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Archives de août, 2007

SUR LES PAS DE BERNADETTE

                       

 

Le chemin de Bernadette

La réouverture du chemin pédestre de Bartrès à Lourdes a été faite spécialement à l’occasion de l’année jubilaire 2000. Jusqu’alors, les groupes de marcheurs empruntaient la route, avec tous ses dangers. Il existe désormais un chemin uniquement dévolu à la démarche de pèlerinage.

A 4 kilomètres de Lourdes, le village de Bartrès offre la possibilité de réfléchir et de prier dans le calme et dans le silence, à l’écart des foules. Bernadette y vécut à deux reprises, à l’âge de 1 an en 1845 et à l’âge de 13 ans en 1857. Ce village et son environnement sont l’un des souvenirs les plus prenants que nous ayons de Bernadette. Peu de choses ont changé et nous pouvons y retrouver les lieux où elle a vécu : la maison Burg, ferme de la nourrice Marie Laguës, l’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, la bergerie.

Après une halte à la bergerie où Bernadette a gardé les moutons, on peut emprunter, en face, le chemin qui mène 150 mètres plus loin jusqu’au calvaire du Coudet.
Peu après il est conseillé de suivre le chemin creux du Bédout (rue du Bédout) qui descend vers les faubourgs de Lourdes. Sur le mamelon, emprunter un passage privé ouvert aux pèlerins. Les anciens prétendent que le frère de Bernadette passait par ces prés pour rendre visite à sa soeur. Le chemin de Saint-Pauly, le chemin de Lannedarré, puis la rue de Bretagne et la route de Pau vous conduisent à l’escalier de la rue Docteur-Boissarie.

Quelques centaines de mètres séparent maintenant les marcheurs de la Grotte des Apparitions.

Le Message de Lourdes

On appelle « Message de Lourdes » les gestes et les paroles qu’ont échangés la Vierge et Bernadette, à la Grotte de Massabielle, au cours des 18 apparitions, du 11 février 1858 au 16 juillet 1858. Pour bien comprendre les événements qui se sont déroulés et mieux appréhender le "Message de Lourdes", il convient de connaître le contexte des apparitions dont Bernadette a bénéficié.

Lourdes, au XIXème siècle, est un chef lieu de canton de quelques 4000 habitants, parmi lesquels on compte des notables, notaires, avocats, médecins, officiers, mais aussi des manœuvres, carriers, ardoisiers, et des petits artisans, tels les meuniers. Les moulins sont nombreux, plusieurs s’égrènent hors de la ville, le long d’un des ruisseaux se jetant dans le Gave : le Lapaca. Bernadette Soubirous va naître dans l’un d’eux, le Moulin de Boly, le 7 janvier 1844.

En 1858, la famille ruinée demeure au cachot.

Le 11 février 1858, Bernadette, sa sœur Toinette et leur amie Jeanne Abadie, vont chercher du bois. Elles se dirigent vers "l’endroit où le canal rejoint le Gave". Elles arrivent devant la Grotte de Massabielle. Toinette et Jeanne traversent l’eau glaciale du canal. Bernadette, en raison de son asthme chronique, hésite à faire autant. C’est alors qu’elle "entend un bruit comme un coup de vent", mais "aucun arbre ne bouge". "Levant la tête, elle voit, dans le creux du rocher, une petite demoiselle, enveloppée de lumière, qui la regarde et lui sourit". C’est la première apparition de Notre-Dame.

Au temps de Bernadette, la Grotte était un lieu sale, obscur, humide et froid. On appelait cette Grotte la "Tute aux cochons", parce que c’était le lieu où l’on conduisait les porcs. C’est là que Marie, toute blancheur, toute pureté, signe de l’Amour de Dieu, c’est-à-dire signe de ce que Dieu veut faire en chacun de nous, a voulu apparaître. Il y a un immense contraste entre cette Grotte obscure, humide, et la présence de la Vierge Marie, "l’Immaculée Conception". Cela nous rappelle l’Évangile : la rencontre entre la richesse de Dieu et la pauvreté de l’homme. Le Christ est venu chercher ce qui était perdu.

A Lourdes, le fait que Marie soit apparue dans une grotte sale et obscure, dans ce lieu qui s’appelle Massabielle, le vieux rocher, c’est pour nous dire que Dieu vient nous rejoindre là où nous sommes, en plein cœur de nos misères, de toutes nos causes perdues.
La Grotte n’est pas seulement le lieu de l’événement, un lieu géographique, c’est aussi un lieu où Dieu nous fait signe pour nous dévoiler son cœur et notre propre cœur. C’est un endroit où Dieu nous laisse un message qui n’est autre que celui de l’Évangile. Dieu vient pour nous dire qu’il nous aime – voilà tout le contenu du "Message de Lourdes" -, et qu’il nous aime tels que nous sommes, avec toutes nos réussites, mais aussi avec toutes nos blessures, nos fragilités, nos limites.


  Vierge couronnée


Lors de la troisième apparition, le 18 février, la Vierge parle pour la première fois. A Bernadette qui lui tend une feuille de papier et un crayon pour qu’elle inscrive son nom, "la Dame" réplique : "Ce que j’ai à vous dire, ce n’est pas nécessaire de le mettre par écrit". C’est une parole extraordinaire. Cela veut dire que Marie veut entrer avec Bernadette dans une relation qui est de l’ordre de l’amour, qui se situe au niveau du cœur. Le cœur, dans la Bible, signifie le centre même de la personnalité, de ce qu’il y a de plus profond en l’homme. Bernadette est d’emblée invitée à ouvrir les profondeurs de son cœur à ce Message d’Amour.

A la deuxième parole de la Vierge : "Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ?", Bernadette est bouleversée. C’est la première fois qu’on lui dit "vous". Elle illustrera cette parole en disant : "Elle me regarde comme une personne regarde une autre personne". L’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, est une personne. Bernadette, se sentant ainsi respectée et aimée, fait l’expérience d’être elle- même une personne. Nous sommes tous dignes aux yeux de Dieu. Parce que chacun est aimé par Dieu.

Troisième parole de la Vierge : "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre". Nous connaissons le monde de la violence, du mensonge, de la sensualité, du profit, de la guerre. Mais nous connaissons aussi le monde de la charité, de la solidarité, de la justice. Quand Jésus, dans l’Évangile, nous invite à découvrir le Royaume des cieux, il nous invite à découvrir, dans le monde tel qu’il est, un "autre monde". Là où il y a l’Amour, Dieu est présent. Cette réalité n’occulte pas l’horizon du message qui est le Ciel. La Vierge Marie transmet à Bernadette la certitude d’une terre promise qui ne pourra être atteinte que par delà la mort. Sur terre, ce sont les fiançailles ; les noces sont pour après, pour le Ciel.

Faire l’expérience de Dieu, ce n’est pas autre chose que de faire l’expérience de l’amour sur cette terre. A celui qui a su découvrir cela, Jésus déclare : "Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu". Malgré sa misère, sa maladie, son inculture, Bernadette a toujours été profondément heureuse. C’est cela le Royaume de Dieu, le monde du vrai Amour.

Pendant les sept premières apparitions de Marie, Bernadette a montré un visage rayonnant de joie, de bonheur, de lumière. Mais, entre la huitième et la douzième apparition, tout change : le visage de Bernadette devient dur, triste, douloureux et surtout elle accomplit des gestes incompréhensibles.
Marcher à genoux jusqu’au fond de la Grotte. Embrasser le sol, pourtant sale et dégoûtant, de cette Grotte. Manger quelques herbes amères. Gratter le sol et, par trois fois, essayer de boire de l’eau boueuse, en aspirer un peu, puis la rejeter. Prendre de la boue entre ses mains et se barbouiller la figure.
Puis, Bernadette regarde la foule en écartant ses bras. Alors, tous disent : "Elle est folle". Pendant quatre apparitions, Bernadette reproduira les mêmes gestes. Qu’est-ce que cela signifie ? Personne n’a rien compris ! Nous sommes pourtant au cœur du "Message de Lourdes".

Ces gestes sont, en effet, des gestes bibliques. Parce que "la Dame" le lui a demandé, Bernadette exprimera l’Incarnation, la Passion et la Mort du Christ.
Marcher à genoux jusqu’au fond de la Grotte : c’est le geste de l’Incarnation, de l’abaissement de Dieu fait homme. Et Bernadette embrasse la terre pour signifier que cet abaissement est bien le geste de l’Amour de Dieu pour les hommes.
Manger les herbes amères rappelle la tradition juive que l’on trouve dans les textes anciens. Lorsque les juifs voulaient signifier que Dieu avait pris sur lui toutes les amertumes, tous les péchés du monde, ils tuaient un agneau, le vidaient, le remplissaient d’herbes amères et prononçaient sur lui la prière : "Voici l’Agneau de Dieu qui prend sur lui, qui enlève toutes les amertumes, tous les péchés du monde". Cette prière est évoquée à la messe.
Se barbouiller la figure : le prophète Isaïe, lorsqu’il parle du Messie, du Christ, il le montre sous les traits du Serviteur souffrant. "Parce qu’il portait sur lui tous les péchés des hommes, son visage n’avait plus figure humaine. "Il était", précise Isaïe, "comme un mouton que l’on conduit à l’abattoir et, sur son passage, les gens se moquaient de lui". Voilà, à la Grotte, Bernadette défigurée par la boue, et la foule qui crie : "Elle est devenue folle".


                                   
Apparition de la Vierge à Bernadette


Les gestes que Bernadette accomplit sont des gestes de libération. La Grotte est désencombrée de ses herbes, de sa boue. Mais pourquoi faut-il ainsi libérer cette Grotte ? Parce qu’elle cache un trésor immense, qu’il faut absolument mettre à jour. Ainsi, à la neuvième apparition, "la Dame" demandera à Bernadette d’aller gratter le sol, au fond de cette "Tute aux cochons", en lui disant : "Allez à la source, boire et vous y laver". Et voici qu’un peu d’eau boueuse commence à couler, suffisamment pour que Bernadette puisse en boire. Et voilà que cette eau devient, petit à petit, transparente, pure, limpide.
Par ces gestes, nous est dévoilé le mystère même du cœur du Christ : "Un soldat, de sa lance, lui transperça le cœur et, aussitôt, jaillit du sang et de l’eau". Mais aussi les profondeurs du mystère du cœur de l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu : "L’eau que je te donnerai, deviendra en toi source jaillissant en vie éternelle". Le cœur de l’homme, blessé par le péché, est signifié par les herbes et la boue. Mais au fond de ce cœur, il y a la vie même de Dieu, signifiée par la source.
On demande à Bernadette : "Est-ce que "la Dame" te disait quelque chose ?" Elle répondra : "Oui, de temps à autre elle disait : "Pénitence, pénitence, pénitence. Priez pour les pécheurs". Par "pénitence", il faut comprendre conversion. Pour l’Église, la conversion consiste, comme le Christ l’a enseigné, à tourner son cœur vers Dieu, vers ses frères. "Priez pour les pécheurs". Prier fait entrer dans l’Esprit de Dieu. Ainsi nous pouvons réaliser que le péché ne fait pas le bonheur de l’homme, le péché c’est-à-dire tout ce qui s’oppose à Dieu.

Lors de la treizième apparition, Marie s’adresse ainsi à Bernadette : "Allez dire aux prêtres qu’on bâtisse ici une chapelle et qu’on y vienne en procession". "Qu’on vienne en procession", signifie marcher, dans cette vie, toujours auprès de nos frères. "Qu’on bâtisse une chapelle". A Lourdes, des chapelles ont été construites, pour accueillir la foule des pèlerins. Mais ces chapelles ne sont que les signes de cette communion basée sur la charité, à laquelle tous sont appelés. La chapelle, c’est " l’Église" que nous devons construire, là où nous sommes, dans notre famille, sur notre lieu de travail, dans notre paroisse, dans notre diocèse. Tout chrétien passe sa vie à construire l’Église, en vivant la communion avec Dieu et ses frères.

Le 25 mars 1858, jour de la seizième apparition, Bernadette se rend à la Grotte où, à l’initiative de l’abbé Peyramale, curé de Lourdes, elle demande à "la Dame" de dire son nom. Par trois fois, Bernadette pose la question. A la quatrième demande, "la Dame" lui répond en patois : "Que soy era Immaculada Counceptiou", "Je suis l’Immaculée Conception". Bernadette n’a pas compris immédiatement le sens de cette parole. L’Immaculée Conception, tel que l’enseigne l’Église, c’est "Marie conçue sans péché, grâce aux mérites de la Croix du Christ" (définition du dogme promulgué en 1854). Bernadette se rend aussitôt chez Monsieur le Curé, pour lui transmettre le nom de "la Dame". Lui, comprendra que c’est la Mère de Dieu qui apparaît à la Grotte de Massabielle. Plus tard, l’évêque de Tarbes, Monseigneur Laurence, l’authentifiera.
La signature du message intervient après 3 semaines d’apparitions et 3 semaines de silence (du 4 au 25 mars). Le 25 mars est le jour de l’Annonciation, de la « conception » de Jésus dans le sein de Marie. La Dame de la Grotte dit sa vocation : elle est la mère de Jésus, tout son être est de concevoir le Fils de Dieu, elle est toute pour lui. Pour cela, elle est immaculée, habitée par Dieu. Ainsi, l’Église et tout chrétien ont à se laisser habiter par Dieu pour devenir immaculés, radicalement pardonnés et graciés de façon à être, eux aussi, témoins de Dieu. Ce sera la vocation de Bernadette. Le 7 avril, pour l’apparition suivante, la flamme du cierge passera entre ses doigts sans la brûler. Elle devient transparente de la lumière, elle peut, elle aussi, communiquer la lumière de Dieu. Marie nous dit Qu’elle est ce que nous devons devenir. Le jour de sa 1ère communion (3 juin 1858), Bernadette prolonge cette expérience en s’unissant au don de Dieu.

 

  

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FARC

Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, FARC

Nom anglais:

Revolutionary Armed Forces of Colombia,FARC

Nom original:

Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia,FARC

Pays:

 

                              

Mouvement révolutionnaire de tendance marxiste, créé en 1966, comme la branche armée du Parti Communiste Colombien. Son objectif est de renverser le gouvernement.

  Claude STEIMETZ était mon ami et mon collègue ;1998 :  nous travaillons ensemble sur le site de forage de CUSIANA 1 ( puits d’exploration ) ; il a été kidnappé lors d’un jogging entre les doubles barrières de sécurité entre le site de forage et l’extérieur  ( surveillé par des militaires colombiens ) Lui  n’est pas revenu et peu de personnes en France étaient dans la confidence ( Sécurité extérieure et d’Etat ) . Son corps a été remis à la Croix Rouge…… 6 mois après  :  Crise Cardiaque ….  Enfin  on ne s’aura jamis la vérité !!

                                  

                                           

Les FARC sont structurées, encadrées et commandées de manière militaire. Ses combattants sont en uniforme et soldés comme dans une force armée régulière. On estime ses effectifs à 7 000 combattants.

Elles s’attaquent principalement à des objectifs gouvernementaux et des forces de l’ordre, ainsi qu’aux intérêts américains en Colombie. Leur zone opérationnelle s’étend jusqu’au Panama, au Venezuela et à l’Ecuador.

 

                                     

Associées aux narco-trafiquants, les FARC ont entamé une campagne afin de restaurer leur image. Au début 1999, elles ont annoncé la tenue d’une conférence afin de discuter les implication de l’industrie des narcotiques en Amérique du Sud.

Leur programme couvre une série de questions politiques, sociales et culturelles. Selon les recherches en cours menées par l’auteur, la composition actuelle de l’organisation a grandi à partir de ses bases paysannes, de survie, pour incorporer les populations indigènes, les Afro-Colombiens, les Déplacés, les travailleurs ruraux sans-terre, les intellectuels, les syndicalistes, les enseignants, et certains secteurs des travailleurs des villes. 45% de ses membres et de ses comandantes sont des femmes. Ce qui a commencé comme une lutte pour la terre menée par des paysans dans les années 1960 est maintenant devenu mouvement socio-politique national avec des objectifs de développement alternatif par la réalisation de la société socialiste. En construisant une base sociale de soutien, une large présence géographique et un modèle idéologique d’émancipation en extension, les FARC-EP sont devenues, avec l’exception cubaine, la plus grande et la plus puissante force révolutionnaire -politiquement et militairement- dans l’hémisphère occidental.

Les FARC-EP, à la différence de tant de mouvements révolutionnaires en Amérique latine, sont une organisation révolutionnaire soutenue par des paysans, organisée par des paysans et basée sur des paysans. Ces révolutionnaires n’ont pas été formés dans des salles de classe ou dans des églises ; ils ne sont pas un mouvement conduit par des avocats, des étudiants, des docteurs ou des prêtres. Au contraire, les leaders des FARC-EP, leur base de soutien, et leurs membres proviennent de la terre même d’où elles retirent leur subsistance, ce pour quoi les Insurgés sont principalement issus des zones rurales de Colombie ; ils représentent environ 65% des membres de la guérilla. C’est très important de comprendre cela au pour discuter des forces aujourd’hui déployées contre la guérilla colombienne.

La nécessité impériale de la contre-insurrection

En raison de leurs successifs échecs dans leurs tentatives de vaincre les FARC-EP depuis 1964, les gouvernements états-unien et colombiens ont récemment conçu une nouvelle politique contre-insurrectionnelle, tout cela à la suite du Plan Colombie, lequel a également échoué. Le Plan Colombie avait renforcé la prééminence militaire sur la gestion du pays, avec une aide massive des Etats-Unis, en argent et en personnel militaire. En 1995 l’aide états-unienne à la Colombie était de 30 millions de dollars ; avec le Plan Colombie entre 1999 et 2002 les Etats-Unis ont apporté 2 040 millions de dollars, dont 81% en armement. Le Plan Colombie avait été présenté comme une stratégie de lutte contre le narcotrafic pour empêcher l’entrée de la cocaïne aux Etats-Unis. L’ennui c’est que ce Plan n’a jamais arrêté le flux de cocaïne vers les pays consommateurs, pas plus qu’il n’a offert aux paysans colombiens d’alternative pour remplacer les cultures illicites. Au printemps 2005, il est admis que la quantité de coca cultivée en Colombie a augmenté.

Durant les années 1986 à 1996, avant l’intervention directe des Etats-Unis en Colombie, avant le Plan Colombie, la surface de culture de coca s’élevait à 40 000 voire à 50 000 hectares. Avec le Plan Colombie les niveaux de culture de coca ont augmenté très sensiblement. En plein Plan Colombie, en 2001, la surface cultivée était de 169 000 hectares. Alors qu’une légère baisse a été observée en 2002 et 2003, on estime actuellement que la quantité de surface cultivée croît de nouveau. En fait, ce qui s’est produit dans la narco-industrie colombienne c’est une monopolisation partielle de la production, du processus d’élaboration et de la distribution intérieure et internationale, par les Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), la principale organisation paramilitaire du pays. Les AUC ont ouvertement reconnu qu’elles financent leurs troupes contre-insurrectionnelles grâce au narcotrafic. Les paramilitaires sont financés par le narcotrafic à hauteur de 80% environ. Le véritable résultat du Plan Colombie de Clinton c’est en fait que maintenant les paramilitaires -indirectement organisés par les Etats-Unis et soutenus par l’armée colombienne- contrôlent la narco-industrie. Les FARC-EP, souvent accusées par la propagande des Etats-Unis de pratiquer le narcotrafic, se limitent à taxer les revendedoras, les personnes qui achètent les feuilles de coca aux paysans. Au maximum 2,5% de la culture de coca dans le pays est indirectement liée aux FARC-EP. Bien que le prétexte d’une guerre à la drogue ait servi pendant un certain temps, la politique contre-insurrectionnelle des Etats-Unis et du gouvernement colombien a été affaiblie lorsque le mensonge est devenu trop évident. A partir de là, les gouvernements de Bush et d’Uribe Vélez ont lancé une campagne de répression armée contre les bases de soutien de l’Insurrection, le tout sous le nouveau label de la « guerre contre le terrorisme ».

Au début le Plan Colombie avait provoqué un mouvement de contestation étonnement élevé à l’encontre du gouvernement Clinton. Face à cette pression, le gouvernement colombien avait accepté de limiter à 800 le nombre de membres des forces de sécurité privée et de militaires états-uniens autorisés à entrer sur le territoire colombien, 400 militaires états-uniens et 400 personnels des forces de sécurité privée. Avec le président George W. Bush, président de guerre autoproclamé, le département de la défense a supprimé ces limites à la présence états-unienne et a lancé une campagne d’attaque frontale contre certaines régions bien précises du pays, c’est le Plan Patriota en cours actuellement.

Le Plan Patriota signifie une augmentation de l’implication des troupes états-uniennes et des forces de sécurité privées dans les combats en Colombie. Des attaques ont été menées de façon conjointe par des combattants des forces de sécurité privée et des militaires états-uniens, conduisant 20 000 militaires colombiens, dans une politique de dévastation des campagnes, visant principalement la population civile. Le plan est essentiellement orienté vers le sud de la Colombie, vers les départements de Putumayo, de Caquetá, de Nariño et du Meta.

Cette réorganisation, hypocritement conduite sous le prétexte de la guerre à la drogue, est le résultat de l’exploitation du 11 Septembre par le gouvernement Bush pour des objectifs ouvertement impérialistes. Qualifier les mouvements révolutionnaires marxistes de « terroristes » ôte toute signification au terme, mais cela permet de réprimer l’opposition interne à la politique globale d’interventions militaires. Dans le cadre de la nouvelle doctrine des Etats-Unis le label « terrorisme » permet théoriquement la mise en mouvement de la machine de guerre états-unienne, en totale violation des lois internationales ; ainsi la moitié ou plus de la Colombie est actuellement soumise à une guerre totale, avec première victime la population paysanne.

Le Plan Patriota avait été présenté par l’armée colombienne comme le préliminaire à une reprise des négociations avec les FARC-EP, lesquelles avaient été sabotées par les militaires eux-mêmes sous le gouvernement Pastrana. Le général Reinaldo Castellanos avait déclaré : « Les forces qui sont mises en œuvre doivent contraindre [les rebelles] à s’asseoir pour négocier aux conditions posées par le gouvernement ; tel est notre plan. » Des habitants des zones rurales m’ont déclaré que le général à encouragé ses troupes à commettre des attaques meurtrières contre les civils désarmés, contre les paysans, et contre les soutiens supposés des Insurgés. Dans ces conditions, parler de négociation pour régler le conflit n’a aucun sens. Les militaires états-uniens n’ont pas cette prétention. En octobre 2002 des rapports indiquaient que les marines états-uniens avaient « ordre d’éliminer tout le haut commandement des FARC », et de « disperser les autres vers les derniers recoins de l’Amazonie ».

Les Etats-Unis et le gouvernement colombien ont essayé de faire croire que leur nouvelle méthode militaire donne des résultats. Ils ont affirmé à plusieurs reprises que l’armée colombienne est en train de « l’emporter » et de cantonner les FARC-EP dans ses derniers bastions. Dans un article reflétant ces prétentions, « des officiers états-uniens » non nommés sont cités disant que les FARC-EP « ont été significativement affaiblies » et maintenant « il n’y a pas un endroit dans le pays où les forces colombiennes ne peuvent pas aller ». Cet article prétend que dans le passé de larges espaces de territoire étaient dominés par les FARC ; le gouvernement ne pouvait pas exercer l’autorité en ces endroits, et les FARC avaient le loisir d’organiser des opérations à partir de ces zones et d’y entraîner des recrues », mais « maintenant le groupe marxiste ne peut plus utiliser ces zones comme des bastions, des centres de recrutement ou comme points de concentration pour les opérations militaires ». En avril 2005, le général Richard B. Myers, de l’aviation états-unienne a affirmé que « nous sommes en train de gagner » et que « la coopération entre les Etats-Unis et la Colombie doit être un modèle pour le reste du monde » parce que « le futur dépend de la capacité des nations à coopérer et à se concentrer contre les extrémistes ». Mais en fait, il est maintenant clair que le Plan Patriota a complètement échoué à vaincre les FARC-EP.

Malgré la propagande qui dit que le Plan Patriota avait pour objectif de lutter contre les FARC-EP, l’objectif était en fait de retirer l’eau au poisson. La cible était le paysannat non armé, parce que là reposent la capacité militaire, la puissance, des FARC-EP. Les offensives du Plan Patriota étaient dirigées contre « les régions suspectes de forte présence rebelle ». Au début du Plan Patriota, James Hill, ex-commandant du USSOUTHCOM, commandement sud de l’armée des Etats-Unis [qui supervise l’ensemble de l’Amérique du sud], avait reconnu que la nouvelle campagne commençait « avec une attaque sur les zones rurales où les paysans soutiennent les FARC », et non contre la guérilla elle-même. En réponse à cette brutale tactique, les FARC-EP ont délibérément fait le choix de s’évaporer dans la montagne pour retirer la pression de certaines régions précises où elles recevaient le soutien des Indigènes et des paysans. Les attaques des troupes des Etats-Unis et de l’armée colombienne les exposaient en fait aux embuscades et aux contre-offensives de la guérilla, laquelle a dans le même temps vu sa popularité se consolider.

La relation entre le paysannat les FARC-EP est restée solide tout au long de ce demi-siècle et elle reste perceptible presque partout dans la campagne colombienne. Lors du lancement du Plan Patriota, cependant, certaines caractéristiques de l’alliance entre les FARC-EP et les paysans ont été modifiées. Un exemple m’en a été donné lorsque je me trouvais dans le département du Huila. J’avais noté que la présence insurgée était minime dans des zones où la guérilla était fortement présente pendant plus de sept ans. Auparavant il était coutumier d’être arrêté à des chekpoints de la guérilla sur des voies principales ou secondaires ou bien de voir des guérilleros converser avec les gens dans les communautés. Sur la base des discussions avec les gens dans les communautés et à la suite d’une conversation avec Raúl Reyes, commandant de la Commission Internationale des FARC-EP, je retiens que les guérilleros qui sont restés dans ces zones ont réduit leur visibilité pour prévenir les attaques de l’Etat contre la population locale. Reyes expliquait que les FARC-EP essayaient de limiter les occasions pour les forces de l’Etat colombien et états-uniennes de pénétrer dans les zones rurales où se trouvent leurs soutiens. L’armée colombienne est connue pour toutes les terribles violations des droits humains à l’encontre des non-combattants ; et c’est pour cette raison que les FARC-EP pendant certaines périodes de 2003 et 2004 ont fait le choix de limiter leur visibilité immédiate dans l’espoir de diminuer les possibilités d’agression contre la population rurale dans les régions de présence guérillera. Mais ce retrait était purement tactique et dans la période suivante les Insurgés n’ont pas été marginalisés par le Plan Patriota mais au contraire ils ont été renforcés.

Pendant des années les Insurgés menaient leurs habituelles attaques contre les forces paramilitaires et gouvernementales sans engager d’offensives à grande échelle contre l’ennemi. Ces actions, commencées dans les premières semaines de 2005, signalent un changement important. Tout en maintenant la structure d’une guérilla les FARC-EP sont passées des opérations à petite échelle pour favoriser les attaques à grande échelle, soutenues, avec des confrontations directes, avec des attaques simultanées, bien coordonnées, contre les forces de l’Etat en différents lieux du pays. Dans la dernière semaine de juin 2005, les FARC-EP ont monté une embuscade d’importance contre une unité militaire dans le département du Putumayo (« le plus grand nombre de morts en un seul jour depuis l’entrée en fonction d’Uribe Vélez en 2002 ») ; elles ont affronté avec succès les troupes officielles dans le département du Nord Santander près de la frontière vénézuélienne, à l’autre extrémité du pays. Depuis juillet et le début du mois d’août, les FARC-EP ont complètement récupéré le contrôl du département de Putumayo, y compris certaines zones du sud ouest.

Le régime d’Uribe Vélez, soutenu par les Etats-Unis, gouverne un pays où la torture et les assassinats commis par les militaires et les paramilitaires soutenus par l’Etat jouissent de la plus totale impunité. La Colombie a été reconnue à différentes reprises comme le pays le plus dangereux du monde pour les syndicalistes, avec des centaines d’assassinats ces dernières années, et pas une un seul coupable n’a été condamné. Empoisonnés par les opérations d’épandage « anti-drogue » des Etats-Unis et victimes d’assassinats commis par les militaires et les paramilitaires, les paysans colombiens ont énormément souffert durant les années du Plan Colombie de Clinton et durant le Plan Patriota de Bush et Uribe. Dans ces conditions la réponse héroïque des FARC-EP est un don offert à l’esprit humain. Ils ont démontré non seulement que la conscience de classe en soutien à la révolution peut être créée parmi la population soumise à la plus terrible violence des forces impérialistes et de la criminelle oligarchie colombienne, mais également qu’avec la solidarité et la puissance libératrice la guerre de guérilla reste une option viable dans la géopolitique contemporaine.

ECOSSE

 

                                  

Jouez les contrastes! Et laissez-vous surprendre par les facettes infiniment variées de l’Ecosse.

Des collines de Dumfries et Galloway au sud aux paysages sauvages et solitaires du nord des Highlands, partez à la conquête d’un nombre inouï d’atmosphères.

Vous serez tout aussi saisi par l’architecture et l’ambiance qui opposent les deux principales villes du pays.

À Édimbourg, une promenade royale vous attend entre ses deux châteaux historiques, ses ruelles médiévales et les maisons XVIIIe de sa New Town. Capitale de l’élégance, elle est une des villes les plus réputées d’Europe pour son art de vivre.

À Glasgow, c’est l’avant-garde qui prévaut. Son architecture victorienne restaurée, ses ateliers transformés en boutiques ou en restaurant, en font le théâtre d’une modernité au charme irrésistible.

               

Les Iles Extérieures – les Orcades, les Shetlands et les Hébrides

Les Orcades sont en forme d’un archipel inoubliable, légèrement vallonné, au nord du pays. Sa tranquillité inégalée vous garantit des vacances pure détente. Mais vous pouvez y faire également pas mal de découvertes. Une tempête a soufflé sur Orkney et a emporté quelques dunes découvrant ainsi un village miniature datant du temps de la pierre et encore équipé de petits meubles en pierre. Un peu plus loin: des cimetières vieux de plusieurs siècles, des cromlechs et des traces laissées par les Vikings. Orkney était propriété de la Norvège jusqu’au XVe siècle, cette occupation se remarque encore dans les villages et chez leurs habitants.

Shetland se trouve à 180 kilomètres de la côte écossaise. Un autre pays avec une autre culture à forte influence scandinave. Vous y retrouvez de nombreux héritages de l’époque de la pierre et du bronze. Sur les îles Shetland, tout comme sur Orkney et sur les autres îles à l’ouest de l’Écosse, des colonies d’oiseaux marins y trouvent refuge et rendent ces îles très attrayantes pour les amateurs d’oiseaux.

Les Hébrides, c’est le bastion de la culture gaélique en bordure de l’Atlantique. Un paysage superbe: du sable blanc, des lochs et des landes, et des pâturages côtiers couverts d’une multitude de fleurs sauvages et une foule de sites très anciens.

Paysages marins et faune extraordinaire

Les panneaux routiers demandant aux automobilistes de faire attention aux loutres qui traversent la route donnent à penser que les Orcades servent donc d’habitat à une faune importante – surtout que ces panneaux se trouvent à quelques minutes de marche du centre de Kirkwall. Des falaises marines résonnant des cris des pingouins et des mouettes tridactyles aux landes au-dessus desquelles planent des oiseaux de proie rares, l’observation de la faune est un élément essentiel de tout séjour dans les Orcades.

L’archipel des Shetlands est une destination exceptionnelle pour les ornithologues amateurs – mais tout les touristes seront impressionnés par le spectacle des oiseaux marins qui y font leurs nids. Au cours d’une excursion à Noss, vous pourrez voir de grandioses falaises de grès et une multitude de fous de Bassan. Montez au sommet d’Hermaness Hill, dans une autre réserve naturelle, dans l’île d’Unst, et vous aurez une vue sur l’extrémité du Royaume-Uni, à Muckle Flugga, et, plus loin, au large, sur les rochers surmontés d’un phare. Vous pourrez y recontrer des stercoraires, qui défendent farouchement leurs nids dans les landes. Mais mieux vaut ne pas vous éloigner des sentiers !

A la fin du printemps aux Hébrides, le machair, prairie caractéristique couverte de coquillages et de sable qui s’accote à la plage, est un régal pour les sens – plein de fleurs aux couleurs vives et de cris d’échassiers. Dans le monde des oiseaux, un autre résident témoigne de l’environnement resté intact des Hébrides : le timide râle des genêts. Essayez d’entendre son cri rauque

                              

                             

D’où vient le caractère unique de l’Écosse ?
L’Écosse est dotée d’un certain nombre de traits particuliers, mais elle ne saurait être définie par un seul élément. Il s’agit plutôt du mariage subtil de nombreux ingrédients différents qui sont venus s’ajouter au fil des siècles.
Nous vous proposons ici un petit aperçu de ces ingrédients : le passé souvent tumultueux de l’Écosse, son peuple extraordinaire, sa riche diversité artistique et culturelle, et tous les autres éléments que l’on trouve à travers le pays et qui ont donné naissance à une nation qui chérit son passé et anticipe son avenir avec enthousiasme.

 

Les Highlands écossais

      

                                            

Si l’Europe possède encore de la nature sauvage et de l’état pur, il faut les chercher dans les Highlands. La rude beauté des montagnes, le silence des champs de bruyère, les indescriptibles horizons, la côte excentrique avec ses baies surprenantes et ses villages de pêcheurs tranquilles, et le charme exotique des îles en arrière-plan … il faut aller voir cette région au moins une fois dans sa vie. Si la côte est peut se vanter de son climat doux et de ses rares chutes de pluie, la côte ouest nous épate avec son show photogénique. Un décor sans fin où tout s’oublie.

Nous ne devons pas oublier Nessie, le monstre. Et quelques milliers de fantômes et d’esprits. Mais, un verre de whisky vous armera du courage nécessaire.

A peine détachée des Highlands, l’île de Skye est en quelque sorte "un résumé de l’Ecosse" et étale des paysages très impressionnants: des collines aiguës, des paysages côtiers pittoresques, une distillerie et de nombreuses curiosités .

Le nord-est de l’Ecosse: L’Ecosse des Châteaux et du Whisky

Les environs d’Aberdeen – Royal Deeside, une vallée splendide entourée de bois de bouleaux – sont connus pour leurs nombreux châteaux. Le Balmoral Castle, résidence estivale de la reine, y exhibe sa splendeur. Mais, ce château n’est qu’une des nombreuses demeures et innombrables châteaux que vous découvrirez le long de la route des forteresses.

 C’est  d’Aberdeen   que les supplies et les Hlicoptères qu’emménent pour un mois les techniciens et ingénieurs de forage sur les plate-formes pétrolières .

Aberdeen est le troisième port de pêche brittanique. Mais c’est surtout l’activité pétrolière qui tire l’activité économique : l’exploitation du pétrole de la Mer du Nord depuis les années 70 a attiré de nombreuses compagnies pétrolières, qui ont installé à Aberdeen leurs activités de support de l’exploitation pétrolière. Voilà pourquoi Aberdeen est aujourd’hui considérée comme la capitale européenne du pétrole. Mais Aberdeen anticipe l’épuisement de l’or noir et est également en pointe dans le secteur des nouvelles énergies, avec objectif de devenir la capitale européenne de l’énergie. Autrefois lourdement touchée par le chômage, Aberdeen compte aujourd’hui un des taux de chômage les plus faibles de Grande-Bretagne.

Avec plus de 240 kilomètres de ligne côtière, cette contrée offre d’innombrables images pittoresques (et de délicieux mets à base de poisson).

Dans le nord se profilent les plus hautes collines couvertes de bruyère des Grampians. Vous pénétrez ainsi l’Éden des amateurs de whisky: Speyside. Plus de la moitié des distilleries écossaises de whisky malt se situent en dessous de la River Spey et de ses affluents. Vous pouvez bien entendu les visiter et y déguster un verre de whisky.

 

                                

Le Perthshire, le royaume de Fife, l’Angus & Dundee

Le coeur de l’Ecosse", "Le pays des arbres géants" … Si vous voulez voir pourquoi l’Ecosse est si populaire, vous devez prendre le temps de découvrir cette région. Les hauts sommets montagneux des légendaires Grampian Mountains et les collines boisées offrent des vues panoramiques exceptionnelles. Les rivières et les lacs tranquilles font de Perthshire une aventure inoubliable pour les pêcheurs. De petites villes attrayantes telles qu’Aberfeldy et Pitlochry sont des points de départ idéaux pour une exploration de la région.

Le fier et petit Fife au sud-est de Perthshire défend ses frontières avec persévérance. Ses habitants descendent encore du temps des Pictes à l’époque où ils étaient encore un royaume indépendant. Cette région est devenue un lieu de pèlerinage pour tous les fanatiques du golf avec St Andrews comme capitale, et pour ceux qui cherchent la tranquilité dans les petits villages de l’East Neuk comme Crail et Pittenweem.

Angus et Dundee, à l’est, est une gracieuse zone côtière où la "tranquillité" et la "détente" règnent à tout jamais: avec des collines couvertes de bruyère, des bois aérés, de vastes vallées, de magnifiques plages de sable, des villages de pêcheurs pittoresques, des bourgs historiques et de nombreux témoignages du passé celtique, et du present innovateur.

       

                                              

Les Highlands de l’ouest et les îles de la côte ouest

Les Lowlands (région située en dessous de la ligne Dundee-Glasgow) rencontrent ici les Highlands dans un cadre pittoresque dépassant notre imagination. Vous y découvrirez une autre Ecosse: des jardins magnifiques, des collines boisées, des falaises rugueuses et des lacs romantiques. Une zone touristique à succès grâce à son impressionnant Stirling Castle, les pittoresques Trossachs et Loch Lomond et son Queen Elizabeth Forest Park, faisant partie du premier parc national d’Ecosse. Un splendide territoire pour les amateurs de promenades à pied et à bicyclette et de sports nautiques qui passe au travers de ce paysage poétique, le pays du populaire héros Rob Roy MacGregor.

Les îles offrent un large éventail de vues panoramiques et une diversité de paysages. L’île de Mull et sa voisine Iona figurent au top 10 des destinations vacances dépourvues de stress. Jura et Islay sont des voisines proches mais font preuve d’un caractère totalement différent: la première est une petite jungle avec quelques sommets tranquilles, alors qu’Islay, une île riche en tourbe, avec ses huit distilleries est devenue le paradis des amateurs de whisky .

      

                                                  

Edimbourg et les Lothians

Cette région située à l’ouest et à l’est d’Edimbourg pourrait être baptisée de "Terres Basses d’Ecosse". Un territoire doté d’une magnifique zone côtière, d’une interminable liste de curiosités et d’une nature époustouflante, terrain idéal pour les promeneurs et les cyclistes. Edimbourg, la ville des festivals par excellence, la destination idéale pour un séjour en ville!

Dans la ville s’emmêlent deux mille ans d’histoire, la cité historique offre de magnifiques exemples de l’élégance de l’art jusqu’au XVIIe siècle alors que la partie moderne (du XVIIIe) est un exemple d’aménagement du territoire réussi.

La capitale écossaise a acquis sa renommée pour son hospitalité, ses nombreuses boutiques et centres commerciaux, ses festivals d’été, ses excellents musées et ses monuments. Ses centaines de pubs et le caractère estudiantin de la ville en disent assez sur l’ambiance de fête qui y règne.

           

                                          

Glasgow et la Vallée de la Clyde

Glasgow se métamorphose progressivement en la ville architecturale, culturelle et commerciale britannique par excellence. D’anciens bâtiments ont été transformés en centres commerciaux modernes et colorés, et de nombreux musées accueillent les collections d’art les plus variées.

Les amateurs de musique et de ballet y trouveront également leur bonheur, et ceux qui désirent plonger dans le passé maritime et commercial de la ville saisiront leur chance du Glasgow Harbour.

Vous voulez effectuer une visite plus "miniature", vous emprunterez alors la route touristique au sud de Glasgow à travers la verte Vallée de la Clyde et découvrirez des villes miniatures et d’agréables villages, et surtout le site de Patrimoine Mondial à New Lanark.

 

                          

Le Sud de l’Ecosse

La contrée des Borders Ecossais, située juste au-dessus de la frontière, a été pendant des siècles le décor de conflits entre les Anglais et les Écossais. Résultat: une série de châteaux forts et d’abbayes fortifiées.

Ce paysage souvent vallonné se prête parfaitement aux randonnées pédestres et aux promenades à bicyclette (bien indiquées). Des champs fertiles, la rivière Tweed et son magnifique décor, de petites villes marquées par l’industrie textile et des villages silencieux offrent une diversité rafraîchissante.

Plus à l’ouest, la région de Dumfries, Galloway et Ayrshire, marquée par le poète écossais à réputation nationale, Robert Burns, ne possède pas les impressionnantes montagnes rugueuses ou les énormes vallées du nord de l’Écosse. Mise à part le Galloway Forest Park où les collines et les lacs rivalisent magnifiquement avec les paysages des Highlands. La région se compose pour le reste d’adorables paysages aux collines solitaires et aux petits bois coincés entre les prairies et les champs de terre. Une côte large et ensoleillée offre ses charmes au sud de cette contrée.

Ayrshire, au nord, possède cent trente kilomètres de paysages côtiers diversifiés qui sont devenus une de ses richesses touristiques. Mais, vous y découvrirez encore plus: des châteaux historiques, un paysage vallonné attrayant. Vous pouvez y prendre le ferry vers Arran (dite « l’Ecosse en miniature» pour découvrir la particularité des îles de l’ouest.

           

                                        

Le Blockhaus d’Eperlecques dans le Nord – Pas-de-Calais

 

     

    

Dans ce lieu de mémoire ouvert au public depuis 1974.Venez vous aussi être le témoin de cette sombre période que fut 1939-1945

 

                                    

Le Blockhaus d’Eperlecques est le plus grand blockhaus du nord de la France, et sert de témoin à cette sombre période que fut 1939-1945. Il est classé Monument Historique en 1985.

Hitler décide de construire une base de lancement de fusées V2  

C’est le 22 décembre 1942, que le Général Dornberger fut convoqué avec le Ministre Speer à une réunion au Ministère de l’Armement à Berlin, pour y recevoir l’ordre d’Hitler de construire dans le Nord de la France un Blockhaus pour l’assemblage et le lancement de fusées du type V2 pour l’attaque de l’Angleterre.

Cette décision était la conclusion d’un grand nombre de rapports qui avaient été faits par Dornberger, Von Braun et les services techniques de Peenemünde sur le développement de la fusée V2.

Une longue discussion avait eu lieu entre les partisans du lancement des fusées à partir de bunkers fortement protégés ou au contraire, à partir d’unités de tirs, légères et mobiles, faciles à dissimuler dans des forêts.

Le Blockhaus fortement protégé fut choisi car le réglage de la fusée avant son départ
demandait de nombreux contrôles assez délicats, plus facile à exécuter à l’abri plutôt que dans la nature. Les techniciens de Peenemünde construirent donc une maquette.

                                

                                Maquette du Blockhaus d’Eperlecques

  Les plans de la nouvelle base de lancement des fusées V2  

                              

Un premier projet, dont on a trouvé un croquis et des photos de la maquette, comportait à l’intérieur d’un blockhaus tous les éléments permettant d’effectuer le montage des fusées, de les vérifier et ensuite de les élever par un ascenseur sur le toit, où elles auraient été mises à feu et expédiées vers leurs objectifs.

Un autre projet très semblable prévoyait, au lieu de sortir la fusée par le toit,
de la déplacer verticalement à l’intérieur du blockhaus, de la sortir par
des portes latérales et de la faire partir de plates-formes satellites
situées à l’extérieur du blockhaus principal.

Il ne restait plus en fait qu’à trouver un emplacement qui puisse permettre la réalisation d’un tel projet.

C’est à l’Oberstleutnant Thom qu’a été confié cette recherche.
Les mesures prévues pour l’édifice sont les suivantes :

216 m de long

95 m de large

33 de haut

  Où construire la base de V2 ?  

Il y avait un certain nombre de critères importants à satisfaire :

Il fallait une accessibilité relativement facile par voie ferrée et éventuellement par voie fluviale à cause de l’apport considérable de matériaux qu’allait exiger la construction d’un blockhaus de cette taille.

Après avoir examiné un certain nombre d’emplacements, c’est la région d’ Eperlecques qui fut retenue.

En effet, il y avait une voie ferrée double qui réunissait Saint-Omer à Calais, un canal navigable pour des péniches à grand gabarit, une situation dans une forêt à contrepente par rapport à l’Angleterre, une alimentation en électricité très favorable avec des lignes à hautes tensions qui passaient dans ce secteur, et enfin un réseau routier très satisfaisant dans toute la région.

En mars 1943 les travaux commencent alors…

                               

 Le chantier débute en 1943  

Les Allemands décident donc de construire une base de V2 dans le nord de la France à Eperlecques.

Les travaux débutent en mars 1943, ils avancent d’ailleurs à grands pas. De nombreuses nationalités sont présentes sur cet énorme chantier.

                              

27 août 1943 : le premier bombardement  

 

 De nombreux hectares de forêt sont alors déboisés, la RAF (Royal Air Force) prend des clichés aériens. A Londres on ignore la nature de la construction mais lorsque celle ci est découverte les bombardements vont commencer.

Entre août 1943 et août 1944, il y aura eu 25 bombardements sur Eperlecques.

       

  La modification des plans après le 27 août 1943  

                           

Une série de plans retrouvés dans les archives allemandes montre le blockhaus d’Eperlecques. Un croquis ci-joint de M. Y. Delefosse montre l’état actuel du Blockhaus par rapport au projet initial.

Il s’agissait essentiellement d’une véritable usine de montage pour les fusées V2, celles-ci étaient assemblées dans la partie située au nord, comme on peut le voir sur le plan (dessins de M. Y. Delefosse).

Cette partie était desservie par deux voies ferrées, réunissant Calais – Saint-Omer.

Entre ces deux voies se trouvait un garage pour les véhicules routiers qui accédaient à ce même blockhaus et pouvaient s’y décharger. Ce côté du bâtiment, quoique très endommagé par les bombardements ultérieurs, est encore visible aujourd’hui. Plus au sud, se trouvait le hall d’assemblage et de vérification des fusées V2, et dans la dernière partie était prévue l’installation de cinq groupes compresseurs de fabrication d’oxygène liquide.

une fois dressée verticalement dans la galerie, la fusée était transférée et remplie de ses combustibles et comburants. La fusée ainsi équipée était prête à être expédiée, elle traversait alors le couloir et la porte pivotante de 17.5 mètres de haut, dont on voit encore l’emplacement puis avait lieu la mise à feu.

Il est à remarquer qu’il existe des chicanes sur les parois latérales de ce couloir. Ces chicanes sont encore visibles, elles étaient destinées certainement à rompre l’onde de choc qui devait pénétrer dans le couloir au moment du départ de la fusée.

Après le bombardement du Blockhaus d’Eperlecques le 27 août 1943, les autorités militaires allemandes prirent conscience de la vulnérabilité de leur chantier. Il était en effet devenu impossible d’utiliser le Blockhaus d’Eperlecques comme base unique pour assembler et envoyer des fusées.

  Novembre 1943 : les travaux reprennent  

                            

D’autre part, il fallait trouver d’urgence une solution pour en terminer la réalisation, du moins la partie sud du bâtiment qui avait pratiquement échappé aux bombes alliées.

L’ingénieur Floss eut alors l’idée extraordinaire de poursuivre cette construction par la méthode, dite de la tortue : c’est-à-dire de fabriquer une carapace de béton de 5 mètres d’épaisseur, de la couler au niveau où les constructions étaient arrivées à ce moment, et ensuite de soulever cette carapace par des vérins hydrauliques, ce qui mettait le chantier à l’abri des bombardements, et permettait de construire tranquillement les murs.

Grâce à cette technique le Blockhaus actuel fut construit. Le toit réalisé en plusieurs secteurs a été soulevé par paliers successifs, et on peut encore voir aujourd’hui les strates de béton qui ont été coulées après chaque élévation pour former le mur extérieur. Cette partie du blockhaus fut montée ainsi jusqu’à une hauteur de 28 mètres, ce qui créa à l’intérieur un volume suffisant pour, non seulement installer l’usine d’oxygène liquide, mais aussi servir d’abri pour le personnel et de point de stockage pour les éléments des fusées, des comburants et des combustibles nécessaires à leur fonctionnement.

Les Allemands n’abandonnent pas…  

On peut supposer que les techniciens Allemands n’avaient pas entièrement renoncé à utiliser le blockhaus d’Eperlecques, même dans sa forme réduite, comme base entièrement autonome pour l’assemblage et le lancement de quelques fusées, tout en n’étant, d’après les recommandations officielles, plus qu’une usine de fabrication d’oxygène liquide.

La présence d’une série d’ouvertures dans le haut du couloir de sortie des fusées pour permettre, sans doute, l’évacuation des gaz qui risquaient de s’accumuler dans ce couloir, corrobore ce point de vue. C’est vers la même époque que devant l’impossibilité de réaliser à Eperlecques un bâtiment unique permettant en même temps de monter des fusées et de fabriquer de l’oxygène liquide il fut décidé de transférer ces ateliers de montage et de lancement sous la coupole de Wizernes, un ancienne carrière de calcaire ainsi les usines ou base de lancements étaient à l’abri des bombardements alliés.

  …malgré les bombes  
   

Une bombe tallboy tomba directement sur la façade Nord du bâtiment, une autre tomba à 27 mètres de la façade Sud.

                                                
Sur la façade Nord on peut voir encore la trace de l’impact à l’intérieur, mais la bombe ne fit pratiquement pas de dégâts au bâtiment, elle l’ébranla sans doute, et le cratère fait dans le béton fut rapidement réparé par les Allemands, car au moment de la libération par les troupes alliées le coffrage qui avait été utilisé pour cette réparation était encore en place.

DE LA GUERRE A L’ESPACE  

                       

Le 3 octobre, premier tir réussi d’un V2 à Peenemünde, Hitler avait coupé les crédits depuis déjà 2 ans, ne croyant pas à cette technologie.

 

                                                                       

Devant cette réussite, il veut utiliser le V2 comme arme révolutionnaire et donne de gros moyens de façon à récupérer le temps perdu et exige de les protéger dans de gros Blockhaus, étant fasciné par les Blockhaus qu’il a pu voir quand il était caporal pendant la première guerre mondiale.

Les ingénieurs demandent au Führer de pouvoir continuer des recherches sur des lancements mobiles; il accepte mais maintient l’exigence de gros Blockhaus pour protéger cette arme. En 1942, il faut 7h pour installer un V2 prêt à décoller.

Le Blockhaus d’Eperlecques est bombardé pendant sa construction le 27 août 1943 et les recherches sur les lancements mobiles ont évolué au point où tous les véhicules sont construits en petite série.

Il suffit d’un peu plus d’une heure pour préparer un V2 sur un pas de tir mobile.

Les Allemands ont compris qu’ils n’ont pas besoin de Blockhaus pour le lancement de fusées V2, mais ils ont besoin d’usines de production d’oxygène liquide , comburant indispensable au V2.

Les Allemands hésitent à recommencer un Blockhaus à 3 km, mais réflexion faite, ils optent de terminer uniquement l’usine d’oxygène liquide et décident de réaliser 3 grandes dalles de béton un peu plus grandes qu’un terrain de tennis sur le plateau de la forêt d’Eperlecques pour installer des pas de tirs mobiles pour les fusées V2.

A l’autre extrémité de ce massif forestier se trouve une rampe de V1.

               

                                    

                                     

La forêt d’Eperlecques est le premier emplacement sélectionné pour recevoir une rampe de V1 une base de V2 et 3 pas de tirs pour les lancements mobiles de V2, le seul lieu ayant regroupé les armes auto propulsées, une façon de contourner le traité de Versailles ne prévoyant pas qu’une arme pourrait être autonome.

Le V1, petit avion bombe sans pilote est la première utilisation du pulsoréacteur de façon industrielle.

Le V2, première fusée bombe sans cosmonaute, dépassant de 4 fois la vitesse du son. Cette fusée ouvrira l’air de la conquête spatiale!

Afin de répondre favorablement aux demandes du Führer, la partie base de lancement, devant être construite à Eperlecques, sera délocalisée sur le site de stockage de V2, à Helfaut : la constrcution d’une gigantesque coupole de béton sera à même le sommet de la carrière de gypse, aucune fondation lui est nécessaire, étant convaincu que ce seront les lancements mobiles qui seront utilisés pour le lancement des fusées V2.

La coupole permettra d’attirer les bombardiers "comme des mouches sur du miel" afin de créer une diversion!

                          

Il faudra attendre qu’Hitler reconnaisse que le lancement mobile, est la meilleure solution à partir de juillet 1944, la majorité des V2 sera tirée de l’avenue principale de la Haye en Hollande.

 Plus de 3 170 V2 seront tirés. Contre 22 384 V1 dont on estime qu’environ 59% atteignirent les zones visées.

  La fin de la guerre  

 A la fin de la guerre, les experts alliés inspectent les laboratoires et ateliers de développement des industriels ou les centres d’expérimentation de l’armée et sont abasourdis par ce qu’ils découvrent en Allemagne : des projets incroyables que les alliés vont s’approprier.

Dans les usines allemandes

les Américains se saisissent de 250 fusées V2

les Britanniques obtiennent 75 V2

les Soviétiques auront le reste et les projets inachevés des Allemands.

Les Soviétiques vont donc remettre en route la production de l’usine de Nordhausen en 1945, un an plus tard 30 fusées y seront assemblées.

Ils vont par la suite délocaliser l’usine en URSS avec tous les experts allemands et leur famille qui leur sont nécessaires, c’est entre 6 000 et 7 000 personnes qui seront déportées. Alors que les Américains n’emportent que les experts seuls dans de pressants départs.

Tandis que les Américains accordent la citoyenneté aux Allemands (ex: Von Braun naturalisé en avril 1955), les Soviétiques les cachent et les renvoient par la suite.

  En route pour la conquête spatiale 

Les américains vont offrir des postes clés aux allemands pour le projet "Apollo", qui enverra des hommes marcher sur la lune.

Du côté russe, Korolev travaille sur les plans d’une fusée et en août 1949 l’URSS fait exploser sa première bombe atomique.

Les anciens projets découverts par les alliés à la fin de la guerre, ainsi que les connaisssances des allemands servent aujourd’hui à aller dans l’espace.

                   

Blockhaus d’Eperlecques témoin de la folie de l’homme!

 

Blockhaus d’Eperlecques témoin de la folie de l’homme!

Le blockhaus d’Eperlecques est un lieu de mémoire ouvert au public depuis 1974. Ce blockhaus est le plus grand que l’on puisse trouver dans le Nord de la France. Il fut le témoin d’atrocités durant la seconde guerre mondiale. Le blockhaus d’Eperlecques est classé aux Monuments Historiques depuis 1985. Le 22 décembre 1942, Hitler convoque le Général Dornberg et le Ministre Speer afin de leur ordonner la construction d’un blockhaus dans le Nord de la France afin d’y assembler des fusées de type V2 pour faire face aux attaques de l’Angleterre. Selon le projet initial, les dimensions du Blockhaus d’Eperlecques sont de 200 mètres de long, 90 mètres de large et 22 mètres de haut. Lors de la visite du blockhaus d’Eperlecques, vous pourrez également apercevoir la rampe de V1 ou bombes volantes qui servait à viser

l’Angleterre et notamment Londres, mais également Paris, Liège et Anvers. Sur la demande d’Hitler, le chantier pour la construction du blockhaus d’Eperlecques débuta en mars 1943. En août 1943, la base est efficiente pour les premiers bombardements. En juin 1944, dix-sept bombes Tallboy tombèrent lors de bombardements sur Eperlecques. L’une d’entre elles provoqua un cratère de trente mètres de diamètre. En juillet 1944, de nouveau dix-sept bombes Tallboy furent lancées par la RFA, ce qui entraîna l’arrachement d’une partie du toit du blockhaus d’Eperlecques. Cependant celui-ci étant épais de cinq mètres, les dommages ne furent pas considérables. Lors d’une visite du blockhaus d’Eperlecques, vous pourrez vous promener dans un parc boisé. Le parc est aménagé de balises, de pancartes, de diaporamas et de schémas qui vous fourniront des informations historiques. La visite est sonorisée dans différentes langues et le parcours est aménagé de matériel militaire. En visitant le blockhaus d’Eperlecques, vous pourrez obtenir des informations sur les bombes V1 et les fusées V2, sur la construction du bunker, et du blockhaus. Au travers de ce lieu authentique, vous découvrirez une page de l’histoire. Lors de premier tir de V2 à Peenemünde, en Allemagne, Hitler découvrit une technologie qui le fascina. Il veut alors utiliser le V2 comme une arme révolutionnaire. Il ordonne donc la construction de différents blockhaus afin de protéger les bombes. En 1942, l’installation d’une fusée V2 demandait en moyenne sept heures. En 1943, suite à la modification de cette arme, l’installation d’une fusée V2 ne requière plus qu’une heure. Les vestiges du blockhaus d’Eperlecques, témoignent de l’occupation nazie dans le Nord de la France. Cette masse de béton pèse près de 130.000 tonnes. Lors de la construction de ce blockhaus, 35.000 prisonniers de guerre de différentes nationalités furent réquisitionnés. Le blockhaus d’Eperlecques ne fut pas à proprement parlé une base de lancement pour les bombes V1 mais une usine de fabrication d’oxygène liquide pour les fusées V2. A l’intérieur du blockhaus d’Eperlecques, il ne reste plus de machines. La salle où fut autrefois installée l’usine d’oxygène liquide, est à présent une salle de projection d’un documentaire. A l’heure actuelle, le visiteur peut découvrir un site véritablement impressionnant, témoin de la folie de l’homme .

LE TRAUMATISME CRÂNIEN, UN HANDICAP MECONNU

Le Dr J.P Badets y a assisté pour vous

Ci-dessous son compte rendu :

Ce forum était organisé par la récente Association de Familles de Traumatisés Crâniens des Landes (AFTC Landes, Madame Evelyne CASSOLY présidente), créee le 4juin 2004 et affiliée à l’Union Nationale des AFTC départementales.

Intervenaient :

 Mr Jean BARUCQ, Président de I’UNAFTC, – le Professeur JM MAZAUX du service de MPR (Médecine Physique et Rééducation) de Pellegrin, qui a beaucoup ému les familles par sa sympathie naturelle au pur sens étymologique de “souffrir avec” ;

  • Le Dr BUESTEL du service de MPR de Mont de Marsan ;
  • Le Dr Aime LAURENT-VANNIER bien connue pour se consacrer aux traumatismes crâniens chez l’enfant à l’Hôpital National de St Maurice (RP) et présidente de “France Traumatisme Crânien”.

Le Traumatisme Crânien (TC) a été décrit comme “une épidémie silencieuse” méconnue des politiques avant l’intervention des associations. Il y a chaque année en France 155.000 personnes hospitalisées pour un TC dont 8.500 sont sévères.   

                                                                                         

Le TC est un défi à la médecine et chaque blessé pose un problème nouveau : le Syndrome Frontal, bien complexe à décrire mais qu’une simple énumération peut aider à évoquer : troubles de l’attention, graves déficiences de la mémoire, trouble du comportement spontané dans les activités de la vie courante, impossibilité d’organiser une activité vers un but précis, actions par automatismes mais grosses difficultés d’apprentissage, de contrôle, d’autocorrection avec méconnaissance de ses propres troubles. Les sujets sont enfermés dans une rigidité totale : ils ont appris à effectuer certains actes mais sont dans l’incapacité de faire face à l’imprévu. Sur le plan social, il y a des troubles du caractère et, n’identifiant pas leurs difficultés notamment dans le cadre d’un travail, projettent la responsabilité sur l’extérieur.Le TC est un choc puis un changement profond de la personne qui entame un parcours de vie difficile et sans fin :

  • le Coma : moment pénible d’expectative de la famille.
  • l’Éveil : il y naît un espoir qui se prolonge dans
  • la Rééducation où on assiste à l’évolution du blessé. Mais celle-ci s’arrêtera, la victime ne redeviendra jamais comme avant et, à l’issue de cette “phase active”, il y a
  • le Retour à domicile mais ce n’est pas la même personne qui revient. La famille est profondément touchée et les Associations se considèrent comme une communauté d’hommes et de femmes qui souffrent et doivent s’épauler pour accompagner (là aussi l’étymologie nous fait évoquer le “partage du pain”) la victime : accompagnement médical mais aussi de vie.

Ce forum a été particulièrement attentif à la famille “dont le sort, comme celui du blessé, se joue deux fois” :

  • lors de l’urgence en cas de risque mortel, où elle n’attend que des paroles rassurantes et n’entend rien des réserves des soignants accusés donc de “ne rien dire”.
  • lors du retour à domicile qui se fait avec des séquelles neuro-psychologiques définitives. L’état du blessé n’évoluera plus vers une restitution que l’on comptait “ad integrum” au vu des progrès réalisés dans la phase active de rééducation. On croyait qu’il redeviendrait comme avant, or il est pire. A ce titre, la charge des familles des TC est bien différente de celles des “moteurs purs”, blessés médullaires , SEP etc. car c’est la personnalité de l’individu et son potentiel psychique qui est atteint avec méconnaissance ou même déni de ses propres incapacités. Ceci va rendre la cohabitation et la veille tout à fait dramatiques car les parents doivent reprendre un rôle éducatif à temps complet.

A la fin, il y a la tentative de réinsertion au travail d’un individu au contact passagèrement très normal (“handicap invisible”). Mais il est devenu lent, incapable de certaines initiatives ou stratégies devant des situations nouvelles à résoudre, parfois porteur aussi d’un déficit moteur. Son caractère a changé, il est devenu agressif, susceptible et il ne supporte pas ce nouveau et dévalorisant comportement des autres à son égard.Les traumatismes chez l’enfant ont aussi été présentés avec l’abandon définitif du “principe de Keimard” qui se base sur la plasticité cérébrale et selon lequel le TC de l’enfant serait de bon pronostic. Ce principe est complètement faux : l’enfant est “un être à devenir” : si on compare l’adulte blessé à ce qu’il était, on doit comparer l’enfant “à ce qu’il aurait pu devenir”. Le traumatisme a des effets à retardement car les capacités d’apprentissage peuvent être altérées de façon profonde niais silencieuse jusqu’au moment d’avoir à les exploiter. On ne “consolide” pas un traumatisme de l’enfant avant l’âge de 18 ou 20 ans. A été évoqué le souci du “bébé secoué”, syndrome décrit dans les années 70. Le pic de fréquence se situe entre 3 et 7 mois et c’est le fait d’un adulte exaspéré qui n’en peut plus et secoue violemment l’enfant pour le faire taire. Les dégâts anatomiques peuvent être considérables avec hématome sousS dural, hémorragies rétiniennes bilatérales, atrophie cérébrale avec un périmètre crânien qui n’augmente plus. Une campagne de sensibilisation est en cours.Il a été suggéré que les autres cérébro-lésés non-traumatiques (AVC, anévrismes, toxiques etc.) devraient aussi bénéficier de représentations associatives, d’autant que ceux-ci, dans le cadre d’une maladie, ne bénéficient pas du même niveau de protection que celui obtenu lors d’un accident avec tiers responsable.ConclusionCe forum a donc été dédié aux familles, en insistant souvent sur leur souffrance et le respect qu’inspire leur rencontre. Une consultation “Handicap et Familles” est assurée le mercredi après-midi au centre de MPR du Pr MAZEAUX pour l’aide à ces familles face à l’un des évènements les plus dramatiques auxquelles elles puissent être confrontées : un deuil de l’esprit.Dr Jean-Pierre BADETSContacts :
AFTC Landes
58 place de la République – BP 26
40705 HAGETMAU
Tél : 06.78.14.05.17
Courriel : aftc.40@wanadoo.fr

MAROC : pétrole et gaz ( pour combien de temps )

 

                             

 

                             

Benaissa  ; en 1970,je travaillai pour la C G G ( Compagnie générale de Géophysique );pour une étude sismique au large du Cap SIM  ( ESSAOUIRA  ex MOGASOR ) Je suis heureux de savoir que le pétrole et le gaz sont là au MAROC ; on est toujours fier que notre travail en amont a porté ses fruits …. Enfin  le peuple marocain en a t’il profité !  C’est autre chose .

Les forages en mer effectués en 2004 "ont permis de confirmer la présence d’un système pétrolier viable. La présence d’indices d’huiles et de gaz confirme l’existence de roches mères matures capables de générer des hydrocarbures", a expliqué Mme. Benkhadra, directrice générale de l’Onhym (Office national des hydrocarbures et des mines) à la revue spécialisée Le Pétrole et le Gaz Arabes à paraître samedi.
"Les efforts déployés par l’Ohnym pendant la période 2000-2005 ont abouti à l’attraction de plusieurs sociétés pétrolières pour explorer les bassins sédimentaires de notre pays", a-t-elle souligné. Le nombre de sociétés opérant au Maroc est ainsi passé de 8 en 1999 à 26 à la fin septembre 2005, et des négociations sont en cours pour l’attribution de nouvelles zone d’exploration, tant onshore que offshore, précise-t-elle.
Les efforts entrepris au Maroc dans les années 70 et 80 ont été paralysés par la forte chute des cours du pétrole dans les années 90, a-t-elle remarqué. Si bien qu’à l’heure actuelle, "la superficie explorée reste insignifiante comparée à la superficie totale et au potentiel des bassins sédimentaires marocains".
Les bassins du Gharb et d’Essaouira présentent les meilleures chances de découvertes, a-t-elle estimé. Et l’Onhym "est plus que jamais concerné par le renforcement du partenariat avec les acteurs de l’industrie pétrolière internationale à même de lui permettre de réaliser sa première découverte dans les meilleurs délais", a-t-elle ajouté.
Mme Benkhadra a rappelé que le pays entend fournir "un cadre législatif, économique et fiscal très attrayant pour les investissements potentiels dans le domaine de la recherche pétrolière".

En 2004 il y a eu une recherche concernant le pétrole .Cette recherche etait effectué par les norvégiens ils ont effectivement trouver une réserve importane en matiere de pétrole au maroc notamment a TAN TAN et entre les Iles Canaries et Laayoune.

Il y a les shistes bitmineux a Trafaya et Azrou , ces chistes bitimieux sont des roches petrolieres qui sont capables de produire a peu pres des millions de Baril de pétrole mais si on arrive à les exploiter.: certes le coup d’exploitation est énorme mais il faut une politique pour encourager les recherches scientifques pour optmiser l’extraction.

Les marocains ignorent les détails de ces concessions de prospection et d’exploitation, sans données fiables j’imagine que c’est à coup de commissions que le pétrole marocain est bradé.

 

Enerdata fournit des informations sur le pétrole, pour 184 pays. Plus de 15 produits pétroliers sont inclus dans nos bases de données, avec des informations détaillées sur la production, le raffinage, les imports-exports, la consommation et les prix. Des prévisions de la demande du pétrole à 2020 et des rapports analytiques complètent notre offre sur les marchés pétroliers.

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Boutaleb et le directeur général de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra ont pris part à la 10e Conférence du pétrole et du gaz organisée du 12 au 14 juin à Kuala Lumpur. Selon un communiqué de l’ambassade du Royaume en Malaisie, Boutaleb et Mme Benkhadra ont tenu en marge de cette conférence, initiée sous le thème "le secteur énergétique face aux défis du nouvel ordre international", une séance de travail avec le président du Groupe PETRONAS en présence du DG de PETRONAS-Maroc. Ces discussions ont porté sur l’état d’avancement de l’exploration du bloc Rabat-Salé. Ils se sont également entretenus avec le président exécutif du groupe néerlandais Royal Dutch/Shell ainsi qu’avec le président du département exploration et production de Total, selon la même source. La délégation marocaine a effectué une visite guidée au centre de formation continue PERMATA en vue de l’identification des moyens visant à mettre en place un programme conjoint de développement de l’expertise marocaine dans le domaine de l’exploration off-shore, précise t-on de même source. Cette conférence a réuni cette année 1200 participants. Il s’agit de la cinquième participation du Maroc à cet important rendez-vous annuel des professionnels du secteur.

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