets. Une mission qui lui permit d’atteindre le grade de général. Sa seconde vie, dans le monde civil, emprunte un peu de son passé militaire. En 1966, lorsqu’il quitte l’armée, il créé une entreprise de taxis aériens qu’il gère pendant vingt ans. Décédé le 1er novembre 2007, Paul Tibbets est enterré dans une tombe où son nom n’apparaît pas : il avait trop peur que sa sépulture ne soit profanée .

Norman Mailer

 

Norman Mailer, écrivain, journaliste, scénariste américain, deux fois récompensé par le Prix Pulitzer. Norman Mailer , né le 31 janvier 1923 à Long Branch aux Etats-unis, est décédé le 10 novembre 2007 à New York.
Auteur subversif
Né dans une famille de la petite bourgeoisie résidant à Brooklyn, Norman Mailer écrit sa première nouvelle alors qu’il est adolescent et son premier roman pendant ses études. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate et il est envoyé sur le front du Pacifique. La guerre lui inspire Les Nus et les Morts (1948) qui sera traduit en 25 langues. Après ce premier succès, Norman Mailer écrit des scénarios pour Hollywood, mais l’auteur, décrivant l’Amérique et ses travers économiques et politiques, semble trop subversif pour le cinéma américain. Pendant la guerre du Vietnam, Normam Mailer est souvent décrit comme l’enfant terrible de la littérature américaine et l’un des symboles de l’opposition au conflit.
Eclectisme
Romancier, journaliste, Norman Mailer a fondé l’hebdomadaire new-yorkais The Village Voice. Metteur en scène, scénariste, acteur : il s’est aussi distingué comme réalisateur, avec Les Vrais durs ne dansent pas, sélectionné au Festival de Cannes en 1987. Deux Pulitzer (en 1969 pour Les armées de la nuit et en 1980 pour Le chant du bourreau) et la légion d’honneur en 2006 ont récompensé sa carrière. Norman Mailer a publié cette année un dernier roman, Un château en forêt, qui revient sur la jeunesse d’Hitler sous l’angle de la psychanalyse.

Maurice Béjart

Maurice Béjart, danseur, chorégraphe, écrivain et réalisateur Maurice Béjart avait une manière originale de définir son art : "La danse n’a rien à raconter, elle a beaucoup à dire". Il s’est éteint le 22 novembre à 80 ans.
De danseur à chorégraphe
Né le 1er janvier 1927 à Marseille, Maurice Béjart commence à danser dès l’âge de 14 ans mais débute véritablement sa carrière en 1946 à Vichy. De son vrai nom Maurice Berger, il émigre rapidement vers l’opéra de Londres. C’est en 1955, à 28 ans, qu’il se tourne vers la chorégraphie en montant son premier ballet, Symphonie pour un homme seul. Véritable succès, cette oeuvre lui permet d’asseoir sa réputation et d’imposer un style qui puise aussi bien dans les répertoires classiques (Prométhée) que contemporains (Huis clos).

Artiste touche-à-tout
En 1960, profitant du triomphe du Sacre du Printemps, Maurice Béjart fonde la compagnie du Ballet du XXe siècle qui deviendra en 1987 le Béjart Ballet Lausanne. Il créé aussi des écoles de danses : les Mudra de Bruxelles et de Dakar. Son ouverture vers le théâtre, l’opéra, ou le cinéma lui donnent un statut d’artiste caméléon et lui vaut d’être élu à l’Académie des Beaux-Arts en 1994. Maurice Béjart ne tourne pas pour autant le dos à sa passion. La création de nouveaux ballets autour de thèmes éclectiques et surprenants (Mère Térésa et les enfants du monde) illustrent son ambition de faire sortir la danse des canons classiques. Et, peut-être, de lui faire "dire" d’autres choses.

Pierre Miquel

 

L’historien Pierre Miquel voulait faire sortir l’Histoire de son cercle d’initiés Né le 30 juin 1930 à Montluçon, l’historien Pierre Miquel est mort le 26 novembre.
Vulgarisateur de l’Histoire
Avec Fernand Braudel et René Rémond, Pierre Miquel appartenait à la lignée de ces grands historiens français qui ont marqué leur territoire de recherche. Spécialiste de la période contemporaine, ce fils de chapelier publie sa première étude, L’affaire Dreyfus, en 1959. Sa synthétique Histoire de France, parue en 1976, contribue à lui donner une image de vulgarisateur, qu’il cultive en outre par la production de nombreuses émissions ou documentaires historiques à la télévision et à la radio.

Historien de la Première Guerre mondiale
Professeur au lycée Carnot, à Sciences-Po, et à La Sorbonne, Pierre Miquel effectue une carrière professionnelle d’une grande diversité. Il a entre autres exploré la Révolution française, l’Empire napoléonien, les préceptes de la communication de masse et les caractéristiques du monde rural. Mais l’essentiel de ses recherches se concentre surtout sur l’histoire de la Guerre de 1914. Après une thèse consacrée au Traité de Versailles, Pierre Miquel bénéficie de l’ouverture des archives pour signer plusieurs travaux relatifs à ce conflit (La Grande Guerre, Les Poilus). Il avait écrit son dernier ouvrage, Austerlitz, en 2005.

Pierre Granier-Deferre

Pierre Granier-Deferre, réalisateur de La veuve Couderc ou de Adieu Poulet Pierre Granier-Deferre est né le 27 juillet 1927 à Paris. Il est mort le vendredi 16 novembre à l’âge de 80 ans.
Carné, Delon, Ventura, Signoret, Dewaere…
Né le 7 juillet 1927 à Paris, Pierre Granier -Deferre fait ses études à l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC) avant de devenir assistant-réalisateur de Marcel Carné. A 35 ans, il réalise son premier film, Le Petit Garçon de l’ascenseur. Bientôt des acteurs confirmés comme Lino Ventura, Simone Signoret et Alain Delon rejoignent ce réalisateur qui tournera 25 films au cours de sa carrière. La reconnaissance publique n’interviendra cependant qu’en 1981lorsqu’ Une étrange affaire offre un César du meilleur second rôle à Nathalie Baye et en 1982 lorsque L’Etoile du Nord obtient celui du meilleur scénario.
"J’ai un penchant pour la psychologie"
Souvent qualifié de cinéaste classique par la critique, Pierre Granier-Deferre fut en décalage avec la Nouvelle Vague qui émergea en 1962. Il disait pourtant s’intéresser "à la folie ordinaire des hommes ". Il n’est donc pas étonnant de le voir adapter les romans de Georges Simenon après avoir livré jusque-là des œuvres assez sombres (dont Adieu Poulet avec Lino Ventura et Patrick Dewaere). Pierre Granier-Deferre réalisa ainsi à partir de 1995 quatre Maigret pour la télévision, lorsque Bruno Cremer reprit le rôle tenu jusqu’alors par Jean Richard.

André Bettencourt

Suivante

André Bettencourt (de profil, à gauche), alors secrétaire d’Etat aux Transports, avec Roland Nungesser, secrétaire d’Etat au logement, le 13 janvier 1966 , Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable

Né le 21 avril 1919 à Saint-Maurice d’Etelan (Seine-Maritime), l’ancien ministre André Bettencourt est mort le 19 novembre 2007 à Neuilly-sur-Seine.
Résistant après des "erreurs de jeunesse"
Issu d’une famille bourgeoise de Normandie, André Bettencourt rejoint Paris en 1935 pour y réaliser des études de droit. Durant ses années de jeunesse, proche de l’organisation d’extrême-droite La Cagoule, il se met à écrire en 1940 pour la revue collaborationniste La Terre Française avant de rejoindre en 1943 la Résistance, sur le modèle de François Mitterrand. A la Libération, il participe activement au Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés, ce qui lui vaudra notamment d’obtenir la rosette de la Résistance. En 1994, il admet que certains de ses zones d’ombre étaient le fait "d’erreurs de jeunesse".
Ministre sous de Gaulle, vice-président de L’Oréal
André Bettencourt entre dès 1947 en politique. D’abord maire de sa commune natale, puis conseiller général et régional, il devient député de Seine-Maritime en 1951. Avec l’avènement de la Ve République, il,dirige plusieurs secrétariats d’Etat ou ministères (Transports, Industrie, Affaires Etrangères…). Affilié au groupe des Indépendants de Valéry Giscard d’Estaing, il est ainsi ministre sans interruption de 1966 à 1973. André Bettencourt s’était entre-temps marié avec Liliane Schuller, la fille du fondateur de L’Oréal : cette alliance lui permit d’être vice-président du groupe de cosmétiques jusqu’en 1994.

Ils nous ont quittés en décembre. 

Journalistes, musiciens, sportifs… D’autres personnalités nous ont également quittés au mois de décembre.

Le 4 décembre, le viticulteur autrichien Alois Kracher, célèbre pour sa création de vins de desserts, s’éteignait. Le lendemain, le percussionniste cubain Carlos "Patato" Valdez décédait, suivi le 9 décembre par le peintre tessinois Claudio Baccala. A Hong-Kong, le prêtre le plus ancien du monde, le Père Nicolas Kao Shi Qian, succombait dans son sommeil à l’âge de 110 ans. Le 19, on apprenait la disparition de l’animateur de la radio suisse romande, Emile Gardaz.

Dans le monde des medias, l’ex-président du Syndicat des Journalistes-CFDT et grande figure de France-Soir Paul Parisot disparaissait le 1er décembre, de même que l’assyriologue et historien Jean Bottero, qui décédait le 15 décembre. Au Vatican, Bernard Kessedjian, ambassadeur de France près le Saint-Siège décédait le 19 décembre à 64 ans. Le 22, on apprenait la mort de l’industriel Gilbert Ducros, propriétaire de la maison d’épices éponyme. Vainqueur de 4 étapes du Tour de France entre 1947 et 1954, le cycliste Lucien Tesseire nous quittait peu avant Noël

Philippe Clay

Philippe Clay, à l’Olympia, en 1955Né le 27 mars 1927 à Paris, le chanteur et acteur Philippe Clay est décédé le 13 décembre 2007.
Artiste de music-hall
Un air dégingandé, un col roulé noir et un visage modulable : telle est l’image que renvoie Philippe Clay au début des années 1950, lorsqu’il se produit dans les cabarets de Saint-Germain-des-Près. Elève du Conservatoire national d’art dramatique, formé à l’art du mime, il se fait à l’époque remarquer pour l’interprétation de chansons de Charles Aznavour, Boris Vian ou Claude Nougaro, avant de disparaître du devant de la scène jusqu’en 1971.

Chanteur contestataire… de droite
C’est avec des chansons dénonçant le jeunisme ambiant et la révolte de mai 68 que Philippe Clay revient à l’affiche : le titre "Mes Universités" se vend alors à plus d’un million d’exemplaires. Il intègre le RPR, en même temps qu’il s’investit de plus en plus dans sa carrière d’acteur. Ex-interprète du Valentin le désossé de Jean Renoir, il tourne une centaine de films et téléfilms jusqu’à la fin de sa vie. Philippe Clay était également comédien, L’Escale, jouée en 2005, a constitué sa dernière pièce de théâtre.

Oscar Peterson

Oscar Peterson, un pianiste d’exception

Né le 15 août 1925 à Montréal (Canada), le jazzman Oscar Peterson est décédé le 25 décembre 2007 à Toronto.
Un virtuose du jazz
Oscar Peterson n’a que 14 ans lorsqu’il remporte son premier concours : précoce, le talent de ce pianiste hors pair éclate au grand jour dix années plus tard lors d’un concert au Carnegie Hall de New York. Dès lors, il accompagne derrière son clavier les plus grandes stars du jazz, d’Ella Fitzgerald à Billie Holiday. On dit trop souvent d’artistes qu’ils ont révolutionné leur art : Oscar Peterson a lui juste inventé une autre façon de jouer du piano, alternant frappes sèches et mélodies coulées, en improvisant des sons au fur de ses mesures.
Il luttait contre le racisme
Originaire d’une famille noire des Iles Vierges, Oscar Peterson a été très tôt marqué par les discriminations raciales au Canada et aux Etats-Unis. Soutenant la marche de Martin Luther King en 1963, il a aussi composé son propre "Hymne à la liberté". Ce combat permanent, ajouté à ses qualités de jazzman, en ont fait un musicien honoré par un prix Grammy et par plusieurs titres de Chevalier des Arts. Souffrant des reins, sa maladie ne l’empêchait pourtant pas de jouer, comme en 1993, où il s’écroula à la fin d’un concert juste après sa dernière note.

 

Benazir Bhutto

Benazir Bhutto, lors de son mariage à Karachi, en 1987

Benazir Bhutto, ancienne Premier ministre du Pakistan, est morte le 27 décembre à Islamabad.
Deux fois Premier ministre
Née le 21 juin 1953 à Karachi, Benazir Bhutto est la fille de Zulfikar Alî Bhutto, président du Pakistan de 1972 à 1977. Après des études à Oxford, et un bref retour au pays, elle rentre au Pakistan, puis doit s’exiler lorsque son père est renversé par le général Zia ul-Haq en 1977. En 1988, revenue depuis deux ans, elle accède au poste de Premier ministre, charge qu’elle occupera une seconde fois en 1993. Elle est alors la première femme à occuper la tête du pouvoir exécutif dans un pays musulman. Chef du parti socialiste pakistanais, elle est aussi accusée de corruption en 1990 puis en 1999, ce qui la condamne à un nouvel exil aux Emirats arabes unis et en Angleterre.
Opposante à Pervez Musharraf
A l’été 2007, le président Musharraf met fin à son exil en signant une ordonnance de réconciliation nationale, actant le retour de Benazir Bhutto au Pakistan. mais alors qu’elle avait accepté de ne pas appeler au boycott des élections présidentielles, elle se mue rapidement en opposante au régime, critiquant notamment l’état d’urgence décidé en novembre par le pouvoir. En quelques semaines, elle entame un bras de fer contre Pervez Musharraf : bien qu’assignée à résidence, elle appelle et participe à une "longue marche" de protestation. Candidate aux élections législatives de janvier 2008, elle avait été la cible d’un premier attentat suicide en octobre. Le second, perpétré le 27 décembre lors d’un meeting à Islamabad, emporte une femme pour qui la lutte (contre les accusations, le fondamentalisme…) était un des moteurs de sa vie .

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ILS nous ont quitté en 2007

 

Ecrivains, hommes politiques, sportifs, scientifiques… D’autres personnalités nous ont également quittés au mois de janvier.

Plusieurs hommes politiques nous ont quittés comme Michel Germa, le 29 janvier, ancien président du Conseil général du Val-de-Marne de mars 1976 à mars 2001. Roland Mazoin, le 23 janvier, député PCF de la Haute-Vienne de 1981 à 1986. Le 6 janvier, la journaliste et productrice de télévision Daisy de Galard disparaissait. L’industriel italien, fondateur de Pirelli, Leopoldo Pirelli est mort lui le 23 janvier. Le même jour, E. Howard Hunt, auteur et ancien espion américain décédait.
Deux doyens sont également décédés ce mois-ci : l’américaine Emma Tillman, âgée de 114 ans, le 28 janvier et Robert Meier, doyen des combattants allemands de la 1re guerre mondiale, le 29 janvier. Et dans le monde de la littérature, plusieurs écrivains sont disparus : Philippe Lacoue-Labarthe, philosophe, le 28 janvier et Jean Laborde, journaliste et écrivain, le 30 janvier.

L’abbé Pierre

           

 

L’abbé Pierre, fondateur d’Emmaüs, s’est éteint le 22 janvier 2007 L’abbé Pierre, né en 1912, est le fondateur de l’association Emmaüs qui vient en aide aux plus démunis. Il est mort le 22 janvier.
De la résistance à la politique
Henri Grouès naît en 1912 et est ordonné prêtre en 1938. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à la résistance et se fait appeler abbé Pierre. Au lendemain de la rafle du Vel’d’Hiv, il apporte son aide aux juifs rescapés en les faisant passer à l’étranger. Il participe également à la création de maquis dans le Vercors. Après la guerre, en 1945, il devient député de Meurthe-et-Moselle et occupe cette fonction jusqu’en 1951.

Le fondateur d’Emmaüs
Le combat de sa vie est la misère. Il fonde en 1949 le mouvement Emmaüs qui vient en aide aux sans-abris. Les "chiffonniers" d’Emmaüs récupérent des objets et les réparent. En 1954, au cœur d’un hiver glacial, son appel à la générosité touche les Français. Depuis, son association n’a cessé de se développer. Il devient le porte-parole des sans-logis et des mal-logés. Sa détermination et son franc-parler son unanimement reconnus, mais provoquent une controverse lorsque l’abbé déclare que le débat sur l’existence de la Shoah reste ouvert. En 2004, il reçoit l’insigne de Grande Croix de l’Ordre de la Légion d’honneur. A 94 ans, l’abbé Pierre s’est éteint à Paris, des suites d’une infection pulmonaire.

 

Jean-François Deniau

  

 

Jean-François Deniau est l’auteur de plusieurs dizaines de romans et essais Le politique et écrivain Jean-François Deniau est décédé le 24 janvier 2007.

Un brillant homme politique
La première action diplomatique importante de Jean-François Deniau a été sa participation, auprès de l’ambassadeur de France en Allemagne, à la rédaction du Traité de Rome. Nommé ambassadeur en Mauritanie puis en Espagne, il sera ensuite ministre à six reprises entre 1973 et 1980, notamment aux Affaires étrangères, à l’Agriculture ou au Commerce extérieur. Il a également été député de 1979 à 1986, et président (UDF) du conseil général du Cher de 1981 à 1998.
Un écrivain prolifique
Sa grande passion est l’écriture. Il est l’auteur de nombreux romans et essais dont Un héros très discret, Mémoires de 7 vies ou encore Le Bureau des secrets perdus, sur l’affaire Dreyfus. Très engagé pour les Droits de l’Homme, Jean-François Deniau a conduit de nombreuses missions humanitaires à travers le monde : Cambodge, Afghanistan, Sarajevo entre autres. En 1992, il est élu à l’Académie française. Après un triple pontage coronarien, l’académicien traverse l’Atlantique en 1995 dans un catamaran, le dernier de ses rêves. Il s’est éteint le 24 janvier 2007.

Ils nous ont quittés en février

Et aussi…

D’autres personnalités du monde du spectacle, politique ou scientifique sont également décédées au mois de février.
Ainsi Gian Carlo Menotti, compositeur américain d’origine italienne est décédé le 1er février à Monte Carlo, l’actrice française, Gisèle Pascal, est morte le 2 février à Nîmes. Olivier Costa de Beauregard, physicien français et directeur de recherche au CNRS s’est éteint le 5 février à l’âge de 95 ans. Michel Cournot, qui est décédé le 8 février, était un journaliste, critique cinématographique et réalisateur français. René Imbot, général et ancien directeur de la DGSE nous a quitté le19 février et Edouard Bonnefous, ancien ministre et homme politique français est mort, centenaire, le 24 février.

Arthur Schlesinger

Arthur SchlesingerNé le 15 octobre 1917 à Colombus, dans l’Ohio, l’historien Arthur Schlesinger est décédé le 27 février 2007, à New York.

Un historien passionné de politique

Arthur Schlesinger était l’ami et le conseiller spécial de John F. Kennedy. Historien progressiste, il a reçu deux fois le prestigieux prix Pulitzer : en 1946 pour un livre sur le président Andrew Jackson (1829-1837) et en 1966 pour "A Thousand Days", basé sur ses souvenirs dans l’entourage du président Kennedy.
Ses nombreux ouvrages et ses prises de positions courageuses ont contribués à alimenter le débat politique aux Etats-Unis.
Il n’a jamais cessé d’écrire et a publié, en 2004, un essai incisif sur la guerre et le gouvernement américain dans lequel il critique ouvertement le Président George W. Bush et la "pagaille monstrueuse" de la guerre en Irak.
Arthur Schlesinger est décédé d’une crise cardiaque à l’ âge de 89 ans.

 

Anna Nicole Smith

 

 

Anna Nicole Smith Née le 28 novembre 1967 au Texas, la playmate américaine est décédée le 8 février 2007 à Hollywood, en Floride.

Mannequin et actrice

De son vrai nom Vickie Lynn Hogan, Anna Nicole Smith était une célèbre playmate du magazine Playboy, souvent comparée à Marylin Monroe qu’elle admirait, pour sa plastique et sa blondeur. Elle fut également l’épouse de l’acteur Billy Smith, puis du milliardaire J. Howard Marshall. A la suite de la mort de son second mari, en 1996, Anna Nicole Smith fut impliquée dans de nombreuses actions en justice pour des questions d’héritage.

Entre 2002 et 2004, la playmate fait l’objet d’une émission télévisée, "The Anna Nicole Show", orientée sur sa vie privée.

Anna Nicole Smith est décédée à l’âge de 39 ans.

Félix Lévitan

 

Félix Lévitan Félix Lévitan, né le 12 octobre 1911, est mort le 18 février 2007 à son domicile de Cannes.

Félix et la petite reine

Félix Lévitan travaille au "Parisien Libéré" comme journaliste sportif. Petit à petit, il gravit les échelons et, en 1962, il devient rédacteur en chef du service des sports. Grâce à ses nouvelles fonctions, il se retrouve propulsé à la direction du Tour de France, poste qu’il ne quittera que 25 ans plus tard, en 1987.
Il a, entre autre, créé le Tour de France féminin et instaurer le maillot à pois rouge, celui qui récompense le meilleur grimpeur.
Félix Lévitan a également été le fondateur de l’Union syndicale des journalistes de France, qu’il a présidé de 1957 à 1965, avant d’être nommé à la tête de l’Association internationale des journalistes sportifs jusqu’en 1973.

ils nous ont quittés en mars

Sportives, scientifiques, issues du monde économique, artistique ou culturel, d’autres personnalités nous ont également quittées au mois de mars.
Le 6 mars, Ernest Gallo, célèbre pour avoir développé le vin californien, est décédé à l’âge de 87 ans. Quatre jours plus tard, Madame Cruz Hernandez s’est éteinte au Salvador. Elle était âgée, selon les registres officiels, de 128 ans. Elle était peut-être la doyenne de l’humanité même si le Livre Guinness des records ne l’avait pas reconnue. Le 13 mars, le réalisateur et scénariste français Jeff Musso est mort presque centenaire. Stuart Rosenberg, réalisateur américain, est décédé le 15 mars à 79 ans. Le même jour, Jean Talairach, illustre neurochirurgien français s’est éteint à 96 ans. Le 16 mars, Raymond Nasher, grand collectionneur et philanthrope américain, ainsi que Georges Bordonove, historien et écrivain français, sont morts à 85 et 87 ans. Jacques Courtin-Clarins, fondateur et président du groupe Clarins, nous a quittés le 23 mars à 85 ans. Eric Medlen, star montante de la F1 est décédé le 24 mars, suite à un grave accident, à l’âge de 33 ans.

Henri Troyat

 

Henri Troyat Henri Troyat, né le 1er novembre 1911 à Moscou, est décédé le 2 mars 2007 à Paris.

L’un des plus grands écrivains du XXe siècle

D’origine russe (son vrai nom était Lev Aslanovitch Tarassov), Henri Troyat arrive en France après la révolution de 1917. En 1935, son premier roman, "Faux jour", reçoit le Prix du roman populiste. Trois ans plus tard, le Prix Goncourt récompense "L’Araigne". Cette reconnaissance s’accroit encore lorsqu’il est élu à l’Académie française en 1959.

Quelques uns de ses nombreux ouvrages…

Henri Troyat est l’auteur, entre autres, de "La case de l’Oncle Sam" (1948), "Viou" (1980) ou encore la grande épopée, en plusieurs tomes, de "Tant que la terre durera". Des ouvrages à travers lesquels il revient notamment sur ses souvenirs de Russie. Il a également laissé plus d’une trentaine de biographies d’hommes politiques, ou de lettres, russes et français.

Denis Ferdet

 

Denis Ferdet Denis Ferdet est décédé le 19 mars à 59 ans.

Le spécialiste du sport sur France 3

Après avoir travaillé à l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française), l’établissement public en charge du service de l’audiovisuel jusqu’en 1975, Denis Ferdet intègre la rédaction de France 3 Paris Ile-de-France, dont il est l’un des pionniers.
Ce grand spécialiste du sport a réalisé de nombreux reportages, animé des émissions et commenté plusieurs matchs.

Supporter du PSG

Très apprécié dans les milieux sportifs, Denis Ferdet, fervent supporter du Paris Saint-Germain, était, avec Michel Drey et Daniel Lauclair, un des piliers du journalisme sportif de France 3.

Lucie Aubrac

 

Lucie Aubrac Lucie Aubrac, née le 29 juin 1912 à Paris, est décédée le 14 mars 2007 à Issy-les-Moulineaux.

Grande figure de la Résistance

Lucie aubrac, (Samuel de son vrai nom) était une grande figure de la Résistance française. Dès 1940, elle prend le maquis et adopte le nom de guerre "Aubrac". Elle organise alors l’évasion de plusieurs résistants, dont celle de son mari, Raymond Aubrac, fait prisonnier en 1943 en même temps que Jean Moulin. C’est en organisant un faux mariage en prison avec lui qu’elle parvient à lui faire part de l’opération commando qui le délivrera. Après cette opération, Lucie Aubrac entre dans la clandestinité et rejoint Londres en 1944.

Engagée pour les droits de l’homme

Le parcours militant de Lucie Aubrac se poursuit après la guerre dans diverses organisations, et par la publication de son autobiographie, "Ils partiront dans l’ivresse" (1984). En 2000, Lucie Aubrac publie son dernier ouvrage, "La résistance expliquée à mes petits enfants".

 

ils nous ont quittés en avril

Romanciers, acteurs, journalistes, chefs d’entreprise, artistes, d’autres personnalités nous ont également quittés au mois d’avril.
Le 4 avril, Christiane Singer, romancière, auteur d’une vingtaine de livres, est décédée des suites d’un cancer. Le lendemain, aux Etats-Unis, on annonce la disparition de Mark St John, ancien guitariste du groupe de hard-rock "Kiss", puis deux jours plus tard, celle du premier James Bond de l’histoire, Barry Nelson, qui avait interprété le célèbre espion en 1954, à la télévision américaine. Le 9 avril, Wilhelm-Karl de Prusse, prince allemand et dernier petit-fils de l’empereur Guillaume II, meurt à l’âge de 85 ans. Il sera suivi, le 10, par Jacqueline Richerot, résistante et journaliste française, veuve du fondateur du Dauphiné Libéré Louis Richerot.
Le 11 avril, le ministère des Transports salue la disparition de Pierre Giraudet, qui avait été directeur de la RATP, puis PDG d’Air France. La Brésilienne Maria Lenko, qui avait battu en 1939 les records du monde du 200 et du 400 m brasse, est décédée le 16 avril, à 92 ans. Le 17 avril, Raymond Kaelbel, footballeur français et héros des bleus lors de la Coupe du monde 1958, nous quitte à l’âge de 75 ans. Le 18, l’assassinat du maire de Nagasaki, Itchö Itô, par un yakuza, provoque l’indignation du monde entier. Enfin, le pianiste de jazz, Andrew Hill, et le footballeur anglais, Alan Ball, champion du monde avec l’Angleterre en 1966, sont décédés les 20 et 25 avril.

Driss Chraïbi

Driss Chraïbi Driss Chraïbi, né à El-Djadida le 15 juillet 1926, est décédé à Drome, en France le 1 avril 2007.

Critique de la colonisation et de l’Islam

Figure de la littérature marocaine, Driss Chraïbi est un écrivain reconnu pour ses écrits sur la colonisation, l’Islam et la condition des femmes au Maroc. Arrivé à Paris en 1945 pour suivre des études de chimie, il a passé toute sa vie en France. Avant d’émerger comme un auteur important de la langue française, Driss Chraïbi a d’abord été ingénieur, veilleur de nuit et ouvrier.

Récompensé au Maroc et en France

En 1954, son premier roman autobiographique et axé sur la société marocaine, "Passé simple", fait date. Auteur d’une vingtaine d’autres romans, Driss Chraïbi a reçu plusieurs récompenses littéraires, en France comme à l’étranger, et a inspiré une génération d’auteurs marocains. Il a aussi été journaliste à l’ORTF, et a animé les "Dramatiques" sur France Culture .

Raymond Marcillac

Raymond Marcillac Raymond Marcillac, né le 11 avril 1917 à Levallois-Perret, est décédé le 13 avril 2007 à Paris.

Pionnier de la télévision

Raymond Marcillac était un journaliste de l’ORTF et l’un des premiers présentateurs sportifs de la télévision. Entré à la Radiodiffusion française (RTF) en 1944, il couvre la libération de Paris et l’entrée du Général De Gaulle dans la capitale. Pendant plusieurs années, il suivra d’ailleurs les voyages des présidents de la IVe République.

Journaliste sportif

Les Jeux Olympiques de Londres, en 1948, signent ses débuts de journaliste sportif. Il faut dire que l’ancien champion de France de 400 m haies a déjà quelques dispositions en la matière. En 1957, il prend la direction du premier service des sports de l’ORTF, et crée l’émission "Les Coulisses de l’exploit", première émission sportive de l’Histoire. Il a aussi contribué au lancement de "Sport dimanche" et, dans un autre registre, de la fameuse émission "Télé-Dimanche" en 1959.

Jean-Pierre Cassel

Jean-Pierre Cassel Jean-Pierre Cassel, né le 27 octobre 1932 à Paris, est décédé le 19 avril 2007 à Paris.

Séducteur, excentrique et discret

Jean-Pierre Cassel, né Jean-Pierre Crochon, était un acteur séducteur mais réservé. Amateur de music hall, il croise Gene Kelly au Club Saint-Germain, dans les années 50. Alors qu’il monte régulièrement sur les planches, il rencontre le jeune réalisateur Philippe de Broca. Commence alors une série de petits rôles au cinéma et des réussites dont "Les Jeux de l’amour " en 1960.

Un César en 1995

Jean-Pierre Cassel a tourné avec de nombreux réalisateurs. A la fin de sa carrière, il a remporté le César du meilleur second rôle pour "La cérémonie" de Claude Chabrol, en 1995. Il apparaîtra à nouveau sur les écrans en 2007 dans plusieurs films dont "Astérix aux J.O.", "Le Scaphandre et le papillon" (en compétition à Cannes) et "J’aurais voulu être un danseur ", dans lequel on redécouvre sa passion des claquettes.

Boris Eltsine

Boris EltsineBoris Eltsine, né le 1er février 1931 à Boutka, est mort le 23 avril 2007, à Moscou.

L’ascension politique

Dirigeant communiste éloquent, Boris Eltsine débute son ascension politique dans les années 1980, quand il est appelé par Mikhaïl Gorbatchev pour prendre la direction du parti à Moscou. C’est pourtant en s’érigeant contre la tiédeur de la perestroïka qu’il se fera connaître plus tard. Limogé en 1987, il est élu président Fédération de Russie (RSFS) lors des élections présidentielles russes de 1991.

Premier président élu démocratiquement

Il continue alors son combat contre l’Union Soviétique. Lors du putsch raté des conservateurs communistes, en août 1991, Eltsine prend l’ascendant sur Gorbatchev qu’il pousse à la démission en décembre, après avoir proclamé la fin de l’URSS. Premier président russe élu démocratiquement, il a permis l’ouverture du pays. Mais jusqu’à sa démission en 1999, son règne aura été marqué par des rumeurs d’alcoolisme et par la guerre de Tchétchénie

Mstislav Rostropovitch

Mstislav Leopoldovitch RostropovitchMstislav Leopoldovitch Rostropovitch, né le 27 mars 1927 à Bakou, est décédé le 27 avril 2007 à Moscou.

Pianiste, violoncelliste, chef d’orchestre

Mstislav Rostropovitch était un violoncelliste et chef d’orchestre russe de renom. Il entre au conservatoire de Moscou à 16 ans, où il suivra les conseils de Chostakovitch et Prokofiev. Il se consacre au violoncelle et donne son premier concert en 1942, puis enchaîne les premiers prix internationaux et reçoit le prix Staline à 23 ans.

Un dissident du régime communiste

Sa carrière prend un nouvel élan en 1964 après quelques tournées à l’Ouest. Admirateur de la démocratie et ami de certains dissidents de l’URSS, Rostropovitch doit fuir aux Etats-Unis en 1974. Jusqu’en 1994, il y dirige l’Orchestre symphonique national (Washington) et multiplie les collaborations prestigieuses. Le 11 novembre 1989, il joue seul sur une chaise, devant le mur de Berlin en cours de destruction. L’année suivante, il retrouvera sa nationalité d’origine.

ils nous ont quittés en mai

Historiens, hommes politiques, journalistes, aventuriers, artistes, d’autres personnalités nous ont également quittés au mois de mai.
Le 3 mai, Wally Schirra, pionnier de l’espace en 1959, s’est éteint à 84 ans. Le 8 mai, alors que la France commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale, un de ses résistants, Réné Lamps, est décédé à Amiens, ville dont il a été le maire de 1971 à 1989. Le lendemain, Emmanuelle Marie, dramaturge, dont la dernière pièce "Blanc" avait été monté par Zabou Breitman et jouée par Isabelle Carré, s’est éteinte, à 42 ans, des suites d’un cancer. A l’autre bout du monde et deux jours plus tard, c’est le plus vieux dirigeant en exercice, le roi Malietoa Tanumafili II, qui meurt à 94 ans, après avoir régné 44 ans sur les Iles Samoa.
Le 20 mai, le journal Le Monde perd l’un de ses collaborateurs, Christophe Delacampagne, philosophe et auteur prolifique. Trois jours plus tard, Claude Liauzu, historien spécialiste de la colonisation et des relations Nord/Sud, décède à Paris à 63 ans. Le 27 mai, Edward Behr, journaliste et écrivain anglais, nous quitte après 50 années à couvrir les conflits internationaux. Enfin, Cacho Tirao, célèbre musicien argentin, devenu une sorte d’icône populaire depuis son "Concert spectaculaire" en 1978, est mort à 66 ans.

Jerry Falwell

Pierre-Gilles de Gennes

 

Pierre-Gilles de Gennes Pierre-Gilles de Gennes, né le 24 octobre 1932 à Paris, est mort le 18 mai à Orsay.

Le partage du savoir
Elève de l’Ecole normale supérieure, agrégé de physique et docteur ès sciences, Pierre-Gilles de Gennes a débuté sa carrière comme ingénieur au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), en 1955. Mais c’est à l’enseignement qu’il consacre sa vie, à la faculté d’Orsay et au Collège de France. Ces dernières années encore, ce professeur allait à la rencontre des écoliers et des lycéens, partager son enthousiasme pour la recherche scientifique.
Prix Nobel de Physique
En 1991, l’Académie Nobel récompense celui qu’elle surnomme "l’Isaac Newton de notre temps" pour l’ensemble de ses travaux sur la matière condensée. Ecrans plats de téléviseur ou d’ordinateur, calculettes et montres digitales sont autant d’appareils du quotidien que l’on doit aux recherches de Pierre-Gilles de Gennes. En 1997, le scientifique fait aussi un détour par le cinéma, dans "Les Palmes de M. Schutz" de Claude Pinoteau, inspiré de la vie du couple Curie.

Driss Benzekri

 

 

Driss Benzekri Driss Benzekri, né en 1950 dans le village de Ait Ouahi au Maroc, est mort le 20 mai à Rabat.

Prison et résistance
Incarnation du "Maroc nouveau" de Mohammed VI, Driss Benzekri a fait du combat pour les droits de l’Homme toute sa vie. D’origine berbère et issu d’un milieu modeste, il s’intéresse très tôt à la politique. Militant d’extrême gauche, son engagement politique lui vaut la prison de 1974 à 1991. Malgré l’isolement et la torture, Driss Benzekri s’illustre par ses prises de positions en faveur des droits de l’Homme.
"Vérité et justice"
En 2003, le roi Mohammed VI lui confie l’Instance Equité et Réconciliation, chargée de régler le douloureux dossier de la répression sous le règne d’Hassan II. 16 000 dossiers de victimes sont instruits, aboutissant, parfois, à des indemnisations. En 2005, Driss Benzkri était désigné par les lecteurs d’un hebdomadaire marocain "homme de l’année", au grand dam de Mohammed VI.

Jorg Immendorf

Jorg Immendorf Jorg Immendorf, né le 14 juin 1945 à Bleckede en Allemagne, est mort le 28 mai 2007 à Düsseldorf.

Du Café Deutschland au Café de Flore
A l’Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf, le peintre Jorg Immendorf a pour maître Joseph Beuys l’un des artistes majeurs de l’art contemporain. Décidé à surpasser son maître, il impose son style, le "Lidl", et rejoint les "nouveaux fauves" allemands. Avec "Café Deutschland", une série de toiles sur le thème de la partition de l’Allemagne, le peintre prend une dimension internationale. Sa deuxième série, "Café de Flore", est empreinte de surréalisme.
Frasques et politique
Très engagé politiquement, Jorg Immendorf était un maoïste convaincu, qui condamnait avec virulence le passé nazi de l’Allemagne. "Sexe, drogues et peinture" ont marqué la fin sa vie, laissant le souvenir d’un peintre haut en couleurs à l’image de son œuvre .

ils nous ont quittés en juin

Philosophes, hommes politiques, sportifs, artistes, d’autres personnalités nous ont également quittés au mois de juin.
Le 8 juin, Richard Rorty, philosophe américain, s’est éteint à 75 ans. Outre la philosophie, il se passionnait pour les orchidées sauvages, dont il connaissait un nombre important de variétés. Trois jours plus tard, les Etats-Unis perdaient l’actrice Mala Powers, qui avait fait ses débuts dans "Cyrano de Bergerac" de Michael Gordon en 1950. Claude Netter, ancien athlète français d’escrime, médaillé olympique en 1952 et 1956, est décédé le 13 juin à 82 ans. L’ancien directeur musical des Ballets russes de Monte-Carlo et chef de l’orchestre philharmonique de Liège, Paul Strauss, s’est éteint le 19 juin à Bruxelles.
Le 21 juin, Jacques Baudot, sénateur de la Meurthe-et-Moselle depuis 1992, est décédé à 71 ans. Trois jours plus tard, le diocèse de Séez a perdu son évêque, Mgr Yves-Marie Dubigeon, âgé de 81 ans. La grande ballerine franco-russe, Nina Vyroubova, s’est éteinte à Paris, ville de son coeur, le 25 juin, à l’âge de 96 ans. Enfin, le 29 juin, Kiichi Miyazawa, ancien Premier ministre japonais, dont l’image la plus célèbre est sans doute celle qui le montre tenant la tête du président américain George Bush, victime d’un malaise à l’ouverture d’un banquet à Tokyo en 1992, est décédé, 4 ans seulement après avoir pris sa retraite, à 87 ans

Alain Le Ray

Alain Le Ray, né le 3 octobre 1910 à Paris, est décédé le 4 juin 2007

Chef résistant
Avant la Seconde Guerre mondiale, Alain Le Ray est chef d’une section d’éclaireurs-skieurs (SES). En 1940, blessé, il est fait prisonnier sur l’Ourcq. Un an plus tard, il s’illustre en s’évadant de la mythique forteresse du Château de Colditz : une première ! "Rouvie " et "Commandant Ferval " deviennent ses pseudonymes lorsqu’il entre dans la Résistance. Il fut l’un des fondateurs du maquis du Vercors, et son chef militaire.
Amoureux de la montagne
Militaire de carrière, Alain Le Ray tient des postes de commandements opérationnels en Indochine et en Algérie. Après avoir conquis ses galons de général, il se consacre entièrement à sa passion, la montagne, et continue de skier jusqu’à ses 75 ans. Au cours de sa carrière, le général Le Ray fut décoré de la Grand-Croix de la Légion d’honneur, de la Grand croix de l’ordre national du Mérite, mais aussi de la Croix de guerre et de la médaille de la Résistance avec rosette .

 

Kurt Waldheim

Kurt Waldheim, ancien secrétaire général des Nations Unies.

Kurt Waldheim, né à Sankt Andrâ-Wördem (Autriche) le 21 décembre 1918, est décédé à Vienne le 14 juin 2007.

Du front au Nations Unies
Quand Kurt Waldheim a 20 ans, l’Autriche est annexée par Hitler. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, mobilisé dans la cavalerie, il est blessé en 1941, et quitte le front. Devenu diplomate, Kurt Waldheim est le premier représentant de l’Autriche à l’ONU, en 1955. Elu en 1972 Secrétaire général, il dirige pendant une décennie l’organisation alors paralysée par la Guerre froide.
Rattrapé par son passé
Le mandat de Waldheim à la tête de l’ONU (1972-82) puis son élection à la présidence autrichienne en 1986 sont assombris par les révélations sur son appartenance à une unité de l’armée allemande accusée de crimes durant la Seconde Guerre mondiale. La justice américaine l’inscrit alors sur la liste des personnes indésirables aux Etats-Unis. En 1988, une commission internationale d’historiens l’innocente pourtant. Ces dernières années, Waldheim estimait que cette polémique avait contribué à aider les Autrichiens à faire face à leur passé durant la guerre.

Ousmane Sembène

 

Ousmane Sembène, réalisateur sénégalais

Ousmane Sembène, né le 1er janvier 1923 à Ziguinchor, au Sénégal, est décédé le 9 juin 2007 à Dakar.

"Le Docker noir"
Originaire du petit village de Casamance au Sénégal, Ousmane Sembène fait partie des tirailleurs sénégalais mobilisés par l’armée coloniale française pendant la Seconde Guerre Mondiale. Lorsqu’en 1946 il débarque clandestinement à Marseille, il travaille comme docker, découvre le cinéma et la littérature française, et décide d’écrire à son tour. En 1956, Ousmane Sembène publie ainsi son premier roman, "Le Docker noir".
Cinéaste engagé
Parce qu’il veut toucher le plus grand nombre, l’écrivain décide de devenir cinéaste. Ousmane Sembène connaît la consécration, en 1966, avec "La Noire de…", premier long métrage produit et réalisé en Afrique noire. Homme de combats, il évoque les pages les plus sombres de l’histoire de son continent. Ousmane Sembène a consacré la fin de sa carrière à la condition des femmes en Afrique, avec notamment "Moolaadé", film présenté au Festival de Cannes 2004, dénonçant l’excision .

Claude Brosset

 

Claude Brosset, dans "Raspail" de Pierre Dumayet

Claude Brosset, né le 24 décembre 1943 Juvisy-Sur-Orge (Essonne), est décédé le 25 juin à Pontoise.

Second rôle incontournable
Visage Incontournable du cinéma français, Claude Brosset commence sa carrière au théâtre, comme pensionnaire à la Comédie française, jouant ensuite dans une cinquantaine de pièces de théâtre comme "Cyrano de Bergerac" ou "Des souris et des hommes". Dans les années 1960, il s’illustre dans de nombreux seconds rôles aux côtés de Jean Gabin, Lino Ventura ou Bourvil. Les années 1970 sont marquées par sa rencontre avec Jean-Paul Belmondo, avec qui il tournera "Le Corps de mon ennemi", "L’Alpagueur" en 1976, et "Flic ou voyou" de Georges Lautner en 1979.
Théâtre, cinéma…et télévision
Claude Brosset est également connu pour sa participation à des téléfilms policiers français, parmi lesquels "Nestor Burma", "Commissaire Moulin", "Navarro" et "Maigret". Ces dernières années, il était apparu essentiellement dans des comédies grand public telles que "OSS 117, Le Caire nid d’espions" ou "Gomez & Tavarès".

Vers un report des législatives au PAKISTAN

 

 

Pakistan va reporter d’au moins un mois ses élections législatives et provinciales prévues le 8 janvier en raison de l’assassinat, jeudi dans un attentat suicide, de la principale opposante, Benazir Bhutto, et des violences qu’il a déclenchées. Evènement
"C’est certain, elles seront repoussées pour au moins quatre semaines, sinon plus", a déclaré à l’AFP un haut responsable du gouvernement, sous couvert de l’anonymat.
"Il est absolument exclu que les élections soient maintenues au 8 janvier en raison des violences et émeutes dans tout le pays qui ont affecté directement (…) les préparatifs du scrutin", a confirmé à l’AFP un des ses collègues, invoquant la "destruction de plus de 40 bureaux" de la commission électorale.
Mais le parti de l’ex-Premier ministre défunte a immédiatement annoncé qu’il refusait un quelconque report, remettant toutefois sa décision finale à une réunion de son comité exécutif.
Dans l’entourage de la famille Bhutto, qui a repris dimanche les rênes du Parti du peuple pakistanais (PPP) –le fils devenant président et le veuf coprésident–, on laissait cependant entendre qu’un délai "raisonnable" pourrait être accepté.
Le leader du deuxième parti d’opposition, l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif, a également rejeté l’idée d’un report, mais un membre de son mouvement a estimé qu’un "léger délai" serait "acceptable".
Les élections sont un enjeu de taille dans un pays au bord du chaos politique, fort de 160 millions d’habitants, seule puissance nucléaire connue du monde musulman et allié-clé des Etats-Unis dans leur "guerre contre le terrorisme", et sur qui les yeux du monde entier sont braqués depuis quatre jours avec un mélange de compassion et d’inquiétude.
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rendra mardi au Pakistan à la demande du président Nicolas Sarkozy afin de "témoigner de (la) solidarité" de la France.
Après trois jours de deuil national, le comité exécutif du PPP a donc nommé dimanche Bilawal Zardari, 19 ans, fils de Mme Bhutto, à la présidence du mouvement, et son veuf, Asif Ali Zardari, coprésident.
Il est rapidement apparu, au cours de la conférence de presse qui a suivi, que le second détiendrait véritablement les rênes du parti, au moins tant que le premier ne sera pas "mûr" pour la politique.
Asif Zardari a d’ailleurs annoncé lui-même que son fils était désormais rebaptisé "Bilawal Bhutto Zardari".

                                  
Le PPP, parti progressiste et "défenseur des pauvres", qui a été créé par un Bhutto, reste identifié à cette dynastie de richissimes propriétaires terriens du Sind, la grande province méridionale.
"Ma mère a toujours dit que la démocratie était la meilleure des vengeances", a timidement déclaré Bilawal dimanche, laissant à son père le soin de faire les annonces importantes.
Ce dernier a ainsi réclamé une commission d’enquête de l’ONU sur l’assassinat de Benazir Bhutto, du même type que celle qui a travaillé sur celui de l’ex-Premier ministre libanais Rafiq Hariri.
Le gouvernement a rapidement accusé Al-Qaïda d’être le commanditaire du meurtre. Mais l’un de ses principaux bras armés au Pakistan, Baïtullah Mehsud, un chef de tribu du nord-ouest, a démenti avoir organisé l’attentat suicide qui, outre Mme Bhutto, a coûté la vie à 20 personnes.
Ces combattants islamistes, liés réellement ou non au réseau d’Oussama ben Laden, sont très présents dans les zones tribales pakistanaises, où Washington estime qu’Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces.
Et la menace terroriste est réelle: plus de 800 personnes, un chiffre record dans l’Histoire du pays, sont mortes cette année dans des attentats, pour la plupart des attentats suicide.

                                    
Mais le doute persiste sur l’assassinat de Mme Bhutto dans l’esprit de ses partisans. Ils accusent des éléments proches du camp Musharraf, dont des hauts responsables des services de renseignement, d’avoir "tué" leur chef, au mieux en négligeant sa sécurité, au pire en orchestrant son assassinat.
Enfin, après trois jours d’émeutes qui ont fait officiellement au moins 38 morts dans tout le pays, sans doute plus en réalité, la situation dans les rues des grandes villes, en particulier Karachi, dans le sud, fief du PPP, semblait s’être apaisée lundi. Les boutiques, stations d’essence et administrations, fermées trois jours durant en raison essentiellement de la peur des émeutiers, ont commencé à rouvrir leurs portes.
Mais la Bourse de Karachi plongeait lundi de 4,7%, l’une des plus fortes baisses de son histoire.

La SUITE …….

Pakistan: le fils de Bhutto lui succède, incertitude sur les élections

                                              

Le fils de Benazir Bhutto a pris dimanche la succession de sa mère à la présidence du principal mouvement d’opposition au Pakistan, qui a annoncé dans la foulée sa^ participation aux législatives du 8 janvier, sur lesquelles pèse toutefois la menace d’un report.

Bilawal Zardari, âgé de 19 ans seulement, a été "nommé président" du Parti du peuple pakistanais (PPP) et le veuf de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, "co-président", a déclaré à l’AFP un haut responsable du parti.

Bilawal a aussitôt juré de venger la mort dans un attentat suicide jeudi de sa mère, la principale figure de l’opposition, en luttant pour la démocratie : "ma mère a toujours dit que la démocratie était la meilleure vengeance", a-t-il lancé.

Le PPP, dont le comité exécutif s’était réuni à la résidence de la dynastie Bhutto à Naudero, dans la province méridionale du Sind, a demandé une enquête de l’ONU sur cet assassinat, sur le modèle de celle menée pour le meurtre de l’ex-Premier ministre libanais Rafiq Hariri.

Benazir Bhutto avait désigné son mari pour lui succéder à la tête du parti, mais celui-ci a laissé ce poste à leur fils, a-t-on appris au sein du PPP.

Parallèlement, le Parti du peuple pakistanais a annoncé qu’il se présenterait aux élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier, exhortant l’ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, à la tête du second parti de l’opposition, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), à faire de même.

Semblant répondre à cet appel, le parti de Nawaz Sharif a peu après fait savoir par un porte-parole qu’il prendrait également part au scrutin, alors qu’il avait rendu publique dès jeudi soir son intention de le boycotter.

La tenue de ces élections demeurait cependant incertaine. La Commission électorale et le principal parti qui soutient le président Pervez Musharraf ont laissé entendre samedi et dimanche que le scrutin serait probablement reporté, en raison de la mort de Benazir Bhutto et des troubles qui ont agité le pays.

La Ligue musulmane du Pakistan-Qaïd (PML-Q), pilier de la coalition soutenant le chef de l’Etat pakistanais, Pervez Musharraf, a dit avoir "suspendu sa campagne en raison de la situation qui prévaut" depuis la mort de Mme Bhutto.

"Un report de 10 à 12 semaines" des législatives "est une option réaliste", a ajouté Tariq Azim, ancien ministre et porte-parole du mouvement.

La décision revient en théorie à la Commission électorale, qui doit se réunir d’urgence lundi à Islamabad, et qui avait d’ores et déjà annoncé samedi que le processus électoral était "défavorablement affecté" par la mort de Mme Bhutto et les émeutes et violences qui ont paralysé ce pays de 160 millions d’habitants, doté de l’arme nucléaire.

Certains s’attendent à ce que la situation empire dès lundi, au terme des trois jours de deuil national décrétés par M. Musharraf. Et ce même si les grandes villes du Pakistan ont connu dimanche un timide retour à la normale, constaté par des journalistes de l’AFP.

Quelques boutiques ont commencé à rouvrir ainsi que des stations-services à Karachi, la mégalopole du sud de 12 millions d’habitants, fief du parti de Benazir Bhutto et la ville la plus touchée par les violences qui ont fait au moins 38 morts en trois jours dans le pays.

Les partisans de Mme Bhutto accusent des éléments proches du camp Musharraf d’avoir "tué" leur chef, au mieux en négligeant sa sécurité, au pire en orchestrant son assassinat.

Le PAKISTAN paralysé

– 29/12/07 12:42

Controverse sur la mort de Benazir Bhutto au Pakistan, le pays paralysé

 

                                       

La controverse enflait samedi sur les circonstances de la mort de Benazir Bhutto, deux jours après l’attentat suicide qui a plongé le Pakistan dans la paralysie.

Evènement

L’incertitude politique et la peur d’un embrasement (déjà 33 morts dans des émeutes) font désormais planer le risque d’une annulation des élections législatives et provinciales prévues le 8 janvier.
Chef présumé d’Al-Qaïda au Pakistan, Baïtullah Mehsud a démenti samedi être à l’origine de cette tragédie, comme l’en a accusé le gouvernement.
"Il n’est pas impliqué dans cet attentat", a déclaré à l’AFP un de ses porte-parole, le maulana Omar, dénonçant "un complot du gouvernement, de l’armée et des services de renseignements" pakistanais.
Le kamikaze a ouvert le feu sur Benazir Bhutto à l’issue d’un meeting électoral à Rawalpindi (banlieue d’Islamabad) avant de faire exploser la bombe qu’il portait sur lui, tuant au moins 20 personnes
La porte-parole de Mme Bhutto a affirmé à l’AFP que l’ex-Premier ministre avait été touchée par une balle à la tête, démentant la version du gouvernement.
"J’ai vu qu’elle avait une blessure par balle à l’arrière de la tête et une autre, causée par la sortie de la balle, de l’autre côté de la tête", a déclaré Sherry Rehman, assurant avoir lavé le corps avant l’enterrement.
Le gouvernement, citant les médecins qui ont effectué l’autopsie, affirme que Mme Bhutto a été tuée par un choc à la tête en heurtant le levier du toit ouvrant de sa voiture, pour éviter les balles de l’agresseur. Aucune balle n’aurait touché Mme Bhutto.
"C’est ridicule (…) c’est une tentative pour déguiser la vérité", selon Mme Rehman.
"On a demandé aux responsable de l’hôpital de changer leur version, ils n’ont pas donné le rapport original" de l’autopsie, a-t-elle accusé.
Quelle qu’en soit la cause directe, la mort de MmeBhutto est le résultat d’un attentat.

 

                              

Le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) que dirigeait Mme Bhutto, principal mouvement de l’opposition, accuse le pouvoir de M. Musharraf de l’avoir "tuée" en lui refusant une sécurité appropriée alors qu’elle faisait l’objet de menaces "précises". Elle avait été la cible, le 18 octobre, d’un double attentat suicide à Karachi, le plus meurtrier de l’histoire du pays, avec 139 morts.
Au deuxième des trois jours de deuil national, boutiques, magasins d’alimentation, stations d’essence étaient presque tous fermés dans les grandes villes.
Les transports publics étaient quasi-inexistants et très peu de voitures circulaient, les chauffeurs cherchant à remplir en vain leur réservoir ou dénicher un magasin d’alimentation ouvert.
Certaines artères, essentiellement à Karachi, mégalopole de 12 millions d’habitants et fief du parti de Mme Bhutto, portaient des traces des violences entre émeutiers et forces de sécurité qui ont reçu l’ordre vendredi de "tirer à vue", selon un journaliste de l’AFP.

 

                                 
Au moins 33 personnes ont péri dans ces combats de rue depuis la mort de l’ex-leader de l’opposition, dont 24 dans la province méridionale du Sind.
Quelque 16.000 soldats des troupes paramilitaires y ont été déployés dont 10.000 pour la seule Karachi, la capitale provinciale.
Une nouvelle manifestation a éclaté samedi à Lahore, la grande ville du nord-est, où 10.000 personnes ont scandé des slogans anti-gouvernement et prié pour l’ancienne Premier ministre.
Le gouvernement a clairement accusé Al-Qaïda d’être responsable de l’attaque visant Mme Bhutto, comme le 18 octobre.
Le ministère de l’Intérieur affirme que les services de renseignement ont intercepté un appel téléphonique dans lequel Baïtullah Mehsud félicitait un de ses hommes après l’attentat, et indiqué l’endroit où il se trouvait dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan.
Washington estime qu’Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces dans cette région, grâce à l’appui des tribus pakistanaises fondamentalistes, dont celle des Mehsud.

 

                                  
Il y a "une preuve irréfutable" que le réseau d’Oussama ben Laden "tente de déstabiliser le Pakistan", a assuré le porte-parole du ministère, Javed Cheema.
Dans ce contexte, le scrutin du 8 janvier pourrait être annulé. Le processus électoral est "défavorablement affecté" par les violences, a déclaré samedi la commission électorale.
Le Parti de Mme Bhutto dira dimanche s’il participe ou s’il boycotte ces élections législatives et provinciales de la République islamique de 160 millions d’habitants.
Un haut responsable du parti au pouvoir a estimé que le scrutin n’aurait "aucune signification" si le PPP n’y participe pas.
La mort de Benazir Bhutto, qui avait promis d’"éliminer la menace islamiste" du pays, survient après une série record d’attentats suicide dans l’histoire du pays, qui ont fait près de 800 morts en 2007, attribués, ou revendiqués par, les militants proches d’Al-Qaïda, au premier rangs desquels figure Mehsud.

Le gouvernement pakistanais lui aura TOUT FAIT …..

 

 

Pakistan: controverse sur la mort de Bhutto, Islamabad prêt à exhumer le corps

                                      

La controverse enfle au Pakistan sur les circonstances de la mort de Benazir Bhutto dans un attentat suicide, Islamabad se disant prêt samedi à exhumer le corps de l’ex-Premier ministre et opposante.pour déterminer les causes exactes de son décès

La porte-parole de Benazir Bhutto a affirmé à l’AFP que l’ex-Premier ministre avait été touchée par une balle à la tête, démentant la version officielle.

"J’ai vu qu’elle avait une blessure par balle à l’arrière de la tête et une autre, causée par la sortie de la balle, de l’autre côté de la tête", a déclaré Sherry Rehman, assurant avoir lavé le corps avant l’enterrement.

Le gouvernement, citant les médecins qui ont effectué l’autopsie, affirme que Benazir Bhutto a été tuée par un choc à la tête en heurtant le levier du toit ouvrant de sa voiture, pour éviter les balles de l’agresseur. Aucune balle n’aurait touché Benazir Bhutto.

Le gouvernement s’est dit prêt à exhumer le corps de l’opposante. "Nous sommes prêts à exhumer le corps de Benazir Bhutto pour enquête si son parti le souhaite", a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Javed Cheema, au cours d’une conférence de presse.

"Mais le plus important n’est pas de savoir ce qui l’a tuée, une balle, l’explosion ou autre chose, mais bien qui l’a tuée", a-t-il poursuivi, ajoutant que le Pakistan n’avait pas besoin d’aide étrangère dans l’enquête sur la mort de l’ex-Premier ministre.

Chef présumé d’Al-Qaïda au Pakistan, Baïtullah Mehsud a démenti être à l’origine de l’attendat. "Il n’est pas impliqué dans cet attentat", a déclaré samedi à l’AFP un de ses porte-parole, le maulana Omar, dénonçant "un complot du gouvernement, de l’armée et des services de renseignement" pakistanais.

Le ministère pakistanais de l’Intérieur affirme que les services de renseignement ont intercepté un appel téléphonique dans lequel Mehsud félicitait un de ses hommes après l’attentat, et indiqué l’endroit où il se trouvait dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan.

Il y a "une preuve irréfutable" que le réseau d’Oussama ben Laden "tente de déstabiliser le Pakistan", a assuré le porte-parole du ministère, Javed Cheema.

Le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) que dirigeait Benazir Bhutto, principal mouvement de l’opposition, accuse le pouvoir du président Pervez Musharraf de l’avoir "tuée" en lui refusant une sécurité appropriée alors qu’elle faisait l’objet de menaces "précises". Elle avait été la cible, le 18 octobre, d’un double attentat suicide à Karachi, le plus meurtrier de l’histoire du pays, avec 139 morts.

Au deuxième des trois jours de deuil national, boutiques, magasins d’alimentation, stations d’essence étaient presque tous fermés dans les grandes villes.

Les transports publics étaient quasi-inexistants et très peu de voitures circulaient, les chauffeurs cherchant à remplir en vain leur réservoir ou à dénicher un magasin d’alimentation ouvert.

Certaines artères, essentiellement à Karachi, mégalopole de 12 millions d’habitants et fief du parti de Benazir Bhutto, portaient des traces des violences entre émeutiers et forces de sécurité qui ont reçu l’ordre vendredi de "tirer à vue", selon un journaliste de l’AFP.

Au moins 38 personnes ont péri dans ces combats de rue depuis la mort de l’ex-leader de l’opposition, dont 24 dans la province méridionale du Sind.

Quelque 16.000 soldats des troupes paramilitaires y ont été déployés dont 10.000 pour la seule Karachi, la capitale provinciale.

Une nouvelle manifestation a éclaté samedi à Lahore, la grande ville du nord-est, où 10.000 personnes ont scandé des slogans anti-gouvernement et prié pour l’ancienne Premier ministre.

Quelques heures plus tard, le président Musharraf ordonnait aux forces de sécurité de faire preuve de fermeté face aux émeutiers.

"Les éléments qui tentent d’exploiter la situation en volant et en pillant devront être traités avec fermeté et tout doit être fait pour assurer la sécurité des citoyens", déclarait le chef de l’Etat.

Dans ce contexte, les élections législatives du 8 janvier pourraient être annulées. Le processus est "défavorablement affecté" par les violences, a admis samedi la commission électorale qui tiendra une réunion spéciale lundi.

Le parti de Benazir Bhutto dira dimanche s’il participe ou s’il boycotte ces élections cruciales pour le président Musharraf, qui doit s’appuyer sur une majorité pour diriger le Pakistan, république islamique de 160 millions d’habitants.

Un haut responsable du parti au pouvoir a estimé que le scrutin n’aurait "aucune signification" sans le PPP. L’autre principale formation d’opposition, de l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, a déjà annoncé son intention de boycotter.

La mort à 54 ans de Benazir Bhutto, qui avait promis d’"éliminer la menace islamiste" du pays, est survenue après une série record d’attentats suicide dans l’histoire du pays, qui ont fait près de 800 morts en 2007, attribués, ou revendiqués par, les militants proches d’Al-Qaïda, au premier rangs desquels figure Mehsud.

QUE CROIRE ?? Enfin: beaucoup de problèmes en VUE !!

 

                                     

 

– 29/12/07 08:17

Le chef présumé d’Al-Qaïda au Pakistan dément avoir fait tuer Benazir Bhutto

 

Baïtullah Mehsud, chef présumé d’Al-Qaïda au Pakistan, dément avoir fait tuer jeudi l’ex-Premier ministre et opposante Benazir Bhutto, a annoncé samedi à l’AFP l’un de ses porte-parole, par téléphone satellitaire.

 Evènement
"Il n’est pas impliqué dans cet attentat", a déclaré le porte-parole, le maulana Omar. "C’est un complot du gouvernement, de l’armée et des services de renseignements" pakistanais, a-t-il accusé.
Le gouvernement avait accusé vendredi Al-Qaïda, par l’intermédiaire de Baïtullah Mehsud, d’avoir perpétré l’assassinat de l’ex-Premier ministre, en diffusant le verbatim d’une conversation téléphonique interceptée par les services de renseignement, au cours de laquelle Mehsud en félicitait les auteurs.
Le porte-parole, qui a déjà parlé à plusieurs reprises à l’AFP au nom de Mehsud, a assuré qu’il appelait depuis le Waziristan, dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, frontalières avec l’Afghanistan;
Dans ce secteur Washington assure qu’Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces grâce à l’appui de tribus locales fondamentalistes, dont celle des Mehsud.
"Attaquer une femme va à l’encontre des traditions tribales", a assuré le maulana (titre religieux) Omar.
"C’est du théâtre", a-t-il commenté à propos de la transcription publiée vendredi par le gouvernement du présumé appel téléphonique de Mehsud à l’un des organisateurs de l’attentat.
Le maulana Omar a également exprimé sa "tristesse" quant à la mort de Mme Bhutto, ajoutant qu’il aurait été "impossible" pour des combattants islamistes de passer au travers du cordon de sécurité encerclant le parc où l’ex-Premier ministre venait de clore un meeting électoral.
Ce meeting était organisé à deux semaines des élections législatives et provinciales pour lesquelles son parti (le PPP) est le principal mouvement de l’opposition. Il milite férocement pour l’"éradication de la menace islamiste" du Pakistan, selon les termes répétés à maintes reprises par Mme Bhutto.
"Benazir n’était pas seulement un leader du Pakistan mais aussi un leader de renommée internationale, nous exprimons notre profonde douleur et le choc que nous a provoqué sa mort", a conclu Omar.

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