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Archives de novembre, 2011

Obsèques de Danielle Mitterrand à Cluny, Hollande et Mazarine dans la foule

Les obsèques de Danielle Mitterrand, ancienne Première Dame de France, morte mardi à 87 ans, se sont déroulées samedi après-midi dans le parc de l’abbaye de Cluny, en Saône-et-Loire, en présence notamment de François Hollande et de Mazarine Pingeot.

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                                          Photographe : Mehdi Fedouach :: Des photos de Danielle Mitterrand lors de missions pour sa fondation sont exposées près de son cercueil  à Paris le 25 novembre 2011.
                                          photo : Mehdi Fedouach, AFP

Outre le candidat socialiste à la présidentielle de 2012 et la fille de François Mitterrand, figuraient parmi les centaines de personnes venues lui rendre hommage Martine Aubry, Manuel Valls et Arnaud Montebourg.

Etaient aussi présents l’homme d’affaires Pierre Bergé, l’ancien secrétaire général de l’Elysée Hubert Védrine, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et neveu de Mme Mitterrand. Ségolène Royal, tout juste de retour du Burkina Faso, s’est fait excuser.

Sur une musique de Chopin, le cercueil en bois clair est arrivé, suivi par la famille Mitterrand, tandis que sur deux écrans géant flottait une image d’elle avec une écharpe rouge et portant une bouteille d’eau sur laquelle était inscrit: « Bien commun de l’humanité, l’eau n’a pas de prix ». Au pied de l’estrade, les gerbes et couronnes d’anonymes étaient nombreuses, rendant hommage à « une femme libre » ou à une « icône de la Résistance ».

Danielle Mitterrand « revient à sa source pour y reposer », a déclaré son fils Gilbert lors de la cérémonie, remarquant qu’elle était morte jour pour jour 40 ans après sa propre mère.

Pour François Mitterrand, « Danielle n’était pas une caution, c’était une conscience irréductible. Il lui fit confiance et ne le regretta jamais », a déclaré Michel Joli, secrétaire général de France Libertés, la fondation de Danielle Mitterrand.

« L’accès à l’eau potable est un droit fondamental », a-t-il ajouté, une bouteille à la main, évoquant un des nombreux combats de Danielle Mitterrand pour « changer le monde » via sa fondation France Libertés, créée pour défendre le droits des peuples et donner la parole aux opprimés, comme les Kurdes, les Touaregs, les Quechuas, les Karens ou les Tibétains. Plusieurs dizaines de Kurdes mais aussi d’Iraniens étaient présents aux obsèques.

« Elle était comme une métaphore de l’eau », « diverse, libre », « trouvant naturellement la bonne direction et le bon sens », a ajouté M. Joli. « Maintenez-la dans vos coeurs, dans vos propos, dans vos actes », a-t-il demandé.

Le cortège devait ensuite se rendre à pied jusqu’au cimetière de Cluny, situé à 700 mètres de l’Abbaye. L’inhumation y est prévue à 15h00.

Le père de Danielle Mitterrand (née Gouze), directeur d’école, avait trouvé refuge à Cluny après avoir été révoqué en 1940 par le gouvernement de Vichy pour avoir refusé de dénoncer les élèves juifs de son collège.

C’est également à Cluny que Danielle Mitterrand rencontra le capitaine Morland, nom de résistant de François Mitterrand, alors recherché par la Gestapo.

Décédé en janvier 1996, moins d’un an après son départ de l’Elysée, François Mitterrand a été inhumé dans sa ville natale de Jarnac, en Charente.

A Paris, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées jeudi sur le Pont des Arts pour rendre hommage à Danielle Mitterrand. Beaucoup avaient apporté des roses, qu’ils ont accrochées aux parapets.

Mort de Danielle Mitterrand, ancienne Première dame et toujours militante

Danielle Mitterrand, ancienne Première dame de France et toujours militante, est morte à Paris à l’âge de 87 ans, 15 ans après le décès de son époux, le seul président socialiste de la Ve République, François Mitterrand.

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                                          Photographe : Miguel Medina :: Danielle Mitterrand, le 4 octobre 2011 à Paris
                                            photo : Miguel Medina, AFP

Le décès de la présidente de la fondation France Libertés a été constaté à 02H00 dans l’hôpital parisien Georges-Pompidou (XVe arrondissement), où elle avait été admise vendredi dans un état sérieux, puis placée sous coma artificiel dimanche.

Classée plus à gauche que François Mitterrand, celle qui refusait le rôle de « potiche » sera restée mariée 51 ans à cette grande figure politique, disparue le 8 janvier 1996.

François Hollande, qui ambitionne de devenir en mai 2012 le deuxième socialiste à l’Elysée, a salué « une grande dame, engagée très jeune dans la Résistance, qui avait mis son courage et son immense énergie au service de la cause qui valait pour elle, celle des libertés ».

Par tweet, sa compagne, Valérie Trierweiler, a rendu hommage à une « grande conscience humaniste », confiant l’avoir rencontrée pour la dernière fois « cet été à Latche au milieu des siens ».

Allusion à la maison landaise où se retrouvait la tribu Mitterrand, entre pins et océan Atlantique.

C’est jeune résistante que Danielle Mitterrand avait rencontré à Cluny (Saône-et-Loire), dans la maison familiale où s’était réfugié son père, celui qui était alors le capitaine Morland -son pseudonyme de résistant- recherché par la Gestapo.

Elle l’épouse le 27 octobre 1944, deux jours avant de souffler ses vingt bougies.

Soutien constant de ce séducteur patenté -il a eu une fille hors mariage, Mazarine, qu’elle avait étreinte tendrement lors des obsèques du défunt président-, elle lui donnera trois fils, dont le premier mourra tout bébé.

Mère de Jean-Christophe (né en 1946) et Gilbert (1949), celle qui était souvent appelée Tatie Danielle, par ricochet au surnom Tonton donné au chef de l’Etat, était grand-mère et arrière-grand-mère.

A l’Elysée, elle a été une Première dame discrète, mince et souriante, vifs yeux clairs et rieurs, élégance simple et classique, loin de toute extravagance « glamour ».

Mais c’est dans la défense ardente de causes tous azimuts qu’elle se déployait avec le plus d’ardeur: soutien aux peuples kurde et tibétain, à Cuba, au sous-commandant Marcos (Mexique), partage équitable de l’eau ou dénonciation de l’esclavagisme.

Celle qui voulait être Antigone proclamait « un objectif clair: un monde plus juste ».

C’est en 1986, pendant le premier septennat de son époux, qu’elle avait créé France Libertés, fondation qui a fêté en octobre son 25e anniversaire.

Née le 29 octobre 1924 à Verdun (Meuse), Danielle Gouze était la fille d’un directeur d’école -révoqué en 1940 par Vichy pour ne pas avoir dénoncé les élèves juifs de son collège- et d’une institutrice, tous deux militants de la SFIO. Elle rejoint le maquis à 17 ans comme infirmière bénévole et sera l’une des plus jeunes médaillées de la Résistance.

Elle était la soeur de Christine Gouze-Raynal, grande productrice de cinéma (« Vie Privée » de Louis Malle par exemple) et épouse, décédée en 2002, du comédien Roger Hanin.

Amatrice de reliure, Danielle Mitterrand a écrit plusieurs livres, dont son best-seller « En toutes libertés » (1996).

Elle habitait toujours rue de Bièvre, près de la Seine, dans la maison parisienne du couple Mitterrand, au coeur du Quartier latin.

Ces dernières années, elle s’était éloignée du PS, jugeant en 2007 que ses dirigeants n’avaient « pas la fibre socialiste ».

 

Italie: fait rarissime, un autoportrait de Léonard de Vinci exposé à Turin

Un autoportrait de Léonard de Vinci est exposé depuis ce week-end au public à Turin, dans le nord de l’Italie, un événement rarissime car cette oeuvre d’art n’a été montrée que deux fois au cours des cent dernières années.

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                                      Photographe : Giuseppe Cacace :: Des visiteurs regardent l'autoportrait de Léonard de Vinci lors de l'exposition sur le maître de la Renaissance, le 21 novembre 2011 à Turin
                                        photo : Giuseppe Cacace, AFP

L’autoportrait, représentant le maître de la Renaissance lorsqu’il est déjà âgé, est conservé à la Bibliothèque royale de Turin où il avait été exposé en 1929 et en 2006.

Cette fois-ci, il est présenté dans la Reggia di Venaria, l’une des résidences de la famille royale italienne des Savoie, bâtie au XVIIème siècle dans les environs de Turin et qui a été classée au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

L’exposition, intitulée « Léonard, le génie et le mythe », clôture les célébrations qui ont eu lieu dans le Piémont à l’occasion du 150ème anniversaire de l’unification italienne. Elle comprend également une trentaine d’autres dessins originaux et des écrits liés à l’autoportrait.

« C’est une sorte d’introduction à la grande exposition qui aura lieu à Amboise (en France, ndlr) le 2 mai 2019 pour le 500ème anniversaire de la mort de Léonard », a déclaré un des responsables de l’exposition Carlo Pedretti.

L’autoportrait, d’une valeur pratiquement inestimable, a été assuré pour 50 millions d’euros.

Il est exposé dans une sorte de « boîte » technologique spéciale, conçue par le Département de l’Energie de la prestigieuse Ecole polytechnique de Turin.

La « boîte » a été fabriquée avec un verre spécial extra-clair, anti-reflet et à l’épreuve des chocs, remplie de capteurs mesurant la température et l’humidité. La « boîte » envoie ces données à la Bibliothèque royale et à l’Institut de conservation du livre, les deux institutions chargées de maintenir en bon état l’autoportrait.

Libye: le pouvoir promet un « procès équitable » pour Seif al-Islam Kadhafi

Seif al-Islam, dernier fils encore en cavale de l’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, a été arrêté en Libye, où les autorités ont promis « un procès équitable » à cette ancienne figure du régime recherchée par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité.

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                                                   Photographe :  :: Photo provenant du 'February 17 website' et diffusée le 19 novembre 2011 de Seif al-Islam, fils de Kadhafi.
                                                                    photo : AFP

Peu après l’annonce de sa capture, les appels à son jugement devant la CPI se sont multipliés sur le plan international, mais les autorités libyennes, tout en s’engageant à coopérer avec la Cour pénale internationale, ont laissé entendre que Seif al-Islam pourrait être jugé dans leur pays.

Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Seif al-Islam « a été arrêté dans le Sud libyen », a déclaré à l’AFP Mohammed al-Allagui, le ministre de la Justice, au sein du Conseil national de transition (CNT).

« Seif al-Islam a été arrêté à 01H30 dans la nuit de vendredi à samedi » dans la région de Wadi al-Ajal (sud-ouest de la Libye), a précisé Al-Ajmi al-Atiri, le chef de la brigade de Zenten qui arrêté le fugitif dans une embuscade.

« Il nous a demandé de lui tirer une balle dans la tête et qu’on l’amène (mort) à Zenten », a-t-il raconté.

Le fils de Mouammar Kadhafi est arrivé vers 16H00 (14H00 GMT) dans le petit aéroport de Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli, selon des images filmées avec une caméra par un combattant ex-rebelle.

Il est descendu de l’avion dans une grande pagaille, une foule de combattants et de curieux se bousculant pour le voir, le filmer et même le frapper. Arborant une barbe poivre et sel, il portait un turban et un long manteau marrons, une partie de ses doigts était bandée.

Aucune expression ne se lisait sur son visage, mais il semblait en bonne santé, malgré ses blessures aux doigts, toujours selon ces images.

D’après des chefs militaires pro-CNT, le fils de l’ancien « Guide » a été blessé dans le bombardement de son convoi alors qu’il quittait Bani Walid (170 au sud-est de Tripoli) lors de la chute de ce bastion pro-Kadhafi à la mi-octobre.

Agé de 39 ans, Seif al-Islam a longtemps semblé vouloir moderniser son pays et normaliser les relations avec l’Occident. Mais dès le déclenchement de l’insurrection à la mi-février, il n’a eu de cesse de tenir un langage guerrier, tentant bec et ongles de sauver le régime de son père.

Depuis le 27 juin, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI sur des soupçons de de crimes contre l’humanité. Il est accusé d’avoir joué un « rôle-clé dans la mise en oeuvre d’un plan » conçu par son père pour « réprimer par tous les moyens » le soulèvement populaire.

Le Premier ministre libyen par intérim Abdel Rahim al-Kib a promis qu’il serait jugé lors d' »un procès équitable durant lequel les droits et la loi internationale seront garantis ».

« Le système judiciaire va communiquer avec la Cour pénale internationale pour examiner où Seif al-Islam doit être jugé », a-t-il souligné. « Toute coopération avec les organismes internationaux est la bienvenue », a-t-il poursuivi, suggérant que les autorités préfèreraient qu’il soit jugé en Libye.

Les autorités libyennes ont l’obligation de remettre Seif al-Islam à la Cour, a déclaré de son côté à l’AFP un porte-parole de la CPI, sans exclure la possibilité que le procès ait lieu en Libye.

« Si les autorités libyennes estiment qu’un procès au niveau national est une meilleure solution, elles devront alors demander à la CPI que l’affaire ne soit pas recevable à La Haye, selon le principe de complémentarité », a-t-il déclaré.

Un autre porte-parole a précisé que le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, se rendrait en Libye la semaine prochaine.

Les Etats-Unis, l’Union européenne, la France et la Grande-Bretagne notamment ont appelé samedi le nouveau pouvoir à coopérer avec la Cour pénale internationale et, comme l’Italie, à assurer un procès équitable à Seif al-Islam.

Amnesty International et Human Rights Watch ont demandé également séparément au CNT de livrer Seif al-Islam à la CPI afin d’éviter « ce qui est arrivé à Mouammar et Mouatassim Kadhafi », tués tous deux après avoir été capturés vivants.

Le représentant spécial de la présidence russe pour l’Afrique, Mikhaïl Marguelov, a d’ailleurs souligné que la Russie était satisfaite que Seif al-Islam ait échappé à une « justice sommaire ».

L’Otan a déclaré de son côté faire « confiance » aux autorités libyennes pour que la justice suive son cours.

Le conflit en Libye s’est achevé le 23 octobre avec la proclamation par le CNT de la « libération totale » du pays, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi.

Un mandat d’arrêt de la CPI visait également l’ex-dirigean et son beau-frère Abdallah Al-Senoussi, ancien chef des services de renseignements.

Des sources sécuritaires nigérienne et malienne ont affirmé que M. Senoussi s’était réfugié fin octobre au Mali. Mais le « Conseil des thowar » de Tripoli a indiqué en citant des témoins que M. Senoussi avait été vu dans le Sud libyen.

A Tripoli et Benghazi, l’ancienne « capitale » de la rébellion dans l’est du pays, des klaxons et des tirs de joie ont retenti pour célébrer l’annonce de l’arrestation.

Seif al-Islam n’était plus apparu en public depuis la nuit du 22 au 23 août lorsque, donné pour capturé par la rébellion, il avait paradé devant les journalistes étrangers en assurant que tout allait « bien » à Tripoli, quelques heures avant la chute du QG de Kadhafi dans la capitale.

Le procureur de la CPI avait plusieurs fois déclaré au cours des dernières semaines avoir eu des « contacts » avec Seif al-Islam via des intermédiaires en vue d’une éventuelle reddition.

Il était le dernier des fils de Mouammar Kadhafi encore recherché. Trois de ses frères ont été tués pendant le conflit, tandis que les autres enfants de l’ex-dirigeant ont trouvé refuge en Algérie et au Niger.

 

Le PS et EELV s’accordent sur le sort de la filière Mox

Par LEXPRESS.fr, publié le 17/11/2011 à 15:02, mis à jour à 16:35

 
 
       Le PS et EELV s'accordent sur le sort de la filière Mox        Jean-Vincent Placé s’engage avec le PS à une reconversion à l’emploi constant de la filière MOX.

AFP PHOTO THOMAS SAMSON

Les deux partis s’entendent finalement sur l’avenir du combustible nucléaire. Ils prévoient un maintien du traitement du Mox sur deux sites jusqu’en 2017. 

Fin du psychodrame autour du Mox. Michel Sapin, chargé du projet présidentiel dans l’équipe de François Hollande et Jean-Vincent Placé, conseiller politique de Cécile Duflot, ont fait ce jeudi une mise au point commune sur le sort de la filière Mox, précisant qu’il faisait bien partie de l’accord entre PS et EELV. 

Au terme de 24 heures d’imbroglio, les deux dirigeants écrivent: « Nous renforcerons les garanties de sûreté du parc nucléaire français et engagerons une reconversion à emploi constant de la filière de retraitement de la fabrication du MOX, et des moyens de stockage des différents types de déchets. » 

Finalement, la formule retenue dans la version de mardi soir et retirée par le PS après un coup de fil d’Areva à l’équipe de François Hollande, est maintenue. 

Les cadres du PS et d’EELV poursuivent: « Il est prévu dans l’accord, que la part du nucléaire dans la production d’électricité en France passera à l’horizon 2025 de 75% à 50%. En conséquence et concomitamment avec cette diminution, la quantité de combustible nécessaire à l’approvisionnement des centrales en activité sur notre territoire, ainsi que les besoins de retraitement de ces combustibles se poursuivront mais diminueront. » 

Enfin, durant « la prochaine législature, les activités dans les filières concernées de retraitement et de production de combustible avec les emplois afférents seront maintenus dans les deux sites de production, La Hague et Marcoule ». 

« Tel est la lettre et l’esprit de l’accord que nous avons conclu. Toute autre interprétation ne saurait prévaloir », concluent-ils. Manière de prévenir toute nouvelle surprise. 

Combustible MOX

 Le combustible MOX est un combustible nucléaire fabriqué à partir d’environ 7 % de plutonium et 93 % d’uranium appauvri. Le terme MOX est l’abréviation de « Mélange d’OXydes » (ou Mixed OXides en anglais) car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d’uranium (UO2).

Le combustible MOX est beaucoup plus radioactif que le combustible à base d’uranium enrichi : sa radiotoxicité est 5 à 7 fois plus grande[1]. La fabrication du combustible MOX, son transport à travers le monde et son utilisation dans un réacteur nucléaire nécessite des précautions particulières, notamment en termes de radioprotection des travailleurs[2].

Actuellement, le MOX est produit uniquement par le groupe français Areva [3] grâce au retraitement nucléaire du plutonium issu des combustibles usés[4]. Les Etats-Unis et la Russie ont aussi envisagé que le MOX permettrait d’éliminer les surplus militaires de plutonium dans le cadre de la politique internationale de désarmement nucléaire[5], mais le développement du commerce international du combustible MOX et du retraitement nucléaire associé pourrait accroître (plutot que réduire) le risque de prolifération nucléaire[6],[7

Italie: Mario Monti succède à Berlusconi

L’ex-commissaire européen Mario Monti, chargé dimanche soir de succéder au chef du gouvernement Silvio Berlusconi, s’est dit aussitôt convaincu que l’Italie « peut vaincre » la crise de la dette « grâce à un effort collectif » et redevenir une « force » dans l’Union européenne.

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                                                Photographe : Vincenzo Pinto :: Mario Monti s'exprime devant la presse le 13 novembre 2011 à Rome après avoir été chargé de former le nouveau gouvernement italien
                                                   photo : Vincenzo Pinto, AFP

« Je travaillerai pour sortir rapidement d’une situation d’urgence que l’Italie peut vaincre grâce à un effort collectif », a affirmé M. Monti lors d’une brève intervention devant la presse après avoir reçu son mandat des mains du président de la République Giorgio Napolitano.

« L’Italie doit redevenir un élément de force, et non de faiblesse, dans une Union européenne dont nous avons été fondateurs et dont nous devons être protagonistes », a-t-il également souhaité.

Selon la Constitution italienne, M. Monti doit maintenant former un gouvernement et obtenir la confiance des deux chambres du parlement dans un délai de dix jours avant de prendre officiellement ses fonctions. Dans l’intervalle, c’est encore M. Berlusconi qui est chargé d’expédier les affaires courantes.

« Les consultations que je mènerai seront conduites rapidement mais avec attention. Je retournerai voir le président de la République quand je serai en mesure d’ôter toute réserve », a-t-il affirmé, alors que M. Napolitano a espéré que le gouvernement soit formé d’ici la fin de la semaine.

Sur le plan économique, M. Monti s’est fixé pour objectif d' »assainir la situation financière et de reprendre le chemin de la croissance tout en restant attentif à l’équité sociale ».

« Nous le devons à nos enfants. Nous devons leur donner un avenir concret fait de dignité et d’espérance », a-t-il conclu, avant de quitter le palais présidentiel sous les applaudissements de la foule qui l’attendait à l’extérieur.

La nomination de cet économiste respecté de 68 ans, nommé mercredi sénateur à vie, intervient à point nommé pour rassurer les marchés et les partenaires internationaux avant l’ouverture des marchés boursiers lundi matin, d’autant plus que cette journée sera marquée par une nouvelle émission obligataire faisant figure de test.

Dans un message télévisé diffusé au moment même où son successeur en puissance était convoqué au palais présidentiel, Silvio Berlusconi s’est dit « prêt à favoriser les efforts du président pour donner immédiatement au pays un gouvernement au profil technique ».

Avant d’ajouter aussitôt qu’il « redoublerait son engagement au Parlement et dans les institutions pour rénover l’Italie », signe qu’il n’est pas prêt à prendre sa retraite politique.

« Je ne me rendrai pas tant que je n’aurai pas rénové l’architecture de l’Etat », a affirmé M. Berlusconi, qui a passé dix ans au pouvoir en 17 ans de vie politique.

Plus tôt dans la journée, le Cavaliere s’était dit « fier » de son action pendant la crise économique et avait déclaré espérer « reprendre le chemin du gouvernement ».

Cette omniprésence de M. Berlusconi sur la scène médiatique forme un contraste saisissant avec la discrétion prudente affichée jusqu’ici par Mario Monti.

La tâche qui attend M. Monti est titanesque, alors que l’Italie est au bord de l’asphyxie financière et croule sous une dette colossale (1.900 milliards d’euros, 120% du PIB).

Le Parti démocrate (PD, gauche, principal parti d’opposition) a demandé par la voix de son secrétaire Pierluigi Bersani que le gouvernement « soit totalement nouveau, à forte composante technique, et mette l’Italie en condition d’affronter l’urgence ».

« Les engagements pris avec l’Europe restent le contenu essentiel du programme de gouvernement », a estimé pour sa part le secrétaire du parti du Cavaliere, le Peuple de la Liberté (PDL), Angelino Alfano.

La perspective d’une majorité parlementaire semble donc ouverte pour M. Monti, un homme pondéré au nez toujours chaussé de lunettes, surnommé parfois « le cardinal », qui s’est taillé une réputation de compétence et d’indépendance comme commissaire européen pendant dix ans (1994-2004), d’abord au Marché intérieur puis à la Concurrence.

Il est aussi depuis 1994 président de la prestigieuse université Bocconi de Milan, considérée comme la meilleure faculté d’économie d’Italie et dont il est diplômé.

Ces compétences ne seront pas de trop pour gouverner l’Italie, qui a été placée sous surveillance du Fonds monétaire international, de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne.

L’UE, en saluant dimanche soir la prochaine constitution d’un nouveau gouvernement en Italie, a d’ailleurs souligné qu’elle continuerait à surveiller les réformes dans ce pays.

La désignation de M. Monti « envoie un nouveau message encourageant (montrant) la détermination des autorités italiennes à surmonter la crise », ont déclaré dans un communiqué commun le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le président de l’UE Herman Van Rompuy.

« La commission continuera à surveiller l’application des mesures prises par l’Italie pour mener des politiques favorisant la croissance et l’emploi », ont-ils ajouté.

La mission de Mario Monti ne s’annonce donc pas comme une partie de plaisir. Et Silvio Berlusconi, même s’il a apporté son soutien à M. Monti, l’a reçu pendant deux heures à déjeuner samedi, puis à dîner dimanche soir, reste en embuscade: « Nous sommes en mesure de débrancher la prise quand nous voulons », a-t-il confié à ses proches.

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