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Une civilisation aux connaissances avancées

Civilisation Maya

De fins astronomes et mathématiciens

Les Mayas ont inventé une écriture à base de glyphes qui a permis aux archéologues de comprendre leurs dynasties et les grandes périodes de leur civilisation. Astronomes avertis, ils ont construit des observatoires d’une précision étonnante dont le plus célèbre est celui d’El Caracol (l’escargot en espagnol, en raison de l’escalier en colimaçon permettant d’accéder à l’observatoire) au Mexique. Les astronomes mayas qui étudiaient les mouvements des astres, notamment Vénus, le Soleil et la Lune, étaient capables de prédire un événement astronomique à la seconde près. Les mathématiciens mayas ont ainsi pu élaborer des calendriers complexes qui régissaient aussi bien la vie religieuse que le quotidien.

Pourquoi la date du 21 décembre 2012 ?

Polythéistes, les Mayas croyaient en l’alternance des cycles de la création, de la destruction et de la renaissance. Les prêtres mayas interprétaient ces différents cycles et prophétisaient le passé et l’avenir. Pour déchiffrer ces cycles, les Mayas utilisaient deux calendriers distincts et un système très performant de datation linéaire :
– le Tzolkin, calendrier rituel ou divin était composé de 13 périodes (13 divinités) de 20 jours soit une durée totale de 260 jours,
– le Haab ou calendrier solaire avait lui une durée de 360 jours plus 5 jours « sans âme » soit 365 jours en tout.

Mais comme ces deux calendriers ne mettaient pas en évidence les années, les Mayas avaient mis au point un troisième type de datation appelé « compte long » qui permettait de dater les événements historiques. Le point de départ de ce compte long (correspondant à la fin du 3e monde) est le 11 août 3114 av. JC et sa durée est d’environ 5125 ans. Il prend donc fin, après « ajustement », le… 21 décembre 2012. Car c’est bien d’un ajustement dont il s’agit. En effet, l’Anglais Eric Thompson (1898-1975) qui fut l’un des plus éminents archéologues spécialisés dans l’étude des Mayas, avait mis en corrélation le « compte long » et le calendrier grégorien, permettant ainsi de définir cette date de fin de cycle, interprétée par certains comme la fin du monde.

Les Mayanistes en 2012

Il s’agit d’un courant New Age basé sur la mythologie maya. Ce sont les plus zélés défenseurs de l’hypothèse de la fin du monde le 21 décembre 2012, annoncée selon eux par le calendrier maya. Ils présagent d’un cataclysme apocalyptique qui va transformer le monde et la conscience humaine pour donner naissance à une nouvelle ère. Leur façon de voir les choses, proche du mysticisme, n’est pas très éloignée de celle des Millénaristes (Témoins de Jéhovah, Adventistes, Mormons…) qui prévoyaient la fin du monde au passage à l’an 2000.

 

La fin du monde… n’en finit pas d’être prédite !

Nostradamus

• Par les oracles antiques

Dans l’Antiquité gréco-romaine, il était courant de faire appel aux prophéties des oracles – notamment les prêtresses d’Apollon (pythie, sibylle). Leurs paroles divinatoires transmettaient aux politiques les conseils sur les batailles à mener ou les secrets pour atteindre le bonheur.

• Dans les textes sacrés

Des prophéties apocalyptiques apparaissent dans les textes religieux de la Bible (le Livre de Daniel, Ancien Testament ou l’Apocalypse de Saint-Jean, Nouveau Testament) ou dans plusieurs sourates du Coran qui annoncent la fin d’un temps et la promesse d’une nouvelle ère liée à l’arrivée d’un messie.

• Par Nostradamus

Il faut mentionner aussi l’astrologue de la Renaissance Nostradamus, dont les prophéties sous forme de quatrains au style sombre et nébuleux ont donné du fil à retordre à quantité d’interprètes. Le cycle de ses prophéties s’arrête en 3797… Une autre fin du monde ?

• Par le projet Webbot

Le Webbot qui a vu le jour en 1997 est un programme informatique indépendant qui analyse et synthétise les contenus de sites Web pour dessiner les contours de l’inconscient collectif et faire des hypothèses sur l’avenir tel que les hommes l’imaginent. Selon ce système, des perturbations sont annoncés pour la fin 2012.

 
Les 5 scénarios de l'Apocalypse

doit-on croire à la fin du monde ?

A l’approche de la date fatidique, les imaginations s’enflamment et annoncent des événements cataclysmiques qui donneront lieu pour certains à la naissance d’une nouvelle ère, pour d’autres à la destruction de la Terre.  Tour d’horizon des catastrophes annoncées

La Terre happée par un Trou Noir

L’un des scénarios catastrophes qui a fait couler beaucoup d’encre est celui de l’alignement des planètes du système solaire. En effet, pour certaines personnes, l’alignement du Soleil, de Vénus et de Mercure aura un effet gravitationnel qui attirera la Terre dans le trou noir Sagittarius A localisé au centre de notre galaxie.
Cette théorie ne tient pas la route, ni pour les astronomes, ni pour les astrologues ! En effet, l’alignement des planètes est un phénomène qui se produit souvent dans notre système solaire, et il n’a pas assez de force pour dévier l’orbite de notre planète.

La Terre happée par un Trou Noir

 

L’inversion du champ magnétique de la Terre

Inversion du champ magnétique

D’autres encore pensent qu’une gigantesque éruption solaire libérant l’équivalent d’un milliard de bombes nucléaires pourrait entraîner une inversion des pôles magnétiques, ce qui aurait des conséquences sur la vie terrestre.
L’inversion du champ magnétique de la Terre n’a rien d’une absurdité et s’est déjà produite au cours de l’histoire terrestre. Mais tout doucement. Cette inversion n’aurait d’ailleurs aucune incidence sur les êtres humains. En revanche, une forte activité solaire peut avoir des répercussions sensibles sur les réseaux de télécommunication et les satellites géostationnaires.

 

La collision avec la planète Nibiru

Zecharia Sitchin, auteur d’origine russe qui a interprété des tablettes cunéiformes pré-babyloniennes, a avancé l’idée qu’une planète encore non identifiée par l’astronomie moderne passerait à proximité de la Terre et entrerait en collision avec elle en 2012. La NASA dément cette affirmation, car si c’était le cas, une telle planète serait visible à l’œil nu.
Cependant, le risque d’une chute de météorite sur la Terre n’a rien d’improbable. Ce type de catastrophe a été responsable de la fin des dinosaures. Les astronomes ont dénombré 900 corps dans la ceinture d’astéroïdes, potentiellement dangereux, dont le diamètre est compris entre 1 et 10 km.

Planète Nibiru

 

Une suractivité solaire destructrice

Une suractivité solaire destructrice

Une suractivité de notre étoile pourrait provoquer une surabondance de pluies et de tempêtes solaires qui auraient pour conséquences un réchauffement anormal de la Terre, capable de réduire la vie à néant. Ce phénomène ne trouve d’écho que dans les courants prophétiques et alarmistes. Les scientifiques, eux, se préoccupent plus du réchauffement climatique actuel que de l’explosion du Soleil prévue dans 4,5 milliards d’années…

 

L’éruption d’un super volcan

Fin 2012 serait le moment où le super volcan de Yellowstone (Wyoming) se réveillerait et causerait une destruction massive en projetant quantité de poussière qui obscurcirait le jour, rendant l’air irrespirable, et produirait un « hiver nucléaire » de dix ans plongeant la population mondiale dans la famine et la maladie. Ce scénario a été exploité au cinéma dans la superproduction « 2012 ». S’il est probable selon les scientifiques que ce super volcan explose à nouveau, ce ne sera sans doute pas avant des milliers d’années.
Cependant l’activité volcanique et sismique de certaines régions de la Terre constitue un risque potentiellement dangereux. En Europe, le Vésuve, l’Etna et le « super Volcan » allemand du lac Laacher restent des menaces.

L'éruption d’un super volcan

 

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La civilisation maya fut-elle victime du climat ? C’est l’une des questions posée par l’archéologie, à la recherche des causes de l’effondrement des  Cités-Etats de l’aire maya, après des siècles de grande prospérité. Un article paru dans Science fait le point sur cette question à l’aide d’une nouvelle chronologie, plus fine, des évolutions climatiques depuis 2000 ans dans la région.

Il souligne que la question centrale du changement climatique relève de l’interaction entre ce dernier et les sociétés. Et surtout de la vulnérabilité de ces dernières – leur organisation, leur économie, leur utilisation des ressources naturelles – aux effets du climat bouleversé par nos émissions de gaz à effet de serre. Cette vulnérabilité se lit dans les catastrophes provoquées par les événements violents – cyclones tropicaux, tempêtes, sécheresses, pluies diluviennes… – dont l’ouragan Sandy vient d’infliger une leçon aux habitants de New York.

Science en propose là un exemple historique frappant. Signée de l’anthropologue Douglas Kennett (Pensylvania University) et de dix-sept scientifiques et archéologues, une étude (1) analyse les relations entre l’évolution du climat dans la péninsule du Yucatan et le destin des sociétés mayas entre 440 et 1100. L’équipe internationale a établi une chronologie précise de la pluviométrie de la région, à l’aide d’une stalagmite exceptionnelle. Celle-ci a été récupérée dans la grotte Yok Balum (Belize), située près du site maya d’Uxbenka et non loin de plusieurs centres urbains importants, typiques de l’apogée de la civilisation maya. La stalagmite a été soigneusement datée avec les rapports entre l’uranium et le thorium. Elle a ensuite permis de retracer les variations de pluviométrie, avec une précision meilleure qu’une année, accédant aux pluies saisonnières par l’étude de la composition en isotopes de son oxygène.

Vulnérabilité et vicissitudes

L’étude confirme que l’apogée de la civilisation maya correspond en grande partie à une période de forte pluviométrie, entre 440 et 660. Puis, une tendance à un temps plus sec a pris la relève. Une série de sécheresses très sévères (40% de diminution des pluies d’été) entre 820 et 870 et entre 1020 et 1100 correspond à la chute de centres urbains et à une intensification des épisodes guerriers. Si le détail des relations entre les évolutions du climat et les vicissitudes de la civilisation maya (2) exige d’élucider les causes sociales et politiques de tels effondrements, la base matérielle des cités mayas reposait sur une agriculture dont le facteur limitant était la ressource en eau pluviale, stockée dans des réserves naturelles. Sa variabilité et surtout son défaut, ponctuel ou de longue durée, constituait le risque majeur que les Mayas ne pouvaient ni anticiper ni parer.

                                               Les trois codex mayas

Les trois codex mayasL’identification de ces points de vulnérabilité aux changements climatiques devient un sujet majeur, tant pour la recherche scientifique que pour les choix politiques. Certains changements sont inéluctables, comme la montée du niveau marin, un réchauffement très fort des régions boréales, l’aridification du pourtour méditerranéen… S’il est utile d’améliorer la prévision de leur ampleur, il est déjà nécessaire de s’y préparer. L’étude des défaillances des systèmes de sécurité civile ou des fautes dans les grandes décisions d’aménagement du territoire – comme l’analysent vingt-cinq chercheurs dans l’étude de la tempête Xinthia qui a frappé les côtes françaises en 2010 (3) – en fournit un exemple éloquent.

La fin du monde est-elle programmée pour le 21 décembre ? Deux chercheurs du CNRS se sont penchés sur l’annonce supposée de l’apocalypse selon le calendrier maya. Les spécialistes expliquent qu’il s’agit d' »un message de reconstruction plus que de destruction ».

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Calendrier maya (CNRS)
                                                                     
                                                                      Calendrier maya (CNRS)

La fin du monde annoncée pour le 21 décembre prochain n’est qu’un mythe. C’est en tout cas la démonstration faite,  depuis mercredi, par des chercheurs du CNRS, le Centre national de recherche scientifique.

Hervé Colombani et Didier Ozil ont ainsi effectué des recherches sur le fameux calendrier maya supposé prévoir la catastrophe (ou pas) pour vendredi prochain.

Ils ont notamment interrogé à ce titre un spécialiste des Mayas qui détaille que le « 4 ahau 3 kankin » (21 décembre) est annonciateur d’une fin de cycle. Surtout, celle-ci ne serait la fin de rien mais le commencement d’une nouvelle ère.

C’est « un message de reconstruction plus que de destruction », précise le spécialiste. Ouf !

Rappelons tout de même que des chamans péruviens avaient déjà remis en cause la fin du monde mais surtout que la situation a permis à de nombreuses personnes de profiter de l’occasion pour vendre des packages de survie ou des week-ends de folie.

Tout n’est pas perdu.

Barack Obama a nettement remporté mardi l’élection présidentielle américaine face au républicain Mitt Romney, décrochant à 51 ans un second mandat historique à la tête de la première puissance mondiale malgré le handicap d’une crise sociale et économique sans précédent depuis les années 1930.

 

Le premier président noir des Etats-Unis, porté au pouvoir il y a quatre ans sur des slogans d' »espoir » et de « changement », aura réussi à convaincre ses compatriotes qu’il était le mieux placé pour les guider pour quatre années supplémentaires, en dépit d’un bilan en demi-teinte, particulièrement sur le front économique.

Jamais, après la précédente grande crise, celle déclenchée en 1929, un président des Etats-Unis n’avait été réélu avec un taux de chômage supérieur à 7,2% (7,9% actuellement). Un seul démocrate, Bill Clinton, a enchaîné deux mandats pleins à la tête du pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Après un an et demi de campagne acharnée, des milliards de dollars dépensés, des dizaines de milliers de kilomètres parcourus et de mains serrées, des dizaines de millions d’Américains s’étaient déplacés pour départager les deux hommes. Certains ont parfois dû attendre de longues heures avant de glisser leur bulletin dans l’urne.

  • « Tout ceci est arrivé grâce à vous. Merci », a écrit le président mardi soir, annonçant sa victoire sur Twitter peu avant 22H15 à Chicago (04H15 GMT). « Nous sommes tous ensemble. C’est comme ça que nous avons fait campagne et c’est ce que nous sommes », a-t-il ajouté.

« Lors de cette élection, vous le peuple américain, vous nous avez rappelé que si la route a été difficile, si le voyage a été long, nous avons redressé la tête. Nous avons repris le dessus », a-t-il lancé dans son discours de victoire sur une grande scène du palais des Congrès McCormick Place de Chicago, son quartier général pour l’ultime soirée de campagne, aux acclamations de l’assistance en délire.

« Nous savons dans notre coeur que pour les Etats-Unis le meilleur est encore à venir », a-t-il ajouté, sa femme Michelle, et leurs deux filles Sasha et Malia se tenant à ses côtés.

Plus tôt, une immense clameur avait saisi la même foule rassemblée dans le McCormik Place quand les télévisions avaient annoncé le triomphe de leur champion. La chanson « Respect » d’Aretha Franklin avait alors résonné.

A Washington, des milliers de personnes ont convergé vers la Maison Blanche, certaines dansant sur le toit de leurs voitures en scandant « quatre ans de plus! ».

A Times Square à New York, des cris et des exclamations de joie ont aussi jailli de milliers de poitrines pour saluer la victoire du président sortant, malgré le froid. La foule y a célébré très tard l’événement, criant « Obama, Obama », alors que les voitures klaxonnaient joyeusement.

« Oh mon Dieu, je suis tellement contente », dit Jill Zaggo, une comédienne de Broadway.

Mark Schneider, 52 ans, est plus grave. « La campagne a été très stressante », dit-il. « Le pays est très divisé. Je suis du Massachusetts, j’ai vu ce qu’avait fait Romney comme gouverneur. Il aurait fait beaucoup de mal au pays. Mais tout dépendra de ce que voudra bien faire le Congrès, ce ne sera pas facile », ajoute-t-il. A quelques mètres, quatre amis d’Occupy Wall street jouent les trouble-fêtes. « Nous voulons un vrai changement », scandent-ils à plusieurs reprises.

Grave aussi dans la foule, une volontaire de la Croix-Rouge installe un petit panneau : elle est venue récolter des fonds pour les victimes de l’ouragan Sandy.

Dans le monde, les partenaires majeurs des Etats-Unis, chacun avec ses priorités, ont dans l’ensemble chaudement félicité le président Barack Obama pour sa réélection, notamment la Chine en l’appelant à une « coopération constructive » et la Russie à des « initiatives positives ». L’Allemagne comme la France, à l’instar des institutions de l’Union européenne, l’ont invité à se concerter résolument avec l’Europe pour surmonter la crise économique.

Victoire plus étroite qu’en 2008

M. Obama a enlevé largement assez d’Etats clés pour réduire à néant les espoirs de M. Romney de le déloger de la Maison Blanche, dans une course qui s’est comme prévu résumée à un mano a mano dans les régions cruciales que les deux candidats arpentaient depuis des mois.

Dans un scrutin organisé au suffrage universel indirect, le vainqueur est celui qui remporte 270 voix de « grands électeurs » sur les 538 du collège électoral. M. Obama était assuré mercredi à 00H30 (5H30 GMT) d’en avoir gagné au moins 290.

M. Obama a remporté une écrasante majorité des Etats-bascules dont le New Hampshire (nord-est), la Pennsylvanie (est), le Michigan (nord), le Colorado et le Nevada (ouest), le Wisconsin (nord) et surtout l’Ohio (nord), le « Graal », selon les estimations des télévisions américaines.

La victoire de M. Obama sera toutefois plus étroite qu’en 2008, lorsqu’il avait largement dominé John McCain: M. Romney a aussi gagné des Etats qui avaient été remportés il y a quatre ans par le démocrate, dont la Caroline du Nord (sud-est) et l’Indiana (centre).

La foule réunie au McCormick Place, dansant en rythme sur une musique endiablée et agitant des drapeaux américains, ne pouvait pas rivaliser en nombre avec les 240.000 personnes qui avaient écouté le premier discours de président élu de M. Obama, quatre ans plus tôt dans un grand parc urbain situé un peu plus au nord.

A Boston, dans le quartier général de M. Romney, à l’inverse, un silence de plomb est tombé sur l’assistance. M. Romney, un ancien entrepreneur de capital-risque multimillionnaire de 65 ans, avait centré sa campagne sur la critique du bilan économique du président. M. Obama s’était quant à lui posé en défenseur de la classe moyenne.

Même avec la légitimité de sa réélection, les promesses de M. Obama risquent de se heurter au puissant Congrès, où l’on s’acheminait vers un statu quo mardi soir. Possible réaction à cette perspective, le dollar baissait face à l’euro mercredi à la mi-journée à Tokyo après la réélection de M. Obama.

Les républicains ont réussi à conserver le contrôle de la Chambre des représentants, entièrement renouvelée, tandis que les démocrates paraissaient en mesure de conserver le contrôle du Sénat après avoir remporté plusieurs sièges emblématiques, dont l’ancien de Ted Kennedy au Massachusetts.

Mardi, les électeurs se prononçaient également sur plus de 170 référendums locaux. La Floride a maintenu le financement public pour l’avortement, tandis que le Colorado a légalisé la consommation de cannabis à des fins récréatives.

L’astronaute américain Neil Armstrong, premier homme à avoir marché sur la Lune le 20 juillet 1969 en prononçant la phrase célèbre « c’est un petit pas pour l’homme mais un bond de géant de l’humanité », est mort à l’âge de 82 ans.

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                                 Photographe :  :: Les astronautes américains Neil Armstrong et 'Buzz' Aldrin sur la Lune, le 20 juillet 1969          
                                                       photo : AFP

L’astronaute est mort de complications après une opération cardiovasculaire, a annoncé samedi sa famille qui a salué « un héros américain contre son gré » qui a « servi sa nation avec fierté, comme pilote de la marine, pilote d’essai, puis astronaute ».

Embarqués à bord de la navette Apollo 11, Neil Armstrong et son co-équipier Buzz Aldrin avaient marché sur la Lune le 20 juillet 1969 (02H56 en heure GMT le 21 juillet), sous les yeux admiratifs de 500 millions de téléspectateurs. Le troisième membre de l’équipage Michael Collins était resté dans le module de commande, en orbite autour de la Lune.

« A tous ceux qui pourraient se demander comment lui rendre hommage, nous avons une simple requête. Honorez son exemple de service, de réussite et de modestie et la prochaine fois que vous marchez un soir de nuit claire et que vous voyez la Lune, souriez en vous-même, pensez à Neil Armstrong et faites-lui un clin d’oeil », a suggéré sa famille.

  • Le président des Etats-Unis Barack Obama, se disant « profondément attristé », a salué la mémoire de l’astronaute : « Neil était parmi les plus grands héros américains, pas seulement de l’époque actuelle, mais de tous les temps ».

Son rival républicain à l’élection présidentielle américaine Mitt Romney a affirmé que « la Lune pleurait son premier fils terrien ».

Neil Armstrong avait été chargé de commander la première mission lunaire américaine à bord de la capsule Apollo 11. Il s’était posé sur la Lune à bord du module Eagle en juillet 1969, et avait assuré sa place dans l’Histoire en déclarant, alors qu’il foulait le sol lunaire : « C’est un petit pas pour l’homme mais un bond de géant de l’humanité ».

« Il n’y avait pas de poussière »

Cet homme modeste était instantanément devenu une icône de l’odyssée de l’espace.

Il avait ensuite peu parlé en public, fuyant micros et caméras, et vivait depuis des dizaines d’années dans une ferme reculée de l’Ohio (nord).

L’an dernier, au cours d’un entretien filmé en Australie, cet homme discret avait dit : « Je pensais que nous avions 90% de chances de retourner sains et saufs sur Terre à l’issue de ce vol mais seulement 50% de chances de nous poser (sur la Lune) lors de cette première tentative ».

L’astronaute était né le 5 août 1930 à Wapakoneta, dans l’Ohio (nord).

Le jeune Armstrong est fasciné dès son enfance par les avions. Il prend des cours de pilotage à 15 ans et obtient son brevet de pilote un an plus tard.

Plus tard, il devient pilote de l’aéronavale et effectue 78 missions pendant la guerre de Corée.

Armstrong étudie aussi l’ingéniérie aéronautique à l’université de Purdue (Indiana, nord) et obtient une maîtrise dans cette même discipline à l’université de Californie du Sud.

En 1955, il devient pilote d’essai et vole sur 50 différents types d’avion.

Sept ans après, il est sélectionné par la Nasa, l’agence spatiale américaine, pour devenir astronaute.

En septembre 1966, il effectue un vol avec David Scott pour la mission Gemini 8. Le vaisseau s’amarre à un autre véhicule non habité, réalisant le premier amarrage orbital de deux modules spatiaux.

Puis ce sera la mission Apollo 11 et l’entrée de Neil Armstrong dans l’Histoire.

Il y a quelques années, il était revenu sur ses pas légendaires : « il n’y avait pas de poussière quand on donnait un coup de pied ».

Modeste, il poursuivait : « Nous n’avons pas fait un très bon boulot, moi en particulier, pas aussi bon que je l’aurais souhaité pour la collecte des échantillons de roches (…) Je pensais, puisque nous n’avions pas de temps pour le faire, que le mieux était de simplement ramasser toutes les différentes sortes d’échantillons possibles aussi vite que possible, de les jeter dans le sac, les rapporter au vaisseau, et de fermer boutique ».

En 2009, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins avaient saisi l’occasion d’une de leurs rares apparitions communes en public au Musée de l’Air et de l’Espace à Washington, pour plaider en faveur de futures missions sur Mars, la planète rouge.

 

Le robot Curiosity s’est posé lundi avec succès sur Mars, un exploit et un soulagement pour la Nasa, qui n’avait jamais envoyé un robot aussi perfectionné sur une autre planète, ouvrant ainsi une nouvelle ère d’exploration de la planète rouge.

 
                          Photographe :  :: Les membres de la mission de contrôle du Jet Propusion Laboratory ont explosé de joie à l'annonce de l'atterrissage du robot Curiosity sur Mars, le 6 août 2012 à Pasadena
                                            photo : AFP

Le robot s’est posé à 05H32 GMT lundi. « Le contact (avec le sol) est confirmé », a annoncé un membre de le mission de contrôle, au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena (Californie), à l’est de Los Angeles.

Les membres de la mission de contrôle ont explosé de joie à l’annonce de l’atterrissage du robot, au terme d’une descente de sept minutes extrêmement délicate, qui semble s’être déroulée exactement selon le plan prévu.

Le président américain Barack Obama a immédiatement salué dans un communiqué l’atterrissage de Curiosity, « le plus perfectionné des laboratoires mobiles à se poser sur une autre planète », comme « un exploit technologique sans précédent qui restera comme un jalon de fierté nationale à l’avenir ».

Peu avant O5H30 GMT (22H30 dimanche soir en Californie), la mission de contrôle avait annoncé avoir reçu un premier signal du robot, juste avant son entrée dans l’atmosphère de la planète rouge, avant de confirmer qu’il avait déployé correctement son parachute — deux signes extrêmement encourageants.

Juste après l’atterrissage du robot, entre les rires et les applaudissements, un des responsables de la mission a distribué des barres chocolatées Mars à ses équipes, dont les membres s’embrassaient et se félicitaient les uns les autres.

Le soulagement a été suivi d’une seconde explosion de joie lorsque le robot a envoyé une première photo d’une de ses roue posée dans le cratère de Gale, puis une seconde immédiatement après, d’une étonnante clarté, de son ombre portée sur la terre martienne, juste après son atterrissage.

Charles Bolden, l’administrateur de la Nasa a estimé que c’était « un grand jour pour la nation (américaine), un grand jour pour tous nos partenaires qui ont (du matériel) sur Curiosity et un grand jour pour le peuple américain ».

Le conseiller scientifique du président Obama, John Holdren, interrogé sur par le canal de TV interne de la Nasa, a affirmé pour sa part que l’arrivée de Curiosity sur Mars — une mission d’un coût de 2,5 milliards de dollars — constituait « un énorme pas en avant dans l’exploration des planètes ».

« Personne n’avait fait quelque chose comme cela. Nous sommes de fait le seul pays à avoir fait atterrir (des robots) sur une autre planète », a-t-il ajouté.

Curiosity — si tout continue à se passer comme prévu — s’ajoute en effet à la liste des missions martiennes américaines réussies, après Viking 1 et 2 (1976), Pathfinder (1997) Mars Exploration Rovers (2004) ou Phoenix (2008).

Débordants de joie, les employés ayant travaillé sur la mission, vêtus de d’un polo bleu avec la date du 5 août brodée sur le coeur, ont fait irruption dans la salle où les responsables de la mission allaient tenir leur première conférence de presse, en brandissant des petits drapeaux américains, semant une joyeuse pagaille pendant plusieurs minutes.

Adam Seltnzer, responsable de la phase de l’atterrissage, est apparu en larmes et a remercié « les polos bleus »: « Je serai satisfait si cela reste comme la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie », a-t-il dit lors d’une conférence de presse aux accents résolument patriotiques.

La tâche qui attend maintenant ce robot de 900 kg, de la taille d’une voiture et à la vague allure de cyclope — avec le large objectif de l’une de ses 17 caméras monté sur un mât à deux mètres du sol — est colossale.

Alimenté par un générateur nucléaire, il tentera de découvrir si l’environnement martien a pu être propice au développement de la vie.

« Curiosity va étudier les roches » qui l’entourent, a expliqué à l’AFP Dr Randii (bien Randii) Wessen, ingénieur sur la mission. « Il pourra les évaluer de loin, avec son laser, il pourra aussi prendre des roches et étudier leur composition, et nous avons une foreuse qui pourra creuser dans la roche et l’apporter dans le laboratoire de bord » du robot, a-t-il poursuivi.

« C’est vraiment un pas de géant dans l’éventail de possibilités qu’on a pu avoir à ce jour sur Mars. C’est énorme », a-t-il ajouté.

Avant de prendre la route, Curiosity va néanmoins vérifier avec ses concepteurs terriens que tous ses appareils sont en ordre de marche — un processus qui prendra plusieurs jours, voire semaines.

 

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