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Archives de la catégorie ‘VOYAGE et TRAVAIL’

PARIS-NEW YORK . La navigation en CONCORDE

 

                                     Consignes de sécurité à bord de CONCORDE

                                          

 

                                          

 

 Carte 55S,appelée routier," CONCORDE ATLANTIQUE  NORD    permet de préparer et de suivre la navigation .                                 

                     55 S    PLAN DE VOL  ATC  CONCORDE ATLANTIQUE NORD

                                             

   Incluant : COMPTES RENDUS de POSITION

            –  Compte rendu de position complet ( avec météo ) doit être effectué aux points d’entrée et de sortie en Zone Océanique ainsi qu’aux 50W  et  30W.

            –  Compte rendu de position abrégé comprenant identification du vol, position et heure sera fait aux 60W,40W,20W et 15W.

            –  La position doit être donnée  sousla forme : code de la route/Longitude ( Exemple :  SN30 )

            –  Si l’estimée pour le point suivant à l’ ATC se révèle erronnée de 3 minutes ou plus, en avertir immédiatement l’organisme du contrôle concerné .

 

 

                                                            

Au départ de PARIS , CONCORDE atteindra sa vitesse de croisière, Mach 2 , aux environs du méridien  15° Ouest à une altitude de 50 000 pieds ( 15000 m ) et poursuivra sa montée en s’allégeant du carburant consommé  jusqu’à 60 000 pieds ( 18000 m ).

L’altitude de vol de l’avion étant supérieure à la tropopause  ( zone de l’atmosphère , de 12 à 25 km, qui sépare la troposphère ( ou la température décroît avec l’altitude ) de la stratosphère ( zone ou elle croit trés vite avec l’altitude )),le régime des vents a très peu d’influence sur les temps de vol, contrairement aux vols subsoniques ou’ un PARIS -NEW YORK peut prendre plus de 9 heures .

 Le choix a donc été de suivre l’orthodromie ( arc de grand cercle entre deux points ) qui représente la distance minimum ( 3316 miles nautiques soit  6141 kilomètres ).  L’orthodromie  : route la plus courte entre deux points d’une sphère .

  Les routes de CONCORDE ou " Tracks " entre  l’EUROPE et les ETATS UNIS sont au nombre de trois ( la route des Açores n’étant plus pratiquée . )

          – le track " Sierra Mike " : EUROPE / ETATS-UNIS

          – le track " Sierra November " :  ETATS -UNIS / EUROPE

          – le track " Sierra Oscar "  : sert de délestage aux deux autres .   

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FARC

Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, FARC

Nom anglais:

Revolutionary Armed Forces of Colombia,FARC

Nom original:

Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia,FARC

Pays:

 

                              

Mouvement révolutionnaire de tendance marxiste, créé en 1966, comme la branche armée du Parti Communiste Colombien. Son objectif est de renverser le gouvernement.

  Claude STEIMETZ était mon ami et mon collègue ;1998 :  nous travaillons ensemble sur le site de forage de CUSIANA 1 ( puits d’exploration ) ; il a été kidnappé lors d’un jogging entre les doubles barrières de sécurité entre le site de forage et l’extérieur  ( surveillé par des militaires colombiens ) Lui  n’est pas revenu et peu de personnes en France étaient dans la confidence ( Sécurité extérieure et d’Etat ) . Son corps a été remis à la Croix Rouge…… 6 mois après  :  Crise Cardiaque ….  Enfin  on ne s’aura jamis la vérité !!

                                  

                                           

Les FARC sont structurées, encadrées et commandées de manière militaire. Ses combattants sont en uniforme et soldés comme dans une force armée régulière. On estime ses effectifs à 7 000 combattants.

Elles s’attaquent principalement à des objectifs gouvernementaux et des forces de l’ordre, ainsi qu’aux intérêts américains en Colombie. Leur zone opérationnelle s’étend jusqu’au Panama, au Venezuela et à l’Ecuador.

 

                                     

Associées aux narco-trafiquants, les FARC ont entamé une campagne afin de restaurer leur image. Au début 1999, elles ont annoncé la tenue d’une conférence afin de discuter les implication de l’industrie des narcotiques en Amérique du Sud.

Leur programme couvre une série de questions politiques, sociales et culturelles. Selon les recherches en cours menées par l’auteur, la composition actuelle de l’organisation a grandi à partir de ses bases paysannes, de survie, pour incorporer les populations indigènes, les Afro-Colombiens, les Déplacés, les travailleurs ruraux sans-terre, les intellectuels, les syndicalistes, les enseignants, et certains secteurs des travailleurs des villes. 45% de ses membres et de ses comandantes sont des femmes. Ce qui a commencé comme une lutte pour la terre menée par des paysans dans les années 1960 est maintenant devenu mouvement socio-politique national avec des objectifs de développement alternatif par la réalisation de la société socialiste. En construisant une base sociale de soutien, une large présence géographique et un modèle idéologique d’émancipation en extension, les FARC-EP sont devenues, avec l’exception cubaine, la plus grande et la plus puissante force révolutionnaire -politiquement et militairement- dans l’hémisphère occidental.

Les FARC-EP, à la différence de tant de mouvements révolutionnaires en Amérique latine, sont une organisation révolutionnaire soutenue par des paysans, organisée par des paysans et basée sur des paysans. Ces révolutionnaires n’ont pas été formés dans des salles de classe ou dans des églises ; ils ne sont pas un mouvement conduit par des avocats, des étudiants, des docteurs ou des prêtres. Au contraire, les leaders des FARC-EP, leur base de soutien, et leurs membres proviennent de la terre même d’où elles retirent leur subsistance, ce pour quoi les Insurgés sont principalement issus des zones rurales de Colombie ; ils représentent environ 65% des membres de la guérilla. C’est très important de comprendre cela au pour discuter des forces aujourd’hui déployées contre la guérilla colombienne.

La nécessité impériale de la contre-insurrection

En raison de leurs successifs échecs dans leurs tentatives de vaincre les FARC-EP depuis 1964, les gouvernements états-unien et colombiens ont récemment conçu une nouvelle politique contre-insurrectionnelle, tout cela à la suite du Plan Colombie, lequel a également échoué. Le Plan Colombie avait renforcé la prééminence militaire sur la gestion du pays, avec une aide massive des Etats-Unis, en argent et en personnel militaire. En 1995 l’aide états-unienne à la Colombie était de 30 millions de dollars ; avec le Plan Colombie entre 1999 et 2002 les Etats-Unis ont apporté 2 040 millions de dollars, dont 81% en armement. Le Plan Colombie avait été présenté comme une stratégie de lutte contre le narcotrafic pour empêcher l’entrée de la cocaïne aux Etats-Unis. L’ennui c’est que ce Plan n’a jamais arrêté le flux de cocaïne vers les pays consommateurs, pas plus qu’il n’a offert aux paysans colombiens d’alternative pour remplacer les cultures illicites. Au printemps 2005, il est admis que la quantité de coca cultivée en Colombie a augmenté.

Durant les années 1986 à 1996, avant l’intervention directe des Etats-Unis en Colombie, avant le Plan Colombie, la surface de culture de coca s’élevait à 40 000 voire à 50 000 hectares. Avec le Plan Colombie les niveaux de culture de coca ont augmenté très sensiblement. En plein Plan Colombie, en 2001, la surface cultivée était de 169 000 hectares. Alors qu’une légère baisse a été observée en 2002 et 2003, on estime actuellement que la quantité de surface cultivée croît de nouveau. En fait, ce qui s’est produit dans la narco-industrie colombienne c’est une monopolisation partielle de la production, du processus d’élaboration et de la distribution intérieure et internationale, par les Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), la principale organisation paramilitaire du pays. Les AUC ont ouvertement reconnu qu’elles financent leurs troupes contre-insurrectionnelles grâce au narcotrafic. Les paramilitaires sont financés par le narcotrafic à hauteur de 80% environ. Le véritable résultat du Plan Colombie de Clinton c’est en fait que maintenant les paramilitaires -indirectement organisés par les Etats-Unis et soutenus par l’armée colombienne- contrôlent la narco-industrie. Les FARC-EP, souvent accusées par la propagande des Etats-Unis de pratiquer le narcotrafic, se limitent à taxer les revendedoras, les personnes qui achètent les feuilles de coca aux paysans. Au maximum 2,5% de la culture de coca dans le pays est indirectement liée aux FARC-EP. Bien que le prétexte d’une guerre à la drogue ait servi pendant un certain temps, la politique contre-insurrectionnelle des Etats-Unis et du gouvernement colombien a été affaiblie lorsque le mensonge est devenu trop évident. A partir de là, les gouvernements de Bush et d’Uribe Vélez ont lancé une campagne de répression armée contre les bases de soutien de l’Insurrection, le tout sous le nouveau label de la « guerre contre le terrorisme ».

Au début le Plan Colombie avait provoqué un mouvement de contestation étonnement élevé à l’encontre du gouvernement Clinton. Face à cette pression, le gouvernement colombien avait accepté de limiter à 800 le nombre de membres des forces de sécurité privée et de militaires états-uniens autorisés à entrer sur le territoire colombien, 400 militaires états-uniens et 400 personnels des forces de sécurité privée. Avec le président George W. Bush, président de guerre autoproclamé, le département de la défense a supprimé ces limites à la présence états-unienne et a lancé une campagne d’attaque frontale contre certaines régions bien précises du pays, c’est le Plan Patriota en cours actuellement.

Le Plan Patriota signifie une augmentation de l’implication des troupes états-uniennes et des forces de sécurité privées dans les combats en Colombie. Des attaques ont été menées de façon conjointe par des combattants des forces de sécurité privée et des militaires états-uniens, conduisant 20 000 militaires colombiens, dans une politique de dévastation des campagnes, visant principalement la population civile. Le plan est essentiellement orienté vers le sud de la Colombie, vers les départements de Putumayo, de Caquetá, de Nariño et du Meta.

Cette réorganisation, hypocritement conduite sous le prétexte de la guerre à la drogue, est le résultat de l’exploitation du 11 Septembre par le gouvernement Bush pour des objectifs ouvertement impérialistes. Qualifier les mouvements révolutionnaires marxistes de « terroristes » ôte toute signification au terme, mais cela permet de réprimer l’opposition interne à la politique globale d’interventions militaires. Dans le cadre de la nouvelle doctrine des Etats-Unis le label « terrorisme » permet théoriquement la mise en mouvement de la machine de guerre états-unienne, en totale violation des lois internationales ; ainsi la moitié ou plus de la Colombie est actuellement soumise à une guerre totale, avec première victime la population paysanne.

Le Plan Patriota avait été présenté par l’armée colombienne comme le préliminaire à une reprise des négociations avec les FARC-EP, lesquelles avaient été sabotées par les militaires eux-mêmes sous le gouvernement Pastrana. Le général Reinaldo Castellanos avait déclaré : « Les forces qui sont mises en œuvre doivent contraindre [les rebelles] à s’asseoir pour négocier aux conditions posées par le gouvernement ; tel est notre plan. » Des habitants des zones rurales m’ont déclaré que le général à encouragé ses troupes à commettre des attaques meurtrières contre les civils désarmés, contre les paysans, et contre les soutiens supposés des Insurgés. Dans ces conditions, parler de négociation pour régler le conflit n’a aucun sens. Les militaires états-uniens n’ont pas cette prétention. En octobre 2002 des rapports indiquaient que les marines états-uniens avaient « ordre d’éliminer tout le haut commandement des FARC », et de « disperser les autres vers les derniers recoins de l’Amazonie ».

Les Etats-Unis et le gouvernement colombien ont essayé de faire croire que leur nouvelle méthode militaire donne des résultats. Ils ont affirmé à plusieurs reprises que l’armée colombienne est en train de « l’emporter » et de cantonner les FARC-EP dans ses derniers bastions. Dans un article reflétant ces prétentions, « des officiers états-uniens » non nommés sont cités disant que les FARC-EP « ont été significativement affaiblies » et maintenant « il n’y a pas un endroit dans le pays où les forces colombiennes ne peuvent pas aller ». Cet article prétend que dans le passé de larges espaces de territoire étaient dominés par les FARC ; le gouvernement ne pouvait pas exercer l’autorité en ces endroits, et les FARC avaient le loisir d’organiser des opérations à partir de ces zones et d’y entraîner des recrues », mais « maintenant le groupe marxiste ne peut plus utiliser ces zones comme des bastions, des centres de recrutement ou comme points de concentration pour les opérations militaires ». En avril 2005, le général Richard B. Myers, de l’aviation états-unienne a affirmé que « nous sommes en train de gagner » et que « la coopération entre les Etats-Unis et la Colombie doit être un modèle pour le reste du monde » parce que « le futur dépend de la capacité des nations à coopérer et à se concentrer contre les extrémistes ». Mais en fait, il est maintenant clair que le Plan Patriota a complètement échoué à vaincre les FARC-EP.

Malgré la propagande qui dit que le Plan Patriota avait pour objectif de lutter contre les FARC-EP, l’objectif était en fait de retirer l’eau au poisson. La cible était le paysannat non armé, parce que là reposent la capacité militaire, la puissance, des FARC-EP. Les offensives du Plan Patriota étaient dirigées contre « les régions suspectes de forte présence rebelle ». Au début du Plan Patriota, James Hill, ex-commandant du USSOUTHCOM, commandement sud de l’armée des Etats-Unis [qui supervise l’ensemble de l’Amérique du sud], avait reconnu que la nouvelle campagne commençait « avec une attaque sur les zones rurales où les paysans soutiennent les FARC », et non contre la guérilla elle-même. En réponse à cette brutale tactique, les FARC-EP ont délibérément fait le choix de s’évaporer dans la montagne pour retirer la pression de certaines régions précises où elles recevaient le soutien des Indigènes et des paysans. Les attaques des troupes des Etats-Unis et de l’armée colombienne les exposaient en fait aux embuscades et aux contre-offensives de la guérilla, laquelle a dans le même temps vu sa popularité se consolider.

La relation entre le paysannat les FARC-EP est restée solide tout au long de ce demi-siècle et elle reste perceptible presque partout dans la campagne colombienne. Lors du lancement du Plan Patriota, cependant, certaines caractéristiques de l’alliance entre les FARC-EP et les paysans ont été modifiées. Un exemple m’en a été donné lorsque je me trouvais dans le département du Huila. J’avais noté que la présence insurgée était minime dans des zones où la guérilla était fortement présente pendant plus de sept ans. Auparavant il était coutumier d’être arrêté à des chekpoints de la guérilla sur des voies principales ou secondaires ou bien de voir des guérilleros converser avec les gens dans les communautés. Sur la base des discussions avec les gens dans les communautés et à la suite d’une conversation avec Raúl Reyes, commandant de la Commission Internationale des FARC-EP, je retiens que les guérilleros qui sont restés dans ces zones ont réduit leur visibilité pour prévenir les attaques de l’Etat contre la population locale. Reyes expliquait que les FARC-EP essayaient de limiter les occasions pour les forces de l’Etat colombien et états-uniennes de pénétrer dans les zones rurales où se trouvent leurs soutiens. L’armée colombienne est connue pour toutes les terribles violations des droits humains à l’encontre des non-combattants ; et c’est pour cette raison que les FARC-EP pendant certaines périodes de 2003 et 2004 ont fait le choix de limiter leur visibilité immédiate dans l’espoir de diminuer les possibilités d’agression contre la population rurale dans les régions de présence guérillera. Mais ce retrait était purement tactique et dans la période suivante les Insurgés n’ont pas été marginalisés par le Plan Patriota mais au contraire ils ont été renforcés.

Pendant des années les Insurgés menaient leurs habituelles attaques contre les forces paramilitaires et gouvernementales sans engager d’offensives à grande échelle contre l’ennemi. Ces actions, commencées dans les premières semaines de 2005, signalent un changement important. Tout en maintenant la structure d’une guérilla les FARC-EP sont passées des opérations à petite échelle pour favoriser les attaques à grande échelle, soutenues, avec des confrontations directes, avec des attaques simultanées, bien coordonnées, contre les forces de l’Etat en différents lieux du pays. Dans la dernière semaine de juin 2005, les FARC-EP ont monté une embuscade d’importance contre une unité militaire dans le département du Putumayo (« le plus grand nombre de morts en un seul jour depuis l’entrée en fonction d’Uribe Vélez en 2002 ») ; elles ont affronté avec succès les troupes officielles dans le département du Nord Santander près de la frontière vénézuélienne, à l’autre extrémité du pays. Depuis juillet et le début du mois d’août, les FARC-EP ont complètement récupéré le contrôl du département de Putumayo, y compris certaines zones du sud ouest.

Le régime d’Uribe Vélez, soutenu par les Etats-Unis, gouverne un pays où la torture et les assassinats commis par les militaires et les paramilitaires soutenus par l’Etat jouissent de la plus totale impunité. La Colombie a été reconnue à différentes reprises comme le pays le plus dangereux du monde pour les syndicalistes, avec des centaines d’assassinats ces dernières années, et pas une un seul coupable n’a été condamné. Empoisonnés par les opérations d’épandage « anti-drogue » des Etats-Unis et victimes d’assassinats commis par les militaires et les paramilitaires, les paysans colombiens ont énormément souffert durant les années du Plan Colombie de Clinton et durant le Plan Patriota de Bush et Uribe. Dans ces conditions la réponse héroïque des FARC-EP est un don offert à l’esprit humain. Ils ont démontré non seulement que la conscience de classe en soutien à la révolution peut être créée parmi la population soumise à la plus terrible violence des forces impérialistes et de la criminelle oligarchie colombienne, mais également qu’avec la solidarité et la puissance libératrice la guerre de guérilla reste une option viable dans la géopolitique contemporaine.

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