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Archives de octobre, 2007

Le Musée de la poche de ROYAN

 

 

 

                                         – DEVOIR de MEMOIRE –

Les souvenirs ne sont en général, jamais exempts de souffrance. ( Gao Xingjian )

                                     

 

Vous saurez tout sur le Musée Militaire de la Poche de Royan – ( 1944 – 1945 )

Ce Musée est dédié aux Royannais Victimes des bombardements de 1945.
à tous les combattants et défenseur de la Liberté. Souvenons-Nous de leur sacrifice.     18 Avril 1990

                                              La Poche de Royan

Royan, parmi les dernières villes de France encore occupées au début de 1945, est bombardée par l’aviation alliée le 5 janvier 1945 avant d’être libérée suite aux combats des 13 au 17 avril 1945 par ces mêmes troupes renforcées auxquelles se joignent des formations de l’armée d’Afrique, des unités de la 2e DB, des bataillons coloniaux et des maquisards.

L’Occupation ¿ Royan : verrou de la Gironde
A peine signé l’armistice, deux détachements de la 44e division de la Wehrmacht arrivent à Royan le 23 juin 1940. La ville et la presqu’île d’Arvert sont transformées en forteresse pour le contrôle de l’estuaire de la Gironde. Les Allemands s’installent alors dans les hôtels et les écoles.
Les points stratégiques de commandement sont établis dans le Golf-Hotel à Pontaillac pour l’état-major de la marine du Golfe de Gascogne. La Kommandantur s’installe à Forillon. L’hôtel Oceanic de Vallières devient un hôpital.
Autour, les troupes d’occupation forment un maillage dans le cadre du mur de l’Atlantique. L’organisation Todt modernise les batteries de Chay, de Suzac et de La Coubre. Le centre ferroviaire de Saint-Jean-d’Angély, le camp d’aviation de Fontenet sont intégrés au dispositif de défense. Les carrières d’Hurtebise deviennent le plus important dépôt de munitions du mur de l’Atlantique.
Royan, commune de 13 000 âmes, vit alors à l’heure allemande sous la conduite de son maire, M. Houssin, élu en vertu de la loi vichyssoise du 16 novembre 1940.

Soulac. Nettoyage de la région, en avril 1945, parallèlement aux opérations menées pour la réduction de la "poche" de Royan.Les F.F.A., sur la droite, ont nettoyé leur secteur. Colonne de prisonniers allemands. Source : DMPA/SHD

Organisation de la Résistance
La rupture d’un câble téléphonique, la mort d’un soldat allemand, le bris de la vitrine du local du parti de Marcel Déat et quelques attentats constituent les premiers actes de résistance. Le mouvement s’organise réellement à partir de 1942 sous la conduite de Madeleine Fouché.
Les recrues des corps d’officiers, tels les commandants Thibaudeau et Baillet, structurent la résistance de Charente-Maritime dès l’été 1943. Ces troupes jouent un rôle essentiel, tant par leur rôle de renseignement que militaire, dans la libération de la ville.

Formation des "Poches"
Le 6 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. Les maquis harcèlent les troupes d’occupation. En août la Wehrmacht bat en retraite, Nantes et Bordeaux tombent.
Les Allemands stationnés le long des côtes françaises se replient sur leurs bases maritimes qu’ils transforment en solides camps retranchés défendus par des batteries côtières, bunkers, barbelés et champs de mines. Près de 100 000 hommes, protégés par plus de 1000 blockhaus et 1300 pièces d’artillerie, constituent ainsi autant de "poches" de résistance ennemie dans les lignes alliées, telles Dunkerque, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle, l’île de Ré, l’île d’Oléron, la Pointe du Grave et Royan.
Commence alors durant l’hiver une guerre de position, ponctuées par des raids et des tirs d’artillerie renforcée par des actions de sabotage et de renseignement de la résistance intérieure.

Le siège de Royan (septembre 1944 ¿ 17 avril 1945)
A l’été 1944 les belligérants se préparent à la guerre de siège.
Le colonel Pohlmann, nommé commandant des troupes allemandes en juin 1944, organise à partir du 18 août 1944, la défense de la place et du siège. Il envoie des commandos jusqu’à Saintes et Jonzac pour récupérer les matériels et le ravitaillement. Les canons du mur de l’Atlantique (soit 218 ouvrages) sont retournés vers l’intérieur du pays et appuyés par 4 batteries de DCA et 150 canons, 215 000 mines parsèment le front de terre. La "Poche de Royan", contrôlée par une garnison de 5 500 hommes (le 1er régiment de Royan en avant-poste et le bataillon Tirpiz sur la Seudre et à La Coubre), est ainsi délimitée par la Seudre et ses marais jusqu’à l’Eguille et, au sud-est, par une ligne Saujon-Cozes. L’état de siège est décrété le 12 septembre 1944 par Pohlmann qui, refusant de faire sauter Royan et de battre en retraite, est remplacé par l’amiral Michahelles, contraint alors de mener une guerre de position.
Dans les rangs alliés, la coordination est difficile. Les Anglo-américains, désireux d’en finir avec l’Allemagne nazie, préfèrent concentrer les troupes dans l’Est de la France et bombarder les zones de résistance ennemie. De Gaulle et son état-major préfèrent attaquer avec les fantassins, mais doivent en priorité structurer les maquis grossis à la fin août par le renfort de résistants des départements extérieurs ("Bir-Hakeim", "Foch", "Demorny") qui participent à la reconquête de Jonzac (13 août), Saint-Jean-d’Angély (13 septembre), Saintes (4 septembre) et Rochefort (12 septembre). Les troupes issues des maquis sont transformées, sous l’autorité du colonel Adeline et du délégué national Chaban-Delmas, en unités de l’armée française. Adeline transfert son poste de commandement à Saintes afin de superviser les 7 000 forces française de l’intérieur (FFI), ou groupement "Z", les résistants de Roland, l’armée secrète de Dordogne et le groupement des franc-tireurs partisans (FTP) de Bernard. Le 14 octobre, le général de corps d’armée Edgard de Larminat est nommé par de Gaulle commandant du détachement d’armée de l’Atlantique (DAA) pour libérer les poches côtières.
5 janvier 1945 : bombardement de Royan.

Libération de Royan. 15 avril 1945. Source : DMPA/SHD

Convaincu de l’importance de réduire les poches de résistance, le général De Gaulle prépare à l’automne 1944 avec l’aide de la 2e DB et l’état-major anglo-américain "l’opération Indépendance" destinée à libérer Royan. L’opération, prévue pour le 25 novembre et repoussée au 10 janvier, doit être annulée côté français en raison du départ des chars de la 2e DB pour contenir la contre-attaque allemande dans les Ardennes.
Cependant une erreur de commandement conduit au raid aérien de 300 appareils de la Royal Air Force du 5 janvier qui, en deux vagues (à 5h00 et à 6h00), déverse 1 600 tonnes de bombes sur la "Poche de Royan", faisant un millier de victimes civiles.
La responsabilité de ce désastre est partagée. Les Français, dans leur hâte de reprendre les poches de l’Atlantique avec les troupes anglo-américaines, n’ont pas assez porté attention à l’évacuation des populations civiles. Les états-majors américains et britanniques, partisans dès le départ d’un bombardement systématique des poches de résistance, ont interprété de manière erronée les expressions imprécise de "position de Royan", "réduit de Royan", qu’ils ont traduites par "Royan area", preuve de leur confusion entre la ville de Royan et la ceinture fortifiée de la ville.

Carte de l’Opération Vénérable du 14 au 18 avril 1945

13 ¿ 17 avril 1945 : opération Vénérable
Durant le mois de janvier les populations civiles sont secourues et évacuées. Les Allemands expulsent les derniers civils en février. Parmi les actions de secours, mentionnons celle de Samuel Besançon, pasteur de Royan et un des chefs de la résistance royannaise, qui est à l’origine de l’édification du mémorial du souvenirs aux victimes du bombardement.
Le général de Larminat obtient le retour d’une partie des unités du front des Ardennes : des formations de l’armée d’Afrique, une fraction de la 2e DB (12e cuirassiers, 12e chasseurs d’Afrique, 1er spahis marocains, régiment blindé des fusiliers marins) et des bataillons coloniaux (Oubangui-Chari et Antilles). Ces troupes viennent ainsi renforcer les 25 000 soldats, les unités de la résistance appuyés par les forteresses volantes.
Le 13 avril, le général de Larminat exhorte ainsi ses troupes : "Le moment est venu de faire sauter la forteresse ennemie de Royan-Grave. Les moyens matériels sont réunis, le succès de l’opération ne dépend que de l’audace et de la sagesse des chefs, de la valeur et de l’intelligence des soldats [¿] C’est une part notable dans la renaissance du pays qui est entre vos mains" (ordre général n° 7).
Dans la nuit du 13 au 14 avril les bombardements américains préparent l’assaut. Le 14, à 16h35, les chars, suivis de l’infanterie, attaquent simultanément la Pointe de Grave et Royan, pénétrant ainsi les positions allemandes.
Le groupement nord, commandé par le colonel Grenger, lance l’offensive à partir de Saujon vers Médis. La position prise, un pilonnage d’obus le lendemain ouvre la route aux unités, réduites à la 2e DB, qui progressent vers la presqu’île d’Arvert, et entrent dans Bernon puis Royan.

Royan. Vue de la rue Gambetta en ruines. Source : DMPA/SHD

Les hommes du groupement sud, sous les ordres du colonel Adeline, qui ont lancé l’offensive de Cozes vers Talmont, Meschers et Trignacles font la jonction avec celles de Grenger à Triloterie.
Les chars du 12e cuirassier pénètrent dans Royan, réduisent les poches de résistance ennemie. Ils foncent au nord-ouest, prenant ainsi Vaux-sur-Mer, Courlay, Saint-Augustin et les Mathes et appuyant l’offensive des groupements Cézards et Monnet, basés plus au nord, qui traversent la Seudre le 16 avril, et atteignent la presqu’île d’Arvert et La Tremblade. Ces dernières, avec la Grande Côte, la Pointe de La Coubre et Pontaillac sont les derniers points de résistance.
Le 17 avril l’amiral Michahelles, commandant de la place de Royan, est capturé.
Le 18 avril, une dernière vague de bombardements emporte la reddition des bunkers de la forêt de la Coubre.

Bilan
Les combats pour la libération de Royan ont fait 150 morts et 700 blessés chez les alliés. On dénombre 479 victimes et 4600 prisonniers allemands.

PRINCIPE DE GOLGOTHA

 

Extrait du livre  " La Prophétie de GOLGOTHA " de Jean Michel RIOU

 

                                  Rapport du Neuvième  Décemvirat

********* définitions de Décemvirat

Dignité de décemvir, magistrature décemvirale. Il désigne aussi la Période de temps pendant laquelle Rome fut soumise à l’autorité décemvirale. Sous le décemvirat.

********* définitions de cryptocratie

 Manipulation mentale et test psychologiques,

 Un témoignage faisait mention que les services secrets utilisaient ces tests psychotechniques pour évaluer les recrues, ou plutôt les futures victimes de "mind control". Probablement même qu’ils s’en servaient pendant le conditionnement, lavage de cerveau, etc. Ça rejoint d’autres témoignages que j’ai entendus dans la vraie vie. On m’avait raconté qu’en entrant dans l’armée, on vous faisait passer des tests. Puis les témoins qui avaient été utilisés pour "autre chose" continuaient ensuite de passer plus de tests, parce qu’ils passaient les autres avec facilité. Vous devinez ce qu’il est advenu de ces témoins: des agents secrets qui ont oublié certaines de leurs mIssions, qui ont des blancs de mémoire qui peuvent durer de quelques heures à plusieurs mois.

 

Revenons au livre de Jean Michel RIOU :

 On ne lutte pas contre la tyrannie en édifiant la démocratie. C’est un mensonge d’affirmer que ce régime est la panacée aux fléaux de la politique. Ce système est criminel, notamment en matière de guerre et voici pourquoi : la souveraineté étant celle du peuple, tous les citoyens en sont les acteurs . Donc, les victimes. Désormais , il n’y a plus de suzerains dédiés au devoir de défendre leurs vassaux, mais une somme colossale de petits soldats contraints à mourir pour la Patrie . Ainsi ,le peuple élit ses maîtres qui lui ordonnent alors de faire la guerre pour eux . Le résultat de cette mascarade fut ,au Vingtième Siècle -royal pour la démocratie-,la tenue de conflits monumentaux. Et par quel sortilège cette poignée d’élus formant la cryptocratie parvient-elle à berner la masse ? La réponse tient en un mot : Utopie .

 La belle invention que voici ! L’utopie est une idée maligne car elle n’a aucun aboutissement .C’est une destination vers laquelle on tend , et qui s’éloigne dés qu’on l’approche . L’utopie est comme  l’horizon, inatteignable . Seuls ceux qui s’en détachent et renoncent à son attirance savent qu’elle n’est que mirage. Arme favorite de la politique, elle parle au futur quand l’homme vit au présent. Invérifiables, les promesses que l’on fait en son nom n’engagent pas ceux qui les ont inventées . C’est pourquoi les Etats s’en servent pour diriger à leur gré .

Peut on lutter contre l’Utopie ?  Y parvenir serait comme mettre fin au règne des Etats. Sans utopie, ils n’auraient plus de raison d’exister.Or, la guerre une fois achevée,détruit la crédibilité des Etats et tue leurs espérances fictives.Dans les décombres,on panse ses plaies, on compte ses défunts ,on pleure et l’on se prend à douter,réalisant même que l’on aurait pu être dupé.Tant de malheur et pour quoi et pour qui ? L’utopie faiblit . L’Etat est déjà en train de mourir pour avoir , hier , fait aimer la guerre, et maintenant, pour la rendre détestable.L’utopie est donc le socle des Etats, mais aussi l’instrument de leur perte .

 

Peut – on manipuler l’utopie ?  Frères de Golgotha, voici l’épreuve à laquelle vous convie notre Principe et qu’il vous faudra surmonter lors du Vingt et Unième Sièc le . Pour vaincre l’Etat, vous devrez en passer par la guerre et pour la déclencher,vous devez vous servir de l’utopie,en exacerbant les rêves XX  eme siècle pour décider les Etats à s’engager dans des conflits mondiaux . Les Dix Très Hauts Magistrats se sont appuyés sur l’utopie pour décider les hommes à se maudire. En son nom, ceux-ci sont assez fous pour se lancer dans la guerre, une entreprise suicidaire . Pour elle , ils ont des certitudes et,de la base au sommet, tous se sentent prêts à détruire,à spolier , voire à mourir. Patrie , honneur , religion !  Les envies de croisade ne manquent pas .Le Vingt et Unième Siècle en REGORGERA .

En 1914 , l’utopie de se savoir le plus fort attisait la haine entre les Etats . Ils espéraient l’étincelle pour trancher le débat . Les armes ?  Nous les fournirons à volonté. Les soldats pour les actionner ? Les hiérarques recouvraient à la mobilisation . Les sillons des champs se gorgeraient de sang . Le prétexte ? Il ne manquait que lui . Ce fut l’assassinat de l’héritier d’Autriche- Hongrie à Sarajevo . Un simple coup de feu . Un deuxième . Et la poudre prit feu.

La décision d’éxécuter le prince François- Ferdinand fut prise à Venise le 21 Avril 1914, à l’unanimité par le Très Hauts Magistrats du Neuvième Décemvirat sur la base d’un rapport ….. Il démontrait qu’aucune époque  n’avait accumulé un si grand nombre de circonstances favorables au déclenchement d’une guerre généralisée.

 " La découverte du monde est achevée,les terres émergées connues. Désormais , les empires veulent se départager . La production s’organise dans des usine monumentales , et la division du travail rend le prolétariat docile . Les découvertes essentielles en matière d’énergie, de transport , d’information sont maîtrisées "

  La seule question pour tous est de savoir qui sera maître de cette modernité . L’Allemand ou le Français ? Le capital ou le peuple ? L’argent ou la foi ? Le spirituel ou le matériel ? La démocratie ou la monarchie ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SHTOCKMAN : l’aventure commence

                                                        

                                         

 

 

                                               

 

  Le 13 Juillet 2007, TOTAL a vu récompensées plus de dix années de travail avec la signature, à Moscou, d’un accord de partenariat avec GAZPROM ,la compagnie gazière russe.

  L’objet du contrat: la réalisation d’études pour le développement puis l’exploration du champ gazier géant de SHTOCKMAN, situé en mer de Barents .

  Loin d’être terminée, l’aventure ne fait que commencer : l’éloignement du gisement par rapport au littoral, près de 600 km , ainsi que son environnement " arctique" extrême, font du projet un défi technologique majeur pour TOTAL .

 Edmond Coche , spécialiste en océanographie et en météorologie à l’Exploration & Production, nous expose l’ampleur des défis qu’attendent le Groupe .

                        

                                    

 

                                              

                                      

                                      

Quels sont les caractéristiques de la zone ?    

  Shtokman se caractérise par un environnement trés sévère : le gisement  est situé à environ 900 kilomètres au nord du cercle polaire,sous 320 à 350 métres d’eau,dans une zone de la mer de Barents régulièrement prise par les  glaces  et battue par des vents violents (  comme en mer du Nord szeptentrionale,les vagues peuvent atteindre 27 m de haut ). Des champs de glace et des icebergs de près de 4 millions de tonnes peuvent y dériver, alors que la température de l’air en surface peut descendre à  – 25°C . 

                                     

Que représentent ces conditions extrêmes pour l’exploitation du gisement ?

  Travailler presque exclusivement dans le froid et la nuit va constituer un gros défi pour nos équipes.Mais la plus grande inconnue réside dans la dérive des icebergs . 

 

                                           

 

                                     

                                     

 

Pour y parer, il va falloir identifier ceux-ci à travers des campagnes aériennes, calculer leur trajectoire,pour ensuite les dévier en les remorquant. C’est une technique qu’utilisent déjà les Canadiens sur les champs de Terra Nova ou encore d’Hibernia . Au cas où ces icebergs ne pourraient être déviés , nous ferons sans doute à une plateforme déconnectable . ( La déconnection consiste à libérer la plateforme de ses ancrages et liaisons avec le fond marin pour la déplacer hors de la zone de risque ).

 

Quelles sont les autres inconnues du projet ? 

 De grandes  incertitudes subsistent concernant le climat de la zone.On constate de fortes variabilités interannuelles et interdécennales et le changement climatique,dont l’impact risque d’être beaucoup plus fort zn Arctique, ne va pas s’arranger . Y aura t’il moins de glace, plus d’icebergs, plus de tempêtes ???

 Nous manquons encore d’estimations fiables, d’où le lancement de campagnes de mesures in situ  qui vont nous permettre de mieux comprendre les processus physiques.

                                           

           Mesures de l’épaisseur des glaces et autres paramètres climatiques          

                                       EXPEDITION   TOTAL POLE AIRSHIP

Total Pole Airship : baptême du dirigeable



                    



Après la phase d’étalonnage de l’EM Bird en avril dernier qui fut couronnée de succès, le 12 octobre 2007 a lieu le baptême du dirigeable de Jean-Louis Etienne à l’aéroport de Marseille Provence.

Ce petit bijou de technologie, né en Russie, est arrivé en pièces détachées par containers le 18 septembre à Marseille. Il a été monté patiemment durant deux semaines dans le hangar Boussiron de l’aéroport par l’équipe de 7ème continent, la société de Jean-Louis Etienne, assistée par les techniciens de la compagnie russe RosAeroSystems. 

Le dirigeable de 54 m de long, 17 m de hauteur et 14 m de large, gonflé d’hélium, traversera, au Printemps 2008, le pôle Nord afin de mesurer l’épaisseur de la banquise de l’océan Arctique.

En attendant son départ pour le pôle Nord, prévu le 1er mars 2008, le dirigeable va effectuer de nombreux vols d’essais, notamment en Lorraine.

 

 

Tractactions autour du champ gazier de Shtokman
Article paru dans l’édition du 13/08/2007
Par Juliette LE DORE, doctorante à l’ULB spécialisée sur les relations UE-Russie à Bruxelles

Le feuilleton haletant entourant l’avenir du champ gazier russe de Shtokman, l’un des plus riches du monde, aurait-il enfin trouvé son épilogue ? Le 12 juillet dernier, un accord a été conclu entre le français Total et le russe Gazprom, propriétaire des réserves de Shtokman, et ce après une discussion téléphonique entre les présidents russe et français.

En lice avec l’américain ConocoPhillips et les norvégiens Norsk Hydro et Statoil – Chevron s’étant retiré de la course en mars dernier -, Total décroche, semble-t-il, le gros lot : ce champ offshore, situé à 544 km au nord de Mourmansk, renferme des réserves estimées à 3,7 milliards de mètres cube de gaz naturel. De quoi approvisionner l’UE ou la côte Est des Etats-Unis en gaz pendant sept ans.
Pourtant Total servira exclusivement, dans le cadre d’un consortium où Gazprom détiendra 75% des parts et Total 25%, à financer et à construire les infrastructures de production nécessaires à la première phase de développement de Shtokman. Gazprom gardera un contrôle exclusif sur les réserves du gisement et les destinations d’approvisionnement du gaz extrait.
Le feuilleton Shtokman a commencé en 1988, date de sa découverte. A l’époque, le ministère soviétique du pétrole et du gaz avait pour exploiter ses réserves, passé contrat avec un consortium de compagnies occidentales incluant Norsk Hydro, Conoco et trois compagnies finlandaises. Mais en 1992, Boris Elstine décide soudain de réattribuer le gisement à des compagnies russes, arguant qu’elle créeront plus d’emplois dans la région.
Le bras gazier du Kremlin
La valse autour de Shtokman a commencé. Elle durera quinze ans. Les plus grosses compagnies pétrolières du monde redoublent d’efforts pour essayer de convaincre les autorités russes de les laisser participer à l’aventure.
L’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine change la donne. Le nouveau président ne cache pas ses intentions de remettre la main sur le pétrole russe, cédé au milieu des années quatre-vingt dix à des compagnies étrangères dans des conditions qu’il juge désavantageuses. Il est vrai que les accords signés avec les compagnies occidentales à un moment où les cours du brut étaient au plus bas et où la Russie traversait une grave crise étaient loin d’être favorables aux intérêts russes.
Le Kremlin entreprend d’utiliser Gazprom, dont il détient 51% du capital, pour la reconquête de ces richesses. Début 2007, le géant gazier prend la majorité du projet Sakhaline 2 en Extrême-Orient, contre un versement de 7,5 milliards de dollars à Royal Dutch Shell – qui n’a pas vraiment eu le choix.
Fin juin, c’est la coentreprise TNK-BP qui se voit dans les mêmes circonstances obligée de céder à Gazprom sa participation dans le champ gazier sibérien de Kovytka, contre un montant compris entre 700 et 900 millions de dollars.
N’ayant pas la capacité de financer seul ces projets, Gazprom fait appel aux capitaux des compagnies occidentales mais en fixant des conditions très strictes, notamment l’impossibilité complète de mettre la main sur les richesses du sous-sol. Ainsi, à première vue, l’accord passé ne paraît pas si avantageux pour Total. La compagnie va en effet être mise sous intense pression financièrement et technologiquement pour tenir les délais que Gazprom lui imposera.
Course au pôle
Or, Shtokman constitue en effet un défi sans précédent en matière de technologie de développement de champs offshore. Le gisement se trouve loin en plein arctique, est plongé dans la nuit 6 mois par an et est soumis à des vents et à de violents courants marins qui charrient des icebergs.
Dans un contexte de compétition accru concernant les richesses du sous-sol arctique, ces difficultés sont loin de dissuader les firmes pétrolières de participer à de tels appels d’offre. Avec le réchauffement climatique qui fait fondre les glaces et permet de plus en plus le passage de tankers, la raréfaction des sources d’approvisionnements énergétiques et la découverte de la richesse souterraine arctique, c’est une véritable course au pôle qui est en train de se lancer.
Le 24 juillet 2007, les Russes ont d’ailleurs pris de l’avance en envoyant l’expédition scientifique « Arctique 2007 » vers le pôle Nord. Cette expédition est destinée à légitimer les revendications de la Russie sur plus d’un million de km2 de territoire arctique, contenant près de 25% des réserves de gaz mondiales. Total, en participant à l’aventure de Shtokman, devient pionnier dans une technologie qui va s’avérer très utile par la suite dans cette région.
Froid russo-américain
Pourquoi le contrat a-t-il échappé aux compagnies américaines longtemps favorites ? Le marché devait théoriquement se conclure lors du G8 de 2006 à Saint-Pétersbourg, l’adhésion russe à l’OMC étant dans l’autre plateau de la balance. Shtokman devait être attribué aux Américains en échange de la signature d’un traité commercial bilatéral, dernière étape avant l’adhésion à l’OMC. Après d’intenses négociations, les parties n’étant pas parvenues à un accord, les Etats-Unis sont repartis de Saint-Pétersbourg sans permettre au président russe d’apposer l’adhésion de la Russie à l’OMC à son palmarès.
Le refroidissement général des relations américano-russes, sur fond de bouclier antimissile, de diatribe antiaméricaine de M. Poutine à Munich et du Kosovo, n’a fait que dissiper un peu plus les chances américaines non seulement de participer au développement de Shtokman, mais aussi de bénéficier de son approvisionnement. A l’image des Etats-Unis, la France et l’Europe n’ont pas ménagé leur peine pour remporter le contrat. Le 26 septembre 2006, M. Poutine était invité, avec la chancelière allemande Angela Merkel à un sommet France-Allemagne-Russie organisé à Compiègne à l’initiative de Jacques Chirac. M. Poutine avait annoncé considérer la réorientation d’une partie des réserves de Shtokman vers l’Europe plutôt que vers les Etats-Unis. La veille, Jacques Chirac avait décerné à Vladimir Poutine les insignes de la Grand-Croix de la Légion d’honneur

 

Shtokman pourrait être trop gros pour Gazprom

 

 MOSCOU/LONDRES (Reuters) – Le monopole gazier russe Gazprom pourrait avoir des difficultés à exploiter seul le gisement géant de Shtokman, après avoir écarté des partenaires étrangers, estiment des analystes du secteur.

Gazprom a mis fin à des années de négociations en annonçant lundi qu’il ne recherchait plus de groupes étrangers pour développer ce projet de 20 milliards de dollars, le plus grand gisement gazier mondial inexploité, qui présente de nombreux défis techniques.

Cinq partenaires potentiels avaient été préselectionnés cet été : le français Total, les américains Chevron et ConocoPhillips et les norvégiens Statoil et Norsk Hydro.

Total a indiqué mardi ne pas avoir été informé de cette décision. "Nous n’avons pas été informés de la décision de Gazprom. Il est donc trop tôt pour réagir", a déclaré une porte-parole du groupe pétrolier français.

Le président russe Vladimir Poutine a cependant rouvert un peu la porte mardi en assurant que Moscou n’excluait pas d’inviter des firmes étrangères à participer à divers aspects du projet. "La Russie a décidé de développer ce gisement de façon indépendante. Nous serons le seul exploitant du sous-sol et propriétaire du gisement, mais nous n’excluons pas d’inviter des sociétés étrangères pour travailler en commun sur le développement, assurer une partie du processus de liquéfaction ou encore participer à la distribution dans des pays tiers", a-t-il déclaré après un entretien avec la chancelière allemande Angela Merkel.

UNE DECISION QUI ARRANGE L’ALLEMAGNE

La décision de lundi pourrait profiter à Berlin car Gazprom prévoit d’expédier le gaz de Shtokman à travers un nouvel gazoduc, Nord Stream, passant par l’Allemagne et réalisé par un groupe dirigé par le prédécesseur d’Angela Merkel, Gerhard Schröder.

Gazprom a décidé de destiner la production de Shtokman à l’Europe et non plus aux Etats-Unis comme initialement prévu.

Le géant russe, premier producteur mondial de gaz et fournisseur du quart des besoins de l’Europe, négociait depuis des années avec les firmes occidentales susceptibles de lui apporter des technologies pour pomper le gisement dans la mer de Barents et liquéfier le gaz en vue de son transport.

Selon l’analyste Adam Landes, de Renaissance Capital, "Gazprom doit encore convaincre qui ce projet fonctionne réellement sur le plan économique". "La technologie, l’investissement et les risques de calendrier sont extraordinaires. Sans partenaires avec le savoir-faire technologique, nous pensons que c’est deux fois plus risqué", ajoute-t-il.

Les analystes estiment aussi que la structure envisagée pour Shtokman, un accord de partage de production, avait peu de chance de rencontrer les faveurs du Kremlin alors que d’autres accords de ce type subissent des pressions de la part de responsables russes.

Cette décision fait suite au tollé diplomatique suscité par les pressions exercées par Moscou sur Royal Dutch Shell, Exxon Mobil et BP pour qu’ils acceptent des termes moins favorables, ou même cèdent le contrôle de projets dans l’île de Sakhaline en Extrême-Orient, après une baisse des recettes de ces gisements pour Moscou et des dépassements budgétaires.

Les accords de ce type ne relèvent du régime fiscal russe, limitent le contrôle du gouvernement sur l’utilisation du gisement et font peser la plupart des risques financiers sur le détenteur des ressources plutôt que sur les groupes les exploitant.

DES DEFIS ENORMES

Les énormes défis posés par Shtokman – qui est hors de portée d’hélicoptère dans une mer Arctique agitée – pourraient signifier que les cinq groupes étrangers présélectionnés s’en sont tirés à bon compte.

"Les partenaires potentiels, dont Norsk Hydro, Statoil et Total, auraient été confrontés aux risques importants du projet et à un contexte d’investissement détérioré pour les compagnies pétrolières étrangères en Russie", écrivent les analystes d’ABN Amro à leurs clients.

Stephen O’Sullivan, analyste chez Deutsche UFG, estime que la valeur nette actuelle de Shtokman n’est que de six milliards de dollars et que la volte-face de Gazprom ne changera la vie d’aucun de ces groupes.

Un banquier qui a conseillé un de ces groupes étrangers sur Shtokman a déclaré que le projet de Gazprom de lancer la production autour de 2011 relevait du "rêve".

Un responsable d’un des cinq groupes présélectionnés a lui estimé que même avec l’aide de groupes occidentaux, Shtokman ne devrait pas commencer à être productif avant 2013.

Les grands gagnants de la nouvelle stratégie concernant le gisement pourraient être les groupes indépendants d’exploitation et d’ingénierie que Gazprom prévoit à présent d’engager, sans participation capitalistique dans le projet, estime Merrill Lynch dans une note à ses clients.

Le gisement de Shtokman contient assez de gaz pour fournir plus d’une année de la consommation mondiale. Situé sous la mer de Barents, à 550 km de la Russie et de la Norvège, il renferme 3.700 milliards de mètres cubes de gaz.

Découvert en 1988, Shtokman devait commencer à produire du gaz dès 2000 mais est resté depuis à l’état de projet.

Visite au MAROC

 

Fin de la visite d’Etat de Sarkozy au Maroc

Celà a dû vous couter CHER !!

Plusieurs contrats et engagements économiques ont été conclus, pour un montant estimé à 3 milliards d’euros.

BENAISSA   : Sale coup pour toi ; il va faloir mettre un peu de ta pôche . Tes impôts vont augmenter , à coup sûr !!   Q ue veux tu il va falloir que nous ( Français ) payer  la pension alimentaire à son ex épouse .

 

                              

 

Nicolas Sarkozy a quitté le Maroc, mercredi 24 octobre, après une visite d’Etat de trois jours, et avec dans ses bagages des contrats et engagements économiques pour un montant évalué à 3 milliards d’euros.
Le principal accord signé concerne la construction par des groupes français du premier tronçon du futur train à grande vitesse (TGV) marocain. Des décisions ont aussi été annoncées dans le domaine de l’armement, sans qu’aucun contrat ne soit formellement signé: la France devrait ainsi vendre au Maroc une frégate polyvalente de classe FREMM (environ 500 millions d’euros); le groupe Thales vendrait un système de surveillance des frontières; la France devrait moderniser 25 hélicoptères Puma et 140 véhicules de l’avant blindés de l’armée marocaine, et vendrait à celle-ci quelque 600 véhicules 4X4 long rayon d’action.

"Partenariat" dans le nucléaire civil

La France et le Maroc ont d’autre part décidé de s’engager dans un "partenariat" dans le domaine de l’énergie nucléaire civile, qui pourrait déboucher sur la construction d’une ou deux centrales nucléaires au Maroc. Selon l’entourage du président français, la conclusion de l’accord-cadre pourrait intervenir "dans les semaines qui viennent".
La France a dû en revanche prendre acte de la décision du Maroc d’acheter des F16 américains et non le Rafale français: "le Maroc est un pays libre et un pays indépendant qui décide librement et nous respectons sa décision. […] Quand c’est une décision qui ne nous plaît pas, nous devons nous interroger sur la part de responsabilité que nous avons dans cet échec et non pas la repousser exclusivement sur nos partenaires".

 

Sarkozy au Maroc: mutisme français sur poursuites dans l’affaire Ben Barka

 

 La délégation accompagnant le président français Nicolas Sarkozy dans sa visite d’Etat au Maroc observait mardi un mutisme total sur les mandats d’arrêt visant cinq Marocains, dont le chef de la gendarmerie, dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Ben Barka.

Interrogé par l’AFP, l’entourage du ministre de la Justice Rachida Dati s’est refusé "à tout commentaire" sur cette affaire.

Pour sa part, un proche du roi Mohammed VI fraîchement élu député, a relevé la concomitance entre cette annonce et la visite du chef de l’Etat français.

"Il faut chercher la vérité là où elle se trouve et le roi a déjà affirmé que le famille de Ben Barka avait le droit de savoir, mais il faut choisir le timing et là il y a trop de coïncidences", a affirmé à des journalistes ce parlementaire qui a requis l’anonymat.

Le juge Patrick Ramaël, qui instruit le dossier de la disparition de l’opposant marocain, a signé cinq mandats internationaux visant notamment le puissant chef de la gendarmerie royale, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Ce nouveau développement a été révélé par France 3 qui a assuré lundi soir que cinq mandats d’arrêt avaient été délivrés visant le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale; Abdelhak (bien Abdelhak) Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires); Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l’un des membres présumés du commando marocain qui a enlevé l’opposant marocain; Boubker Hassouni, infirmier et agent du Cab 1, une des unités ultra secrète des services marocains; et Abdlelhak Achaachi, également agent du Cab 1.

Toutefois la délivrance des mandats d’arrêts internationaux doit entamer un parcours susceptible de traîner en longueur, tout comme cette affaire qui a débuté il y a 42 ans.

Des sources proches du dossier ont affirmé à l’AFP que les mandats d’arrêt avaient bien été signés par le juge, mais pas délivrés car ils doivent recevoir le feu vert de la Chancellerie, ce qui n’a pas encore été fait.

Le fils de Mehdi Ben Barka disparu en 1965 à Paris, Bechir, s’est félicité mardi de la mise en cause par la justice française de ces cinq Marocains et a espéré que la visite de M. Sarkozy au Maroc ferait avancer le dossier.

 

 

SAHARA-OCCIDENTAL •  "Sarkozy a raté une occasion de se taire"

Nicolas Sarkozy, en visite d’Etat au Maroc, a estimé que le plan marocain pour le Sahara-Occidental était "sérieux et crédible", et a pris ainsi le risque de froisser l’Algérie. Le Front Polisario ou Front de libération du peuple sahraoui, soutenu par l’Algérie, rejette en effet le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour l’ancienne colonie espagnole annexée par Rabat en 1975.
"Le choix dangereux de Sarkozy", titre El Watan, qui déplore que le chef de l’Etat français continue à soutenir le Maroc. "Nicolas Sarkozy a raté une occasion d’arrimer définitivement son pays au consensus mondial sur le Sahara-Occidental, ou de se taire dignement", écrit de son côté le quotidien Le Soir d’Algérie, en faisant référence à la position de l’ONU, qui a appelé en avril dernier le Maroc, "puissance occupante", et le Polisario à négocier l’avenir du territoire en vue de parvenir à l’autodétermination des Sahraouis.

 

La France a apporté son soutien au Maroc sur le plan d’autonomie pour le Sahara Occidental qui est rejeté par le Front Polisario.

jeudi 25 octobre 2007.

Le président français Nicolas Sarkozy a exprimé son sou-hait que le plan marocain d’autonomie pour le Sahara Occidental sous la souveraineté marocaine soit « couronné de succès ». « Il n’y a pas besoin de médiation. Le Maroc a déposé un plan d’autonomie que j’ai qualifié de sérieux », a déclaré Sarkozy. « Les efforts qu’a faits le Maroc devraient être couronnés de succès », a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a jugé le plan marocain « sérieux et crédible ». « Le plan d’autonomie marocain pour le Sahara Occidental existe, il est sur la table et il constitue un élément nouveau de proposition après des années d’impasse », a dit le président français.

Pour le gouvernement de la RASD, les déclarations du président français sont graves parce qu’elles font fi de toutes les résolutions des Nations unies qui reconnaissent le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Elles constituent, selon les mêmes responsables, « un encouragement à l’intransigeance et un alignement sur la position de l’occupant marocain … ». « Elles sont inopportunes », ajoute la RASD, « parce qu’elles interviennent au moment où le processus de négociations entre le Front Polisario et le Maroc se trouve dans une phase qui appelle les membres du Conseil du sécurité à jouer un rôle positif en aidant les deux parties au conflit à aller de l’avant en vue de trouver, comme le stipule la résolution 1754, une solution qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

Pour une poignée d’euros
25 Octobre 2007

 

 En signant quelques contrats commerciaux avec le Maroc, le       président français s’est cru obligé de caresser le Palais royal   marocain dans le sens du poil…en oubliant que la dignité et la liberté n’ont pas de prix.

Le soutien public et officiel de Nicolas Sarkozy à la marocanité du Sahara occidental n’est pas en soi une surprise. Par contre, il démontre, outre la gaucherie diplomatique de la personne, l’impasse dans laquelle il est en train d’engager la France sur le plan international. Car, il faut bien que le président français explique comment peut-il concevoir le projet «d’une Union méditerranéenne» sans que le peuple sahraoui ne se soit pas prononcé sur son avenir par un référendum, tel que prévu par la communauté internationale.

Une déclaration «grave» et «inopportune», estime la Rasd

Le gouvernement sahraoui a réagi vigoureusement dans un communiqué rendu public hier à Bir Lahlou. Dans ce communiqué, dont l’agence APS s’est fait l’écho, le gouvernement de la République arabe sahraouie et démocratique (Rasd) a estimé hier de «graves» et d’«inopportunes» les déclarations faites à Rabat par le président français, M.Nicolas Sarkozy. «Elles sont graves, indique le communiqué de la Rasd, parce qu’elles ignorent toutes les résolutions des Nations unies qui reconnaissent le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance et constituent un encouragement à l’intransigeance et un alignement sur la position de l’occupant marocain qui tente désespérément de légitimer son fait accompli au mépris des principes les plus élémentaires de la démocratie.» Elles sont inopportunes, précise la même source, parce qu’elles interviennent au moment où le processus de négociations entre le Front Polisario et le Maroc, sous les auspices du secrétaire général des Nations unies et son envoyé personnel, se trouve dans une phase qui appelle les membres du Conseil de sécurité à jouer un rôle positif en aidant les deux parties au conflit à aller de l’avant en vue de trouver, comme le stipule la résolution 1754 d’avril dernier, une solution qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Comment construire un tel projet sans que les pays du Maghreb soient en «paix» sur la question du Sahara? Il semble que le nouveau locataire du palais de l’Elysée confonde les intérêts commerciaux de la France avec ceux de ses fondements politiques et ses principes diplomatiques. Pour des contrats commerciaux d’une valeur estimée à quelque trois milliards d’euros pour des projets qui s’étendent sur plus de cinq ans, soit 650 millions par an, le président français vient d’ajouter un malheur de plus au peuple sahraoui et d’écorcher la dignité de la France des droits de l’homme. Pour un tel résultat, la tâche aurait pu être confiée à un ministre, au président du Medef ou, tout au plus, à son Premier ministre. Il aurait pu, ainsi, éviter d’enfoncer la France encore un peu plus dans un bourbier diplomatique qui lui serait préjudiciable sur le temps. Nous savions, comme beaucoup de monde, que la France soutenait la politique d’occupation du Sahara par le Maroc. Pour preuve, le Sénat français a réaffirmé cette attitude dans son vote du 11 juillet dernier sur l’accord portant sur la coopération militaire entre les deux pays. «La France entretient avec le Maroc une relation privilégiée, comme l’atteste le soutien qu’elle vient d’apporter à son initiative diplomatique en faveur de l’évolution du statut du Sahara occidental», est-il stipulé dans l’exposé des motifs de l’accord. M.Sarkozy n’avait pas besoin d’en rajouter publiquement, et blesser la dignité de ceux qui luttent depuis plus de trente ans, juste pour s’exprimer sur leur propre sort. En juillet dernier, le président français avait, déjà, commis un premier impair diplomatique. Il avait déclaré, rappelle-t-on, aux journalistes lors de son voyage à Tunis (alors qu’il venait de quitter Alger): «Il n’y a pas l’ombre d’une brouille avec le Maroc. Sur le fond, il n’y a pas de changement de la position de la France sur la question du Sahara. Je l’ai, d’ailleurs, dit à Bouteflika.»
Cet empressement à vouloir froisser, au-delà des Sahraouis, l’Algérie pour sa position en faveur de la légalité internationale, a été mis sur le compte de l’inexpérience politique à ce niveau, du nouveau président français. Mais de là, à aller déclarer devant les parlementaires marocains que «la proposition marocaine d’autonomie du Sahara est un plan sérieux et crédible», devient inquiétant. Il faudrait, peut-être, rappeler au président français que le Maroc et le Polisario se sont rencontrés en juin et août derniers, à New York, sous les auspices de l’ONU, et que rien n’a encore été décidé. Que le Conseil de sécurité de l’ONU comme la 4e Commission de la décolonisation ont réaffirmé le droit du peuple sahraoui à se prononcer par référendum sur son avenir. Par ailleurs, le président français commence à poser de sérieux problèmes à ses partenaires européens.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, autant que la chancelière allemande Angela Merkel, ont réagi à la proposition de Sarkozy sur son projet d’Union méditerranéenne. Ils s’interrogent sur les déclarations du président français à tout bout de champ, sans concertation avec l’UE, donnant l’impression de vouloir faire cavalier seul, alors qu’il n’arrête pas de répéter que la France doit regagner la confiance de l’UE.
En voulant changer les choses et l’image de la France dans le monde, M.Sarkozy va finir par «s’embrouiller» avec ses amis européens comme ceux maghrébins et arabes.
Pour quelques contrats commerciaux avec le Maroc, cela valait-il tant de reniements de principes qui ont fondé la République française? Principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Dommage.

L’ écriture : un langage

 

" L’écriture est à l’âme ce que le rêve est à l’inconscient : un langage "

 

La graphologie à travers les siécles
C’est en 1622 qu’apparu la graphologie, cette science fut découverte par l’italien Camillo Bladi (1550 – 1637) qui se pencha sur l’observation d’écritures et résuma le tout en publiant un livre "Trattato, Come Da Una Lettera Missiva, Si Conoscano La Natura, e qualita dello Scrittore".
Ce livre reste de nos jours l’ouvrage le plus ancien connu.
Puis c’est en 1872 que l’abbé Jean Hyppolyte Michon publia son premier livre intitulé "les mystéres de l’écriture" suivi de "systéme de graphologie" en 1875. Il reste de nos jours le principal fondateur de la graphologie, et baptisa en meme temps cette science en associant graphien (écrire en grec) et logos (science en grec). Il fut de plus le premier à intaurer des bases scientifiques dans le but d’analyser l’écriture.
L’abbé Jean Hyppolyte Michon n’hésita pas à receuillir des milliers d’ouvrages et les comparer pour la publication de son premier livre
Jules Crépieux-Jamin, éléve de l’abbé Jean Hyppolyte Michon continua de poursuivre cette science en y remettant de l’ordre et en classant celle-ci dans 7 familles dont le classements est le suivant:
– L’ordonnance
– La dimension
– La vitesse
– La pression
– La direction
– La forme
– La continuité
Apres avoir ces familles (genres), Jules Crépieux-Jamin les subdivisa en 75 espéces. De nombreux scientifiques travaillérent sur la graphologie pour en améliorer l’analyse de l’écriture.

Objectifs et champs d’application dans le secteur des sciences humaines

…La psychologie de l’écriture n’a pas la prétention de dévoiler les mystères, sa seule prétention c’est d’essayer de comprendre les différences qui sont bien souvent sources de conflits entre les êtres trop sujets à interposer leur subjectivité dans leurs perceptions .
Son champ d’application est large car la graphologie peut intervenir dans différents secteurs :

  • dans les relations interpersonnelles ; les discordances, les conflits au sein d’une famille (parents-enfants, conjoints). Par exemple dans une relation de couple, les déchirements, les mésententes peuvent avoir pour origines, en dehors du sentiment amoureux, une incompréhension de certains traits de leurs personnalités, c’est par l’acceptation des différences que l’être humain évolue.
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  • dans l’orientation professionnelle, elle permet de saisir les aptitudes du sujet, sa forme d’intelligence, ses qualités d’adaptation , sa résistance physique et psychique devant certains travaux et dans certaines situations.
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  • dans le médical : elle est un outil supplémentaire au travail du psychiatre dans la connaissance de la personnalité du sujet ; elle peut suivre les stades évolutifs dans le traitement approprié car bien souvent la détérioration du geste graphique est un signe de perturbation de l’équilibre psychologique du sujet. Le tracé transcrira des symptômes qui amèneront des suggestions et des interrogations permettant aux thérapeutes d’avoir des renseignements susceptibles de l’intéresser.
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  • pour le psychologue et le psychotechnicien comme test complémentaire parmi les tests déjà existants en psychologie clinique.

Deux écritures , la première appartient à la mère, la seconde à sa fille de 20ans.
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Écriture au tracé ferme et nourri, l’ensemble du tracé a un aspect assez structuré, le mouvement est aisé et bien maîtrisé.
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Personnalité ferme, active, ayant un sens des responsabilités assez fort, une bonne assise dans la société dont elle accepte les conventions, sa fermeté peut avoir un côté assez strict conduisant cette personnalité à avoir bien souvent tendance à suggérer à sa fille une ligne de conduite identique à la sienne.
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Écriture de la fille, elle est mouvementée avec quelques signes d’impulsivité qui la font tendre vers la saccade.
Tempérament vif, irritable, susceptible, très jaloux de son autonomie voire de son indépendance. Elle peut, de ce fait, ressentir toute directive, toute idée et toute suggestion comme une limitation à sa personnalité, créant ainsi une réelle et profonde insatisfaction.
La fille et la mère peuvent avoir un dialogue de sourdes ou deux monologues différents. Les deux tendances à l’indépendance se heurtent, se conflictualisent. Malgré leur affectivité réciproque, chacune d’elle tente d’amener l’autre vers elle.
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Deuxième cas :
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Trois écritures d’enfants avec leurs façons de s’adapter où non à l’autorité du père.
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L’écriture du père :
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Personnalité très intériorisée, il vit dans son indépendance avec une forte rigidité morale, il lui est difficile de changer d’avis .Exigeant , il veut à tout prix conserver son autorité sans une certaine rancune, c’est un homme qui n’oublie pas si facilement et avec une note d’anticipation on pourrait supposer sans trop se tromper qu’il ne fait pas facilement le premier pas.

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Son enfant de 15 ans garçon.
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Enfant réfléchi, intériorisé, secret, ne s’épanche pas facilement, soucieux d’analyse et de précision, il préfère vivre davantage de sa curiosité intellectuelle que des relations avec le monde . Il suit les normes qui lui sont proposées, car s’opposer en soi l’empêcherait de pouvoir s’intéresser à ce qui l’enthousiasme, d’analyser , de réfléchir en toute tranquillité.
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Une de ces filles de 13 ans.
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Le tracé dénote de l’affection, mais également une certaine mollesse, une certaine tendance au lymphatisme. De ce fait elle se trouve préservée par sa tranquillité, son absence de réponse. Cette attitude lui évite bien des difficultés.
La fille aînée âge 18 ans.
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Ferme, énergique, ouverte au monde social, elle s’insurge contre le manque de liberté et contre l’autorité rigide de son père, un grand besoin de voler de ses propres ailes que le père refuse catégoriquement.
Seule la fille de 18 ans réagit à la rigidité paternelle et souffre du manque d’ouverture de la famille au monde extérieur. Elle a un tempérament vigoureux et indépendant, il se pourrait fort bien qu’elle rompe les liens familiaux pour pouvoir pleinement s’affirmer. Elle est affectueuse, sans aucune rancune, il se pourrait qu’elle refasse par la suite le premier pas, mais le père orgueilleux, rigide, d’une susceptibilité toute rentrée aura quant à lui plus de mal à renouer rapidement, c’est un rancunier.
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Troisième cas
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Saisissement des potentiels intellectuels chez l’enfant
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Écriture d’un enfant de 9 ans, on remarque déjà une bonne assise de la zone médiane, une motricité graphique atteinte avec une certaine structuration, ce qui n’est pas évident à cet âge. Les lettres sont liées entre elles, tracé vertical, ponctuation précise, claire, fermeté du trait, jambages fermes, les liaisons entre les lettres d’un même mot sont régulières, les espacements entre les mots sont réguliers, la largeur de base des lettres est courte.
C’est un enfant attentif, appliqué, soigneux, possédant une très bonne compréhension, au raisonnement clair, déductif, sa pensée se veut à la fois précise et concise avec une bonne concentration d’esprit, non dépourvu d’une certaine subtilité et finesse. Il sait trouver les mots justes. Il ne rebute jamais devant une difficulté, assidu dans l’effort, essayant d’arriver au résultat.
Son professeur le trouve intelligent et travailleur. Les potentialités intellectuelles de cet enfant sont indéniables, l’observation du graphisme le laisse entrevoir par sa clarté et par une certaine personnalisation du graphisme.
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Enfant de 11 ans ; la motricité et la dextérité graphique ne sont pas acquises, des difficultés de pouvoir agencer et lier les lettres entre elles ; le tracé est léger, ralenti, lent, les reprises sont maladroites, espacements entre les mots larges, la substance même de l’écriture manque de structure. L’observation et l’examen de la pression sont utiles pour essayer de savoir si cet enfant a de bonnes ressources vitales, comment il peut les utiliser et comment s’en servir. On constate chez cet enfant une gêne dans l’exercice intellectuel, la clarté et la compréhensibilité lui font défaut. Son professeur remarque qu’il est souvent " dans la lune ". La concentration d’esprit est vite contrecarrée par la dispersion, inattentive, toute application lui semble presque pénible, elle rechigne l’effort surtout si elle doit faire preuve de persévérance. Les tests psychotechniques et psychologiques devront évaluer le quotient intellectuel de cet enfant et voir si des petits problèmes psychologiques ne viennent pas freiner et troubler cette personnalité. 
Face à ce tracé, diverses questions se posent à notre réflexion analytique.
S’agit-il d’une paresse, d’une nonchalance, d’un trouble psychologique, de certaines perturbations d’ordre psychologiques, d’une déficience auditive, visuelle, d’une gaucherie contrariée ? Ce qui montre bien qu’il faille toujours s’interroger devant tout graphisme contrarié. Le groupement des diverses disciplines des sciences humaines et médicales sera un atout majeur pour se faire une idée au plus juste et adapter le ou les traitements nécessaires.

La Prophétie de GOLGOTHA

                                          

Titre :
La Prophétie De Golgotha    Auteur : Riou, Jean-Michel Editeur : Flammarion

Date de parution : 02/10/2007  ISBN :  2080690620  EAN13 : 9782080690623

Golgotha est le nom que se donne une puissance occulte qui se sert de la mort et de la corruption pour manipuler le destin du monde. Le lecteur découvre qu’en 1914, Golgotha fomenta trois crimes sans liens apparents qui précipitèrent l’Europe dans le chaos. L’assassinat à Sarajevo de l’héritier de l’Empire austro-hongrois, la mort du directeur du Figaro et le meurtre de Jean Jaurès, trois jours avant le début de la Première Guerre mondiale. Nul ne le sait, mais c’est bien Golgotha qui a décidé ces trois actes. Pourquoi un tel projet ? Qui en sont les ordonnateurs ?

Présentation de l’éditeur

Golgotha, puissance occulte dirigée par un Décemvirat, se sert de la mort et de la corruption pour manipuler le destin du monde. En 1914, il fomente les assassinats de l’héritier de l’Empire austro-hongrois, du directeur du Figaro et de Jean Jaurès, provoquant la Première Guerre mondiale. Une comtesse russe, un héros de guerre français et un aviateur allemand vont découvrir pourquoi et comment.

 

Présentation de l’éditeur
Dix hommes peuvent-ils détruire la civilisation ? 1914. Trois attentats. Le directeur du Figaro abattu par la femme d’un ministre, Jaurès supprimé par un activiste, le prince austro-hongrois tué à Sarajevo. Que cachent ces trois morts sans lien apparent ? Que recouvre l’énigmatique Décemvirat de Golgotha ? Et pourquoi une comtesse russe sensuelle, un intrépide aviateur français, un héritier prussien, bientôt suivis par d’autres chevaliers de la liberté, tentent-ils de le contrecarrer ? Malgré les menaces, le danger, la barbarie, ils essaient de lutter contre cet ennemi insaisissable qui revient sans cesse, jusqu’à terroriser le XXIe siècle. Parviendront-ils à empêcher la Prophétie de Golgotha de se réaliser ? Mêlant la rigueur des faits propre au roman historique et le souffle haletant du thriller, La Prophétie de Golgotha revisite l’histoire contemporaine de 1914 à nos jours. Un livre d’une intelligence, d’une intensité et d’une force rares.
Biographie de l’auteur
Jean-Michel Riou, diplômé de Sciences-Po Paris, est l’auteur de romans brillants, dont Le Secret de Champollion et L’Insoumise du Roi-soleil chez Flammarion, devenus des succès en France et traduits dans de nombreux pays.

La revue de [presse]

Le Point (18 Octobre 2007)
Mêlant la rigueur des faits propre au roman historique et le souffle du thriller, ‘La Prophétie du Golgotha‘ revisite toute l’histoire contemporaine, de 1914 à nos jours.

 

Le POINT  18/10/2007

 Jean Michel RIOU : " La Prophétie de Golgotha , le complot du XX eme siècle ? "

    Impossible de ne pas vous demander si ce complot qui serait à l’origine des deux guerres mondiales,mais aussi du Krack de 1929 et des attentats du 11 Septembre,est sorti de l’imagination du romancier ou bien s’il a un fondement historique réel ….

   J-M RIOU : Au départ, il y a une énigme de notre Histoire, réelle et même monumentale, mais qui très étrangement, n’a jamais été résolue.La guerre de 1914-1918 s’enclenche avec les fameux " trois coups de feu " : l’assassinat de Calmette,le patron du Figaro , qui,parce que perpétré par sa femme, place Joseph Caillaux, le principal avocat de la paix, hors d’état d’arrêter la guerre , puis celui de l’archiduc François – Ferdinand et enfin celui de Jaurès . Exceptés quelques travaux américains, peu d’études sérieuses ont été conduites sur ces trois faits aux similitudes troublantes, ni sur leur conjonction historique. Il existe des dizaines d’ouvrages sur l’assassinat de Kennedy, le suicide d’Hitler ou celui de Marilyn , il n’y a guère d’enquêtes définitives et concluantes sur la mort de Jaurès. Or cet événement rend possible la guerre et détermine le cours de l’Histoire pour un siècle entier ….

  Car vous imaginez Jaurès sur le point de publier un éditorial décisif contre la guerre .

   J-M RIOU : Comme pour la suite du roman, je l’ai imaginé,mais à  partir de faits quasiment avérés . On sait que Jaurès est prêt à écrire un brûlot désignant les fauteurs de guerre, sans doute nommément, lorsqu’il tombe sous les balles de Raoul Villain …. Je ne suis pas le premier à penser que la même main pourrait être derrière cet acte  et d’autres qui déclenchent la grande guerre, puis les suivantes.

 Vous vous interrogez en historien et vous répondez pourtant en romancier !

   J-M RIOU :Bien sûr , car ce complot qui traverse le siècle, je l’ai d’abord imaginé come une parabole sur l’incapacité de l’homme du XX eme à trouver en lui la forme d’organisation sociale qui assure la paix. Pour rendre compte des déchirements du siècle, il fallait de vrais héros avec leurs enthousiasmes, leurs doutes, leurs amours …

KURDISTAN ( ce n’est pas la joie !!! )

1999 : Ordre de mission : Kirkouk  !!  ( en moi même  que vas tu aller faire dans cette galère !! )  ; un puits en feu :  un puits  dévié à 1500 m du puits éruptif est en cours de forage pour aller diriger le train de tiges vers le tubage du premier en injectant une boue lourde et du laitier (ciment ) au niveau du réservoir pour  arréter l’éruption et le feu   ; on y est arrivé  .  Combien vous m’augmentez ??   la réponse :  Tu plaisantes j’espère !!

 Je ne suis pas étonné avec du recul d’avoir eu un malaise Juillet 2000 et me fracturer le crâne !! …. coma …trépanation … et maintenant  reste de séquelles ( vertiges )  .

  Des contacts de travail  :  AUCUN  !!

 

Le pétrole kurde, pomme de discorde en Irak

Le gouvernement autonome kurde signe de nouveaux contrats pétroliers.

Les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien ont approuvé la signature de quatre nouveaux contrats pétroliers dans cette partie du nord de l’Irak, au risque de précipiter une crise avec le gouvernement de Baghdad qui a déjà jugé un premier contrat illégal, a rapporté l’AFP.

 

« Le Conseil régional kurde du pétrole et du gaz a approuvé quatre contrats de production pétrolière et deux projets de raffinerie dans la région du Kurdistan », a annoncé hier dans un communiqué le ministère des Ressources naturelles du gouvernement autonome kurde. Un premier contrat de partage de production a été signé avec Heritage Energy Middle East Limited, filiale du groupe canadien Heritage Oil and Gas.

Le second contrat a été attribué à Perenco S.A., filiale du groupe franco-britannique du même nom. « La signature de deux prochains contrats PSCs avec des compagnies internationales expérimentées suivra très prochainement », selon le ministère kurde des Ressources naturelles. Les investissements nécessaires à la réalisation de ces quatre contrats et de deux raffineries sont d’environ 800 millions de dollars.

Tensions inutiles

Début septembre, les autorités du Kurdistan autonome avaient déjà annoncé la signature d’un contrat avec une filiale locale des compagnies américaines Hunt Oil Company et Impulse Energy Corporation (IEC), pour l’exploration de champs pétroliers dans la province kurde de Dahouk. Il s’agissait du premier contrat signé par le gouvernement kurde après l’adoption début août par le Parlement régional d’une nouvelle législation sur le pétrole et le gaz.

L’ambassade des Etats-Unis a critiqué ce premier accord qui a créé, selon elle, des « tensions inutiles » avec le gouvernement irakien. Le ministre irakien du Pétrole Hussein Chahristani a par la suite jugé ce contrat « illégal », suscitant le vif mécontentement des responsables kurdes.

Le Parlement irakien doit examiner par ailleurs un projet de loi controversé sur le pétrole, déjà approuvé en juillet par le gouvernement. Considérée par Washington comme un point essentiel pour la réconciliation nationale en Irak, cette loi vise à partager équitablement les revenus du pétrole entre les 18 provinces et à faciliter les investissements étrangers.

Elle constitue un dossier des plus sensibles dans ce pays qui abrite les troisièmes réserves mondiales d’or noir. Le gouvernement du Kurdistan irakien est hostile à ce projet de loi depuis qu’un amendement y a été ajouté « stipulant que les contrats d’exploration de pétrole seront du ressort du gouvernement central ». L’exécutif kurde y voit une perte de ses prérogatives et une menace à ses intérêts.

Aucune date n’a été fixée pour la discussion par le Parlement de cette loi qui doit mettre fin à la confusion sur les conditions juridiques et politiques de l’exploitation des ressources en hydrocarbures, secteur-clé de l’économie. En attendant la ratification de la nouvelle législation, la loi ancienne demeure en vigueur, mais ne permet pas la signature de nouveaux contrats, puisqu’elle prévoit, elle aussi, leur ratification par les députés.

Les grandes compagnies internationales comme BP, Shell, Total et Chevron sont toujours en position d’attente. Mais, au Kurdistan, les investisseurs de second rang se sont mobilisés, en profitant de la sécurité régnant dans cette région.

 

Le Kurdistan («le pays des Kurdes») est une région de montagnes et de hauts plateaux d’Asie centrale, dont la majeure partie se trouve en Turquie, en Irak et en Iran, mais également en Syrie. Le Kurdistan s’étend sur quelque 350 000 km², de la Turquie à l’ouest jusqu’en Iran (golfe Persique) en passant par l’Irak et la Syrie, avec quelques îlots en Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Kirghizie et Kazakhstan. 

                                

 

                            

Les Kurdes constituent une minorité ethnique d’environ 30 millions de personnes vivant depuis des siècles dans cette région du Kurdistan; ils n’ont pas d’État à eux. Bien qu’ils soient de confession musulmane (de rite sunnite), ils ne sont pas arabophones, mais d’origine aryenne, et parlent le kurde, une langue indo-iranienne de la famille indo-européenne. Les combattants pour l’indépendance kurde sont appelés Pershmegas, c’est-à-dire «ceux qui font face à la mort».  Pour ce qui est de l’écriture, les Kurdes de Géorgie et d’Arménie écrivent leur langue en alphabet cyrillique, ceux de Turquie en alphabet latin, ceux d’Irak, d’Iran et de Syrie en alphabet arabe ou arabo-persan. Les communautés kurdes sont davantage unifiées par la religion, car ils sont presque tous musulmans sunnites.

Répartition géographique de la population kurde en 2000 (hors diaspora)

États
Nombre d’habitants
Nombre de Kurdes
Pourcentage de Kurdes

Turquie
65 900 000
19 000 000
28,83 %

Iran
73 900 000
8 400 000
11,37 %

Iraq
22 600 000
5 600 000
24,78 %

Syrie
17 200 000
1 600 000
9,30 %

CIS
500 000

Total
35 100 000

 

Répartition géographique des Kurdes

Zones géographiques ; Superficie en km² ;Pourcentage du Kurdistan ; Pourcentage du pays de rattachement

Kurdistan du Nord (Turquie)
210 000
41,7 %
26,9 %

Kurdistan oriental (Iran)
195 000
38,7 %
11,8 %

Kurdistan du Sud (Irak)
83 000
16,5 % 
18,8 %

Kurdistan occidental (Syrie)
15 000
2,9 %
8,1 %

Grand Kurdistan
503 000
100 %

 

L’existence d’un peuple connus sous le nom de  «Kardaka», «Kurtie» ou «Guti» est attestée par des inscriptions sumériennes datant de 2000 ans avant notre ère, ainsi que dans les premières inscriptions assyriennes du XIe siècle. En somme, les Kurdes sont présents au Kurdistan depuis plusieurs milliers d’années. Les origines du peuple kurde remontent donc à l’histoire de touts les peuples indo-européens qui ont émigré au Kurdistan et se sont mêlés aux premiers habitants de la région.

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Heritage Oil va partager l’extraction du pétrole, au Kurdistan irakien

mardi 2 oct, 17 h 40

La Presse Canadienne

 

CALGARY – La société Heritage Oil a fait part, mardi, d’une entente avec le gouvernement de la région du Kurdistan, en Irak, pour partager la production de pétrole et ajouté qu’elle souhaite participer à la construction d’une raffinerie dans ce territoire.

Pour près de 40 millions $ US, Heritage a obtenu cet accord de co-exploitation du secteur Miran Block, dans le sud-ouest du Kurdistan. La société d’hydrocarbures de Calgary devient aussi partenaire à 50-50 du gouvernement, dans un projet de raffinerie pouvant traiter 20 000 barils d’or noir par jour.

Les opérations de la raffinerie pourraient débuter d’ici deux ans.

   Enfin  laissez les  s’entendre avec leurs frères irakiens ; ce n’est pas pour demain !   avant d’envoyer vos ingénieurs au casse-pipe !! 

L’entente portant sur 1015 km carrés englobe aussi le très vaste gisement Miran, dont le potentiel est évalué à plus d’un milliard de barils de pétrole.

Heritage a précisé que son implication financière dans le projet Miran est de moins de 40 millions $ US pour le premier bloc de cinq ans, auquel pourront être greffées deux années supplémentaires.

Le chef de la direction de la compagnie, Tony Buckingham, affirme qu’Heritage est parmi les premières entreprises internationales à obtenir un permis d’exploitation dans la région du Kurdistan, après l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur l’énergie en août dernier.

"Nous considérons que ce permis est parmi les plus (prometteurs) dans cette région sous-explorée, avec un potentiel de plusieurs milliards de barils, a-t-il dit. Ce permis peut devenir un actif de classe mondiale qui générera un rendement important pour les actionnaires de Heritage."

Heritage est une entreprise internationale d’hydrocarbures. Son portefeuille comprend des propriétés à Oman et en Russie, ainsi que des projets d’exploration en Ouganda et au Congo.

Mardi à Toronto, le titre Heritage s’est apprécié de 3,70 $ pour terminer à 51,30 $.

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La "sale guerre" du Kurdistan racontée par les Soldats turcs…

Peu de guerres se sont poursuivies pendant quinze ans dans un tel secret. Les zones de combats de l’Est de la Turquie — le mot “Kurdistan” est hors la loi — étaient interdites à la presse étrangère. Et même la presse turque n’avait droit qu’à des visites cornaquées par des officiers des services spéciaux de l’armée turque. Seuls les porte-parole officiels des forces armées avaient le droit de faire des déclarations.

Le mot "guerre" est proscrit

Pour les autorités turques il s’agissait d’une opération des forces de l’ordre contre des terroristes manipulés de l’extérieur — en voie de liquidation depuis que leur chef, Abdoulla Ocalan, a été capturé au Kenya, jugé, et condamné à mort. Le mot “guerre” est proscrit. Même si ce conflit a fait près de 40.000 morts. Employer le mot “guerre”, c’est reconnaître que les adversaires contre lesquels on se bat sont en quelque sorte sur un pied d’égalité. Mais pour les autorités turques, il n’y a ni guerre contre une puissance étrangère, ni une guerre civile — ce serait reconnaître l’existence d’un peuple kurde. Les autorités turques poussent le paradoxe jusqu’à empêcher la création d’associations d’anciens combattants — puisqu’il n’y a pas de guerre, il n’y a pas d’anciens combattants. Les anciens de la guerre de Corée (1953) ou de l’intervention à Chypre (1974) peuvent se regrouper dans des associations, mais pas ceux qui sont allés se battre “à l’Est”.

Depuis le début du conflit, en août 1984, près de deux millions et demi de jeunes appelés du contingent, âgés d’une vingtaine d’année, ont été envoyés se battre contre le PKK. Que pensent de cette guerre cachée ces jeunes, pour la plupart des villageois ou des citadins issus des bidonvilles des grandes métropoles de l’ouest de la Turquie, qui y découvrent les Kurdes, et parfois la mort? La censure est totale. 

C’est une journaliste turque, Nadire Mater, qui a eu l’idée de les interroger après leur service militaire, quand ils sont redevenus civils et sont donc libres de parler. Nadire Mater a publié les récits de 42 anciens soldats ou officiers, originaires de toutes les parties de la Turquie, qui ont fait leur service “à l’Est” entre 1984, le début de la lutte armée du PKK, et 1998, quand Abdoulla Ocalan commence la cavale tragique qui le conduira dans une prison turque. Son livre, “Mehmedin, les soldats qui se sont battus dans le sud-est parlent”, est un document explosif, qui a été tiré à 14.000 exemplaires avant d’être interdit. Poursuivie pour “insulte” à l’honneur de l’armée, et risquant, selon l’article 159 du code pénal turc, d’être condamnée à 6 ans de prison, Nadire Mater a finalement été acquittée.

Qu’a-t-elle donc révélé? Qu’ont dit ces anciens militaires?

“Tout d’abord, dit Nadire Mater, cette guerre est une guerre des pauvres: le fils de Tansu Ciller, ancien premier ministre, ou celui de Dogan Gures, ancien chef d’état-major, ne font pas leur service à l’Est. Les gosses de riches se débrouillent, ils poursuivent leurs études pendant des années, ou ils vont chez un médecin auquel ils achètent un certificat  d’inaptitude, ou bien ils partent à l’étranger, et rachètent leur exemption”.

“Quand les appelés partent là-bas, ils ne se posent pas de questions: c’est leur devoir, ils le feront. Et puis, peu à peu, ils voient des choses, ils ressentent diverses émotions, et ils commencent à se poser des questions. La plupart du temps, ils sont assez confus: dans une même phrase ils critiquent l’armée, puis ils font son éloge. Ils s’en prennent au PKK, et comprennent ses raisons de se battre. Certains emploient le mot de “terreur”, d’autres parlent de “guerre”.

Faut-il parler de “guerre sale”? “C’est le moment le plus délicat de l’interview, raconte Nadire Mater. Quelque fois ils étaient très mal à l’aise, et je ne pouvais pas poser de questions. Ils racontent comment ils se battent, comment leurs amis sont morts à côté d’eux. Avec le temps certains se demandent si c’est bien de tuer des gens. Un membre des équipes spéciales m’a raconté qu’ils filment ce qu’ils font… Il a vu l’un d’eux couper les oreilles d’un combattant du PKK, les mettre dans un verre de coca-cola: l’acidité du coca fait pourrir la chair, et ils gardent le cartilage comme porte-clés. Cela m’a été raconté par un soldat originaire de la Mer Noire”…

Ce que révèle aussi le livre de Nadire Mater, c’est à quel point ces jeunes soldats sont traumatisés par cette expérience. Certains mettent des mois à s’en remettre, ne pouvant pas dormir normalement après leur retour à la vie civile: beaucoup ont un rythme du sommeil inversé, et dorment le jour… D’autres se livrent à des actes criminels.

Finalement, cette guerre cachée qui faisait rage dans l’Est de la Turquie — chaque semaine, les autorités turques annoncaient la mort d’une dizaine de combattants du PKK, et de deux ou trois soldats turcs — était aussi une guerre aveugle. Les simples soldats, si l’on croit leurs récits, ne voient pas grand chose: ils montent la garde, comme sentinelles, dans des fortins, ou le long des routes, ou dans la montagne. Ou ils empêchent les combattants du PKK de s’enfuir quand les commandos “nettoient” un secteur. La plupart du temps ces opérations se déroulent de nuit — et quand soudain des combats font rage, c’est dans l’obscurité, et la plupart du temps ils ne savent pas d’où vient le coup de feu qui emporte un de leurs amis. Ils ne voient pratiquement jamais face à face ces ennemis contre lesquels ils se battent — ces “terroristes” du PKK, à moins, se demandent certains, que ce ne soit des “combattants de la liberté” — mais parfois ils en voient les cadavres, et, rarement, les blessés, ou les prisonniers. C’est une guerre où l’on fait peu de prisonniers — la consigne est de tirer jusqu’au bout. La vraie guerre, la sale guerre, elle est faite par les commandos; et le sale boulot — les interrogatoires, la torture —  par les “équipes spéciales”, des équipes de policiers dépendant du ministère de l’intérieur, spécialement entraînés pour la contre-guerilla, souvent en civil, cagoulés.  

Les soldats ne tirent jamais dans le dos des combattants du PKK…

Nous avons pu retrouver plusieurs soldats qui ont fait leur service militaire “à l’Est”. Pour des raisons de sécurité, ce ne sont pas ceux qui ont été interviewés par Nadire Mater, et leurs prénoms ont été changés… Ils racontent à leur façon, la guerre du Kurdistan. Certains, sympathisants ou militants des Loups Gris, l’extrême-droite ultranationaliste turque, n’ont pas d’états d’âme sur les motivations qui les poussent à aller se battre à l’Est. Mais ils mentent effrontément à des journalistes français soupçonnés d’avoir une sympathie illimitée pour la cause du PKK, pour les Arméniens, et pour tous les ennemis de la Turquie…. Notamment Ahmet, qui affirme que les militaires “ne tirent jamais dans le dos des combattants du PKK” et que la première chose qu’ils font, quand ils en capturent vivants, c’est de leur “donner à boire et à manger sur leurs rations”! Mais ces mensonges évidents sont révélateurs, eux aussi, de cette sale guerre du Kurdistan. Aucun d’entre eux n’a osé nous dire qu’il avait commis une de ces violations des Droits de l’Homme si fréquentes dans ce conflit: torture, mutilations, etc. Certains en ont entendu parler, d’autres en ont vu, mais aucun n’a osé avoué l’avoir fait lui même: crainte de représailles des autorités militaires? crainte d’être jugé par leur entourage si jamais cet article est lu chez eux? remords tardifs? Tout cela se mêle sans doute.

Dernière révélation, enfin, de cette enquête: l’armée turque n’hésite pas à envoyer sur le front de l’Est de nombreux jeunes soldats d’origine kurde, avec le secret espoir, sans doute, de les “casser”, d’en faire, comme le raconte Gures, de “bons Turcs”… Un espoir manifestement déçu.

Il y a aujourd’hui en Turquie plus de 400.000 insoumis — des jeunes Turcs qui ne se sont pas présentés à la caserne le jour où ils y ont été appelés — pour la plupart parce qu’ils ne veulent pas se battre au Kurdistan. Le statut d’objecteur de conscience n’existe pas en Turquie; et les responsables des organisations qui soutiennent les insoumis et les déserteurs, comme “Initiative Anti-Militariste”, une petite organisation d’anarchistes aussi hostiles au PKK qu’à l’armée turque, sont condamnés à des peines de plusieurs mois de prison… avant d’être envoyés faire leur service militaire…

  • Ahmet

Ahmet a fait son service militaire en janvier 1997 dans la région de Van. Affecté au service pharmaceutique d’une division basée à Tatvan, il n’a pas participé personnellement à des opérations contre le PKK, mais son travail lui a permis de recueillir de nombreux témoignages  de blessés soignés dans l’hôpital militaire où il travaillait: “Souvent un hélicoptère amenait des morts et des blessés. Quand j’étais de garde la nuit, je pouvais parler avec les blessés; ils me racontaient leur vie; ils me disaient à quel endroit l’opération avait eu lieu, combien de morts et de blessés il y avait eu. Je prenais des notes: le 30 mars 1997, l’hélicoptère a apporté cinq blessés, dont un officier gravement blessé à la tête, qui est mort de ses blessures. Les blessés demandaient des poudres contre les puces et les poux car en opération ils ne pouvaient pas se laver et ils en étaient infestés. Ils souffraient souvent de problèmes psychologiques: ils parlaient des mauvais traitements qu’ils avaient fait subir aux combattants du PKK qu’ils avaient capturés, qu’ils frappaient sur leurs blessures; et des photos des terroristes tués qu’ils avaient prises. Jusqu’au jour où l’armée a interdit ces photos”…

“Une fois deux combattants du PKK gravement blessés ont été capturés encore vivants; l’un d’eux était originaire de Tatvan, l’autre de Syrie; on a coupé leurs oreilles, et leurs corps ont été exposés: toute la division est allée voir leurs corps, mais pas moi. Certains disaient que c’était une bonne chose qu’ils aient été tués; d’autres étaient choqués.

“Un officier m’a dit un jour: “Nous devons faire comme si nous, les Turcs, et eux, les Kurdes, nous nous aimons. Mais en fait nous ne nous aimons pas. Et peut-être que dans dix ans cet endroit ne sera plus une ville turque”.

  • Bulent

Bulent — nous ne savons pas son vrai prénom — Bulent est un personnage plutôt inquiétant; âgé de 33 ans, plein de tics, terriblement nerveux, il ne tient pas en place; il dit souffrir d’une sciatique à la suite des nombreux sauts au sol qu’il a faits à partir d’hélicoptères, mais sa nervosité explique sans doute le fait qu’il ne puisse rester deux minutes dans la même position… Franchement, Bulent n’est pas le genre de personnage qu’une femme souhaite rencontrer à minuit au coin d’une ruelle obscure. Mais rencontré par hasard dans un magasin du quartier touristique de SultanAhmet à Istabul, il accepte de raconter sa guerre.

Incorporé en mars 1997, il a suivi une période d’entraînement de trois mois dans les commandos à Foca. Entraînement classique: beaucoup d’exercices physiques, du maniement d’armes, des marches pendant une semaine en montagne, avec un gros sac à dos, un fusil… Après ses classes, Bulent tire au sort à la lotterie — et gagne…  une affectation à Eruh, dans un secteur très “chaud” en plein coeur du Kurdistan (les Turcs n’emploient jamais ce mot, mais parlent du “sud est”). “J’étais content, affirme Bulent; je voulais aller à l’Est, je voulais défendre mon pays contre les terroristes du PKK qui attaquent les villages, tuent les bébés; pour moi c’était un combat sacré!”

Bulent affirme ne jamais avoir vu ses camarades infliger de mauvais traitements aux combattants du PKK: “Quelque fois, des terroristes du PKK se rendent; ils sont couverts de puces, ils sentent très mauvais; nous les emmenons à la base et nous ne les battons pas… Les interrogatoires, cela, c’est le rôle des officiers: je ne vous dirai rien à ce sujet… Une fois j’ai perdu six amis qui roulaient dans une Unimog et ont sauté sur une mine, juste à la sortie d’Eruh”.

“Nous avons lancé une opération, avec cinq sections de commandos, juste avant la tombée de la nuit. En face de nous il y avait une groupe d’une vingtaine de combattants du PKK; on pouvait les entendre parler sur leurs radios quand nous allions sur leur fréquence. Nous leur avons dit de venir déposer leurs armes et de se rendre. Ils ont répondu en tirant: Nous leur donnions des roses, ils nous renvoyaient des balles. Nous nous sommes battus jusqu’à 4 heures du matin; à l’aube, les hélicoptères sont venus. Finalement nous en avons tué onze, dont deux femmes. Nous avons fait une prisonnière, une femme, blessée à la jambe. Nous n’avons pas le droit de leur tirer dans le dos quand ils se sauvent, ce n’est pas correct. Quand des terroristes sont blessés, nous leur donnons immédiatement à boire et à manger — sur nos rations; notre médecin les soigne et les envoie à l’hôpital”.

Envoyé successivement en opération à Hakkari, Ozalp, Muradiya, et deux fois au Kurdistan Irakien, Bulent a participé à Muradiya à une opération particulièrement meurtrière au cours de laquelle il a perdu douze camarades:

“les habitants d’un village nous ont téléphoné à la tombée de la nuit pour nous avertir que cinq ou six combattants du PKK étaient venus chercher des vivres. Nous sommes partis, trois sections dans trois Unimog. Et nous sommes tombés dans une embuscade: cinquante à soixante partisans du PKK nous attendaient, ils étaient armés de Kalachnikovs, de roquettes; c’était un enfer, sans possibilité de faire retraite. J’étais dans le premier véhicule; nous avons perdu tout de suite presque toute une section. Il était 19 h 30. Des hélicoptères Apache sont arrivés immédiatement, et ils ont lancé des bombes éclairantes… Quand quelque chose de pareil arrive, quand vous voyez vos amis morts, vos yeux se remplissent de sang, on n’a plus de cerveau, on ne pense plus à rien”. Bulent s’interrompt un instant, nous regarde, et conclut: “Je me suis senti coupable, j’aurais voulu être mort à la place de mes amis”.

Bulent raconte aussi une de ses deux opérations en Irak: elle a duré quelques jours, mais des jours qui ont été très longs. C’était une grosse opération, à laquelle ont participé des F-16 de l’aviation turque, des chars, et des troupes d’infanterie. L’objectif était une base du PKK au sommet d’une montagne.

“C’était une immense base, avec des dépots souterrains de vivres, d’armes et de munitions; Apo (Abdoulla Ocalan) avait dit que l’armée turque pouvait aller partout, mais qu’elle n’arriverait jamais jusqu’à cette base. Et bien nous l’avons fait, mais quand nous y sommes arrivés, le PKK n’était plus là: ils étaient tous partis en Iran. Comment ont-ils su que nous arrivions? Nous n’en savons rien, mais la géographie les avantage terriblement, avec des frontières communes avec l’Iran, la Syrie…Il n’y a pas eu de combats, mais nous avons perdu beaucoup de soldats, à cause des mines, des mines en plastique italiennes”.

Turc, mais originaire du Kurdistan, Bulent a des idées assez précises sur les causes de ce conflit: “Ma famille était très pauvre: quand j’étais gamin j’ai vendu des cartes postales aux touristes dans la rue: c’est comme cela que j’ai appris l’anglais; aujourd’hui je suis un simple employé dans ce magasin, et je suis payé uniquement à la commission.

Ma dernière vente date de trois semaines!

Les causes de ce conflit? “C’est économique. Si l’argent était partagé équitablement, si nous avions une bonne sécurité sociale… nous n’aurions pas ce conflit. Le gouvernement est responsable: l’éducation, c’est très important; on ne peut pas laver le cerveau de quelqu’un qui a été éduqué. La plupart de ces gens sont des victimes; quelques uns sont des terroristes. Ils ont des chefs de groupes qui sont instruits,qui sont vraiment intelligents… Pourquoi l’Est de la Turquie est-il si pauvre? Vous devriez poser cette question aux politiciens; nous n’avons pas les politiciens qu’il faut. Le gouvernement ne peut rien faire”.

Finalement, interrogé sur son retour à la vie civile, Bulent reconnaît volontiers que cela n’a pas été facile:

 “Il m’a fallu quelques mois pour me réadapter à la vie civile; je faisais des rêves, des cauchemars, je me réveillais en sursaut, en criant. Je me souvenais de choses pénibles, je voyais du sang, je perdais des amis.  C’est difficile d’oublier tout ce que j’ai vu. On partage pendant quinze mois le même destin, la même nourriture, la même gamelle, et à cause d’une seule balle, il y en a un qui meurt à côté de vous: ce n’est pas facile. Quand nous étions au repos, à la base, nous prenions des photos de groupes, en rigolant, en lançant nos casquettes en l’air… Je ne les montre à personne, même pas à ma famille: quand je parle de tout cela, c’est comme si mes camarades mouraient une nouvelle fois. Je suis allé voir un psychiâtre, mais…

 

BAGDAD (AFP) – 24/10/07 09:03

Rebelles kurdes: face à la pression turque, l’Irak interdit au PKK d’opérer sur son sol

 

L’Irak a interdit mardi les activités sur son sol du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’occasion de la visite d’un émissaire de la Turquie, pays qui a maintenu la pression sur les rebelles kurdes en évoquant la possibilité d’une action militaire "à tout moment".
"Le PKK est une organisation terroriste et nous avons pris la décision de fermer ses bureaux et de lui interdire d’opérer sur le sol irakien", a annoncé M. Maliki dans un communiqué, à l’issue d’un entretien avec le ministre turc des Affaires étrangères, Ali Babacan.
"Nous concentrons tous nos efforts pour éliminer ses activités terroristes qui menacent l’Irak et la Turquie", a-t-il ajouté, signalant "ne pas vouloir qu’une organisation terroriste utilise le sol irakien comme base et vienne "dégrader les relations avec le voisin" turc.
Le chef de la diplomatie turque, dépêché à Bagdad, avait auparavant rejeté l’offre de cessez-le-feu conditionnel faite la veille par le PKK.
La visite de M. Babacan intervient alors que la Turquie a menacé de conduire des incursions militaires, autorisées le 17 octobre par le Parlement turc, dans le Kurdistan irakien frontalier. Le PKK y est toléré par les autorités locales irakiennes kurdes et c’est de là que les séparatistes ont lancé leur dernière attaque en territoire turc dimanche.
Cette tension inquiète les Etats-Unis qui craignent qu’une telle intervention ne déséquilibre une des rares régions d’Irak relativement épargnée par la violence. Washington a appelé Bagdad à prendre "des mesures immédiates" pour donner un coup d’arrêt aux opérations des rebelles.
A Bagdad, Ali Babacan a prôné "la politique, le dialogue, la diplomatie, la culture et l’économie" pour régler la crise, assurant lui aussi refuser de "sacrifier nos relations culturelles et économiques avec notre voisin".
Mais il a rejeté l’offre du PKK qui s’est dit prêt sous conditions à observer un cessez-le-feu, estimant que cette question concernait "deux pays, deux armées, et pas une organisation terroriste".
A Londres, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a de son côté maintenu la pression sur le PKK, indiquant qu’une éventuelle intervention militaire turque en Irak ne viserait certes que les positions des séparatistes kurdes mais pouvait intervenir "à n’importe quel moment".
Ankara a demandé à Bagdad d’agir pour empêcher que le PKK ne lance des opérations à partir du Kurdistan irakien, mais l’armée irakienne n’est pas déployée dans cette région sous contrôle des autorités régionales kurdes.
Les tentatives de compromis suivent une embuscade du PKK dimanche près de la frontière irako-turque dans laquelle 12 soldats turcs ont été tués, et huit faits prisonniers, augmentant la crainte d’une riposte turque.
Mardi en Turquie, des dizaines de milliers de personnes en colère ont assisté aux obsèques des soldats tués.
La veille, le président américain George W. Bush avait assuré à son homologue turc Abdullah Gül de la coopération de Washington pour combattre le PKK. L’éventualité d’une opération militaire conjointe de la Turquie et des Etats-Unis contre les repaires du PKK a même été évoquée par Ankara.
Selon le quotidien Chicago Tribune citant de hauts responsables américains, les Etats-Unis pourraient envisager des frappes aériennes contre le PKK pour éviter toute intervention turque. "Nous travaillons à trouver une solution diplomatique", a toutefois rétorqué un porte-parole de la Maison Blanche.
Le PKK, créé en 1978, a lancé en 1984 sa lutte armée pour la création d’un Etat kurde indépendant dans le Sud-Est anatolien. Il a intensifié ses opérations après avoir mis fin en 2006 à une trêve unilatérale. Selon un bilan officiel, les violences liées au conflit ont fait plus de 37.000 morts. Il est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l’Union Européenne

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