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Archives de juillet, 2011

Hommage national aux Invalides aux sept soldats morts en Afghanistan

AFP – 19/07/2011 à 13:01

Un hommage national a été rendu mardi aux Invalides, à Paris, aux sept soldats français tués la semaine dernière en Afghanistan en présence de Nicolas Sarkozy, François Fillon, et d’une bonne partie de la classe politique unie pour l’occasion.

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                                         Photographe : Philippe Wojazer :: L'église Saint-Louis des Invalides pendant la cérémonie d'hommage aux soldats tués en Afghanistan, le 19 juillet 2011
                                          photo : Philippe Wojazer, AFP

Sous une pluie battante, le président Sarkozy est arrivé aux Invalides à 11h00, précédé par les familles des sept soldats qu’il a reçues à l’Elysée. Lundi soir, en compagnie du Premier ministre, il avait assisté à l’aéroport d’Orly à l’arrivée des corps et s’était déjà longuement entretenu avec les proches, dans la plus stricte intimité.

En l’église Saint-Louis des Invalides, les cercueils des sept soldats recouverts du drapeau tricolore avaient été alignés sous le dôme, portés par des camarades d’unité. Quelques dizaines de personnes, pompiers ou badauds munis de drapeaux rassemblés sur le pont Alexandre III, les ont salués à leur passage.

Après la cérémonie religieuse et avant de décorer les soldats tués, le chef de l’Etat leur a rendu hommage dans un discours, citant chacun des sept noms avec leur grade. « Vous n’êtes pas morts pour rien. Car vous vous êtes sacrifiés pour une grande cause. Vous avez défendu les plus belles valeurs de notre pays », a déclaré M. Sarkozy.

Lors de la cérémonie, à laquelle assistaient une bonne partie du gouvernement, les présidents des deux assemblées, mais aussi François Bayrou (MoDem) et les socialistes Harlem Désir, François Hollande, Bertrand Delanoë, Mgr Luc Raval, évêque aux armées, a rappelé qu' »être militaire, c’est appartenir à la Nation, exister et agir pour elle, vivre et mourir pour elle ».

« Alors que certains s’interrogent sur l’opportunité d’aller mourir pour les Afghans, voire, nous l’avons entendu, mourir pour rien, nous répondons inlassablement, c’est pour la France que nous mourons », a-t-il ajouté.

Les sept militaires honorés ont été tués la semaine dernière, en l’espace de quatre jours, portant à 70 le nombre total des tués depuis le début de l’engagement militaire français en Afghanistan, fin 2001.

Cinq d’entre eux ont été victimes, le 13 juillet, d’un attentat suicide dans la vallée de Tagab en Kapisa (nord-est de Kaboul), le plus grave revers infligé à la France en Afghanistan depuis la mort de dix soldats dans une embuscade tendue par les talibans, à Uzbin, en août 2008.

La mort des sept militaires la semaine du 14 juillet a relancé en France la controverse sur la présence française en Afghanistan et le calendrier de leur retrait.

Lors d’un déplacement éclair le 12 juillet, Nicolas Sarkozy avait annoncé que les unités combattantes tricolores auraient toutes quitté le territoire afghan en 2014. Il avait promis le départ d’un quart des 4.000 hommes, actuellement déployés, d’ici la fin 2012, conformément au mouvement annoncé par le président Barack Obama pour les troupes américaines.

Il a également promis de renforcer la sécurité du contingent pendant cette période de transition.

Les principaux responsables de la gauche ont, eux, souhaité un retrait accéléré des troupes françaises.

Mais côté socialiste on voulait mardi mettre entre parenthèses la controverse, au nom de la nécessaire « unité » du pays au côté des familles. « Ces enfants sont morts pour une mission accomplie au nom de la France (…) Ce n’est pas le moment d’évoquer les différends qu’on peut avoir sur la pertinence de cette guerre », a déclaré à France 2 M. Delanoë.

Harlem Désir, au nom du PS, dont il est premier secrétaire par intérim, a tenu à s’incliner « devant le courage et l’abnégation de ces hommes qui ont payé de leur vie le service de la patrie », selon un communiqué.

Absente de Paris, la candidate à la primaire socialiste Martine Aubry devait déposer une gerbe au monument aux morts de Nîmes, à la mi-journée.

 

Christine Lagarde a pris ses fonctions, et touchera 551.700 dollars par an .

AFP – 05/07/2011 à 15:21

La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a pris ses fonctions mardi, et touchera un salaire annuel de 551.700 dollars, a annoncé l’institution.

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                                         Photographe : Eric Piermont :: Christine Lagarde et François Baroin à l'issue de la passation de pouvoir le 30 juin 2011 au ministère des Finances à Paris
                                            photo : Eric Piermont, AFP

Mme Lagarde est arrivée vers 09H00 (13H00 GMT) au siège du FMI à Washington, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Le FMI a publié son contrat de travail, qui prévoit un salaire de base de 467.940 dollars par an et une allocation pour frais de représentation (sans justificatifs) de 83.760 dollars par an, soit un total de 551.700 dollars.

Au taux de change actuel, cela représente environ 31.700 euros par mois.

DSK: la plainte de Tristane Banon doit être transmise à la justice, abandon des poursuites aux USA?

AFP – 05/07/2011 à 13:45

La plainte de Tristane Banon pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn, devait être envoyée mardi à la justice française par son avocat tandis qu’aux Etats-Unis, la perspective d’un procès semble encore s’éloigner.

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                                        Photographe :  :: DSK: l'affaire s'effrite aux USA, une plainte annoncée en France  Durée: 01:54
                                                              photo : AFP

Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, qui a plaidé non coupable dans les accusations de crimes sexuels portées contre lui par une femme de chambre dans un hôtel new-yorkais, rejette aussi avec force les allégations de Tristane Banon.

Envoyée mardi, la plainte de celle-ci devrait être enregistrée par le parquet de Paris d’ici la fin de la semaine. A charge pour le ministère public de classer sans suite, d’ouvrir une enquête préliminaire ou de confier à des juges une information judiciaire qui pourrait durer des mois.

Dans un entretien à l’Express, Tristane Banon, 32 ans, avait expliqué pourquoi elle avait attendu plus de huit ans après les faits qui, selon avocat Me David Koubbi, datent de février 2003: « Je n’en peux plus d’entendre dire que je suis une menteuse du fait que je ne porte pas plainte. »

« Il y a huit ans, quand j’évoquais l’idée d’une plainte, tout le monde me faisait comprendre que cela n’aboutirait jamais », a poursuivi la jeune journaliste qui avait évoqué des faits d’agression sexuelle à deux reprises, en 2007 à la télévision et en 2008 dans un entretien au site internet AgoraVox.

La tentative de viol est un crime théoriquement passible de quinze ans de réclusion, pour lequel le délai de prescription est de dix ans. Mais il est difficile à démontrer des années après les faits. « Dans ces affaires, c’est parole contre parole », reconnaît Tristane Banon.

Le temps écoulé interdit aujourd’hui à la jeune femme de porter plainte pour agression sexuelle, un délit prescrit après trois ans.

Dès l’annonce de la plainte de Tristane Banon, les avocats de l’ancien patron du FMI ont prévenu qu’ils allaient engager une procédure pour dénonciation calomnieuse. Ils ont évoqué des faits « imaginaires », reprenant le terme utilisé par DSK lui-même dans un entretien accordé en mars à son biographe Michel Taubmann dans « Le roman vrai de Dominique Strauss-Kahn ».

Les faits allégués par Tristane Banon se seraient produits dans un appartement parisien, dans le cadre de la préparation d’un essai, paru en novembre 2003, « Erreurs avouées… au masculin ».

« L’entretien s’est déroulé normalement et, à son issue, j’ai passé un coup de fil à Michel Field afin qu’il lui accorde à son tour une interview. Quand j’ai appris qu’elle m’accusait d’agression, j’ai été stupéfait », répondait en mars DSK à Michel Taubmann.

L’avocat américain de la femme de chambre du Sofitel qui accuse DSK d’un viol qui aurait été commis le 14 mai, Kenneth Thompson, a apporté lundi soir son soutien à Tristane Banon. Mais s’il affirme disposer de « preuves matérielles » des crimes sexuels reprochés par sa cliente à l’ancien ministre français, le dossier de l’accusation continue de s’effriter à New York.

Le tabloïd New York Post, cruel envers DSK au début de l’affaire, cite mardi un enquêteur haut placé selon lequel ce dossier ne serait « pas défendable », ce qui ferait désormais de l’abandon des poursuites par le bureau du procureur Cyrus Vance Jr « une certitude ».

Sans attendre ce dénouement, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a appelé mardi sur son blog à tirer « quelques leçons de la tragédie new-yorkaise ». « C’est le temps de l’examen de conscience », selon l’élu qui souhaite que soit rétabli « l’honneur d’un homme, sali avec tant de légèreté ».

Le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis a demandé sur LCI à Christine Lagarde de « faire un geste » en direction de DSK, en invitant son prédécesseur au FMI.

Hervé Ghesquière raconte l' »Apocalypse », le geôlier et la solitude

AFP – 04/07/2011 à 14:37

Une « lumière blanche, un goût d’Apocalypse » lors de l’enlèvement. Son geôlier qu’il a rêvé d' »embrocher sur un porte-manteau ». Les heures à penser à la « vraie vie pour ne pas crever ». Hervé Ghesquière, journaliste ex-otage en Afghanistan, raconte sa captivité.

Partagez cet article sur FacebookPartagez cet article sur Twitterpartagez                                    Photographe : Bertrand Guay :: Le journaliste Hervé Ghesquière, ex-otage en Afghanistan, à l'aéroport de Villacoublay, dans les Yvelines, le 30 juin 2011
                                          photo : Bertrand Guay, AFP

Il est à Lille, auprès de sa mère de 84 ans, et goûte au « grand bonheur » de prendre « sa voiture et écouter de la musique en tenant la main de Béa », sa compagne, sur l’autoroute du nord qui a pour lui un goût de liberté.

Il raconte à l’AFP avec une précision stupéfiante ses 547 jours de captivité avec Stéphane Taponier, au fond d’une vallée afghane, dans la province de Kapisa, à moins de 100 km de Kaboul.

« Je parlais à voix haute toute la journée. J’étais d’accord avec moi-même, enfin pas toujours. Tu te dédoubles, tu fais des projets … Si tu ne penses pas à la vraie vie, tu crèves ».

Hervé pense à s’échapper, au début : « Ca me taraudait. J’ai pensé arracher un barreau. Je me suis mis des claques physiquement. Et j’ai soupesé les conséquences pour moi, pour Stéphane et Reza (l’interprète afghan), pour les négociations ».

« Je me suis finalement persuadé de ne pas le faire. J’étais seul et je ne parle pas la langue. Je ne savais pas où j’étais et les talibans sont partout ».

La sortie du 30 décembre 2009 avait été « la mieux préparée » de toute leur mission en Afghanistan. Après trois semaines avec les troupes françaises, l’équipe TV de France 3 souhaite faire des images de l' »axe Vermont », une route au nord-est de Kaboul que l’armée souhaite goudronner pour en faire une « sorte de francilienne et décongestionner » la capitale.

« On a une Corolla blanche (voiture la plus répandue en Afghanistan), on est habillés en Afghans avec des patous (couverture de laine portée sur l’épaule), des pakols (couvre-chef en laine) », raconte Hervé.

« Ce n’était pas une enquête d’investigation à proprement parler. Mais on voulait quelques plans, que ça ait de la gueule, que l’on ne voit pas seulement l’aspect militaire avec les soldats français ».

« On a pris des précautions parce qu’on sait qu’il y a des risques. Il n’y a pas de risques zéro dans notre métier ».

Partis tôt le matin, Hervé, Stéphane, Reza et deux accompagnateurs afghans, filment la construction d’un pont. « Des images d’ouvriers, de chefs de chantier, très intéressant ».

Ils se heurtent à un check-point de l’armée et de la police afghane, demandent s’il y a des « opérations en cours dans le coin ». Les Afghans ne savent pas.

« On a appris deux semaines plus tard qu’on avait été donnés par un taliban infiltré au premier check-point. Il y avait deux dispositifs plus loin pour nous attraper ».

Les journalistes avancent encore, rencontrent un blindé de la Légion française en faction. « Le légionnaire nous dit qu’ils n’ont pas été plus loin. On réfléchit, puis on avance et on filme le début de la route bitumée ».

« On arrive à Omarkehil, il y a de la poussière, une lumière très blanche, très belle, un goût d’Apocalypse, quand on voit un homme hésiter à traverser ».

Il se retourne, pointe sa kalachnikov. Deux talibans arrivent, puis d’autres.

« On s’arrête, on ne bouge plus. J’ai une kalachnikov sur la colonne vertébrale », se souvient Hervé. « Stéphane me dit: +Bon, et bien Bon Noël+ ».

Après un « gymkhana dans le hameau » où les habitants, les enfants les prennent en photo, ils sont amenés dans une mosquée.

« Vous êtes des espions de l’armée française », leur signifie le mollah.

Dix-huit mois durant, les otages changent de maisons, de geôliers, de vallées. Des « cachots sordides », parfois, des « pièces grandes, lumineuses et glaciales ». Quelques marches dans les montagnes avec des talibans, « cabris, qui sautent de pierre en pierre, qui planent au-dessus du sol ». « Je les appelais les flying carpets », les tapis-volants.

En janvier et en juillet 2010, il parle par téléphone aux négociateurs français. « On va vous sortir de là très rapidement », lui dit l’un d’eux, la première fois.

La journée d’Hervé est « séquencée au maximum pour éviter le vague à l’âme »: écoute de la radio 5 heures en moyenne par jour, surtout la BBC, grâce à un petit transistor, sport deux fois par jour « par tranche de 30 minutes », deux siestes et écriture d’un journal de bord, finalement confisqué par les talibans.

Pendant huit mois, il est seul. Ou avec « Dranak », son pire geôlier, frère aîné de Qari Baryal, le chef des talibans de la région, un « parano, toxique ».

« Je l’insultais en pensée tous les jours. Même les autres talibans ne l’aimaient pas ».

« On a failli en venir aux mains trois fois ».

La première fois, Dranak veut qu’Hervé tire le rideau de l’ouverture dans le mur. Le journaliste refuse. Dranak pointe sa kalachnikov. « Vas-y, tire, tes chefs ne vont pas aimer », lui balance Hervé. Le geôlier arme. « Vas-y, tire », répète Hervé. Finalement, Reza se lève et ferme le rideau.

La deuxième fois, Hervé a envie d’uriner. « Il fallait pisser depuis la maison, j’en ai eu marre. Je suis sorti dans la cour ». L’Afghan lève sa kalachnikov pour le frapper. Hervé s’approche à « 3 cm de son visage » et Reza traduit: « Si tu me touches, je te mets un coup de boule ».

En juillet 2010, lors d’un repas, les deux hommes s’accrochent. « Dranak me prend par le col, me pousse contre le mur. On se serre, tremblant de rage ». Le journaliste pense à le « soulever », et à l’embrocher « comme le héros du film Midnight Express » qui tue son geôlier turc contre un porte-manteau.

« On s’est relâchés, je me suis mis sous ma moustiquaire. Et on s’est reparlé quelques jours plus tard ».

Depuis son retour en France, Hervé goûte une gloire bien involontaire. « On m’aborde dans la rue, je suis un héros malgré moi ».

« J’espère que dans quinze jours, on ne me reconnaîtra plus. Pour être un journaliste d’investigation, il vaut mieux pouvoir être discret ».

 

Tristane Banon va déposer plainte mardi contre DSK pour tentative de viol

AFP – 04/07/2011 à 15:32

La journaliste et écrivain française Tristane Banon va déposer plainte pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn, a annoncé lundi son avocat Me David Koubbi dans un entretien accordé à lexpress.fr.

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                                       Photographe : DANIEL JANIN :: La journaliste et écrivaine Tristane Banon prise en photo à Paris, le 28 septembre 2008
                                         photo : DANIEL JANIN, AFP

« Ma cliente Tristane Banon dépose plainte pour tentative de viol contre M. Dominique Strauss-Kahn. J’envoie le dépôt de plainte demain mardi 5 juillet au parquet, qui le recevra mercredi matin », explique l’avocat.

DSK: les Français à nouveau stupéfaits entre doutes et examen de conscience

Les Français à nouveau ne parlent plus que de ça: un mois et demi après avoir sombré dans la sidération après l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, ils oscillent entre stupéfaction, doutes, questionnement et examen de conscience après sa libération sur parole.

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                                                Photographe : Thomas Coex :: 'Unes' de journaux sur l'affaire Strauss-Kahn
                                                   photo : Thomas Coex, AFP

Ils avaient en tête les photos de l’ancien patron français du FMI menotté et mal rasé. Ils l’ont découvert libre, visage radieux et cravate bleu.

« Je vais de sidération en sidération. Seul un scénariste d’Hollywood aurait pu imaginer un tel scénario », a réagi le centriste François Bayrou.

Le 15 mai, les Français avaient reçu un véritable coup sur la tête en apprenant au réveil que le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 venait d’être arrêté à New York, accusé d’agression sexuelle par une femme de chambre dans un hôtel.

Aujourd’hui, « nouveau séisme » politico-médiatique, estiment les éditorialistes alors que depuis vendredi est envisagée la possibilité d’un abandon des accusations suite à des révélations décrédibilisant la plaignante et qu’un retour en politique n’est plus exclu.

« Cela va complètement dans l’autre sens. L’idée d’aller vers un non-lieu paraît incroyable », commente Sabine de Marigny, styliste de 44 ans.

Terriblement choqués à l’époque d’avoir vu la justice américaine laisser les caméras entrer en salle d’audience filmer le destin de l’homme brisé, les Français semblent tout aussi surpris de la voir capable de faire marche arrière.

« Ce qui est étonnant, c’est l’honnêteté du procureur Cyrus Vance qui au début était agressif et aujourd’hui reconnaît qu’il a des doutes », explique François Decodts, chômeur de 36 ans.

La théorie du complot, à laquelle près de 60% des Français adhéraient dans les jours qui ont suivi l’arrestation de DSK, revient à nouveau dans les conversations en public ou en privé. « Crapuleux ou politique ? » se demande-t-on.

« Je n’étais pas parmi les complotistes mais là, je ne sais plus. Ca ne m’arrive pas souvent mais là, je l’avoue, je ne sais plus », a reconnu François Bayrou.

Du coup, est arrivé le temps de l’examen de conscience, après l’étalage des secrets de la vie sexuelle de l’ancien patron du FMI et l' »emballement » médiatique.

« Dominique Strauss-Kahn n?est pas encore blanchi que s?ouvrent (…) de nombreux procès en pointant du doigt les multiples coupables. Coupable, d?abord, la justice américaine, parce que brutale dans son fonctionnement qui sacralise la parole des victimes. Coupable, le système médiatique qui, chez nous comme aux Etats-Unis, a déversé en boucle les images humiliantes de DSK. Coupable enfin, l?opinion qui, tout en dénonçant le lynchage médiatique, s?est repue du +feuilleton+ », écrit le quotidien régional La République du Centre.

Et déjà la question est posée: s’il est blanchi, Dominique Strauss-Kahn se présentera-t-il à la primaire que viennent de lancer les socialistes pour désigner leur candidat à la présidentielle de 2012 ? « S’il se présentait, tu voterais pour lui ? » se demande-t-on entre amis ou en famille.

Mais pour une grande partie de la presse, l’homme est hors jeu. « Cette affaire lui a forgé une image de richissime bourgeois machiste, qui ne peut que le couper d’une partie de l’électorat populaire de la gauche et ne lui permet plus de mordre dans l’électorat centriste et féminin », analyse le quotidien régional l’Alsace.

Ingrid Perez, assistante immobilière de 25 ans, se dit ainsi certaine qu’il a « réussi à être libéré car il a de l’influence et de l’argent » – faisant au passage une confusion entre son train de vie et la fortune de son épouse Anne Sinclair, qui a dépensé des sommes folles pour régler la caution et payer le dispositif de l’assignation à résidence.

Au travers de cette histoire aura au moins été ouvert le débat sur le machisme politique en France, notent certains. Dans la foulée, un ministre a été accusé de viols, entraînant sa démission et son inculpation. « Cette affaire a délié les langues des femmes, j’espère que ce ne sera pas un feu de paille », dit Marguerite, directrice de marketing de 37 ans.

 

Charlene et Albert de Monaco se sont dit « oui » devant l’autel

Le prince Albert et la princesse Charlene de Monaco se sont dit « oui » samedi au cours d’une fastueuse cérémonie devant 800 invités de marque et d’innombrables téléspectateurs, s’échangeant des regards complices dans la cour d’honneur du palais devenue église d’un jour.

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                                                    Photographe : Valery Hache :: Le prince Albert de Monaco et sa femme Charlene lors du mariage le 2 juillet 2011 à Monaco
                                                          photo : Valery Hache, AFP

Robe spectaculaire, larmes, invités élégants… tous les ingrédients étaient là pour faire oublier une semaine tumultueuse, qui vit une folle rumeur envahir les conversations des Monégasques puis les journaux du monde entier.

Désormais, des sources proches de l’organisation du mariage parlent bien d’un couac entre les deux époux peu avant les noces et d’une probable demande de reconnaissance de paternité. Pour autant, l’heure n’était plus vraiment à la polémique samedi: les Monégasques ont ovationné une nouvelle princesse qui doit perpétuer une dynastie des Grimaldi vieille de 700 ans.

La sud-africaine Charlene, 33 ans, vêtue d’une robe Armani à la forme simple et près du corps, en soie blanc-cassé avec des broderies, est arrivée samedi au bras de son père sous les yeux de milliers de Monégasques invités à assister à la cérémonie sur écrans géants.

Le prince en uniforme de carabinier blanc l’attendait devant l’autel installé dans la Cour d’honneur du Palaus, l’air détendu, lui prenant la main avant le début de la cérémonie et lui adressant des petits mots.

L’archevêque Mgr Bernard Barsi a invité le couple à se tenir la main et échanger leurs consentements. Et le prince a gratifié Charlene d’un clin d’oeil avant de dire « oui ».

L’échange des anneaux a donné lieu à une petite confusion qui a fait sourire les époux, Albert engageant l’alliance à la mauvaise main.

Il s’est accompagné d’un chant traditionnel sud-africain qui amène la bonne fortune aux mariés. Son interprétation par la cantatrice Pumela Matshikiza a suscité un large sourire de Charlene et une vive émotion chez son père.

Charlene a enfin soulevé son voile et les deux époux ont échangé un petit baiser.

Jusqu’alors, le prince n’avait jamais semblé pressé de se marier. Après être resté longtemps dans l’ombre de son père ou de ses soeurs archi médiatisées, le souverain semble avoir gagné en assurance pour célébrer à 50 ans passés son mariage.

Parmi les 800 invités, le roi des Belges, l’ex-tennisman Henri Leconte, le musicien Jean-Michel Jarre, l’épouse de l’ancien président Jacques Chirac, Bernadette Chirac, en robe de mousseline marine avec chapeau à plumes assorti.

Le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy faisait aussi partie des personnes conviées, comme les présidents libanais, allemand, irlandais ou islandais, et une série de têtes couronnées comme le prince Edward, fils cadet d’Elisabeth II.

A l’issue de la cérémonie, les nouveaux mariés ont grimpé dans une voiture hybride décapotable pour aller à la rencontre d’une foule par endroits clairsemée – 20.000 à 30.000 personnes sur le parcours selon la police – et honorer la tradition monégasque du dépôt du bouquet de la mariée dans la chapelle Sainte-Dévote (patronne de la principauté).

Charlene de Monaco a fondu en larmes, extrêmement émue, en écoutant dans la chapelle une mère et sa fille de 11 ans entonner un cantique à la Sainte Vierge. Le mariage religieux juste avant venait d’inclure les prestations de grands solistes internationaux comme la soprano américaine Renée Fleming ou le ténor italien aveugle Andrea Bocelli, mais jusqu’au « oui » du consentement, la princesse était restée assez tendue et concentrée.

Dans la soirée un dîner méditerranéen préparé par Alain Ducasse attendait 500 convives, avec au menu des « poissons d’ici en fin bouillon ». Après le feu d’artifice, 200 amis du couple devaient rejoindre l’opéra métamorphosé en piste de danse pour fêter l’événement jusqu’à l’aube.

Dimanche, les derniers invités étaient conviés à un brunch, avant que les nouveaux époux ne partent mardi pour l’Afrique du Sud.

Ce brunch, concocté par les chefs Garcia, Robuchon et Ducasse, réunissait en fin de matinée dans l’intimité des jardins du Palais des invités privés du Prince.

Aucun détail sur le voyage de noces, prévu en juillet après la réunion du CIO en Afrique du Sud, ne filtrera officiellement, a indiqué le Palais.

Une fête est cependant prévue le 7 juillet dans un hôtel près de Durban. Selon des médias sud-africains, la princesse Charlene devrait également rencontrer Desmond Tutu le 8 juillet près du Cap et se rendre sur différents sites de projets humanitaires.

 

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