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Archives de la catégorie ‘SCIENCES’

Combustible MOX

 Le combustible MOX est un combustible nucléaire fabriqué à partir d’environ 7 % de plutonium et 93 % d’uranium appauvri. Le terme MOX est l’abréviation de « Mélange d’OXydes » (ou Mixed OXides en anglais) car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d’uranium (UO2).

Le combustible MOX est beaucoup plus radioactif que le combustible à base d’uranium enrichi : sa radiotoxicité est 5 à 7 fois plus grande[1]. La fabrication du combustible MOX, son transport à travers le monde et son utilisation dans un réacteur nucléaire nécessite des précautions particulières, notamment en termes de radioprotection des travailleurs[2].

Actuellement, le MOX est produit uniquement par le groupe français Areva [3] grâce au retraitement nucléaire du plutonium issu des combustibles usés[4]. Les Etats-Unis et la Russie ont aussi envisagé que le MOX permettrait d’éliminer les surplus militaires de plutonium dans le cadre de la politique internationale de désarmement nucléaire[5], mais le développement du commerce international du combustible MOX et du retraitement nucléaire associé pourrait accroître (plutot que réduire) le risque de prolifération nucléaire[6],[7

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Six astronautes « retournent » sur Terre, après un voyage simulé sur Mars

Six astronautes russes, européens et chinois, qui simulaient depuis près d’un an et demi un voyage sur Mars, enfermés dans une réplique de vaisseau spatial près de Moscou, « retournent » enfin sur Terre vendredi.

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                                          Photographe :  :: Capture d'écran d'une vidéo datant d'août 2011, transmise le 25 octobre 2011 par l'ESA, montrant les six astronautes de Mars-500
                                                            photo : AFP

Débutée le 3 juin 2010 à l’Institut russe des problèmes médicaux-biologiques (IMBP) dans la périphérie de Moscou, l’expérience aura duré 520 jours, afin de simuler près de 250 jours de voyage aller –le temps nécessaire pour rejoindre Mars– un mois d’expérience en février sur la Planète rouge, et le voyage de retour vers la Terre.

Leur sortie est prévue vendredi vers 10H00 GMT.

Les six volontaires –le Français Romain Charles et l?Italo-Colombien Diego Urbina, les Russes Soukhrob Kamolov, Alexeï Sitev et Alexandre Smoleevski, ainsi que le Chinois Wang Yue– seront ensuite placés en quarantaine pendant quatre jours pour effectuer des examens médicaux, avant de donner le 8 novembre à 08H00 GMT une conférence de presse.

Selon Mark Belakovski, vice-directeur du projet Mars-500 interrogé par l’AFP, cette quarantaine est nécessaire, les astronautes risquant d’être plus vulnérables aux maladies après une si longue période d’isolement.

Jusqu’au 4 décembre, les six hommes, âgés de 27 à 38 ans (trois ingénieurs, un médecin, un chirurgien et un physicien), vont d’ailleurs devoir se rendre régulièrement à l’IMBP afin d’effecteur des contrôles médicaux, a-t-il ajouté.

Et à quelques jours du grand retour, M. Belakovski estime qu’ils « sont d’une humeur très positive ».

« Ils savent qu’ils ont fait quelque chose de très grand », déclare-t-il.

Durant leur voyage simulé, les six hommes ont vécu isolés du reste du monde dans des conditions très proches de celles d’un vol vers la planète Rouge.

Le but de la mission était en effet d’étudier les effets sur les hommes de l’isolement, de l’absence de lumière du jour et d’air frais, ainsi que la restriction des contacts humain à subir par les astronautes qui iront un jour sur Mars, même si aucune expédition vers cette planète n’est prévue avant 20 ou 30 ans.

Et « oui, l’équipage peut survivre à l’inévitable isolation qu’impose un voyage aller-retour vers Mars », a conclu Patrick Sundblad, du département des sciences de la vie à l’Agence spatiale européenne (ESA), co-organisatrice de l’expérience, dans un communiqué disponible sur leur site internet.

« Psychologiquement, nous pouvons le faire », a-t-il ajouté.

Selon Mark Belakovski, les astronautes « se sont comportés très dignement » durant le voyage, ajoutant que « rester 520 jours avec des gens issus de différents groupes, ayant différentes nationalités, différentes mentalités, n’est pas simple du tout », d’autant plus dans un lieu confiné.

Les six « cobayes » ont eu des journées organisées en trois tranches de huit heures: un tiers pour le travail et les expériences scientifiques, un autre tiers pour les loisirs dans le module de stockage (dont un compartiment est équipé d’une petite salle de sport et d’un sauna), et le dernier pour le sommeil.

La communication des membres de l’équipage avec les équipes techniques et leur famille s’est fait essentiellement par courriel, avec une réception retardée de 40 minutes pour simuler la distance.

En février, trois d’entre eux se sont séparés du groupe pour effectuer des sorties sur une simulation de sol martien.

Mais malgré cet isolement de longue durée, M. Belakovski estime qu’il ne sera pas difficile pour l’équipage de se réadapter « car des psychologues ont travaillé avec eux de manière intensive ».

 

Le satellite américain se désintègre au-dessus du Pacifique

Le satellite américain de 6,3 tonnes est finalement entré dans l’atmosphère vers 04H00 GMT samedi au-dessus du Pacifique à l’ouest du Canada où il s’est désintégré, a annoncé samedi la Nasa sans pouvoir dire où étaient retombés exactement les débris.

Le satellite a plongé vers le sol entre 23H23 vendredi et 01H09 samedi heure de Washington (03H23-05H09 GMT samedi), a précisé l’agence spatiale américaine.

Il est entré dans l’atmosphère « au-dessus de l’océan Pacifique », a-t-elle ajouté un peu plus tard, notant que « si des débris étaient retombés sur Terre (et non en mer), l’endroit le plus probable était le Canada ».

Avant la chute de ce satellite, annoncée il y a trois semaines, la Nasa avait jugé extrêmement faible le risque qu’un débris blesse quelqu’un ou provoque des dégâts matériels au sol.

Il y avait une chance sur 3.200 qu’une personne, quelque part dans le monde, soit touché par un de ces débris – ce qui, sur une planète peuplée de sept milliards d’habitants et dont 90% de la surface est inhabitée, revient à une probabilité de 0,03% -, avait indiqué précédemment l’agence spatiale.

Le satellite, nommé « Upper Atmosphere Research Satellite » (UARS), était de la taille d’un petit bus et la Nasa avait estimé qu’une vingtaine de morceaux d’un poids de un à 158 kg pourraient survivre à la rentrée dans l’atmosphère, et s’éparpiller sur une distance d’environ 750 km.

Samedi matin, l’agence n’avait pas confirmé le nombre de débris provenant de l’UARS qui aurait pu atteindre le sol ni si elle était en mesure de localiser les endroits de leur chute.

Selon l’agence, des objets d’une taille comparable à l’UARS retombent sur Terre environ une fois par an.

En revanche, « des débris de tailles diverses entrent dans l’atmosphère chaque jour », avait expliqué un expert de la Nasa, Mark Matney. « Et en plus de 50 ans d’histoire spatiale, personne n’a jamais été blessé par un débris venu de l’espace ».

L’UARS est le plus gros satellite de la Nasa à plonger dans l’atmosphère depuis 1979 quand Skylab, 90 tonnes, était retombé dans l’Ouest de l’Australie.

D’un coût de 750 millions de dollars, l’UARS avait été mis sur orbite en 1991 par la navette spatiale Discovery pour étudier la haute atmosphère, dont les trous dans la couche d’ozone. Il a été mis hors service en 2005 après avoir épuisé son carburant.

En cas de blessure ou de dommage causé par la chute d’un débris du satellite, les Etats-Unis verseraient des compensations aux victimes en vertu d’une convention internationale conclue en 1972.

L’autorité américaine de l’aviation civile (FAA) avait publié un bulletin jeudi mettant en garde les pilotes contre « un danger potentiel » représenté par ces débris, et en Italie les habitants du Nord du pays avaient été invités à rester chez eux en raison des risques liés à la chute de l’engin.

 

Islande: nouvelle éruption d’un volcan

AFP – 22/05/2011 à 00:11

Le volcan Grimsvoetn est entré samedi en éruption sous le plus grand glacier d’Islande, ont annoncé les services météorologiques islandais en précisant qu’un grand panache de fumée se dégageait au-dessus du cratère.

 
 

  

 
                                          Photographe : Str :: Un panache de fumée s'élève au-dessus du volcan Grimsvoetn, entré le 21 mai 2011 en éruption sous le plus grand glacier d'Islande
                                                          photo : Str, AFP

« Une éruption a commencé au Grimsvoetn et un avion est en route pour aller là-bas recueillir davantage d’informations », a indiqué à l’AFP un météorologue, Haraldur Eirkisson.

« Il y avait un nuage s’élevant du Grimsvoetn vers 19H00 GMT et juste avant 20H00 GMT il avait atteint une altitude de 11 kilomètres », a ajouté le scientifique.

Le volcan Grimsvoetn se trouve sous le glacier Vatnajoekull (sud-est de l’Islande). C’est le volcan le plus actif d’Islande: il a fait éruption neuf fois entre 1922 et 2004.

Un nuage de cendres dégagé par une éruption du volcan islandais Eyjafjöll en avril 2010 avait entraîné la plus grande fermeture d’espace aérien décrétée en Europe en temps de paix, avec plus de 100.000 vols annulés et plus de huit millions de passagers bloqués. Les autorités aéronautiques craignaient en effet que les fines poussières volcaniques n’encrassent les moteurs d’avions et ne les fassent tomber en panne.

Il n’était pas encore possible samedi soir de déterminer si les cendres de l’éruption du Grimsvoetn pourraient provoquer de tels dégâts. Le volcan est cependant lui aussi situé sous une épaisse couche de glace, ce qui avait été déterminant dans les effets de l’éruption d’avril 2010.

L’aventure arctique débute dans un frigo .

La lourde porte de la chambre froide maintenue à moins 25 degrés s’est refermée : Alan Tressoler et Julien Cabon se sont enfermés vendredi matin pour 9 jours dans un entrepôt frigorifique brestois, pour tester leur matériel et leur endurance avant une expédition scientifique dans le Grand Nord.

 

                                                           Photographe : Fred Tanneau :: Julien Cabon (G), officier de marine, et Alan Le Tressoler, ingénieur en logistique polaire, posent le 16 décembre 2010 dans leur tente installée dans un entrepôt frigorifique à Brest.

« On ne recherche pas la performance ! En cas de problème, on a juste à ouvrir la porte. Ce ne sera pas le cas quand on sera sur la banquise », affirme Alan Le Tressoler, 30 ans, ingénieur en logistique polaire pour justifier ce séjour en congélateur de neuf jours et huit nuits.

Avec Julien Cabon, enseigne de vaisseau dans la Marine et reporter au magazine militaire Col bleu, il prépare méticuleusement une expédition qui les conduira à vivre six semaines sur la calotte glacière, avec comme objectif de se maintenir sur le pôle géographique en se déplaçant tous les jours.

 
Noël au frigo : les participants à l’expérience témoignent. Dossier complet.

La banquise qui fond et se déplace au gré des courants de l’océan arctique va obliger les deux aventuriers à se déplacer à pieds, à ski, voir à la nage avec des combinaisons étanches pour rester là où se rejoignent les méridiens. Chaque jour, ils devront parcourir de plusieurs mètres à plusieurs kilomètres, sur une banquise en perpétuel mouvement, parsemée de crêtes de compressions de plusieurs mètres de haut et de bras de mer.

« Le but, c’est de rester sur l’axe de la rotation de la terre. C’est le sol qui va se balader sous nos pieds », s’enthousiasme Alan qui n’en est pas à son coup d’essai dans le grand nord puisqu’il a été le patron de la base arctique française au Groenland.

Pour l’heure, l’aventure débute dans les 70m2 de chambre froide mis à disposition par la société finistérienne Argel à Plouédern. C’est là que Julien et Alan ont planté leur tente et installé matériel de sport, rameur et vélo d’appartement.

« L’idée, c’est de tester les vêtements et le matériel dans des conditions proches de celles de l’Arctique. Voir ce qui marche ou pas », intervient Julien, chaussé de bottes grand froid et emmitouflé dans une épaisse doudoune.

« Les doudounes en duvet sont les plus chaudes. Mais la plume retient l’humidité et finit par geler », a déjà constaté Alan qui a jeté son dévolu sur un vêtement synthétique dernier cri et très efficace.

Les aventuriers vont également se nourrir comme sur la banquise, de plats lyophilisés. « Il suffit de mettre de l’eau chaude pour les réhydrater », expliquent-ils. Pour le repas du réveillon, ils ont prévu un civet de sanglier et du foie gras. « Un bon plat, c’est essentiel pour le moral ».

L’expédition Pôle Nord 2012, qui a reçu le soutien de plusieurs organismes publics (Marine, Académie de Marine, Groupement militaire de haute montagne), est avant tout scientifique. Alan et Julien ont prévu de faire toute une série de mesures et de prélèvements pour le compte de l’Ifremer et d’Océanopolis sur un site qui n’est couvert par aucun satellite d’observation scientifique.

Seul point noir, les 350.000 euros qui restent à trouver pour boucler le budget de l’expédition. « Il ne manque plus que ça », explique Julien qui compte sur la médiatisation du séjour en chambre froide en espérant que « le père Noël viennent nous voir avec un sponsor le 24 décembre ».

Les grandes découvertes de 2007

Des secrets intrastellaires mises au jour

 

                                           

En haut, image de la planète Neptune. En bas, photo satellitaire du sol martien.

De grandes avancées sur l’histoire de Mars

De nombreuses observations ont été effectuées par la sonde spatiale américaine Mars Reconnaissance Orbiter, et surtout le radar Sharad, un instrument qui envoie des ondes électromagnétiques en direction du sol martien.
Les scientifiques ont analysé les premières données, cette année. Résultat : le sol présente des strates géologiques qui ne sont pas parallèles à la surface ; donc la planète a subi une érosion mécanique récente due aux vents. Deuxième constat : le plan de stratification varie ; ce qui laisse entendre que Mars a connu plusieurs périodes d’érosion dans son histoire.

L’atmosphère de Neptune scrutée à la loupe

Les chercheurs ont pu cartographier la température atmosphérique de Neptune grâce à l’instrument Visir du Very Large Telescope situé au Chili. En captant ces rayonnements thermiques, le télescope a permis de résoudre une vieille énigme. La quantité de méthane présente dans l’atmosphère s’explique par l’éclairement permanent du pôle Sud de la planète, depuis juillet 2005. Conséquence : la température au pôle augmente sensiblement provoquant, au passage, un fort dégagement de méthane.

 

Création d’un sang universel

 

                                                

Des chercheurs ont réussi à transformer tous les groupes sanguins en groupe 0, donneur universel.

Cultures de globules rouges

Des chercheurs de L’Inserm de l’université Pierre et Marie Curie ont réussi à cultiver des globules rouges dans un milieu similaire à celui de la moelle osseuse. Explications. Notre corps produit, en grande quantité, du sang dans notre moelle, à partir de cellules non différenciées, les cellules souches.
Dans ce cas-ci, les scientifiques prélèvent des cellules souches d’un donneur, les mettent en culture. Trois semaines plus tard, ils obtiennent des cellules sanguines du même groupe que celui du donneur. Si cette technique est industrialisée, les personnes choisies seront majoritairement du groupe O, donneurs universels.

Transformer toutes groupes sanguins en groupe 0

Autre technique : l’élimination des sucres présents à la surface des cellules sanguines déterminant chaque groupe sanguin, via des enzymes. Cette découverte est née de la collaboration entre un laboratoire de Marseille et un chercheur à l’université de Copenhague. Ce dernier découvre deux enzymes capables de couper, spécifiquement, les sucres du groupe A et du groupe B pour donner des cellules sanguines du groupe O.
Les scientifiques français étudient leur structure pour comprendre leur mode d’action.

 

Le manteau terrestre se pare d’une nouvelle peau

 

                                       

 

             Les entrailles de la Terre abritent une nouvelle couche géologique.

 

Recréer les conditions en laboratoire

Le manteau représente près de 70% du volume de la Terre et s’étend jusqu’à 2 900 kilomètres de profondeur. Des conditions extrêmes y règnent : fortes température (1 500 à 3 800°C) et pression (22 giga Pascals à 140 giga Pascals).
Les scientifiques ont observé que dans le manteau inférieur (entre 1 000 et 2 200 km), les ondes sismiques n’y voyageaient pas normalement.
En soumettant du ferropériclase (mélange de fer, de magnésium et d’oxygène) aux mêmes conditions, les chercheurs constatent que la rotation des atomes de fer, le spin, changeait fortement. Résultat : dans cette zone du manteau inférieur, il existe une zone de transition où le ferropériclase voit ses propriétés complètement changées.

 

Une théorie de l’ évolution balayée

 

                                        

Un des ancêtres des manchots mesurait près d’1,5 mètre et avait un long bec.

Des paléontologues ont découvert d’incroyables fossiles de manchots, au sud du Pérou, appartenant à deux espèces différentes. Après analyse, l’un serait un Perudyptes devriesi datant de 40 millions d’années et mesurant 80 centimètres. Le deuxième est un Icadyptes salasi, un ancêtre du manchot actuel vieux de 36 millions d’années. Chose incroyable, il mesure 1,5 mètres de haut ; il dépasse largement la taille des espèces actuelles de manchots qui n’excède pas 1,14 m (manchot empereur).
Une découverte qui remet en cause leur schéma évolutif

Au-delà de la taille surprenante de ce fossile, cette découverte remet complètement en question la chronologie de l’évolution des manchots élaborée par les paléontologues. En quoi ?
Ils ont longtemps considéré que les ancêtres des manchots venaient d’Antarctique et de Nouvelle-Zélande et qu’ils ont pu migrer vers l’équateur il y a… 10 millions d’années, lorsqu’une calotte glaciaire s’est formée et a recouvert les pôles. Or au vu de la datation de ces fossiles retrouvés au Pérou, cette théorie tombe à l’eau.

 

Une lumière qui vient de loin

 

                                   

                        Mise au jour d’une nouvelle population de galaxies.

Comme tout cosmologue qui se respecte, l’objectif est de percer à jour les mystères de l’origine de notre Univers. Depuis des décennies, les scientifiques s’y aventurent à tâtons.
Des vieilles galaxies observées au microscope.

Une équipe internationale d’astronomes a pu observer environ 9 nouvelles galaxies grâce au télescope Keck situé à 4 200 mètres d’altitude à Hawaii. Cette découverte s’est effectuée sur trois ans mais les dernières galaxies ont été décelées cette année. Chose incroyable, elles se situeraient à 13 milliards d’années-lumière de la Terre. Conclusion : puisque l’Univers est en expansion, plus les galaxies sont lointaines, plus elles sont nées peu de temps après l’origine de L’Univers. Celles-ci auraient été créées lorsqu’il était âgé de 500 millions d’années (jeune dans cette échelle de temps)

Les microbes passent un sale quart d’ heure

 

                                   

En haut, photo de la bactérie Escherichia coli. En bas, image de la salmonelle.

Une prolifération microbienne contrée

Eté 2006, des chercheurs de l’Institut Pasteur observent que deux colonies de bactéries d’E.Coli pathogènes et non pathogènes ne s’agrègent pas pour former un biofilm, support microbien responsable de maladies. S’en suivent de nombreuses expériences pour déterminer le facteur responsable de cette inhibition. En 2007, ils mettent le doigt dessus : l’enveloppe protectrice des bactéries pathogènes contient un polysaccharide, un sucre, empêchant les liaisons entre les bactéries et donc la formation de biofilms. Ils testent son efficacité sur d’autres souches bactériennes pathogènes dont une très virulente, le staphylocoque doré. Résultat : aucun biofilm ne se forme.

Empêcher la transmission de maladies nosocomiales
Cette découverte nécessite d’autres tests plus poussés pour analyser la toxicité de ce polysaccharide et déterminer une technique pour le synthétiser. L’objectif est clair : si les scientifiques arrivent à incorporer ce sucre sur des cathéters ou d’autres instruments biomédicaux, les maladies nosocomiales seront définitivement éradiquées.

 

Double origine pour les manuscrits de la mer Morte

 

                                          

Une méthode statistique révèle la double origine des célèbres manuscrits.Neuf cents manuscrits ont été découverts entre 1947 et 1956 dans onze grottes de Qumrân, en Cisjordanie. Ils seraient datés entre 300 avant JC et 70 après JC. Ces textes sont une manne très importante dans la compréhension de l’histoire des religions, en l’occurrence celle du judaïsme et du christianisme.
Une technique statistique lève le voile sur leur origine
Daniel Stoekl Ben Ezra. historien des religions, s’intéresse à la répartition des écrits dans les grottes, plutôt que de se focaliser complètement sur les raisons de leur dissimulation. Il constate que deux des grottes renferment des manuscrits plus anciens (de 50 ans) que ceux des neuf autres. Difficile d’imaginer les habitants de l’époque en train de ranger, par ordre chronologique, les écrits.
Aidé d’un statisticien, il élabore un test mathématique pour comprendre cette distribution : c’est un mélange du test de Kruskal-Wallis et d’une simulation aléatoire. Verdict : il est impossible, statistiquement, d’avoir une telle répartition. Une seule explication s’impose : il existe deux collections

 

Des cellules souches non embryonnaires

 

                                   

Des cellules souches ont pu être créées à partir de la peau.

Contournement des problèmes éthiques
Deux équipes de scientifiques, l’une japonaise dirigée par le Dr Shinya Yamanaka et l’autre américaine emmenée par le Dr Thomson ont réussi, simultanément, à créer des cellules souches embryonnaires à partir de cellules de la peau. Cette découverte est extrêmement salutaire car elle va permettre de développer des traitements contre de graves maladies comme Parkinson ; mais elle met fin à des problèmes éthiques importants. Pourquoi ? Ces cellules souches s’obtenaient à partir d’embryons humains d’où un litige éthique certain.
Le fruit du hasard

Les deux laboratoires ont procédé de la même manière pour mettre au point ces cellules pluripotentes. Ils ont créé des virus porteurs de quatre gènes et les ont incorporé dans les cellules de la peau. Ces gènes implantés ont été sélectionnés pour leur aptitude à activer ou non tel autre gène. Ils ne pensaient pas qu’ils venaient de produire des cellules capables de se comporter comme des cellules non différenciées, à savoir capables d’endosser n’importe quelle fonction.

Des lacs titanesques

 

                              

Le pôle Nord du satellite de Saturne présente de nombreux lacs de méthane.

La sonde Cassini-Huygens, partie pour observer Saturne ainsi que son satellite Titan, a révélé aux scientifiques une grande découverte. Titan possède environ 75 lacs de méthane au niveau de son pôle Nord. C’est la première fois que l’on observe des lacs extra-terrestres dans notre système solaire.
Une observation difficile à cause d’une atmosphère opaque

Cette information aurait pu rester encore longtemps inconnue si les ingénieurs ne faisaient pas des prouesses technologiques. La sonde Cassini, restée en orbite au dessus de Titan, a survolé plusieurs fois le pôle Nord du satellite. A son bord, un radar puissant capable de traverser l’opacité atmosphérique et de cartographier la surface de Titan.
Les lacs apparaissent sous une forme irrégulière et sombre pouvant atteindre plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre. Ils contiennent du méthane, ce qui explique la forte concentration atmosphérique de ce gaz. Ce satellite renferme un cycle complet de méthane, comparable au cycle de l’eau sur notre Terre.

Le dessous des marées rouges

 

 

                                    

                 Les algues sont responsables de cette couleur rouge.

Les marées rouges sévissent depuis plus d’une vingtaine d’années dans les golfes du monde entier et tuent l’écosystème marin. Grâce à deux chercheurs du MIT (célèbre université du Massachusetts), leur pouvoir destructeur est en passe d’être anéanti.
Des toxines mortelles

Cette couleur atypique est due à des algues bien particulières, les dinoflagellées. Elles secrètent une toxine létale pour les organismes marins et, à terme, pathogène pour l’être humain s’il en ingère. Les scientifiques travaillent sur ce cas depuis plus de 20 ans. La première grande étape dans la compréhension de cette toxine revient au chimiste Koji Nakanishi ; il explique que la formation de cette molécule, en forme d’échelle, résulte d’une cascade de réactions chimiques déclenchée par les algues.
Cette théorie est confirmée par le travail de Timothy Jamison et Ivan Vilotjevic (MIT) qui viennent de synthétiser cette toxine en laboratoire. Une première qui permet d’espérer, pour la suite, contrer ces marées rouges tueuses.

A 380 : onze ans d’aventure

 

En avril 1996, une équipe d’Airbus est chargée de plancher sur un projet de très gros porteur. Nom de code : l‘A3XX. Après onze ans de travail, et de turbulences en tous genres, le groupe a livré lundi son premier appareil à Singapore Airlines. Retour en images sur une histoire mouvementée

 

                                      

 

 TOULOUSE    – 15/10/07 13:00

Airbus a livré son premier A380 à Singapore Airlines

  Airbus a livré lundi à Toulouse le premier exemplaire de son A380 , le plus gros avion de ligne de l’histoire, à Singapore Airlines, avec 18 mois de retard et en pleine affaire de délits d’initiés au sein de sa maison mère EADS.
Le programme a été retardé par des problèmes de fabrication et de coordination entre les différents sites de production d’Airbus. Ces retards sont à l’origine de l’affaire de délits d’initiés qui secoue la maison mère EADS.
Thomas Enders, PDG d’Airbus depuis fin août, a remercié "les ingénieurs, techniciens et membres du personnel" ainsi que les clients et les sous-traitants. "Nous sommes reconnaissants du soutien qu’ils ont apporté à Airbus et de leur fidélité pendant les moments difficiles", a-t-il déclaré dans un discours prononcé devant 600 personnes –journalistes, salariés du groupe et de Singapore Airlines essentiellement–, réunies dans le bâtiment principal du centre de livraison.
"Avec la livraison d’aujourd’hui, nous ouvrons un nouveau chapitre dans l’histoire de l’aviation civile", a dit Chew Choon Seng , patron de Singapore Airlines, qui se tenait à côté de John Rose, patron du motoriste britannique Rolls-Royce? qui fournit les réacteurs de l’avion.
D’abord caché derrière un rideau, le quadriréacteur a été tracté jusqu’au bâtiment principal du centre de livraison pour se nicher face à la grande baie vitrée concave derrière laquelle se situaient les spectateurs de la cérémonie.
Les trois patrons ont visité la cabine de l’A380, une version particulièrement luxueuse et spacieuse, configurée avec 471 sièges seulement. En aménagement standard, le super-jumbo, destiné à défier le 747 de l’américain Boeing (dans les airs depuis 1970, et doté dans sa version élargie de 450 places) peut transporter 525 passagers et jusqu’à 853 en charter.
L’appareil partira mardi pour Singapour, d’où il effectuera son premier vol commercial le 25 octobre en ralliant Sydney.
La livraison de l’A380 a été repoussée en raison de problèmes d’industrialisation, en particulier dans l’assemblage des câbles électriques. ces difficultés ont mis en lumière le manque d’intégration entre  les différentes composantes d’Airbus et conduit à la simplification de la direction franco-allemande

    

                                       

  


L’avion totalise à ce jour 189 commandes fermes et engagements d’achat émanant de 16 clients, principalement du Golfe, d’Asie et d’Europe.
En raison des retards et des surcoûts, le seuil de rentabilité du programme est passé de 270 à 420 exemplaires au prix catalogue de 319,2 millions de dollars.
Les espoirs commerciaux de l’A380 sont fondés sur le développement des liaisons entre grands aéroports. Boeing parie en revanche sur les vols directs avec son futur long-courrier Dreamliner B787, dont la date de mise en service vient d’être repoussée de six mois à décembre 2008. Sur ce créneau, l’A350 XWB d’Airbus ne sortira qu’en 2013.
La résurgence il y a dix jours de soupçons de délits d’initiés au sein d’EADS, maison mère d’Airbus, impliquant les principaux actionnaires privés et dirigeants du groupe, dont M. Enders, a jeté une ombre sur la fête. D’autant plus que l’avionneur met en oeuvre son plan de redressement Power8 qui prévoit la suppression d’ici à 2010 de 10.000 emplois, dont la moitié chez les sous-traitants.

Après avoir été assemblé à l’usine de Blagnac, l’A380 a subi un vol inaugural en avril 2005. Généralement, il doit durer d’une à cinq heures, "en fonction des conditions météo et de la façon dont les pilotes sentent l’avion", selon le directeur du programme. L’avion a survolé  principalement l’Atlantique.

                                                     

 

Les ailes de l’A380 ont d’une aire totale de 845 m². Grâce à une autonomie de 15 000 km, l’A380 peut bien sûr effectuer des vols sans escale vers l’Asie ou l’Amérique du Sud par exemple. Il consomme 3 litres par passager au 100 km (contre 3,4 litres pour son grand concurrent, le Boeing 747-400.)

 

                                        

Le cockpit qui se situe entre les deux étages de l’avion est assez similaire à celui de l’A340. Les pilotes disposeront de 8 larges écrans de contrôle et du minimanche qui équipe déjà de nombreux Airbus.

                                      

 

Grâce à la taille de l’avion, les compagnies aériennes pourront choisir des aménagements qui s’apparentent à ceux d’un paquebot. Ici, une image de synthèse figurant un bar-restaurant

                                  

 

 

Doté de petits salons dans ses modèles "Affaires", l’A380 vise les compagnies aériennes qui le réservent aux lignes à fort trafic. Le temps d’escale (nettoyage, entretien, plein de carburant…) se situe autour de 1h30. Pour remplir les 10 réservoirs de 130 000 litres de kérosène, 40 minutes suffiront.

 

                              

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