Un site utilisant WordPress.com

Archives de avril, 2011

William et Kate: une lune de miel loin des paparazzi

Le prince William et Kate ne partiront « pas dans l’immédiat » pour leur lune de miel, dont ils entendent bien qu’elle reste secret d’Etat, à l’écart des paparazzi un temps accusés d’avoir provoqué la mort de Diana, la mère de William.

 
                                                    Photographe : John Stillwell :: Le prince William et Kate avant leur départ en lune de miel, le 30 avril 2011 à Buckingham
                                                        photo : John Stillwell, AFP

Selon une estimation gouvernementale, deux milliards de téléspectateurs dans 180 pays ont regardé les noces fastueuses célébrées vendredi à Londres. Mais, après la soirée dansante au palais de Buckingham qui s’est prolongée jusqu’à samedi à l’aube, les jeunes mariés tiennent à ce qu’on les laisse dorénavant en paix.

« Le couple a demandé à ce que son intimité soit respectée », a averti samedi Clarence House, le secrétariat du prince William, dans un communiqué en forme d’avertissement.

Coupant court aux spéculations de la presse sur un départ en voyage de noces ce samedi, Clarence House a précisé que les vacances du couple n’auraient pas lieu « dans l’immédiat ». Un hélicoptère avait décollé samedi en fin de matinée de Buckingham, avec le couple à bord, faisant croire à un départ en voyage de noces.

Mais en réalité, a indiqué Clarence House, le duc et la duchesse « passeront le week-end au Royaume-Uni, dans l’intimité, après quoi le duc retournera travailler en tant que pilote de sauvetage » sur la base de la Royal Air Force dans l’île d’Anglesey (pays de Galles), où il est stationné depuis l’automne dernier.

« Le lieu de leur week-end privé et de leur lune de miel, qui se déroulera à l’étranger, ne sera pas divulgué à l’avance », a tranché le secrétariat qui compte bien réussir le même coup de maître ayant récemment permis de maintenir le secret le plus total sur les enterrements de vie de garçon et de fille de William et Kate.

En l’absence d’informations, la machine à « gossips » (potins) s’est emballée. William et Kate devraient partir « pour un endroit chaud et ensoleillé », a indiqué une source proche de la famille au quotidien The Daily Mail.

La Jordanie, où Kate a vécu enfant, est l’une des destinations les plus citées. Mais la proximité de la Syrie, déstabilisée par des manifestations réprimées dans le sang, pourrait rendre ce choix délicat.

Ont également été évoqués l’île paradisiaque de Lizard, non loin de la Grande Barrière de corail, en Australie; le Kenya, où le prince a demandé la main de Kate, ainsi que les Caraïbes, que le couple fréquente régulièrement.

Mais « le plus important est qu’ils voudront que leur intimité soit préservée », souligne un conseiller de la famille royale. « Nous savons qu’une meute de photographes attendent de savoir où ils iront ».

Le prince garde un profond ressentiment contre les paparazzi, un temps accusés d’avoir provoqué l’accident de voiture qui a provoqué la mort de sa mère Diana, à Paris en 1997.

William, qui n’avait que 15 ans lors du décès de la « princesse du peuple », avait été propulsé devant les caméras de la planète entière à l’occasion des funérailles.

Son père, le prince Charles, avait alors scellé un pacte avec la presse, pour que cesse l’hystérie médiatique autour de son divorce puis de la mort de Diana: vous laissez tranquille William et son frère Harry mais en échange, on vous accorde des interviews et des séances de photos officielles.

« Le prince va escompter que les médias respectent ses souhaits », avertit Peter Hunt, expert de la royauté à la BBC. Et pour ce faire, il est prêt à recourir à la loi. « Se souvenant des expériences de sa mère dans les mains des paparazzis, William estime qu’il a la loi de son côté. Les vacances du couple vont représenter un premier test », ajoute l’expert.

Béatification de Jean Paul II

Des centaines de milliers de catholiques célèbrent triomphalement ce week-end, à Rome, la béatification de Jean Paul II, six ans après sa mort, rendant hommage à un pape qui, en plus de 26 ans de règne, a rajeuni le visage de l’Eglise sans en changer la doctrine.

Partagez cet article sur FacebookPartagez cet article sur Yahoo! Buzzpartagez      
 
                                                Photographe : Filippo Monteforte :: Une photo de Jean Paul II sur la place Saint-Pierre de Rome le 27 avril 2011
                                               photo : Filippo Monteforte, AFP

Karol Wojtyla sera déclaré dimanche bienheureux, lors d’une cérémonie en la basilique Saint-Pierre, à l’issue d’un procès en béatification particulièrement rapide.

Ce samedi, une grande cérémonie d’hommage a été prévue au Cirque Maxime à Rome. De nombreuses églises seront ouvertes pour une veillée de prières. Après la messe solennelle, les pèlerins pourraient défiler devant sa dépouille mortelle.

Sa béatification le 1er mai coïncide avec la Fête du travail. Une coïncidence qui convient bien à l’image d’un pape polonais, qui fut lui-même ouvrier métallurgiste et ancien défenseur du syndicat Solidarité.

Des centaines de trains, avions, autocars supplémentaires vont acheminer des fidèles vers la ville éternelle, qui va tenter de résister à l’engorgement. Les principaux contingents devraient venir de son pays natal, la Pologne, ainsi que d’Espagne, de France et d’autres pays d’Europe.

L’affluence énorme annoncée il y a deux mois pour la béatification du pape le plus populaire du XXe siècle, a été redimensionnée. Guerre en Libye et insécurité en Méditerranée obligent: nombre d’Américains et d’Asiatiques ont renoncé au voyage. On attend moins de 300.000 pèlerins.

Cette célébration, pour le Saint-Siège, devra être sans faux pas, pour lui permettre de retrouver un peu du lustre que lui ont fait perdre les scandales de pédophilie.

Accompagnées de multiples retransmissions, les cérémonies feront revivre les images célèbres de ce pape venu de l’autre côté du Rideau de fer: vigoureux et fringant à son élection, très affaibli mais stoïque quand la maladie de Parkinson a commencé à le diminuer.

Elles réactualiseront aussi ses messages: discipline, main tendue aux autres religions, confiance dans la jeunesse, rigueur sur les valeurs familiales et sexuelles, droits de l’homme, lutte contre la guerre, critique du capitalisme sauvage, coopération avec les sciences.

Pour les obsèques de Karol Wojtyla à l’issue d’une longue agonie pratiquement en direct, Rome s’était emplie d’une foule jamais vue. Les fidèles avait scandé « Santo subito » (« saint tout de suite »).

Le procès en béatification, bouclé rapidement (5 ans et 7 mois), a été conduit dans les règles, assure-t-on au Vatican. La guérison d’une religieuse française, Marie Simon-Pierre, de la maladie de Parkinson, a été attribuée à son intercession.

Pour la sainteté, un autre miracle est nécessaire. Plusieurs milliers de témoignages, sérieux ou délirants, évoquant grâces et guérisons, sont parvenus au Vatican.

Le pape polonais a cependant ses détracteurs qui lui reprochent d’avoir mis au pas les catholiques progressistes et d’avoir fermé les yeux sur les actes pédophiles d’évêques ou encore de prêtres comme Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ, accusé de nombreux abus sexuels.

Mais, pour ses partisans, ces reproches sont secondaires par rapport aux mérites du bienheureux. A commencer par le pape allemand Benoît XVI, qui a été son plus proche collaborateur.

Joseph Ratzinger a rendu hommage à « un grand témoin de Dieu, comblé par l’Esprit Saint ». L’Eglise, a-t-il dit, a besoin d' »exemples lumineux » à côté des « erreurs honteuses ».

Dans Rome, des portraits de Jean Paul II se sont multipliés. Tout en voyageant à travers le monde, le pape, qui en était l’évêque, avait trouvé le temps de visiter ses paroisses. Sa silhouette a fini par s’associer à la ville.

Au moment où la mairie de droite s’apprête à accueillir les pèlerins, elle est sous le feu des critiques d’organisations catholiques pour son attitude de rejet vis-à-vis des roms et des immigrés tunisiens.

Kate et William se sont dit oui

Le prince William et Kate Middleton se sont dit oui vendredi dans le cadre majestueux de l’abbaye de Westminster, lors du « mariage du siècle » qui a permis à la monarchie britannique d’étaler ses fastes aux yeux du monde 30 ans après les noces de Charles et Diana.

Partagez cet article sur FacebookPartagez cet article sur Yahoo! Buzzpartagez 
                                                        Photographe :  :: Kate et William offrent deux baisers aux Britanniques. Durée: 01:21
                                                                           photo : AFP

A l’issue d’une cérémonie parfaitement orchestrée, les nouveaux mariés ont répondu aux attentes des centaines de milliers de personnes venues les acclamer en échangeant par deux fois un baiser au balcon du palais de Buckingham, déclenchant les hourras d’une foule ravie.

La police a évalué à plus d’un million le nombre des personnes qui s’étaient rassemblées à Londres pour tenter d’apercevoir le couple princier.

« Oui, je le veux », avait répondu Kate deux heures plus tôt à l’archevêque de Canterbury, Rowan Williams, dans la nef de l’abbaye qui avait vu le couronnement de Guillaume le Conquérant en 1066.

D’une voix un peu tremblante, elle a promis d' »aimer, réconforter, respecter et entourer » le prince William. Mais, signe de modernité, elle n’a pas fait voeu d’obéissance à son époux, suivant ainsi l’exemple de Diana, la mère de William.

Le prince William, deuxième dans l’ordre de succession au trône, l’attendait devant l’autel en uniforme rouge des Irish Guards.

La cérémonie a duré à peine plus d’une heure, rythmée par un choeur de jeunes garçons et le son des trompettes. 1.900 invités avaient pris place dans l’abbaye, dont une quarantaine de têtes couronnées et des célébrités comme le footballeur David Beckham et son épouse Victoria.

La reine Elizabeth II a accordé aux futurs mariés les titres de duc et duchesse de Cambridge.

La messe a été retransmise en direct dans 180 pays. Elle devait être trois fois plus regardée que les noces de Charles et Diana, suivies par 750 millions de personnes.

Dans la foule massée devant l’abbaye, alors que le soleil faisait son apparition, les premiers bouchons de champagne ont sauté au moment de l’échange des consentements. « Ils remettent la monarchie à la mode », se félicitait Louise Akehurst, 25 ans, qui avait campé dehors pour ne rien rater.

Dans la capitale pavoisée aux couleurs bleu blanc rouge de l’Union Jack, Kate et William ont effectué le parcours de Westminster au palais de Buckingham dans un carrosse tiré par quatre chevaux gris, suivis par quatre attelages transportant la famille.

Escorté par 160 cavaliers, le cortège a défilé devant Big Ben avant de remonter le Mall sous les vivats.

Après un vin d’honneur offert par la reine, le couple a effectué une sortie surprise, pour le plus grand plaisir des badauds, dans l’Aston Martin du prince Charles. Le cabriolet, conduit par William, portait une plaque d’immatriculation « JUST WED » (« jeunes mariés ») et traînait des ballons multicolores.

En ce jour férié, plus de 5.000 fêtes de quartier étaient organisées dans l’ensemble du pays. Et les célébrations devaient se poursuivre jusque tard dans la nuit, les pubs ayant l’autorisation de fermer plus tard que d’habitude.

Le dispositif policier comptait plus de 5.000 hommes. La police a fait état de 57 arrestations, mais aucun incident sérieux n’a été signalé.

En fin de journée, un dîner était organisé à Buckingham, suivi d’une soirée dansante. La reine est partie dès le milieu de l’après-midi pour laisser le champ libre au nouveau couple et aux 300 invités triés sur le volet.

« Je suis heureuse que le temps ait tenu. C’était un grand jour », a dit la nouvelle duchesse de Cambridge à un photographe de l’agence Press Association.

A cet instant, rien n’avait filtré sur l’endroit choisi pour sa lune de miel.

Kate et William se sont dit oui dans la liesse et le faste

Le prince William et Kate Middleton se sont dit oui vendredi dans le cadre majestueux de l’abbaye de Westminster lors du « mariage du siècle », qui a permis à la monarchie britannique d’étaler ses fastes aux yeux du monde 30 ans après les noces de Charles et Diana.

Partagez cet article sur FacebookPartagez cet article sur Yahoo! Buzz 
                                                         Photographe : Dominic Lipinski :: Le prince William passe l'anneau au doigt de Kate Middleton devant l'archevêque de Canterbury dans l'abbaye de Westminster le 29 avril 2011
                                                          photo : Dominic Lipinski, AFP

Des centaines de milliers de personnes s’étaient massées, malgré un ciel menaçant, dans le centre de Londres pavoisé aux couleurs bleu blanc rouge de l’Union Jack.

La foule en liesse a acclamé les nouveaux mariés qui, souriants et détendus, se sont rendus après l’office religieux jusqu’au palais de Buckingham, dans une calèche dorée tirée par quatre chevaux gris, tandis qu’un rayon de soleil faisait son apparition.

Le secret le mieux gardé du mariage avait été dévoilé juste avant la cérémonie lorsque Kate est sortie, radieuse, d’une Rolls-Royce royale devant deux milliards de téléspectateurs: elle avait choisi une robe de mariée ivoire, pourvue d’une traîne de 2m70. Agrémentée d’un voile et d’un diadème, elle a été conçue par Sarah Burton, directrice artistique de la griffe britannique Alexander Mc Queen.

Catherine Middleton a ensuite remonté au bras de son père Michael l’allée centrale de l’abbaye, pour rejoindre devant l’autel son futur époux, en uniforme rouge des Irish Guards.

« Oui, je le veux », a-t-elle répondu quelques minutes plus tard à l’archevêque de Canterbury, Rowan Williams. D’une voix un peu tremblante, mais sans trébucher, elle a promis d' »aimer, réconforter, respecter et entourer » le prince William. Mais, signe de modernité, elle n’a pas fait voeu d’obéissance à son époux, suivant ainsi l’exemple de Diana, la mère de William.

La messe a duré à peine plus d’une heure, rythmée par un choeur de jeunes garçons et le son de sept trompettes résonnant dans la nef qui avait vu le couronnement de Guillaume le Conquérant en 1066.

1.900 invités avaient pris place dans l’abbaye, dont une quarantaine de têtes couronnées et des célébrités comme le footballeur David Beckham et son épouse Victoria.

La cérémonie était retransmise en direct dans 180 pays. Elle devait être trois fois plus regardée que les noces de Charles et Diana, suivies par 750 millions de personnes.

Dans la foule compacte, les premiers bouchons de champagne ont sauté au moment de l’échange des consentements. « Ils remettent la monarchie à la mode », se félicitait Louise Akehurst, 25 ans, qui avait campé dehors pour ne rien rater.

Dans la matinée, la reine Elizabeth II avait accordé aux futurs mariés les titres de duc et duchesse de Cambridge, le rang le plus élevé de la noblesse britannique.

Kate et William ont rejoint le palais de Buckingham en calèche, suivis par quatre attelages transportant la famille, dont la reine qui vient de fêter ses 85 ans.

Escorté par 160 cavaliers aux cuirrasses étincelantes, le cortège a défilé avec toute la pompe requise devant Big Ben avant de remonter le Mall sous les vivats.

Le dispositif policier mobilisait plus de 5.000 hommes.

En ce jour férié, plus de cinq mille fêtes de quartier étaient organisées dans l’ensemble du pays, jusqu’à Downing Street, résidence du Premier ministre, David Cameron. « Nous, les Britanniques, nous sommes plutôt des gens réservés mais quand on s’y met, c’est pour de bon », s’est-il enthousiasmé.

Dans le petit village écossais de St Andrews, où le couple s’est rencontré il y a dix ans, un millier de personnes étaient rassemblées au son du violon.

A 12H25 GMT, le prince et Kate devaient apparaître au balcon de Buckingham pour un autre instant guetté par les caméras du monde entier: l’occasion d’échanger leur premier baiser en public.

Un vin d’honneur était prévu en fin de journée, puis un dîner et une soirée dansante, toujours à Buckingham.

Rien n’a filtré sur ce que fera le couple après son « grand jour ». Pour la lune de miel, ont été tour à tour évoqués les Caraïbes, la Jordanie, les Seychelles, voire l’Ecosse ou les Cornouailles.

Libye: combats autour de villes-clés, le conflit semble s’enliser

Les combats en Libye se concentraient jeudi autour de Misrata et Zenten, deux villes-clés, après le recul des forces du régime contesté devant les rebelles, près de trois mois après le début d’un conflit qui semble s’enliser malgré l’intervention militaire internationale.

Partagez cet article sur Facebookpartagez

 
 
 
                                                     Photographe :  :: Libye: le port de Misrata sécurisé  Durée 00:35
                                                                              
                                                                             photo : AFP

Entretemps la situation humanitaire se dégrade avec des camps débordés par des milliers de résidents étrangers attendant de partir, la difficulté de traiter tous les blessés par manque de moyens et des bilans qui ne cessent de s’alourdir certains faisant état de milliers de morts depuis le 15 février

Malgré la pression militaire de l’Otan, les sanctions financières internationales, un embargo sur les armes et le gel de ses avoirs pour le pousser à partir, le dirigeant Mouammar Kadhafi ne donne aucun signe d’une intention de quitter le pouvoir qu’il accapare depuis plus de 40 ans.

Ses forces, dont les capacités ont été pourtant réduites par les multiples frappes aériennes internationales depuis le 19 mars, continuent de tenir malgré la prise de Misrata par les rebelles pour qui cette ville est importante pour avancer vers la capitale Tripoli, bastion du régime.

Aidés des frappes de l’Otan, les insurgés ont chassé les pro-Kadhafi hors de la troisième ville du pays située à 200 km à l’est de Tripoli, et ont réussi à en sécuriser le port.

Mais Misrata reste néanmoins encerclée par l’armée du régime, et les combats se poursuivaient dans la zone de l’aéroport, à quelques km à l’ouest de la ville, où se trouve une grosse concentration de pro-Kadhafi, selon les rebelles.

Alors que la seule voie de ravitaillement y est la mer, un nouveau bateau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a débarqué dans la nuit de la nourriture et des médicaments, selon des journalistes de l’AFP.

Parallèlement, au moins un bateau chargé d’armes est arrivé au port, selon des sources rebelles.

Selon le Croissant rouge, les violences dans la ville ont fait environ 1.500 morts, habitants et rebelles, depuis le soulèvement le 19 février.

Au sud-ouest de Tripoli, des milliers d’insurgés défendant la ville de Zenten ont réussi à repousser mercredi les pro-Kadhafi, après une journée de combats et bombardements, a constaté une équipe de l’AFP. Mais une dizaine de roquettes Grad ont été tirées sur la ville tôt jeudi.

De nombreuses familles ont fui Zenten en direction de la frontière tunisienne, selon un témoin.

Le poste-frontière proche a été pris par les rebelles mais des « concentrations » de forces loyalistes y étaient signalées mercredi, laissant penser qu’une contre-offensive se prépare, selon une source militaire occidentale.

Depuis plusieurs jours, les habitants de l’Ouest signalent une recrudescence des combats, les pro-Kadhafi, stationnées dans la plaine, tentent de couper les communications entre les localités de cette zone montagneuse.

Alors qu’aucune des deux parties en conflit ne semblaient prendre un avantage déterminant sur l’autre et sans signe d’un changement à la tête du régime dans l’immédiat, l’Otan a décidé d’installer un représentant de l’alliance à Benghazi (est) afin de nouer des contacts avec l’opposition.

Les Etats-Unis ont eux autorisé explicitement leurs ressortissants à acheter du pétrole aux rebelles qui exploitent les champs de l’un des principaux pays producteurs de pétrole d’Afrique, après avoir débloqué une aide non militaire urgente de 25 millions de dollars aux rebelles.

Pour l’ambassadeur américain à Tripoli rappelé à Washington, Gene Cretz, la peur est le principal élément empêchant de nouvelles défections autour du dirigeant contesté. Tout en jugeant « très difficile » de connaître le bilan des morts du conflit, il a dit avoir vu « des chiffres allant de 10.000 à 30.000 ».

La Russie, de son côté, a dit ne pas envisager de convoquer une réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, malgré une demande du gouvernement libyen pour discuter de la « tentative de prendre pour cible » M. Kadhafi et du bombardement de « sites civils ».

Enfin, une équipe d’experts de la commission d’enquête indépendante de l’ONU sur les allégations d’atteintes aux droits de l’Homme en Libye se trouve depuis mercredi en Libye. M. Kadhafi fait l’objet d’une enquête de la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité.

Commémoration de la catastrophe de Tchernobyl

Le monde marque mardi les 25 ans de Tchernobyl, la plus grave catastrophe de l’histoire du nucléaire civil, survenue en Ukraine soviétique, avec pour toile de fond les accidents à la centrale de Fukushima au Japon qui ont relancé les craintes sur la sécurité atomique.

      
 
                                                                                                                        Photographe :  :: Tchernobyl : scénario d'une tragédie
                                                                                                                                          photo : AFP

Les présidents ukrainien Viktor Ianoukovitch et russe Dmitri Medvedev doivent se retrouver symboliquement sur les lieux du drame et parler des mesures à prendre pour améliorer la sécurité nucléaire et aider ceux qui ont nettoyé le site après l’explosion.

Avant de se rendre sur le site, M. Medvedev a indiqué que la Russie proposerait au sommet du G8 en mai « des initiatives concrètes concernant le renforcement des mesures de sécurité dans les centrales nucléaires », dans un texte publié par le Kremlin.

Ces mesures viseront à « accroître la responsabilité des pays utilisant l’énergie atomique », a ajouté le chef de l’Etat russe.

Le 26 avril 1986 à 01H23, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé au cours d’un test de sécurité à la suite d’erreurs de manipulation, provoquant des rejets d’éléments radioactifs d’une intensité équivalente à au moins 200 bombes de Hiroshima et contaminant une bonne partie de l’Europe.

Un quart de siècle plus tard, le patriarche russe Kirill, accompagné de prêtres et du Premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, a célébré dans la nuit de lundi à mardi à Kiev un office des morts.

Le glas d’une église ukrainienne a sonné à 01H23 — au moment de l’explosion — et retenti 25 fois, soit le nombre d’années qui se sont depuis écoulées.

« Le monde n’a pas connu en temps de paix une catastrophe qui puisse être comparée à ce qui s’est passé à Tchernobyl », a déclaré Kirill, soulignant que les conséquences du drame étaient comparables à celle de la bombe atomique larguée en 1945 par les Etats-Unis sur Hiroshima, multipliée par 500.

Après l’explosion à Tchernobyl le 26 avril 1986, l’URSS a envoyé en quatre ans 600.000 « liquidateurs » exposés à de fortes doses de radiation avec une protection minime pour éteindre l’incendie et nettoyer la zone autour de la centrale.

Le bilan de Tchernobyl suscite toujours la controverse.

Le comité scientifique des Nations unies sur les effets des rayonnements ne reconnaît que 31 morts d’opérateurs et de pompiers directement imputables aux effets de la radiation, alors que Greenpeace parle d’au moins 100.000 morts des suites de la contamination radioactive.

Le silence officiel soviétique, suivi de mensonges, a néanmoins contribué à la contamination de centaines de milliers de personnes, principalement en Ukraine, au Bélarus et en Russie.

L’URSS n’a reconnu le drame qu’au bout de trois jours, après que la Suède atteinte par le nuage radioactif a alerté le monde le 28 avril 1986.

M. Medvedev a estimé lundi que « dire la vérité » était la principale leçon à tirer de Tchernobyl tout comme de l’accident de Fukushima.

De son côté, le Japon a une nouvelle fois souligné mardi que les accidents de Tchernobyl et de Fukushima étaient « de nature différente », selon un porte-parole du gouvernement Yukio Edano, s’exprimant à Tokyo.

« La quantité de radioactivité relâchée (à Fukushima) a été d’environ un dixième » de celle relâchée à Tchernobyl, a-t-il déclaré.

La centrale ukrainienne n’a été définitivement fermée qu’en décembre 2000, mais le réacteur accidenté recouvert d’une chape de béton à la va-vite n’est toujours pas suffisamment isolé.

Au cours d’une conférence le 19 avril à Kiev, la communauté internationale a débloqué 550 millions d’euros — sur un total de 740 millions d’euros manquants — pour aménager un nouveau sarcophage à Tchernobyl.

 

Libye: le régime change de tactique , drones américains en action

 

 

Le régime libyen a annoncé qu’il allait confier aux tribus loyalistes la ville rebelle assiégée de Misrata, où les combats ont fait dix morts samedi au moment où des drones américains ont procédé à des frappes en Libye pour la première fois depuis le début du conflit.

Partagez cet article sur FacebookPartagez cet article sur Yahoo! Buzzpartagez 
                                                           Photographe : Marwan Naamani :: Un rebelle libyen regarde vers le ciel alors que des bruits de bombardements retentissent, le 23 avril 2011 à Ajdabiya
                                                           photo : Marwan Naamani, AFP

D’intenses combats se sont déroulés à Misrata (ouest), faisant plus de 25 morts et 100 blessés, a indiqué à l’AFP un responsable de l’hôpital qui était samedi matin débordé par une affluence de blessés, dont des soldats pro-Kadhafi.

Explosions et coups de feu résonnaient toujours samedi à dans cette ville côtière à 200 km à l’est de Tripoli, théâtre depuis plusieurs semaines d’une guérilla urbaine meurtrière entre rébellion et forces gouvernementales.

En réponse aux appels à une intensification des opérations aériennes de l’Otan, le ministère américain de la Défense a annoncé qu’un drone armé avait mené ses premières frappes dans le pays.

« Les premières frappes d’un Predator se sont déroulées en Libye samedi en début d’après-midi », a déclaré un porte-parole du Pentagone. Le Predator est un type de drone, avion sans pilote guidé à partir du sol.

autorisé jeudi le recours à ces drones, même si l’armée américaine, très impliquée lors des premières semaines de l’intervention de la coalition, entend désormais rester en retrait des actions militaires contre les forces pro-Kadhafi.

A Tripoli, le vice-ministre des Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a annoncé le retrait des forces gouvernementales de Misrata, précisant que les tribus environnantes loyales au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avaient pour mission de mettre fin au conflit dans cette ville par la négociation ou par la force.

Les raids aériens empêchaient l’armée d’appliquer sa tactique « chirurgicale » dans la ville, a-t-il expliqué.

La mobilisation d’habitants des villes voisines, comme Bani Walid ou Zliten, fiefs de la tribu des Werfella, la plus nombreuse et la plus loyale au régime, semble destinée à compliquer la tâche de l’Otan en impliquant ces « civils ».

Elle ne devrait cependant pas apporter de changement majeur sur le front, car une grande partie des habitants concernés combattrait déjà à Misrata, sous la bannière de l' »armée populaire » composée de milices de « volontaires ».

La communauté internationale a tiré la sonnette d’alarme concernant la situation humanitaire dans la ville assiégée. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a souligné que les conditions de survie des habitants se dégradaient, l’accès aux soins et à l’eau devenant problématiques.

A Tripoli, plusieurs explosions ont retenti vendredi soir et tôt samedi après un survol intensif de la capitale par des avions de chasse de l’Otan.

L’Otan a annoncé avoir mené vendredi 197 sorties et raids, visant en particulier deux centres de commandement à Tripoli ainsi que trois chars, un bunker et deux radars près de Misrata.

Vendredi soir, des raids ont aussi visé la région de Zenten, au sud-ouest de Tripoli, où les accrochages se multiplient avec les rebelles qui tiennent plusieurs localités de la région, a rapporté l’agence libyenne Jana, faisant état de deux morts et trois blessés.

Dans cette zone montagneuse où les combats ont fait des dizaines de morts depuis une semaine, les rebelles ont pris le contrôle de l’un des principaux postes-frontière avec la Tunisie.

Ces deux dernières semaines, 15.000 Libyens ont fui vers la Tunisie dans cette zone, et le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés redoute un exode « plus important ». Selon le HCR et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 550.000 personnes ont déjà fui la Libye.

Un navire affrété par l’OIM est arrivé samedi à Misrata avec 160 tonnes d’aide humanitaire et devait quitter la ville pour Benghazi dans l’après-midi, en évacuant un millier de réfugiés étrangers, notamment Nigériens. L’OIM a déjà évacué de Misrata plus de 3.100 réfugiés de 21 nationalités.

Devant le port, des centaines de familles libyennes faisaient la queue dans l’espoir d’embarquer, selon un journaliste de l’AFP.

Vendredi, le sénateur américain John McCain, en visite à Benghazi, bastion de la rébellion, a appelé le monde à reconnaître le Conseil national de transition (CNT) de l’opposition comme « la voix légitime du peuple libyen » et à armer les insurgés

Nuage de Tags